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Thursday, June 26, 2008

Israel joue à la paix depuis un siecle : Le mois de Juillet 2008 sera fatal aux israeliens

Olmert joue avec le 'diable'
par Simon Allison
Asia Times Online, le 20 juin 2008

JERUSALEM - C'est l'une des merveilleuses ironies qui rendent la politique si intéressante - et si ridicule : le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a placé son avenir politique immédiat entre les mains de l'ennemi juré d'Israël, le Hamas.

Le cessez-le-feu négocié avec le gouvernement à Gaza - à la fois dirigeants de la Palestine démocratique élus et "organisation terroriste" - est un pari désespéré, un dernier lancé de dés pour Olmert qui est de plus en plus assailli et dont la survie en tant que premier ministre semble maintenant dépendante de la manière dont répond le Hamas.

La racine du problème est l'argent - en particulier, si Olmert s'est servi un peu trop généreusement lorsqu'il était maire de Jérusalem. Les enquêtes de corruption doivent encore aboutir à une conclusion, mais la coalition au pouvoir déjà fragile commence à craquer sous la tension.

Le ministre de la défense Ehoud Barak, leader du deuxième plus grand parti de la coalition, le Parti Travailliste, a menacé de faire tomber le gouvernement si Olmert ne démissionne pas, et le dirigeant de l'opposition, Benjamin Netanyahou attend impatiemment son heure pour retourner à la plus haute fonction.

Désespéré, Olmert sait qu'il a besoin de quelque chose d'important pour distraire ses détracteurs, pour éloigner le feu des projecteurs de ses indiscrétions financières. Et ainsi, comme la petite brute qui frappe l'enfant qui lui est inconnu pour dissimuler son propre manque d'assurance, Olmert s'est tourné vers la Palestine. Mais, ressentant peut-être que la communauté internationale ne serait pas trop disposée à une invasion à grande échelle (et nerveuse d'éviter une répétition de la raclée distribuée par le Hezbollah au Liban, il y a deux ans), Olmert a rejeté la pyrotechnie distrayante des chars, des missiles et des jolies explosions. Du moins pour l'instant.

Plutôt que les feux d'artifice, Olmert a réussi un tour de passe-passe, faisant une offre au Hamas que celui-ci était trop fatigué et trop affamé pour refuser : arrêtez les combats et Israël ouvrira les lignes d'approvisionnement, a-t-il dit aux Gazéens par l'intermédiaire des médiateurs égyptiens.

En lui-même, ce fut un tournant dans les relations entre Israël et le Hamas - en parlant et en se mettant d'accord l'un avec l'autre, même indirectement, chacun des deux camps a conféré à l'autre camp cette sorte de légitimité qui trahit tout ce qu'ils représentent, mais qui finalement reconnaît la réalité de la situation politique. C'est aussi une leçon que les candidats à la présidence des Etats-Unis pourraient prendre à cœur. Tous deux - le Sénateur démocrate Barack Obama et le Sénateur républicain John McCain - ont parlé à des niveaux divers de leur conviction de ne pas engager le dialogue avec les "organisations terroristes" et autres de ce genre. Toutefois, refuser de leur parler ne les fera pas partir et, parfois, les mots peuvent accomplir plus que les fusils et les renseignements défectueux.

Tout pareillement, on ne s'attend pas à ce que ce cessez-le-feu perdure. C'est certainement ce que pensent les gens de tous les milieux à Jérusalem, la capitale d'Israël, et c'est clairement ce à quoi s'attend Olmert lui-même. "Je ne me fais aucune illusion", a-t-il déclaré dans un discours récent. "Ce que l'on appelle le 'calme' est fragile et ne dure pas longtemps. Le Hamas n'a pas changé de peau. Ils sont assoiffés de sang et ce sont des terroristes méprisables qui, même aujourd'hui, font tout ce qu'ils peuvent pour faire du mal aux civils israéliens. Le Hamas … sera responsable de toute violation de ce 'calme'."

Cette dernière condition prépare effectivement le Hamas à trébucher, parce que, contrairement aux perceptions, le Hamas n'a pas lui-même le contrôle total de la Bande de Gaza, qui abrite de nombreux autres groupes partisans de la lutte armée qui ne répondent pas aveuglément aux ordres du Hamas. Olmert rend effectivement le Hamas responsable des actions de ceux sur lesquels il exerce peu de contrôle ; et, imposer une condition aussi restrictive accroîtra considérablement les chances que le cessez-le-feu soit violé.

La profondeur du manque de contrôle du Hamas a été illustrée, mardi, par la mort du dirigeant de l'Armée de l'Islam, Muataz Durmush, qui a été tué dans une frappe israélienne ciblée. Selon le Jerusalem Post, Durmush avait survécu à des tentatives d'assassinat, au cours des deux dernières années, de la part à la fois du Fatah et du Hamas, et il était considéré par les deux camps comme un "voyou et un meurtrier". Dans un rare alignement d'intérêts, les Palestiniens étaient tout aussi heureux que les Israéliens de le voir partir.

La Palestine n'est pas un Etat uni et Gaza n'est pas un territoire unifié. Aussi sincères que soient les intentions du Hamas, les risques sont importants que d'autres groupes prennent la responsabilité de violer le cessez-le-feu. Et si jamais cela devait se produire de façon assez dramatique - par exemple, qu'un Israélien soit tué - alors Olmert se retrouvera avec plein de justifications aux yeux de ceux pour lesquels il est important (les Israéliens et le gouvernement des Etats-Unis) de lancer une attaque généralisée contre la Bande de Gaza.

Il faudrait alors un Barak ou un Netanyahou très courageux pour oser renverser le dirigeant d'un pays en guerre, qui surferait sur la vague de la ferveur nationaliste, qui accorderait au minimum à Olmert un sursoit à exécution ; au mieux, avec le soutien du public désormais derrière lui, toute l'enquête de corruption serait silencieusement reléguée au second plan.

Toutefois, si le cessez-le-feu venait à être violé d'une façon mineure qui ne fournirait pas un prétexte pour une offensive généralisée, Olmert se retrouverait à la case départ eu égard à la situation à Gaza et à sa situation intérieure. Un retour aux échanges transfrontaliers désordonnés de représailles n'apporterait rien de bon à sa popularité et ne dissuaderait certainement pas ses détracteurs. A la place, ceux qui le critiquent retourneraient l'arme sur lui et il serait peu probable que son gouvernement supporte la pression. Netanyahou entrerait dans la danse.

Il y a une autre option, bien qu'elle soit une solution inconcevable pour la plupart des Israéliens (Arabes ou Juifs) : que le cessez-le-feu soit observé et qu'un semblant de paix et de normalité retourne sur les zones frontalières de Gaza et d'Israël. Ceci se refléterait positivement sur Olmert, en particulier dans la communauté internationale, même s'il devait lutter contre les médiateurs égyptiens pour qu'ils ne s'arrogent pas tout le crédit.

Mais comment la paix agira sur le plan intérieur est un autre sujet. Elle devrait permettre à Olmert de récolter un soutien populaire, mais elle ne ferait probablement pas disparaître les accusations de corruption et pourrait créer plus de problèmes que de solutions pour le premier ministre israélien, en particulier avec l'élément crucial de la droite conservatrice de la politique israélienne, qui verrait la légitimation du Hamas comme une menace pour l'Etat israélien.

Une paix durable verrait probablement le gouvernement s'effondrer, mais ce pourrait ne pas être un désastre total pour Olmert - non nouveau rôle inhabituel d'artisan de la paix agirait de façon positive dans les sondages, d'une façon que son image actuelle de politicien vénal et corrompu ne ferait pas.

Simon Allison est étudiant en affaires internationales, avec l'accent sur le Moyen-Orient. Il est actuellement basé au Caire, en Egypte.

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/cessez-le-feu_Israel_Gaza_Olmert_200608.htm

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