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Friday, October 03, 2008

La récente visite de Bouteflika à Téhéran a porté ses fruits


La récente visite de Bouteflika à Téhéran a porté ses fruits


Coup dur pour la presse et pour la liberté d’expression.

L’émission « Dossiers maghrébins » du journaliste algérien Yahia Abou Zakaria ne sera plus diffusée sur la chaîne satellitaire Al-Alam. Cette dernière a fini par céder aux pressions des gouvernements maghrébins et en particulier algérien. La censure poursuit les forces de l’opposition même sur les chaînes étrangères.

Alors que d’un côté les Iraniens sollicitaient le soutien de l’Algérie à leur politique nucléaire, la délégation algérienne accompagnant Bouteflika à Téhéran, comble de la bassesse, mettait sur le tapis la présence sur une chaîne satellitaire du journaliste algérien Yahia Abou Zakaria.

Quand les autres parlent technologie et de nucléaire, les officiels algériens, toute honte bue, parlent censure et limitation du champ de l’expression libre et des voix qui refusent l’insoumission.

On se souvient qu’au mois de juillet dernier alors que devait être diffusée une émission consacrée mouvement Al-Qaéda au Maghreb, à la simple annonce du débat auquel participaient Mourad DEHINA et Hichem ABOUD, le ministère algérien des affaires étrangères a vite dépêché son ambassadeur à Téhéran pour demander l’annulation de l’émission sous prétexte que les deux participants portaient atteinte à l’image de l’Algérie.


Une accusation sans fondement aucun puisque les censeurs n’avaient même pas pris connaissance du contenu de l’émission ni des propos tenus par les deux participants. C’est dire que la simple évocation des noms de ces deux personnes a fait trembler Alger qui avait prétexté que le fait de ne pas avoir invité, au débat, un représentant du pouvoir algérien faisait de cette émission une tribune ouverte aux forces de l’opposition.

Pourquoi un représentant du pouvoir algérien pour débattre d’un sujet qui ne concerne pas seulement l’Algérie ? Le représentant du pouvoir algérien devait-il prendre la défense du mouvement Al-Qaeda ? Ou tout simplement avait-on peur à Alger de voir les tenants du pouvoir occulte accusés de connivence avec ce mouvement terroriste après que l’opinion publique ait découvert que les groupes terroristes ne sont que l’émanation d’un système monstrueux qui ne vit que de violence et de répression.

En subissant la censure, Yahia Abou Zakaria, ce courageux journaliste algérien vient de prouver une fois de plus qu’il demeure la bête noire du pouvoir algérien en faisant montre d’un professionnalisme rarement égalé et d’un sens du respect de l’éthique journalistique jamais pris à défaut. Il a toujours veillé à inviter dans ses émissions des personnalités représentants différents courants politiques et ayant diverses visions. Il a toujours veillé à ce que les représentants officiels des régimes en place soient présents lors des débats.


Pour l’émission consacrée à Al-Qaeda et à laquelle avaient participé Mourad Dehina et Hichem Aboud, il s’agissait d’un sujet qui ne pouvait faire l’objet de divergence ni de débat contradictoire. Ses deux invités devaient débattre d’un phénomène qui concerne la scène politique internationale de manière générale. Ils n’ont pas été invités pour débattre de la politique algérienne. D’autant plus, qu'ils étaient intervenus en qualité d’analystes politiques. Mais les dictateurs ne savent rien de l’analyse politique. Ils ne savent qu’imposer leur volonté par la force du fer et du feu si ce n’est pas par le chantage.

Journaliste courage

Parce que Yahia Abou Zakaria est algérien pur sang, enfant de Bab-El-Oued, un quartier populaire d’Alger, élevé sur les valeurs de l’honnêteté et de la fidélité aux principes, les autorités de son pays, après l’avoir forcé à l’exil, lui font la chasse à l’étranger pour l’empêcher d’exercer son métier de journaliste parce qu’il refuse, tout simplement, de courber l’échine et de faire dans le journalisme du lèche botte spécialité de la chaîne unique algérienne.

Bouteflika, ses marionettistes et ses larbins réunis sont contents. La visite effectuée au mois d’août à Téhéran a porté ses fruits. Yahia Abou Zakaria est out. Il ne dérangera plus. Ses invités algériens qui ne prennent pas de gants avec le pouvoir d’Alger et qui ont pour nom, Ali Benhadj, Anwar Malek, Hichem Aboud, Mourad Dehina et Brahim Younessi n’auront plus le droit à l’expression.

Malheureusement pour ces dictateurs spoliateurs de la volonté populaire, leur joie ne sera que de courte durée et leur souhait de voir Yahia Abou Zakaria disparaître du champs de l’audiovisuel ne sera pas exaucé.

Comme à son habitude, ce rebelle de la presse rebondira bientôt, au grand dam de ses censeurs, sur une chaîne de télévision à plus grande audience. Sacré Yahia. Il ne finit pas d’étonner et de surprendre ses adversaires qui feraient mieux de jeter l’éponge face à un homme qui possède une arme redoutable. Cette arme a pour nom : le professionnalisme et l’honnêteté.

A bientôt Yahia pour d’autres émissions.

Hichem ABOUD

Le 02 octobre 2008

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Yahya Abou Zakariya

En vous invitant à lire ces extraits d'un débat sur la chaîne Al-Djazeera auquel a participé Yahya Abou Zakariya en qualité d'invité et à suivre un extrait vidéo d'une autre émission, je suis sûr que vous découvrirez ce signifie le mot courage chez un journaliste.


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