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« Le comble du savoir-faire ne consiste pas à remporter toutes les batailles, mais à soumettre l’armée ennemie sans livrer bataille » (Sun...

Tuesday, March 17, 2009

Mettre à genoux la résistance palestinienne


On parle beaucoup des dernières «négociations» sur la «réconciliation» et la «reconstruction» qui ont été organisées suite à l'agression israélienne contre la bande de Gaza. Celles-ci ont l'intention avouée de mettre de l’ordre dans la maison palestinienne afin que celle-ci présente officiellement un front uni face à Israël quand il y aura des "négociations". Les discussions sur la réconciliation ont également mis un niveau très bas de réussite aux résultats escomptés. Elles n’abordent que les aides partielles et temporaires liées à la gouvernance interne et aux problèmes de contrôle, et non aux questions fondamentales d'indépendance et de restauration des droits nationaux.

Les pourparlers portent sur l’aide à la reconstruction et au développement palestinien et sur la réintégration politique et économique dans le giron du groupe de nations "de consensus"/"modéré". Ce sont des tentatives évidentes de la part des puissances régionales et internationales pour canaliser le mécontentement et la résistance palestiniennes vers quelque chose qui serait considéré comme beaucoup plus acceptable.

Ils suivent la même voie qui avait été prescrite et largement suivie depuis le "processus de paix" d’Oslo qui a créé l'Autorité Palestinienne et nommé les actuels dirigeants pour parler et négocier (en apparence) au nom des Palestiniens. Malheureusement, pour les besoins du "processus de paix" et de la "feuille de route pour la paix", les Palestiniens, en tant que groupe national, ont été intentionnellement limités et réduits par la non-inclusion des réfugiés et de la diaspora, ainsi que par la marginalisation et l'ossification de l'OLP.

Néanmoins, et alors que tout était contre eux, la résistance palestinienne à l'occupation et les espoirs de libération nationale ont persisté. Les développements récents sont la preuve du succès partiel provenant de l'incapacité d'Israël à détruire le Hamas et de la défaillance de l'embargo économique et politique qui lui a été imposé. Et pourtant, l'agression contre la bande de Gaza a également montré que les coûts pour le Hamas sont trop importants pour qu’il le supporte seul, et qu'il ne peut pas, à lui seul, lever l'embargo international. De même, le Fatah a perdu son pari de battre le Hamas et il est maintenant forcé de dialoguer avec son ennemi.

Les discussions sur la "réconciliation" ont même été élargies à tous les Etats arabes. Elles ont été lancées, pour la première fois, dans le cadre d'un sommet économique qui s'est tenu au Koweït le 19 janvier 2009 et traite également de la situation difficile dans laquelle se sont retrouvés les Etats arabes après l’attaque israélienne. Leur situation était et est due au fait qu’ils s'opposent à la résistance (fondamentalistes islamiques ou autres).

Mais la persistance du Hamas et d'autres groupes palestiniens face aux violentes attaques israéliennes les a présentés comme une partie qui s’obligeait à accepter les anciens accords politiques confortables longtemps utilisés pour "la modération ", "les discussions sans fin" et les concessions sans limites. Inutile de dire que le Hamas, le gouvernement élu, dirigeant de facto dans la bande de Gaza, et principal parti qui a été visé par l'attaque, n'a pas été invité au sommet au Koweït. Par contre, l’Autorité Palestinienne dont le mandat a expiré l’a été.

Ensuite, le Qatar a proposé d'accueillir une réunion du sommet arabe à Doha à la fin de ce mois. De façon prévisible, les dirigeants arabes ont décidé de ne pas accepter. Al-Jazira a indiqué qu’en raison des «objections» égyptiennes, le Qatar avait été exclu de toute participation dans la préparation du mini-sommet qui se tiendra à Riyad. (Le Qatar avait précédemment invité les dirigeants du Hamas à "dialoguer" et il est perçu comme étant plus réceptif aux groupes n’appartenant pas à l’Autorité Palestinienne et comme favorisant un rôle plus légitime pour le Hamas au niveau international.) Apparemment, Moubarak n’a vu aucune contradiction dans l'exclusion du Qatar quand il a fait ses déclarations sur la nécessité d'unir les Arabes face aux "plans extérieurs qui viennent de l'extérieur de la région arabe" pour empêcher toute réconciliation. (1)

Même si les Arabes sont habitués à l'échec total de la grande majorité de ces sommets arabes, ces dernières réunions sont encore importantes dans le sens où elles révèlent à quel point l'équilibre régional des forces s’oppose à toute forme active de la résistance palestinienne. Ce sommet est destiné à avoir des conséquences. Il ne faut pas ignorer que, même si son nom est "Réconciliation Arabe", il tente en même temps de promouvoir l'Initiative de Paix Arabe soutenue par l'Arabie Saoudite qui a été présentée à Israël en 2002, et reproposée à n’en plus finir, depuis lors. (2)

Si l'on considère le fait qu'Israël n'a pas réussi à déloger le Hamas par sa dernière atrocité militaire, et, avant cela, par la tentative de coup d'Etat des forces de Dahlan (soutenue par Bush-Rice-Abrams) en Juin 2007 (3), alors il devient évident que cette exclusion du Qatar est une fois de plus la suite de la guerre d'Israël en utilisant d'autres moyens. Elle est maintenant effectuée en leur nom par les Egyptiens (et, naturellement dans les coulisses, les Saoudiens).

En effet, bien que le Hamas soit le gouvernement légalement élu des Palestiniens, alors que le mandat de l’Autorité Palestinienne a expiré, l'Autorité Palestinienne reste le partenaire préféré pour les négociations et comme leader - pour des raisons évidentes. Par conséquent, même si le Hamas devrait être le parti qui choisit la composition du prochain gouvernement palestinien, ce n'est pas le cas. Au lieu de cela, le Hamas a été invité (à contrecœur) aux discussions sur la "réconciliation" avec l’Autorité Palestinienne dirigée par le Fatah, au cours desquelles ils sont censés unir le front palestinien et discuter de questions épineuses.

Vu de cette perspective, le discours du chef des renseignements égyptiens, Omar Suleiman, aux factions palestiniennes prend des dimensions sinistres et hégémoniques. Il exhorte la formation d'un gouvernement de technocrates qui serait capable de "communiquer avec le monde," afin de lever le siège de Gaza. C'est un "bâton" évident qui est l'une des menaces restantes pour obliger la résistance palestinienne à accepter des quasi-solutions prédéterminées pour leur occupation. L’autre côté est la "carotte" qui offre une aide pour la reconstruction qui doit être acheminée par l'Autorité Palestinienne (corrompue) et son (ex) ministre des Finances, Salam Fayyad, selon les exigences les États-Unis, l’Europe et Israël .

L'insistance des États-Unis sur un gouvernement de transition dirigé par Fayyad semble avoir été devancée, pour l'instant, par sa démission et, éventuellement, par le rejet véhément du Hamas pour ce choix.

Alors que l'Occident a évité un précédent gouvernement d'unité en 2006, il reste encore à voir si celui-ci, s’il est formé, sera accepté. Suleiman est allé plus loin en insistant sur les terribles conséquences d'un autre rejet des diktats du "consensus" international. Il a prévenu : "Je ne veux pas vous rappeler les conséquences de l’échec, pourvu que cela n’arrive pas." (4)

Ce qui se profile à l'horizon, et peut-être menace cette démonstration de force internationale contre l'expression de la résistance palestinienne, c’est l’éventualité d'une autre victoire du Hamas lors de la future élection. Un récent sondage réalisé par le Centre palestinien d'études et de recherches politiques (PCPSR) indique que le Hamas a gagné une forte popularité sur Abbas et Fayyad, alors que le Fatah reste plus populaire dans l'ensemble que le Hamas. (5)

Voyez cela comme un autre «succès» de la Doctrine Bush (dépendance dans la guerre) et de ses manifestations israéliennes. Il est intéressant de noter que dans un précédent sondage réalisé par le PCPSR début Septembre 2007, et après la victoire militaire du Hamas suite à la tentative de coup d’Etat de Dahlan, un cinquième seulement des Palestiniens soutenaient les actions militaires du Hamas dans la bande de Gaza.

De façon significative, le Hamas a conservé sa position dominante écrasante parmi les réfugiés, un groupe qui a été presque totalement écarté par le gouvernement post-Oslo dirigé par l’Autorité Palestinienne. (6)

Il convient également de noter les raisons de l'absence d’un succès du Hamas encore plus grand dans les sondages, compte tenu de sa position contre Israël. Les raisons indiquent que les pressions (et la dévastation des vies, de l'économie, des infrastructures, du développement, etc.) du «consensus international» fonctionnent dans une certaine mesure. Les préoccupations des citoyens ordinaires concernant la fin au blocus et l'unification de la Cisjordanie et de la bande de Gaza sont évidemment des questions électorales prépondérantes. (7)

Les attitudes à l'égard des «qui» et «comment» de la lutte palestinienne de libération rappellent de précédentes manifestations historiques de la résistance palestinienne et les réponses militaires (et autres) similaires pour la réprimer.

La dépossession des Palestiniens, économique et politique, a été la politique délibérée d'Israël depuis sa création. Le travail des historiens israéliens comme Ilan Pappe, raconte une politique délibérée, sur plusieurs fronts, dont l'ultime objectif est de purifier ethniquement la population autochtone gênante.


Les stratégies de dépossession et de nettoyage ethnique englobent l’achat de terres par l'Agence Juive/l’Organisation Sioniste Mondiale à de riches propriétaires absents. Beaucoup d’entre eux avaient profité des nouvelles lois sur l'enregistrement des biens fonciers qui avait permis la privatisation des terres précédemment communales/Musha'. Les Sionistes ont alors non seulement intimidé et terrorisé les paysans mais ils les ont poussés à quitter leurs terres ancestrales.

Ils ont également instauré des politiques économiques qui ont rendu impossible et illégal pour ces personnes devenues soudainement sans-abri d'être employées par les kibboutz sionistes. En outre, les Palestiniens ne peuvent pas être membres du «syndicat» israélien, la Histadrout. Cette organisation a seulement un rôle secondaire en tant que syndicat. Son rôle principal était et est un instrument du colonialisme et de l'apartheid à travers la promotion de la colonisation, du travail discrimination, de l'exclusion, de la spoliation, et fournit une couverture/rationalisation "de gauche" pour les nombreuses guerres d’Israel.

Par exemple, Zeev Sternhell déclare dans Mythes Fondateurs du Sionisme, (1998: p.180) comment la Histadrout a fondé le groupe terroriste Haganah qui est devenu ensuite l'armée israélienne, tout comme le Mapai, le prédécesseur de l'actuel Parti Travailliste.
De même, Z. Tzahor explique comment la Histadrout a été le "bras exécutif du mouvement sioniste" et est devenu un "Etat en gestation." (Écrit dans « Histadrout », dans "Documents essentiels sur le Sionisme", (1996, pp. 505-506)) (8)

Les échos de ces politiques (pour ne pas mentionner leurs répercussions à long terme et destructrices sur les Palestiniens) se poursuivent encore aujourd'hui. Cachée derrière un "consensus" international pour des "négociations de paix", il y a la réalité des pressions et des tentatives incessantes pour détruire toutes les manifestations d'expressions et les demandes de libération des Palestiniens.

L'utilisation de moyens économiques pour déposséder les Palestiniens, fragmenter leur société, et les priver ainsi d’une direction efficace et représentative continue. Les méthodes utilisées comprennent le vol des ressources, l'expropriation des terres pour des raisons de "sécurité" et l’expansion des «colonies», le vol de l'eau des nappes aquifères sous la Cisjordanie et Gaza au profit des colons et des Israéliens, les barrages routiers, les embargos économiques et des centaines de checkpoints. Tous sont destinés au contrôle social et politique et à l'assujettissement des Palestiniens.

Egalement, au niveau sociologique, l'Autorité Palestinienne a une fonction importante. Elle fonctionne souvent comme l'équivalent d'une classe compradoriste dont les intérêts sont plus alignés sur l’occupation et Israël dont dépend sa fortune. La création de l'Autorité Palestinienne n’a pas seulement éliminé le rôle des dirigeants autochtones qui avaient le soutien de la base lors de la première Intifada. Elle a également apporté une ère de monopoles, d’institutions, d’administration de l’"aide étrangère" et de corruption qui a causé des ravages parmi les structures sociales palestiniennes (par exemple, en faisant disparaitre la classe moyenne) et à l'économie palestinienne dans les territoires occupés.

Les statistiques sur le recul du "développement" de la Banque Mondiale et de la CNUCED en disent long - (Même si ces institutions ont un intérêt dans la promotion du «succès» des "réformes" et des modèles de l'économique néo-libérale, qui sont en réalité des formes de domination hégémonique sur les pays en développement).

Un récent rapport (Septembre 2008) publié par la Banque Mondiale montre qu'il y a eu un recul de l'économie palestinienne dans les territoires occupés depuis Oslo et sous le contrôle de l'Autorité Palestinienne.(9) Depuis la fin des années 1990, le PIB est passé de la stagnation à la baisse. Mais quand la croissance de la population est prise en compte, alors le niveau de vie des Palestiniens se situe 30% en dessous de son maximum en 1999, et le PIB par habitant est tombé de manière ahurissante à 60% de son niveau de 1999. (10)

L'économie palestinienne souffre de nombreux problèmes, dont l'augmentation des restrictions imposées par l'occupation et de la diminution liée à ce fait de l'économie productive.

Le mur de l'apartheid, la fragmentation géographique, la destruction physique et économique du patrimoine de production palestinien, le blocus économique, entre autres, sont des choses qui ont entrainé le déclin de l'agriculture, l'industrie, l'éducation et les soins de santé. Il y a aussi une dépendance accrue aux "aides", qui en 2008 représentaient plus de 32% du PIB.

Le taux de chômage a également augmenté de 19% en 2008 en Cisjordanie et de 25% dans la bande de Gaza au cours de la même période. Il est probable que ces chiffres sont bien pires maintenant, après l'attaque israélienne. Les statistiques sur la pauvreté sont encore pires. Le même rapport précise que «si l’on exclut les envois de fonds et l'aide alimentaire et que l’on base la pauvreté uniquement sur les revenus des ménages, le taux de pauvreté grimpe à 79,4% dans la bande de Gaza et à 45,7% en Cisjordanie et le taux d'extrême pauvreté passerait à 69,9% à Gaza et à 34,1% en Cisjordanie. Ceci illustre le taux élevé de dépendance à l'aide de la Cisjordanie et de Gaza, en particulier quand on tient compte du fait que la majorité des salaires du secteur public sont financés par l'aide étrangère."(11)

Selon les statistiques de la CNUCED, le déficit commercial palestinien est également révélateur. En 2006, les importations sont passées à 86% du PIB, alors que le PIB reculait. Cette année-là, Israël représentait plus de 66% du déficit commercial, ce qui signifie que la moitié du PIB palestinien a été utilisé uniquement pour payer Israël.
En outre, la retenue régulière par Israël des recettes fiscales palestiniennes a entrainé un accroissement de la dépendance à l'égard de l’"aide" des donateurs.

L'économie palestinienne est totalement dépendante d'Israël. Une autre facette de la dépendance est le «choix» des partenaires commerciaux, qui sont de loin le groupe de "consensus" des Etats "modérés". Les dix premiers fournisseurs et clients de l'Autorité Palestinienne, sont, notamment, Israël, la Turquie, l’Egypte, les Etats-Unis, l’Italie, le Royaume-Uni, la Jordanie, les Émirats Arabes Unis.

Le rapport de la CNUCED a fourni les preuves que ce recul du développement a eu lieu entre 2000 et 2006 (et nous devons nous attendre à pire maintenant): "La détérioration structurelle à long terme est illustrée par une comparaison sur 10 ans des secteurs agricole et manufacturier. Entre 1996 et 2006, la production agricole a diminué de 19%, mais en 2006, ce secteur employait 80% personnes de plus qu'en 1996. De même, la valeur ajoutée manufacturière a baissé de 7% en 10 ans, mais l'emploi dans le secteur a augmenté de 3%."(12)
Aussi les données d'information sur le coefficient RNB du PIB, qui calcule le revenu par habitant est un indicateur de la répartition des richesses. Ces données montrent clairement un fossé croissant dans la répartition des richesses depuis début en 2002, et s’est accéléré après 2005.(13)

On apprend beaucoup en regardant quels «progrès» la Banque mondiale essaie de vendre comme réformes et développements « accomplis » dans les Territoires occupés avec l'aide et l'administration de l'Autorité Palestinienne.

Quelques exemples suffisent : la "révision du système de retraite non viable", la réduction des emplois dans le gouvernement de 180.000 en 2007 à 141.000 au premier semestre 2008 (et ici, l’Autorité Palestinienne a dépassé les attentes des Nations Unies qui étaient de 153000), et le fait que l'Autorité Palestinienne ait amélioré la «sécurité», en augmentant "le déploiement des forces de sécurité palestiniennes" en Cisjordanie (naturellement, la sécurité est l’acolyte toujours présent dans le sabotage économique déguisé en développement).(14)

Ces "succès" seront familiers à toute personne qui a suivi le chemin destructeur des « réformes » néo-libérales (et régressives) qui ont été imposées au monde en voie de développement. Bien évidemment, ces "solutions" économiques imposées et favorisées de l'extérieur, tout comme leurs solutions sœurs au niveau politique, sont à bien des égards, destructrices et pourraient être considérées comme faisant partie d'une méthode plus large de contrôle et d'hégémonie sur les Palestiniens déjà opprimés.

En fin de compte, il est ridicule de prétendre que l'Autorité Palestinienne ait une véritable politique économique.
Voici une entité qui n'a aucune souveraineté sur les frontières, sur les ressources naturelles, ou sur la circulation des personnes ou des marchandises. Il n’a même sa propre monnaie (il y a trois monnaies en circulation) et une indépendance monétaire. Et pour couronner le tout, elle est dépendante d'Israël pour l'accès même à ses propres recettes fiscales et de la communauté internationale pour "l'aide".

Reconnaitre ces faits serait faire un long chemin pour affronter la réalité de la situation palestinienne. En abordant la multitude de contraintes auxquelles sont confrontés les Palestiniens, on peut espérer (sans doute en vain!), que les dirigeants palestiniens aussi bien du Fatah que du Hamas remarqueront que, malgré le faste entourant leur réconciliation en Égypte, ils se battent actuellement pour récupérer des miettes. Alors que le Hamas parle de résistance, il semble plus que prêt à faire des compromis et à reconnaître Israël de facto sinon de jure, et à maintenir un "cessez-le-feu», même unilatéral. (15) Aussi, le Hamas affiche une naïveté dans sa confiance en ceux qui parrainent les négociations : L'Egypte et l'Arabie Saoudite.

D’autre part, le Fatah ne fait même pas semblant de vouloir résister, même s’il est le "leader" de l'Organisation de Libération de la Palestine. Pour le bien des Palestiniens, il serait utile que ces "leaders" fassent une évaluation honnête de leurs décisions antérieures et de leurs conséquences. Ils doivent comprendre que, lorsqu’Israël échoue par la guerre à obtenir ses objectifs, il recourt à d'autres moyens, à la fois économiques et politiques.

Au lieu de se concentrer sur les miettes, les dirigeants palestiniens devraient insister sur les principes de base: la résistance, la libération, une véritable souveraineté, la résolution de la crise des réfugiés, et l’obtention du droit au retour (et de l'égalité) pour tous les Palestiniens.



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