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Sunday, January 11, 2009

Harcèlement policier contre Ali Benhadj


Un groupe de citoyens saisit les ONG de défense des Droits de l’Homme et les parlemnts français et européen



En l’espace de treize jours, le cheikh Ali Benhadj a été interpellé à sept reprises par les forces de l’ordre pour le seul motif de participer à des marches de solidarité avec les populations de Ghaza. Cela n’a pas laissé indifférent des ressortissants algériens installés à l’étranger pour saisir les ONG de défense des droits de l’homme ainsi que les parlements français et européen pour leur demander d’intervenir auprès des autorités algériennes et le président Bouteflika , en particulier, afin que cesse l’harcèlement dont est victime le vice-président du FIS.


Les signataires qui sont de diverses tendances politiques considèrent leur initiative comme acte de dénonciation d’une grave violation des droits de l’homme en Algérie et comme un désaveu de la politique de réconciliation nationale dans laquelle le pouvoir algérien a beaucoup investi


A


Mesdames et Messieurs les Président(e)s de


TRIAL WATCH,
Fédération Internationale des Droits de l’Homme,
Human Rights Network International,
Amnesty International,
Cour Européenne des Droits de l’Homme,
Ligue Algérienne de défense des Droits de l’Homme,
Ligue Algérienne des Droits de l’Homme,
Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU,
Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU,
Association pour la défense du droit international humanitaire, France (ADIF)
Monsieur le Président du Parlement Européen,
Mesdames et Messieurs les membres du Parlement Européen,
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale Française,
Mesdames et Messieurs les député(e)s de l’Assemblée Nationale Française
L’Association Internationale des Juristes Démocrates

Objet : Graves violations des droits de l’homme en Algérie,
Mesdames et Messieurs,


Par la présente requête, nous signataires avons l’honneur de vous demander de
bien vouloir intervenir auprès des autorités algériennes et plus particulièrement
auprès de Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la république algérienne,
afin que cesse le harcèlement dont fait l’objet le citoyen Ali Benhadj contre
lequel aucun écart de conduite ou de langage n’a été retenu à l’issue des
innombrables interpellations dont il a fait l’objet ces derniers temps.

Il est à rappeler que Ali Benhadj, est le porte-parole du Front Islamique du
Salut. Il a purgé une peine de douze années de prison prononcée par le tribunal
militaire de Blida alors qu’il n’a commis aucune infraction pénale contre
l’institution militaire.

Cette peine, le pouvoir algérien la justifie par la lutte antiterroriste alors que Ali
Benhadj a été arrêté en juin 1991 bien avant que ne sombre le pays dans la
violence suite à l’arrêt du processus électoral en janvier 1992.


Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les chefs des groupes armés reconnus
comme responsables d’innombrables crimes ont bénéficié, au même titre que les
généraux responsables de la tragédie algérienne, de l’impunité dans le cadre de
l’application de la loi de la réconciliation nationale.

Alors que les chefs de ces groupes armés jouissent de tous leurs droits civiques
et se mêlent à la foule des hauts responsables de l’armée et de l’Etat lors
notamment des funérailles du général Smaïn Lamari, l’un des responsables des
disparitions forcées de milliers d’Algériens et de crimes contre l’humanité
(torture, déportations forcées, exécutions extrajudiciaires), Ali Benhadj se voit
privé du droit au travail et du droit à la parole.


Depuis sa sortie de prison, toute personne qui lui rend visite à son domicile ou
tente de lui apporter aide et assistance, est arrêtée par la police et se voit
menacée d’inculpation pour acte de terrorisme.

Ali Benhadj est régulièrement interpellé par les forces de police. Ces derniers
jours, pour avoir tenté de participer comme n’importe quel citoyen aux marches
populaires de soutien aux populations palestiniennes de Ghaza, il est
quotidiennement arrêté dès le début de la manifestation avant qu’il ne soit
relâché tard dans la soirée aux services des urgences de l’hôpital Mustapha
Pacha d’Alger où il reçoit les premiers soins après avoir subi des maltraitances
de la part des policiers.


Voici les dates exactes des dernières arrestations de Ali Benhadj :

Dimanche 28/12/2008 arrêté au siège de l'Assemblée Populaire Nationale
à Alger à 14h00 puis relâché à 15h00.

Vendredi 02/01/2009 interpellé à Kouba au milieu d'une marche
spontanée sortie de la mosquée "la provale" en direction de la présidence, Arrêté
à 14h00 ? Ali Benhadj est libéré à 20h00. Ses proches le recueillent au service
des urgences de l’hôpital Mustapha Pacha où il a été admis pour soins à l’issue
de sa détention qui a duré six heures.

Dimanche 04/01/2009 Arrêté à la salle de l'UGTA à Alger où il s'était rendu à
13h30Il est interpellé à 16h00 juste avant le début du meeting. Il est libéré à
22h00 (six heures de détention).


Mardi 06/01/2009 Arrêté à 10h00 devant le siège de l'ambassade des Etats Unis
à Alger où il devait remettre une lettre de protestation à son excellence
l’ambassadeur. Il est relâché à 20h00 après dix heures de détention arbitraire.

Mercredi 07/01/2009 A l'initiative du parti des travailleurs dont la secrétaire
générale est membre du parlement algérien, il a été invité à participer à un
meeting à la place des martyrs à Alger. Dés son arrivée un groupe de
journalistes et quelques sympathisants se sont rassemblés autour de lui pour
poser quelques questions. Ce qui n'a pas été du goût des services de sécurité
présents sur les lieux. Ils ont immédiatement procédé à son arrestation à 11h00
du matin. Il ne fût libéré qu'à 19h00.


Jeudi 08/01/2009 Alors qu'il se rendait à un meeting organisé par le parti d'El-
Islah à la salle de cinéma "Tamghout" à Bab-El-Oued Ali BENHADJ est arrêté
une première fois au niveau du siège de la Direction Générale de la Sûreté
Nationale pour le prétendu motif que la voiture dans laquelle il circulait était
volée. Il leur a laisse la voiture pour vérification et rejoint le lieu du meeting à
pied. Une fois arrivé, il est interpellé par les forces de sécurité aux environs de
16h30. Il est libéré deux heures plus tard, soit à 18h30.

Il est utile de souligner qu'à chaque arrestation, il était emmené au siège des
forces de sécurité où son interrogatoire - toujours le même - ne durait qu'une
dizaine de minutes. Le reste du temps, on le gardait assis sur une chaise ce qui
n'a pas manqué de lui causer d'atroces maux de dos, séquelles des douze années
passés en prison.


Par ces agissements, les autorités algériennes viennent, une fois de plus, prouver
que la loi de la réconciliation nationale n’a été instituée que pour absoudre les
crimes commis par les généraux de l’armée et les chefs des groupes armés
responsables de la mort de plus de 250.000 Algériens, de la disparition de plus
de 7500 personnes et de la déportation de plus de 15.000 personnes. Des chiffres
qui en disent long sur les crimes contre l’humanité pour lesquels la communauté
internationale semble indifférente.

Nous osons espérer, Mesdames et Messieurs, en une intervention énergique de
votre part auprès des autorités algériennes, afin que cessent l’arbitraire et
l’injustice dans un pays qui a longuement souffert de la violence qui a endeuillé
des milliers de familles algériennes.


Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de nos salutations
distinguées.

Les signataires :


Hichem ABOUD (journaliste-écrivain et Président de l’Association de Défense
des Exilés et Réfugiés (ADER) en France), Brahim YOUNESSI (politologue et
Président du comité préparatoire des assises du Collectif Contre l’Impunité des
crimes contre l’humanité en Algérie), Abdelwahab BOUKEZOUHA (réfugié
politique en France et membre fondateur de l’ADER), Lyès LARIBI (écrivain
réfugié en France et Vice président de l’ADER), Anwar MALEK (journaliste
réfugié en France et membre fondateur de l’ADER) Khaled MOKHTARI
(Juriste réfugié en France Secrétaire général de l’ADER), Mohamed TAMALT
(journaliste réfugié à Londres), Mohamed-Chems-eddine BELLAMINE
(journaliste-France), (Mouloud BOUDOUCE –Belgique), B. Abdelkader
Londres, ancien détenu politique 1991/1997)

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