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Wednesday, March 04, 2009

Haniyeh : Le dialogue n’est pas une tactique politique, la priorité est la réconciliation






Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, a accordé à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) une interview exclusive, la veille du jour du lancement du dialogue inter-palestinien du Caire, le jeudi 26 février 2009.

La réconciliation nationale reste la priorité du mouvement du Hamas et son cabinet, insiste-t-il à dire.

Le dialogue est le sentier vers l’attachement aux principes et aux droits palestiniens.

L’OLP doit être restaurée sur de nouvelles bases démocratiques, loin de toutes pressions et conditions imposées de l’extérieur, pour qu’il garde au peuple palestinien son droit à la résistance.

« Partenaires dans la résistance, partenaires dans la reconstruction » est un slogan donné par Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien. Il faut mettre les bouchées doubles pour cette reconstruction pour mettre fin aux souffrances de nos familles de la bande de Gaza, souffrances causées par l’affreuse guerre menée par l’armée israélienne pendant 23 jours consécutifs.

Pour ce qui est des bonnes relations avec l’Egypte, Haniyeh les considère comme un choix stratégique et non une relation d’intérêts.

A travers cette interview, Ismaël Haniyeh lance un appel au monde arabo-islamique et au monde entier pour garder l’élan vu pendant et après la dernière guerre israélienne.

La résistance du peuple palestinien et son attachement à ses droits mettront les rêves des occupants israéliens dans l’embarras.

Il nous donne son point de vue sur ces sujets et tant d’autres, dans l'interview ci-après, traduite de l'arabe et résumée par nos soins.

Le dialogue et la réussite

CPI : Les rencontres entre les mouvements du Hamas et du Fatah se multiplient, en préparation pour un dialogue total. Mais il y a ceux qui parlent du doute qu’on puisse arriver à quelque chose de positif. Qu’en dites vous ?

Ismaël Haniyeh : Il faut commencer par dire que la division palestinienne n’est point un phénomène normal. Il faut à tout prix en sortir et recommencer à travailler selon les règles constitutionnelles et pour réaliser les intérêts suprêmes palestiniens dont surtout l’unité entre la Cisjordanie et la bande de Gaza.

La forme du dialogue

CPI : Quelle sera la forme du dialogue et ses résultats ?

Ismaël Haniyeh : Nous sommes pour un dialogue national sérieux, honnête et approfondi, un chemin vers les principes et les droits palestiniens qui préservera pour notre peuple palestinien sa dignité et ses victimes. Il faut restaurer l’OLP sur de nouvelles bases, démocratiques. Il faut un gouvernement national, loin de toutes pressions et conditions étrangères. Il faut reconstruire les services de sécurité, loin de toute coopération avec l’occupation israélienne. Il faut assurer au peuple palestinien son droit de résistance.

Réconciliation

CPI : Quelques-uns refusaient le dialogue, catégoriquement. Ce sont eux qui maintenant l’exigent. Quelle en serait l’explication selon vous ?

Ismaël Haniyeh : Nous ne voulons pas parler des raisons des autres. Après la ténacité historique de notre peuple, de notre gouvernement et de notre mouvement dans la bande de Gaza, la priorité pour nous est actuellement de réaliser une réconciliation nationale réelle et exhaustive. Une réconciliation qui rendra aux Palestiniens l’unité afin de pouvoir faire face à l’avenir.

Un dialogue possible

CPI : Le dialogue pourra-t-il donner quelque chose ?

Ismaël Haniyeh : Nous avons beaucoup de choses qui peuvent nous aider à un dialogue attendu par notre peuple : l’accord du Caire, l’accord d’entente nationale, l’accord de la Mecque…

Et pour un climat propice, des décisions doivent être prises : fermer le dossier de l’arrestation politique, cesser les campagnes sécuritaires, rouvrir les établissements…

Joie et doute

CPI : Les derniers jours ont connu de telles décisions, sans pour autant qu’elles soient appliquées, alors qu’en est-il ?

Ismaël Haniyeh : Notre cabinet a reçu avec beaucoup de satisfaction les accords de principes conclus entre les deux mouvements… Malheureusement, les nouvelles venant du terrain ne reflètent rien de bon, même en ce qui concerne la torture.

Et Gaza ?

CPI : On dit qu’à Gaza, la situation est identique. Est-ce vrai ?

Ismaël Haniyeh : Chez nous également, il y a des erreurs. Personne n’est parfait. Cependant, nous essayons de tout revoir pour établir de nouvelles règles…

Nous savons que le chemin du dialogue est difficile. Le dialogue fait cependant partie des intérêts nationaux supérieurs. Il faut le réussir, loin de tout intérêt partisan.

Les priorités

CPI : Après la dernière guerre israélienne menée contre Gaza, que seront les priorités ?

Ismaël Haniyeh : La formidable relation établie entre la résistance et le peuple était l’une des factures de la victoire dans la bataille « Al-Forqane ». L’agression israélienne n’a pas réussi à semer la zizanie entre le peuple, le gouvernement et la résistance. Nous essayons, plus que jamais, de nous rapprocher du peuple. Nos priorités sont désormais les suivantes :

1- Secourir d’urgence les victimes de la guerre, les familles des martyrs, les blessés, les ouvriers…

2- Mettre tous les efforts pour lever le blocus et ouvrir les points de passage…

3- Reconstruire Gaza. Une commission parlementaire comportant des personnalités indépendantes doit superviser le projet de reconstruction, loin de toute politique. Il est urgent de soigner les blessures.

« Partenaires dans la résistance, partenaires dans la reconstruction » est notre slogan. Nous ne sommes pas pressés de recevoir de l’argent, mais de commencer à mettre fin aux souffrances de nos familles.

L’accalmie et l’échange de captifs

CPI : Et pour ce qui est de la trêve et de l’échange de captifs ?

Ismaël Haniyeh : Nous allons où va l’intérêt de notre peuple palestinien. L’accalmie a été accomplie dans ce dessein, à plusieurs reprises. Et après l’agression israélienne, nous allons dans la même direction, pour protéger notre peuple, ouvrir les points de passage, mettre fin au blocus. On était sur le point d’accomplir une trêve, sauf qu’au dernier moment, les Israéliens se sont retirés et ont mis le dossier du soldat Chalit avec l’affaire de l’accalmie.

Le retrait israélien

CPI : A votre avis, pourquoi l’occupation israélienne s’est retirée de l’accord d’accalmie ?

Ismaël Haniyeh : L’occupant israélien essaie d’accomplir la trêve selon ses désirs, inacceptables par notre peuple palestinien.

Notre peuple veut arriver à un échange de prisonniers, mais les Israéliens ne cessent de mettre des bâtons dans les roues.

Les relations avec l’Egypte

CPI : Certains essaient de laisser comprendre que le Hamas représente un danger pour la sécurité nationale égyptienne ?

Ismaël Haniyeh : Notre relation entre le peuple palestinien et l’Egypte est une relation stratégique…

Nous confirmons que le Hamas réagit de façon à protéger la sécurité nationale égyptienne et ne fait aucune ingérence dans l’affaire interne égyptienne. Les points de vue différents en ce qui concerne le conflit avec l’occupation israélienne ne pourront entamer nos relations basées sur le respect mutuel.

Une nouvelle émigration

CPI : On parle d’une émigration vers le Sinaï ?

Ismaël Haniyeh : Notre peuple est enraciné sur sa terre. Il ne la quitte pas, ni pour la Sinaï ni pour ailleurs. Même ceux qui étaient à l’extérieur de la Bande, pendant la guerre, sont revenus.

Le point de passage de Rafah

CPI : Et pour ce qui est de votre demande permanente d’ouvrir le point de passage de Rafah ?

Ismaël Haniyeh : Nous croyons que les frères d’Egypte sont capables de prendre des décisions afin d’ouvrir le point de passage de Rafah, non seulement pour des buts humanitaires, mais également politiques.

Et il nous faut un gouvernement d’unité nationale pour qu’il y ait un contrôle total du point de passage.

Les visites de Gaza

CPI : Comment voyez-vous les visites effectuées dans la bande de Gaza ?

Ismaël Haniyeh : Nous saluons tout un chacun qui est venu rendre visite à la bande de Gaza, pendant l’agression ou après. Nous regardons avec satisfaction les visites de parlementaires et de ceux qui y viennent pour collecter des informations concernant les crimes de guerres israéliens.

Néanmoins, la population aime beaucoup voir des résultats concrets de ces visites : reconstruction, ouverture de points de passage, jugements de criminels de guerre…

CPI : Certaines délégations n’ont pas traité avec le Hamas ?

Ismaël Haniyeh : Malgré cela, ces visites représentent en elles-mêmes un changement de leur politique, probablement qu’un nouvel équilibre politique est à l’horizon.

La bataille « Al-Forqane »

CPI : Comment était le mouvement arabo-islamique pendant la bataille « Al-Forqane » ?

Ismaël Haniyeh : C’était un élan populaire sans précédent que le monde a connu. Cet élan de solidarité avec la cause palestinienne l’a remis à sa juste place…

Nous espérons que cet élan continue, surtout que le blocus, les menaces de l’ennemi, le danger qui menace la ville d’Al-Quds sont toujours là. Nous appelons à organiser le travail populaire de manière stratégique pour qu’il puisse profiter à la victoire de Gaza.

Les élections israéliennes

CPI : La droite israélienne extrémiste a gagné, où va l’Entité sioniste ?

Ismaël Haniyeh : Les résultats des dernières élections ne faciliteront pas la chose dans l’Etat d’occupation. La décision politique connaîtra plus d’incertitude. Les élections anticipées n’ont non seulement pas résolu la crise politique, mais y ont de plus ajouté de nouvelles complications.

Et ceux qui avaient mené la guerre contre la bande de Gaza pour des raisons électorales ont connu un échec cuisant. C’est un signe que la résistance de notre peuple et son attachement à ses droits coûteront beaucoup aux chefs de l’occupation israélienne.

Plus d’un expriment leur peur de la droite israélienne, mais nous ne faisons que répéter la parabole d’Allah (le Tout Puissant) :

{C'est le Diable qui vous fait peur de ses alliés. N'ayez donc pas peur d'eux. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants} (Le Saint Coran, Sourate 3, verset 173)

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