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Sunday, March 30, 2008

Mossad Operation : Comment Israel connait á l'avance les dates des 'exercices anti-terroristes' aux USa et en Europe


Quand des exercices anti-terroristes deviennent realité : 11/9, attentats de Londres et naufrage de l'Estonia




Résoudre le 9-11






Par Christopher Bollyn,

le 11 mars 2008
http://www.bollyn.com/







​​​​Les deux dernières décennies furent jalonnées de nombreux épisodes terroristes factices, restés irrésolus à ce jour. Plusieurs cas, impliquant l'abominable forfait de massacre de masse, sont similaires par leur technique la plus remarquable. Ce sont des catastrophes survenues lors d'exercices de sécurité ou militaires, dont le scénario était incroyablement similaire, si ce n'est identique, à la réalité des attaques terroristes réelles.



​​​​Comprendre la nature des exercices qui ont créé le contexte et le canevas de ces attaques est essentiel pour comprendre comment ces attaques ont été mises à exécution. Le fait que ces affaires terroristes soient survenues dans le cadre d'exercices de sécurité antiterroriste quasi-identiques a été entièrement passé sous silence par les médias, comme si ces exercices n'avaient jamais eu lieu.



​​​​Parmi les grandes affaires de terrorisme survenues lors de ce genre d'exercices, nous allons nous intéresser à trois cas concrets : les attentats aériens du 11 septembre 2001, les attentats dans le métro et contre un bus de Londres en 2005, et le naufrage en Baltique du ferry Estonia en 1994.



​​​​Bien qu'il y ait eu certainement d'autres grands désastres dans le cadre de manœuvres militaires, le naufrage du sous-marin russe Koursk en 2000, par exemple, et le Vol 655 de l'Iran Air, abattu par l'USS Vincennes dans le Golfe Persique en 1988, les trois affaires évoquées ici concernent des attaques contre des moyens de transport civil, loin de toute zone de guerre.



​​​​Ces trois catastrophes ont toutes été prises en main de la même manière par les gouvernements respectifs et les médias. Dans chaque cas, avant qu'une véritable enquête ne puisse se mettre à établir les faits et à étudier les indices, une explication acceptable politiquement, suggérée par des fonctionnaires du gouvernement, a été répétée aveuglément par les médias. Les indices et les faits contredisant la version « officielle » des événements ont été confisqués, détruits, ou tout simplement ignorés.



​​​​La vente extrêmement hâtive et inappropriée de l'acier du World Trade Center à des fonderies asiatiques lointaines, par exemple, doit figurer au premier rang des affaires de destruction flagrante d'indices de scène de crime dans l'histoire des États-Unis.





VENTE DES PIÈCES À CONVICTION. L'acier du WTC, l'indice crucial sur la cause de l'effondrement des tours, a été rapidement détruit après avoir été vendu à des fonderies asiatiques. Alan D. Ratner de Metal Management et Hugo Neu Schnitzer East de New York ont bénéficié de cette destruction délictueuse d'indices. Ratner a vendu l'acier du WTC à des entreprises chinoises, plus de 50.000 tonnes à une entreprise sidérurgique de Shanghai pour, selon certaines sources, 120 dollars la tonne. Ratner a payé environ 70 dollars la tonne d'acier. (Pour plus de détails, voir l'article de Bollyn Seismic Evidence of Underground Explosions -- Preuves sismiques d'explosions souterraines.)



​​​​De même, au cours de la plongée officielle pour rechercher des indices sur l'épave de l'Estonia, dans lequel 852 personnes sont connues pour avoir péri, le verrou de fermeture du système d'étrave, accusé officiellement d'être à l'origine de la catastrophe, a été rejeté à la mer.



​​​​Le verrou avait été démonté pour l'enquête par les plongeurs et ramené à la surface, uniquement pour être rejeté par Börje Stenström, commandant de la marine suédoise et chef du groupe technique de la commission d'enquête internationale.



​​​​En rejetant à la mer le verrou, Stenström détruisait manifestement, selon son propre scénario du naufrage, « l'une des plus importantes pièces à conviction. »





LA LUBIE DU SYSTÈME D'ÉTRAVE. Le système d'étrave de l'Estonia, vu ouvert ici, est accusé par les enquêteurs corrompus d'avoir provoqué le naufrage. L'indice crucial qui pouvaient démontrer le contraire a été rejeté à la mer. Les efforts du gouvernement suédois pour conforter leur « mensonge officiel » avec une simulation informatique du naufrage a échoué parce que le navire n'aurait tout simplement pas coulé sans trou sous la ligne de flottaison.



​​​​La première règle pour assurer une dissimulation est de contrôler l'accès aux pièces à conviction. La deuxième règle est de détruire tout indice contredisant la version officielle des événements.



​​​​Le fait que ces trois catastrophes soient survenues au cours de scénarios de terrorisme très similaires, mis en scène dans le cadre d'un exercice, a été ignoré par les médias qui ont traité ces coïncidences extrêmement bizarres comme des questions dénuées de toute importance.



​​​​L'information sur les exercices a été cachée au public. Les dissimulations gouvernementales ont été grandement facilitées par les médias serviles qui ont toujours fermé les yeux sur le fait que plusieurs grandes catastrophes survinrent dans le cadre d'exercices de terrorisme remarquablement similaires.



​​​​Les attentats terroristes qui frappèrent New York et Washington le 11 septembre 2001 et Londres le 7 juillet 2005, par exemple, étaient la réalisation, c'est-à-dire la concrétisation dans la réalité, des scénarios informatiques mis en scène au même endroit au même moment. Une presse vraiment libre pourrait-elle ignorer ce fait remarquable de deux événements se déroulant dans le contexte d'exercices de terrorisme très semblables ?



​​​​« La façon la plus simple de mener à bonne fin un attentat sous fausse bannière est d'organiser un exercice militaire simulant l'attaque même que vous souhaitez effectuer, » a écrit le Capitaine Eric H. May, ancien officier du renseignement militaire étasunien, dans un article récent intitulé « Les trois villes des États-Unis les plus susceptibles d'être la cible d'attaques sous fausse bannière en 2008 » [1].



​​​​Les attentats terroristes sous fausse bannière sont conçus et réalisés dans l'intention d'en faire porter le chapeau à un ennemi visé, afin de manipuler l'opinion publique, pour provoquer des conflits et fomenter des guerres. La complicité des médias est nécessaire à la réussite de ce genre de terrorisme sous fausse bannière.



​​​​« C'est exactement ainsi que les exécutants du gouvernement manœuvrèrent les attentats '' terroristes '' du 11/9 et du 7/7 aux États-Unis et au Royaume-Uni, » a écrit May, « qui sont en réalité des attaques du gouvernement attribuées à des '' terroristes ''. »





LE SINISTRE CONTE DE FÉE DU 11/9. De prétendus pirates de l'air, selon la version du gouvernement et des médias. Mais pourquoi les médias n'ont-ils manifesté aucun intérêt à interroger les familles de ces hommes afin de documenter et d'appuyer l'histoire officielle ? Comment est-il possible que plusieurs d'entre eux soient même signalés vivants sans que les médias n'enquêtent ?



​​​​Le capitaine May, un texan de Houston, sait certainement de quoi il parle. C'est un expert en exercices militaires impliquant des simulations. May a complété sa formation par des cours de perfectionnement pour officier de renseignement militaire à l'école de l'US Army de Fort Huachuca en Arizona, et a servi cinq ans dans la 75ème Division de l'US Army en tant que Contrôleur des Forces Opposées [2], où il dirigeait les « contre-scénarios. »



​​​​Mon action, en tant qu'officier du renseignement militaire ayant passé cinq ans à diriger des jeux de guerre, a déclaré May, vise à prévenir le public sur le fait que le « prochain 11/9, » qui est promis régulièrement par les officiels et les médias, est susceptible d'être réalisé sous couvert d'exercices militaires futurs.



​​​​May a expliqué : « Si le peuple étasunien est conscient des manœuvres en cours et du danger qu'elles représentent, alors elles ne pourront '' devenir actives '' et effectuer les véritables événements terroristes qu'elles sont censées répéter pour les prévenir. »



​​​​Les attentats du 11 septembre 2001 et du 7 juillet 2005 à Londres « renferment des preuves irréfutables qui démontrent que les meurtriers ne sont pas des terroristes étrangers mais des tyrans intérieurs, » a écrit May. Ces « preuves irréfutables, » dit-il, sont les exercices de terrorisme simulant les attentats qui se sont réellement produits.



​​​​Même si les exercices de sécurité antiterroriste ont créé le cadre du « contre-scénario » dans lequel se sont produits les véritables attentats terroristes, cela ne veut pas dire nécessairement que l'organisme dirigeant les manœuvres en était le véritable auteur. Ce dernier est beaucoup plus susceptible d'être une organisation étrangère, informée secrètement mais rigoureusement sur la planification de l'exercice. En ayant accès aux réseaux informatiques déterminants impliqués dans la manœuvre, cette organisation externe a la capacité de détourner l'exercice et de le faire « devenir actif. »



​​​​Bien que les véritables terroristes puissent appartenir à n'importe quel organisme participant à l'exercice, ils peuvent aussi relever d'un organisme de renseignement étranger qui bénéficiait d'une « porte dérobée » accédant au réseau informatique sur lequel la manœuvre était planifiée et exécutée.



​​​​Le renseignement militaire israélien, par exemple, qui est depuis longtemps engagé dans la fourniture de personnel de sécurité de réseau, de programmes et de logiciels d'entreprises, de Ptech par exemple, au gouvernement et aux militaires étasuniens, possède indubitablement une « porte dérobée » accédant aux réseaux informatiques les plus sensibles.



​​​​Comme l'explique May, la « preuve irréfutable, » l'exercice de terrorisme, contredit le conte de fées officiel selon lequel des « terroristes islamiques » sont responsables de ces attentats sous fausse bannière. Dans le cadre de la tromperie, les Arabes et les Musulmans, injustement accusés le 11/9 et dans les attentats de Londres, ont tout simplement été victimes d'un coup monté, comme Lee Harvey Oswald.





TUER LE JOBARD. Jacob Rubinstein, alias Jack Ruby, un Juif violent de Chicago ayant des liens étroits avec le réseau du crime organisé juif, a tiré sur le jobard de l'assassinat de Kennedy, Lee Harvey Oswald, à Dallas. Le père de Ruby, un charpentier alcoolique déserteur de l'armée russe, est arrivé avec son frère, Abraham aux États-Unis, venant de Sokolov, un foyer sioniste près de Varsovie. La mère de Rubinstein, Fannie, une analphabète parlant yiddish n'était même pas capable d'apprendre à signer son propre nom, après 35 ans aux États-Unis. Enfants, Rubinstein délaissé passait son temps dans des foyers d'accueil, pendant que Fannie passait son temps à l'hôpital psychiatrique de Elgin en Illinois.



​​​​NOTE SUR LA CONNEXION DE CHICAGO : Itzhak Rabin, un officier supérieur de l'armée israélienne allié de Shimon Peres, se trouvait aussi à Dallas le jour du meurtre du Président John F. Kennedy. Je vous prie donc de dire de quelle affaire s'occupait au juste l'officier militaire israélien Itzhak Rabin à Dallas le 22 novembre 1963 ?



​​​​Le 1er janvier 1964 Rabin a été promu chef d'état-major à son retour de Dallas. Néhémie, le père de Rabin, avait vécu environ 13 ans dans la communauté juive parlant yiddish du quartier ouest de Chicago, au 2734 Crystal Street à cette époque, avec Salomon Turovlin du Jewish Daily Forward, le journal en langue yiddish. L'aînée Rabin (dit être né Rubitzov bien qu'aucun dossier à ce nom n'ait été trouvé) a été impliqué dans la communauté sioniste parlant yiddish de Chicago, dont faisait aussi partie la famille Rubinstein avant d'émigrer en Palestine en tant que membre de la Légion juive en septembre 1918. En 1920, le père de Rabin est devenu depuis Chicago l'un des fondateurs de la Haganah, la milice sioniste clandestine de Jérusalem.



​​​​Pourquoi les médias des États-Unis ont-ils passé sous silence les liens étroits entre Jack Ruby et le monde du crime organisé juif ?




LONDRES LE 7 JUILLET 2005



​​​​Au moment exact des attentats terroristes à la bombe dans le métro londonien et contre un bus à Tavistock Square, un homme nommé Peter Power dirigeait avec Visor Consultants Ltd, son entreprise de gestion de crise, un exercice de terrorisme pour un mystérieux client anonyme. L'exercice de Visor était exactement identique aux attentats à la bombes qui se sont produits. Quelle est au juste la probabilité de ce genre de coïncidence ?



​​​​Peter Power avait travaillé auparavant à Scotland Yard, à la direction de la division antiterroriste, et comme commissaire de police à West Dorset en Angleterre. En 1993, Power fut lui-même l'objet d'une enquête judiciaire qui aboutissait à sa mise à pied puis en retraite de la police en avril 1993.



​​​​Le commissaire Power a été suspendu suite à une enquête interne de police dont le résultat fut un dossier soumis au directeur des poursuites publiques. Bizarrement, les détails de l'enquête sur Power ont été gardés confidentiels. En septembre 1993, après cinq mois d'enquête, Power prenait sa retraite des forces de police, à 42 ans « pour raisons de santé. »





PETER POWER. En Grande Bretagne, The July Seventh Truth Campaign (mouvement Campagne de vérité sur le 7 juillet) a révélé le passé trouble de Power et ses liens avec des incidents terroristes antérieurs au Royaume-Uni. Mais les détails de l'enquête criminelle le concernant sont gardés secrets depuis 1993. Qu'a-t-il fait à Dorset et qui était la mystérieuse entreprise anonyme pour laquelle il avait planifié et dirigé l'exercice de terrorisme du 7 juillet ?




« C'EST UN CAS RÉEL »



​​​​À peine quelques heures après les attentats de Londres, Power a expliqué l'incroyable coïncidence de l'exercice dirigé par son entreprise dans une interview à la radio avec Peter Allen sur BBC 5 :

Power : À neuf heures et demie ce matin nous dirigions en fait un exercice, pour une entreprise londonienne de plus de mille personnes, basé sur des bombes éclatant simultanément à la station, là où c'est arrivé ce matin, ce qui fait que j'en ai encore maintenant les cheveux hérissés sur la nuque.



Peter Allen : Pour comprendre vraiment sans équivoque, vous dirigiez un exercice pour voir comment vous pourriez faire face à cela et c'est arrivé pendant que vous exécutiez l'exercice ?



Power : Précisément, et il était environ neuf heures et demie ce matin, nous l'avions planifié pour une société, et pour des raisons évidentes je ne veux pas révéler leur nom, mais ils écoutent et ils savent cela. Et nous avions une salle pleine de gestionnaires de crise, pour la première fois qu'ils se rencontraient, et ainsi, en cinq minutes nous avons pris une décision passablement rapide, « c'est un cas réel, » et de cette façon nous sommes passés à l'exercice convenant à l'activation des procédures de gestion de crise, sautant de la réflexion au pas cadencé à celle à marche forcée, et ainsi de suite.




« QUI CHOISIT LE SCÉNARIO »



​​​​Plus tard le 7 juillet, Power apparaissait dans une interview sur ITV News, où il en disait davantage sur la nature de l'opération :

Power : Aujourd'hui, nous dirigions un exercice pour une entreprise, rappelez-vous que je suis maintenant dans le privé, et nous étions tous assis, dans la City, 1.000 personnes impliquées dans l'ensemble de l'organisation, mis à part l'équipe de crise. Et, chose des plus étranges, nous avions échafaudé notre scénario sur des attentats simultanés dans une station de la ligne principale du métro. En quelque sorte, nous avons dû soudainement passer d'un exercice « fictif » à un « vrai. » Et, quand vous avez une liste de personnes disparues, l'une des premières choses est d'obtenir ce numéro de bureau et leur dire. Et il a fallu un long moment.



L'animateur de ITV : Juste pour mettre tout ça en ordre, vous travailliez réellement aujourd'hui sur un exercice qui envisageait virtuellement ce scénario ?



Power : Euh, presque exactement. Je me suis levé à 2 heures ce matin, parce que c'est notre boulot, ma propre société Visor Consultants, nous sommes spécialisés dans la collaboration avec les gens pour leur procurer une réponse de gestion de crise. Comment faites-vous pour sauter de la réflexion au « pas cadencé » à celle à « marche forcée » ? Et, avec leur aide, nous avions choisi un scénario basé sur un attentat terroriste, car ils sont très proches, euh, une propriété occupée par des hommes d'affaires juifs, ils sont dans la City, et il y a plus de banques étasuniennes dans la City qu'il n'y en a dans la totalité de New York, une chose logique à faire. Et ça, j'en ai encore les cheveux ....



​​​​On pourrait penser que des révélations si incroyables de la part d'un Britannique expert en terrorisme sur la similarité des attentats à la bombe, « presque exactement » identiques à l'exercice effectué pour une mystérieuse société, seraient d'un grand intérêt pour les médias. Ça n'a pourtant pas été le cas.



​​​​Pratiquement aucun débat n'a eu lieu au sein du « courant principal » des médias sur le fait que les attentats de Londres ou les autres atrocités et catastrophes terroristes, comme le 11/9 ou le naufrage de l'Estonia, survinrent dans le cadre d'exercices de sécurité très semblables à ce qui s'est réellement passé. Pourquoi censurer cette information circonstancielle cruciale ? Les comptes-rendus étonnants de première main, comme celui de Peter Power, de gens impliqués dans ces exercices, ont été brièvement signalés après les événements. Pourtant ces informations marquantes se limitaient à l'actualité locale sans être rapportées dans les nouvelles de première importance, nationales et internationales, dans les journaux comme le New York Times, par exemple, dont la devise est : « Toute nouvelle imprimable. »





​​​​Les commentaires de Power sur la stupéfiante coïncidence de son exercice de sécurité ont été censurés par la BBC, de la même façon que le reportage du témoin oculaire Stephen Evans, son journaliste au World Trade Center le 11/9.



​​​​Evans était au rez-de-chaussée de la Tour Sud quand les avions ont frappé le complexe. Quand il est apparu à la télévision BBC World, peu après l'effondrement des tours jumelles, il a décrit plusieurs fois une « série d'explosions, » qu'il avait vu et ressenti à la base de la tour avant qu'elle ne se démolisse.





STEPHEN EVANS. Le reporter de la BBC, témoin oculaire de la destruction du World Trade Center le 11/9. Quand Evans est allé à la télévision de la BBC, peu après les effondrements, tout ce dont il a parlé concernait une « série d'explosions, » dont il avait été témoin. Discuter de ce sujet n'intéressait manifestement pas les producteurs de Londres. Comment le rédacteur en chef de la BBC savait-il que les explosions étaient quelque chose qu'il ne fallait pas évoquer ? Pourquoi ont-ils censuré le témoignage d'Evans ?



​​​​Quand Evans s'est exprimé, il était assez évident, de quelque façon, dès la première minute, que son reportage de témoin oculaire allait être censuré par le pouvoir suprême de la BBC. Quand la BBC a revisité avec Evans les événements du 11/9, il n'y a eu absolument aucune mention de la « série d'explosions » dont il avait été témoin le matin de l'attaque. Comment est-ce possible ? Ce genre d'omission flagrante et intentionnelle se défini précisément comme de la censure.



​​​​Le surprenant exposé du témoin oculaire Evans sur le 11/9 n'était à l'évidence pas tombé dans un « trou de mémoire » à la BBC. Les commentaires révélateurs de Peter Power sur les attentats de Londres ont eu le même sort. Pour les journalistes indépendants qui mettent en question la version des événements des médias contrôlés, pour qui ce genre de compte-rendu significatif de première main a été censuré, existe le risque d'être étiquetés « théoriciens de la conspiration. »



​​​​On raconte maintenant au public que le récit des témoins oculaires n'est pas fiable, du moins quand il diffère de la version officielle. Les rapports des témoins oculaires, des gens au milieu de la catastrophe ou qui l'ont vue de leurs propres yeux, ne peuvent être considérés comme des témoignages sérieux, nous raconte-t-on. Comme c'est bizarre.



​​​​Tel fut le cas avec le Vol TWA 800, abattu au large de Long Island, à New York en 1996, où plus de 100 témoins oculaires signalèrent avoir vu ce qui semblait être un missile parti comme un éclair de la surface de l'océan, frappant l'appareil en provoquant une explosion en boule de feu.



​​​​J'ai assisté en 2000 à la présentation finale du rapport officiel du National Transportation Safety Board (NTSB, conseil sur la sécurité des transports nationaux) sur le TWA 800, quand David Mayer, dont l'unique référence en tant que membre du groupe d'experts était un doctorat en psychologie expérimentale appliquée de Rice University, a effrontément rejeté le rapport de plus de 100 témoins oculaires en tant qu'hallucination collective de New-yorkais ivres, en se fondant uniquement sur le fait que c'était un soir d'été !



​​​​Il était tout à fait évident à ce moment-là qu'il y avait quelque chose de foncièrement pervers avec le NTSB et son enquête sur le TWA 800 abattu. La dissimulation n'aurait pu guère être plus flagrante.




EXERCICES D'AVIONS DANS LES BUILDINGS DU 11/9



​​​​Le 11/9, une agence du Ministère de la Défense et de la CIA dirigeaient un scénario terroriste dans lequel un avion imaginaire, venant de l'aéroport international Dulles à Washington, s'écrasait sur l'une des quatre tours du campus du National Reconnaissance Office (NRO, Bureau national d'observation), dans la banlieue de Chantilly en Virginie, à quelques miles à l'ouest du Pentagone.



​​​​L'avion prétendument écrasé sur le Pentagone, le Vol 77 d'American Airlines, avait décollé de ce même aéroport à 8 heures 20 le 11/9. Quand le scénario terroriste est devenu réel à New York et au Pentagone, l'exercice du NRO a été annulé et la quasi-totalité de ses trois mille employés, les gens qui manœuvrent les « yeux dans le ciel » de la nation, ont été renvoyés chez eux.




« COÏNCIDENCE BIZARRE »



​​​​Le gouvernement a reconnu comme une « coïncidence bizarre » le fait que le NRO, une agence de renseignement militaire travaillant sous le Ministère de la Défense et la CIA, ait planifié un exercice simulant l'écrasement d'un avion sur un building dans la matinée du 11/9.



​​​​« C'était juste une coïncidence incroyable que ce soit arrivé en impliquant l'écrasement d'un avion sur nos installations, » a dit Art Haubold, le porte-parole d'Associated Press en août 2002. « Dès que les événements ont commencé dans le monde réel, nous avons annulé l'exercice. »



​​​​Comme l'agence exploite les nombreux satellites espions du pays, le personnel du NRO provient de l'armée et de la CIA. Pourtant, quand l'attaque s'est produite, la majorité des 3.000 personnes qui travaillaient à l'agence ont été renvoyées chez elles. Pourquoi auraient-ils fait une chose pareille ? Est-il vraiment pertinent pour une nation de fermer les yeux au moment où elle est attaquée ?



​​​​Le fait que l'agence d'espionnage avait planifié ce genre d'exercice a transpiré par hasard lors d'une conférence du Homeland Security (Ministère de la Sécurité Intérieure) à Chicago en 2002. Dans une promotion faite par le conférencier John Fulton, un agent de la CIA affecté à la direction de la division stratégique du NRO, l'annonce disait :

​​​​Le matin du 11 septembre 2001, M. Fulton et son équipe ... dirigeaient une simulation planifiée préalablement pour explorer les questions d'intervention d'urgence que créeraient un avion frappant un building. Ils étaient loin d'imaginer que ce scénario se concrétiserait ce jour-là de façon dramatique.




DÉFAILLANCES DÉTERMINANTES



​​​​La question la plus pressante, sur pourquoi le système de défense aérienne n'a pas intercepté les quatre avions détournés le 11/9, est bien évidemment d'une importance cruciale. Le capitaine May écrit, « Même les apologistes officiels ont qualifié le 11/9 de plus grand fiasco de la défense de l'histoire étasunienne. »



​​​​Comment les plus modernes et les plus coûteuses forces aériennes du monde ont-elle pu manquer d'intercepter quatre avions de ligne, dont trois ont parcouru librement des centaines de miles avant de percuter des buildings à New York et à Washington ?



​​​​Pourquoi le système de défense aérienne des États-Unis a-t-il été incapable d'intercepter plusieurs gros avions se déplaçant lentement avant qu'ils ne frappent la plus grande ville et la capitale de la nation ? Si l'US Air Force n'a pu intercepter de lourds avions civils, comment pourrait-elle arrêter éventuellement une invasion d'avions de combat ou de missiles ennemis ?



​​​​Ces questions cruciales n'ont jamais été soulevées par la commission nommée par le gouvernement ni par les médias, qui ont évité toute discussion sur les exercices militaires du 11/9. Ce n'est pas que ces exercices n'ont pas été signalés, mais plutôt que leurs liens avec les catastrophes n'ont été ni débattus ni étudiés publiquement.



​​​​Quatre mois après le 11/9, le Post-Standard de Syracuse, dans l'État de New York, a publié un article de Hart Seely qui mettait en manchette les récits de première main des opérateurs radar de l'armée au Northeast Air Defense Sector (NEADS, défense aérienne de la région nord-est), situé dans l'ancienne base de l'Air Force de Griffiss à Rome, New York. Ces opérateurs radar étaient les yeux du système de défense aérienne de la partie orientale des États-Unis le 11/9.



​​​​Dans l'article de Seely, le personnel du NEADS expliquait comment un exercice de la Défense Aérospatiale du Nord des États-Unis (NORAD), appelé Vigilant Guardian (gardien vigilant) et auquel ils participaient, avait provoqué une confusion systémique qui avait empêché les militaires de réagir efficacement à la situation d'urgence réelle.



​​​​La confusion au NEADS a été patente au moment où le contrôle aérien de Boston a informé qu'un avion avait été détourné.



​​​​À 8 heures 38, un contrôleur du trafic aérien a téléphoné au sergent Jeremy Powell du NEADS, pour lui dire que l'un de ses avions avait été détourné et se dirigeait vers New York :



​​​​« Est-ce la réalité ou un exercice ? » a demandé Powell.



​​​​« Non. Ce n'est ni un exercice ni un test, » fut répondu à Powell, selon les transcriptions du rapport de la Commission du 11/9.



​​​​L'article instructif de Seely décrit le contexte et la confusion au NEADS :




« ÇA DOIT FAIRE PARTIE DE L'EXERCICE »



​​​​6 heures : LES JEUX DE GUERRE



​​​​Le lieutenant-colonel Deskins Dawne se dit que ce sera une longue journée pour elle. Le 11 septembre était le Jour 2 de Vigilant Guardian, un exercice qui poserait une situation critique imaginaire aux postes avancés du North American Air Defense dans tout le pays. La simulation se déroulerait durant toute la semaine, et Deskins, en commençant ses 12 heures de poste d'officier de l'unité de contrôle et d'alerte aéroportée au centre des opérations du NORAD, pourrait se trouver sur place.



​​​​Le Jour 1 de la simulation s'est passé lentement. Elle espérait que l'exercice prenne de l'ampleur. Cela fait passer plus vite une longue journée.



​​​​8 heures 40 : LA RÉALITÉ



​​​​Au Centre des Opérations, trois rangées de consoles radar font face à un haut mur de moniteurs à écrans larges. Les superviseurs font les cent pas derrière les techniciens qui scrutent les instruments. Ici, c'est toujours calme, toujours sombre, à l'exception de la lueur verte des écrans radars.



​​​​À 8 heures 40, Deskins a remarqué que Jeremy Powell, le technicien supérieur, faisait signe de la main. Le centre de Boston était en ligne, a-t-il dit. Ils ont eu un avion détourné.



​​​​« Ça doit faire partie de l'exercice, » a pensé Deskins. Au début, tout le monde le pensait. Puis Deskins a vu la lueur de la ligne téléphonique directe vers la Federal Aviation Administration (FAA).



​​​​Au téléphone elle a entendu la voix d'un militaire de liaison de la FAA au centre de Boston. « J'ai un avion détourné, » lui a-t-il déclaré.



​​​​Le Vol 11 d'American Airlines pour Los Angeles a dévié de sa route, apparemment en direction de New York. L'agent de liaison a dit vouloir « quelques F-16 ou quelque chose » en l'air.



​​​​Quarante et une minutes plus tôt, le Vol 11 avait décollé de l'aéroport de Logan avec 81 passagers. Il ne répondait plus aux contrôleurs au sol depuis 27 minutes.



​​​​Deskins ayant demandé la dernière position du Vol 11, elle a été affichée sur l'écran par un opérateur. Le Vol 11 n'était pas là. Quelqu'un avait éteint son transpondeur, le dispositif permettant d'identifier l'avion depuis le contrôle au sol. Le centre de Boston pouvait toujours le suivre sur le radar originel, mais les opérateurs à Rome étaient fort embarrassés pour le trouver dans l'enchevêtrement d'échos sur leurs écrans.



​​​​Nous dirigeons l'interception, a dit l'agent de liaison à Deskins. Ayez juste quelque chose là-haut.



​​​​Deskins est montée en courant à l'étage du Poste de Guerre et a signalé que l'avion était détourné dans la réalité, pas en simulation.





LES OPERATEURS RADAR DU NEADS. C'est le personnel militaire des systèmes radar qui s'est embrouillé le 11/9 à cause de la simulation Vigilant Guardian. Oussama Ben Laden, dans une grotte en Afghanistan, et les 19 lâcheurs d'école de pilotage se sont-ils familiarisés avec la simulation, le piratage des systèmes informatiques militaires et la manipulation des systèmes de radar, dans le but d'augmenter la confusion ? Les véritables artisans du 11/9 l'ont fait.




CE N'EST PAS UNE SIMULATION



​​​​Le plus curieux, c'est que cet instructif article de Seely, sur la confusion chez les opérateurs radar militaires cruciaux du NEADS, n'a jamais été publié ni référencé par un journal national aux États-Unis. Le New York Times, par exemple, n'a même jamais mentionné l'exercice de défense aérienne Vigilant Guardian, qui a favorisé la confusion à l'origine du fiasco de la protection militaire de la ville de New York le 11/9.



​​​​Bizarrement, dans tous les journaux nationaux et les magazines d'information des États-Unis, Vigilant Guardian a été mentionné une seule fois, très brièvement, dans une critique de livre du Washington Post sur le rapport de la Commission du 11/9.



​​​​La critique commençait ainsi : « Si le rapport sur le 11/9 avait été écrit comme un roman, personne ne pourrait le croire. L'histoire est trop tirée par les cheveux. »



​​​​Le Post a seulement mentionné Vigilant Guardian quand il a cité « une note peu remarquée » du rapport :

​​​​Quand les fonctionnaires de la FAA ont réalisé (tardivement) que les avions étaient détournés, ils ne pouvaient pas les contrôler, ni décider de ce qu'ils devaient faire. Le Vice-Président pense avoir donné l'ordre d'abattre ces avions civils, mais les pilotes dans les airs ne l'ont pas reçu. Le commandement militaire de la défense aérienne ne savait pas s'il était face à un exercice ou à une situation réelle. Incroyablement, selon une note peu remarquée du rapport, « Le 11/9, le NORAD avait prévu de procéder à un exercice militaire, Vigilant Guardian, qui postulait d'une attaque de bombardiers de l'ancienne Union Soviétique. »



​​​​Vigilant Guardian a évidemment déconcerté les militaires parce que les détournements simulés et les faux « injects, » qui sont des échos radar d'avions inexistants, faisaient partie, selon certains, de l'exercice. C'est pourquoi au début Deskins et les autres ne savaient pas au juste si les rapports d'avions détournés étaient réels ou simulés.



​​​​« La première chose qui m'ait traversé l'esprit était, '' Est-ce que ça fait partie de l'exercice ? '', » a déclaré à ABC News le major général de l'Air Force Larry Arnold, qui se trouvait dans un centre de commandement sur la base de l'Air Force de Tyndall en Floride.



​​​​L'incapacité de l'armée à réagir efficacement devant l'avion détourné du 11/9 était évidemment provoquée, au moins en partie, par l'exercice du NORAD. Le fait qu'une opération similaire, impliquant un avion frappant une installation militaire proche du Pentagone, ait été montée le matin du 11/9, indique que les exercices sur ordinateur ont joué un rôle clef dans la concrétisation des attaques terroristes qui ont eu lieu. Est-ce pour cela que les médias contrôlés ont ignoré ces exercices ?



​​​​Quel rôle ont joué les manœuvres militaires dans les attentats terroristes du 11/9 et comment et par qui ont pu être détournés les avions, sont toutes des questions demandant des réponses, mais elles seront abordées de manière plus détaillée dans un chapitre ultérieur.




LA CATASTROPHE DE L'ESTONIA



​​​​Le naufrage inexpliqué en Baltique du ferry Estonia sur sa route de Tallinn à Stockholm fin septembre 1994, est la troisième grande catastrophe (non chronologiquement) qui a eu lieu dans le contexte d'un exercice militaire.





​​​​Le jour avant qu'il ne coule, l'Estonia fut aussi le lieu d'un exercice d'antiterrorisme, dont le scénario était un attentat à la bombe contre lui. En considérant les ressources militaires de l'OTAN rassemblées à proximité et l'exercice de terrorisme qui venait juste d'être effectué sur le navire, la scène était manifestement montée et les acteurs en place pour ce qui s'avéra être une véritable catastrophe.



​​​​La catastrophe maritime de l'Estonia est la pire en Europe depuis la Seconde Guerre Mondiale. 852 personnes sont connues pour avoir péri quand l'Estonia a coulé aux premières heures du 28 septembre 1994, mais plus de 1.000 périrent si, comme ce fut rapporté, environ 150 Kurdes irakiens étaient fait entrer clandestinement en Suède dans l'un des camions sur le pont à voitures.



​​​​Des dizaines de gens sont morts dans les eaux glacées de la Mer Baltique en attendant les bateaux et les hélicoptères de secours arrivés trop tard. Plus de 90 corps ont été retrouvés sur des radeaux de sauvetage.





LE BILAN. Les certaines de corps des victimes de l'Estonia récupérés en Mer Baltique.




L'EXERCICE DE « RECHERCHE ET DE SAUVETAGE » DE L'OTAN



​​​​Bien que ce soit rarement mentionné, la catastrophe de l'Estonia s'est produite dans les 10 premiers jours d'une manœuvre navale de l'OTAN appelée Cooperative Venture 94, où plus de 15 navires et « un certain nombre d'avions maritimes » s'apprêtaient à effectuer des « opérations humanitaires de recherche et de sauvetage » dans les eaux à proximité.



​​​​L'exercice de l'OTAN, qui impliqua 10 de ses États membres et des nations « partenaires » de la Baltique, la Russie, la Suède, la Pologne et la Lituanie, fut mis en scène dans le détroit de Skagerrak, entre le Danemark, la Suède, la Norvège et la Mer de Norvège, d'après le communiqué de presse de l'OTAN au sujet de ses manœuvres du 16 septembre 1994.



​​​​Les nations de l'OTAN participant à cet exercice étaient la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l'Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Selon le communiqué de presse de l'OTAN, beaucoup d'autres alliés et partenaires envoyèrent des observateurs.



​​​​Le fait que l'Estonia sombra pendant que des sous-marins, des navires, des avions, le personnel et les satellites des marines de 14 nations se préparaient à commencer leur exercice de 10 jours d'« opérations de recherche et de sauvetage » au large de la Suède, soulève plusieurs questions évidentes qui méritent une réponse. D'abord la plus importante : si l'OTAN avait 15 navires et un certain nombre d'avions rassemblés et prêts à mener des « opérations de recherche et de sauvetage, » pourquoi n'a-t-elle pas assisté l'opération de sauvetage des victimes de la catastrophe de l'Estonia en début de matinée ?



​​​​Les hélicoptères de secours suédois étaient mal préparés et mal équipés, ce qui a entraîné un retard fatal pour ceux qui attendaient d'être secourus.



​​​​« Y avait-il des hélicoptères de sauvetage ou d'autres appareils spécialement équipés qui aurait pu aider ? » Drew Wilson, l'auteur de The Hole (La faille) (2006), un ouvrage sur la catastrophe de l'Estonia, a écrit :

​​​​Les survivants n'ayant pas péri d'hypothermie, flottant sur des bateaux renversés et des épaves flottantes dans les eaux mordantes, ont attendu les secours pendant quatre à six heures. Le personnel de recherche et de sauvetage de l'OTAN et leurs équipements aurait pu sauver quelques vies. La durée de vol était de moins d'une heure. Pourquoi n'ont-ils pas réagi à la détresse des passagers ? Que s'est-il passé ?



​​​​Des indices indiquent que les signaux de détresse de l'Estonia ont été brouillés, tout comme l'ensemble des communications radio dans la région.



​​​​« Une série de dysfonctionnements dans les systèmes de communication régionaux, tous ensemble et tous au moment exact où le ferry coulait, ont suggéré l'implication de l'armée ou des services de renseignement, » a écrit Wilson dans The Hole. « Les appels de détresse ont-ils été perturbés intentionnellement ? Si c'est le cas, pourquoi ? Les communications étaient perturbées dans tout le Nord de la Mer Baltique pendant la durée de l'accident. »



​​​​Comme le documente Wilson, le canal 16 de VHF, la fréquence internationale pour les SOS, et le canal 2182, ont été brouillés. « Les signaux de brouillage de toutes les communications radio se sont apparemment produits sur la côte sud de Finlande pendant que l'accident se déroulait. »



​​​​La NSA, l'agence étasunienne de renseignement et d'espionnage qui surveille les communications mondiales, aurait un fichier de documents sur la catastrophe de l'Estonia. Il demeure classé confidentiel plus de 13 ans après que le ferry de passagers et de voitures ait soi-disant coulé à cause d'un défaut du système d'étrave. Pourquoi la NSA maintiendrait-elle top secret l'innocent dossier d'un navire naufragé en Mer Baltique en 1994 ?



​​​​Wilson a écrit :

​​​​Werner Hummel, l'enquêteur allemand, a dit que son groupe avait de la documentation montrant que le réseau téléphonique régional couvrant le lieu de la catastrophe était tombé en panne, exactement quand on en avait le plus besoin. La panne fut vraiment une coïncidence étonnante. La compagnie de téléphone a déclaré que l'ensemble de son réseau de communication radio était en panne pour des raisons inconnues de 1 heure 3 à 1 heure 58, presque exactement à l'heure où l'Estonia avait rencontré ses premiers problèmes jusqu'au moment où il a disparu de l'écran radar.



​​​​Les unités de communication de l'OTAN prêtes pour l'exercice de « recherche et de sauvetage » n'ont-elle pas surpris les appels de détresse en provenance de l'Estonia ? L'OTAN, avec ses moyens avancés de surveillance satellite et aéroportée en place en Mer Baltique, devait certainement savoir ce qui brouillait les appels de SOS.



​​​​Pourquoi garder cette information secrète depuis 1994 ? Perturber des appels de SOS et brouiller des signaux de détresse est une violation du droit international. Pourquoi ne pas avoir enquêté sur ce crime ?



​​​​La perturbation intentionnelle des signaux de détresse de l'Estonia oriente vers une collusion dans le meurtre de masse. « Les manœuvres navales sont destinées à être aussi réalistes que possible, » écrit Olivier Schmidt, l'auteur de The Intelligence Files: Today's Secrets, Tomorrow's Scandals (Les fichiers du renseignement : Secrets d'aujourd'hui, scandales de demain).



​​​​Quel était le scénario de « recherche et de sauvetage » de l'exercice Cooperative Venture 94 de l'OTAN, dirigé en mer par le commandant de sous-marin néerlandais Gijsbert Goofert Hooft ?



​​​​J'ai envoyé une série de questions pertinentes à Robert Pszczel, l'officier de presse de l'OTAN sur les problèmes en Baltique, à propos de la réaction de l'OTAN dans la catastrophe de l'Estonia :

​​​​L'OTAN avait des ressources navales en Mer Baltique la nuit du 27 au 28 septembre 1994, quelles mesures a-t-elle prise aussitôt après la catastrophe de l'Estonia ?



​​​​L'OTAN a-t-elle capté les signaux de SOS (brouillés) envoyés depuis l'Estonia ? Pourquoi n'a-t-elle pas aidé, étant donné l'urgence à retrouver les centaines de gens gelés sur des radeaux de sauvetage ? Quel était le scénario de l'OTAN dans l'exercice de recherche et de récupération ?



​​​​Malgré les appels téléphoniques et les échanges de courriels avec le bureau de presse au siège de l'OTAN, Robert Pszczel n'a pas répondu à une seule question pour cet article au sujet de la réaction de l'OTAN lors de la catastrophe de l'Estonia.



​​​​Drew Wilson a rencontré le même mur de silence à l'OTAN quand il a posé des questions sur l'Estonia pour son livre The Hole.



​​​​Si l'OTAN peut expliquer de façon acceptable son absence de réaction et d'assistance lors de la pire catastrophe maritime en Europe depuis la Seconde Guerre Mondiale, pourquoi n'est-elle pas disposée à se justifier ? Envers qui cette organisation est-elle redevable ?





L'OTAN avait 14 navires, des sous-marins, des avions, et du personnel des États-Unis, d'Europe, de Suède et de Russie rassemblés près du lieu du naufrage de l'Estonia, la pire catastrophe maritime en Europe depuis la Seconde Guerre Mondiale. L'exercice de l'OTAN concernait des opérations de « recherche et de sauvetage » et pourtant, quand la catastrophe est survenue, l'OTAN n'a rien fait pour assister. Pourquoi ? Quelle chose plus importante que sauver la vie de ses citoyens faisait l'OTAN ? Pourquoi ses responsables n'en parlent-ils même pas ? Si ce n'est pas envers ses citoyens, de qui l'OTAN est-elle l'obligée ? Quel genre d'organisation est-ce ?




LES EXERCICES À LA BOMBE SUR L'ESTONIA



​​​​Le ferry Estonia a fait l'objet d'alertes à la bombe et a participé à au moins deux exercices de terrorisme en 1994, l'un en février et l'autre le jour juste avant qu'il ne coule.



​​​​Le 2 février 1994, l'Estonia fut l'objet d'un grand exercice simulant un attentat à la bombe, effectué avec le RITS, le service d'incendie et de sauvetage maritime de Suède, et la police de Stockholm. Cette dernière a demandé à prendre part à l'exercice et à utiliser des chiens renifleurs d'explosifs pour trouver les bombes. Le scénario de la simulation terroriste concernait des « bombes » placées dans le sauna et dans la piscine du pont le plus bas, sous la ligne de flottaison dans l'étrave du navire. Une autre « bombe » était placée dans le quartier des cabines sur le premier pont, elle aussi sous la ligne de flottaison.



​​​​Dans le scénario terroriste sur l'Estonia, les explosifs dans le sauna devaient être trouvés par les chiens, tandis que la deuxième « bombe » devait exploser. Cet exercice terroriste avait pour but d'entraîner l'équipage du navire et il comportait le transport par hélicoptère, de la côte au navire, des experts en terrorisme et de la police avec des chiens renifleurs d'explosifs. Dans la simulation les « bombes » étaient réglées pour exploser à mi-chemin entre les côtes estonienne et suédoise, en réalité sur le lieu de naufrage du navire en septembre 1994, après un exercice similaire de simulation d'alerte à la bombe.



​​​​Quand l'Estonia a coulé, un autre exercice de simulation d'attentat à la bombe venait de se terminer sur le navire. En fait, les survivants au naufrage ont déclaré avoir entendu deux énormes explosions immédiatement avant que le navire ne prenne de la gîte sur tribord. Plusieurs membres de l'équipage ont témoigné avoir entendu l'alarme d'incendie codée, « M. Skylight pour le n° 1 et 2, » sur le système de diffusion publique du ferry, vers 1 heure 2 après que le navire ait sérieusement donné de la bande.



​​​​C'était exactement le même message à destination de l'équipage qui avait servi lors de l'exercice à la bombe précédent, en février 1994. « M. Skylight » était le signal demandant aux pompiers de se rendre à leurs postes d'incendie 1 et 2 pour se préparer à limiter les dégâts. Le fait que ce code d'alarme ait été déclenché indique qu'il y avait des dommages d'incendie ou d'explosion exigeant une parade immédiate. Le ferry a coulé en 30 minutes.



​​​​Le témoignage des survivants, plus le fait que le navire ait coulé très rapidement, suggèrent fortement que des explosifs ont servi à ouvrir un grand trou dans la coque sous la ligne de flottaison. Les policiers suédois, qui venaient juste d'effectuer un entraînement impliquant une simulation d'alerte à la bombe sur le ferry, rentraient chez eux au moment où l'Estonia a coulé. Sur les 70 policiers, seuls 7 ont survécu.





L'Estonia servait à transporter des drogues et de la contrebande militaire soviétique. Au moment où il a sombré, il transportait probablement des armes spatiales de technologie avancée. Les plus hauts fonctionnaires de la douane suédoise, le gouvernement et les militaires étaient au courant du caractère sensible et illicite de cette cargaison qui mettait le ferry en danger. Est-ce pour cette raison qu'ils protègent si consciencieusement les mensonges au sujet du naufrage ?





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