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Sunday, September 06, 2009

L'administration coloniale francaise en Algerie refuse de delivrer un nouveau passeport au frere Salah Eddine Sidhoum

L'administration colonial francaise en Algerie refuse de delivrer un nouveau passeport a Salah Eddine Sidhoum, Sarkosy a peur des resultats des differentes enquetes internationales en cours...


LETTRE OUVERTE A L’OPINION PUBLIQUE ET AUX ONG AUTONOMES

Par Salah Eddine Sidhoum

Encore une fois le pouvoir illégitime d’Alger essaie (vainement) de m’intimider et de me faire taire en refusant de me renouveler mon passeport. En effet, j’ai déposé mon dossier de renouvellement il y a près de deux mois au niveau de la daira de Sidi M’hamed (Alger) et à ce jour le préposé au guichet me réponds à chaque fois que la fiche de police n’est toujours pas revenue au siège de la PJ de Cavaignac !! Alors que normalement le passeport est délivré un mois après le dépôt.


Le 30 août dernier, je reçois par voie postale une convocation de la police judiciaire de Cavaignac (n°2210818 du 19/08/09) me demandant de me présenter au bureau des passeports du dit commissariat !!!


Grand fut mon étonnement de constater qu’au lieu de récupérer normalement mon passeport à la daïra de Sidi M’hamed, je me vois convoqué au bureau des passeports du commissariat de la police judiciaire de Cavaignac !


L’avis des amis avocats et enseignants de droit consultés est qu’il s’agit d’une procédure illégale. Pour eux, tout refus de délivrance du passeport doit être notifié à l’intéressé par écrit par la daïra (selon le décret n° 1.77 du 23/01/77 du JO) et non par convocation de la police judiciaire.
Je me suis présenté ce jour à 9h30 au commissariat de Cavaignac. Après présentation de ma convocation à la dame du bureau des passeports qui m’avait reçu très poliment, cette dernière retira mon dossier et le remit à un certain « Karim » qui après l’avoir feuilleté me signifia que j’avais eu une » affaire » (pour reprendre ses termes) en 1995 (!!!!). Je lui ai répondu poliment que « l’affaire » remontait à 1997 et non en 1995, que j’avais été acquitté en octobre 2003 après un procès politique mémorable et que j’ai eu droit à un passeport en juillet 2004. Très étonné (il ignorait qu’on m’en avait délivré un à cette date), il se retourna vers sa collègue pour lui dire « il a déjà un passeport ?) Confus de son erreur et ne sachant quoi dire, il me demanda de me déplacer au commissariat du 8 ème arrondissement près de l’hôpital Mustapha pour régler mon problème auprès de l’officier Hamache Saïd !!! Le modeste citoyen que je suis, malgré mon âge et le Ramadhan, était devenu une balle de ping-pong, envoyée d’un service à un autre et d’un commissariat à un autre !


Après que j’eux signifié à cet officier de police que j’étais en règle, détenteur d’un passeport normal délivré en 2004 et que je désirais le renouveler par la voie normale, il jeta le dossier sous son clavier d’ordinateur et me demanda de sortir immédiatement en me disant d’aller me plaindre où je veux. Quand je lui ai réclamé son identité, il me répondit avec méchanceté et arrogance : » je suis monsieur WALOU, vas te plaindre où tu veux ».


Ne voulant pas envenimer la situation face à cet agent sans aucune éducation, je suis descendu à la réception et exigé le cahier de doléance pour signaler ce comportement de voyou à ses supérieurs. Une fiche m’a été délivrée aimablement par l’agent de la réception où j’ai signalé l’incident indigne d’une institution censée protéger le citoyen. Des lettres recommandées avec accusé de réception viennent d’être adressées à la présidence de la république et au directeur général de la sureté nationale.


Je rappellerais à l’opinion publique que ces mêmes méthodes d’intimidation avaient été utilisées contre moi en 2004, lors de la demande de renouvellement de mon passeport. La daïra m’avait signifié verbalement que la police avait émis un avis défavorable à la délivrance du document sans me donner les motifs. Après quatre mois de lutte et de mobilisation, la présidence de la république avait ordonné aux autorités concernées de me délivrer immédiatement la passeport. Le même jour (04/07/2004) je fus reçu à Cavaignac par l’officier supérieur, puis à la daïra par un haut fonctionnaire qui me remit le jour-même le document de voyage tout en me présentant des excuses pour cet aléas dû « au zèle de certains policiers » pour reprendre le terme du fonctionnaire, c’est toujours le subalterne qui a tort !


Il est scandaleux que je sois privé de ce droit constitutionnel de voyager librement en dehors des frontières de mon pays alors que durant les cinq dernières années je suis sorti du territoire national sans aucun problème pour participer à de nombreuses réunions politiques, des ONG des droits de l’homme et à des débats télévisés en France , en Suisse et à Doha.


Pourquoi après que la présidence ait ordonné en juillet 2004 aux autorités dites locales de m’établir un passeport, ce fonctionnaire zélé de la PJ me refuse aujourd’hui ce droit ? Est-ce que depuis, la présidence n’a plus d’autorité sur la police ?


Il est clair que ces intimidations mesquines et ces lâches pratiques sont en rapport avec mes activités politiques et de défense des droits de l’homme que je continue d’assumer en tant que citoyen libre par devoir envers mon pays dépecé par un pouvoir illégitime qui en a fait un véritable butin de guerre dont il use et abuse.


Il est tout aussi clair que l’oligarchie insatiable n’a nullement tiré les leçons du passé et pense qu’avec ces méthodes éculées et cette répression d’un autre âge faire taire les volontés libres et engagées de ce pays.


Il faudrait que ce régime illégitime en phase terminale, comprenne une fois pour toutes que le règne de la peur et de la répression est révolu à jamais. Il faudrait aussi qu’il sache que dans cette Algérie défigurée de 2009, il y a encore des hommes et des femmes libres qui restent debout et la tête haute face à la tyrannie et qui savent dire non à l’injustice, comme l’ont fait nos aînés de Novembre.


Nous arracherons nos droits quels que soient les moyens répressifs utilisés contre nous. Dieu fasse qu’il nous arme de patience et de courage pour poursuivre notre combat pour Algérie de toutes et de tous sans exclusion aucune et un Etat de Droit où toutes ce institutions soient respectueuses de tous ses citoyens.


J’en appelle à l’opinion publique nationale et internationale et à toutes les ONG autonomes pour dénoncer ces agissements mesquins –dignes des républiques bananières- contre les libertés individuelles des Algériens opprimés par ce régime illégitime, -car faudrait-il le rappeler, je ne suis pas le seul dans cette situation- et à soutenir notre combat pour les libertés démocratiques et le respect de la dignité humaine.


J’informerai incessamment l’opinion publique des moyens politiques que j’utiliserais pour arracher mon droit à avoir un passeport en tant que citoyen libre.


Salah-Eddine SIDHOUM
Chirurgien.
Alger, le 03 Septembre 2009.

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