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Sunday, January 29, 2012

L'irresponsabilité, le racisme, et le fascisme des elites francaises dans les genocides coloniaux, l'Algerie un exemple flagrant de revisionisme, negationisme qui confine a la follie

Les Enfumades du Dahra: Chambres à gaz grand format! 

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«Je ne suis pas venu demander pardon. », avait déclaré  le président de la république française, M. Nicolas  Sarkozy, lors de sa visite d’ État en Algérie en 2007. L’aveu de culpabilité est contenu dans l’affront fait à ses hôtes, tenus par les convenances inhérentes à l’hospitalité et le sens inné et aigu qu’en a le peuple algérien. Le clash provoqué par le parlement français  avec la nation turque  a eu pour effet de remettre sous les projecteurs les méfaits de la colonisation en Algérie.  L'instrumentalisation de l'histoire pour des besoins électoraux  par le président français est malsaine et surtout pourrait  s'avérer contreproductive tant cette propension à écrire l'histoire à coups d'injonctions légales est loin  de faire le consensus. La loi Gayssot de juillet 1990 est déjà suffisamment controversée à cause des restrictions de la liberté de penser qu'elle induit en  criminalisant tout nouvel éclairage de la vérité historique  pour que Sarkozy s'abstienne de ramener sa fraise en y rajoutant une couche dans ce processus de judiciarisation de la pensée politique et la recherche historique!

En faisant voter cette loi sur la pénalisation de la négation du génocide arménien - mais de quoi je me mèle!- il a trouvé devant lui un président turc  ne transigeant  pas avec les principes quels qu’en soient les enjeux. Il l'avait déjà vaillament prouvé au forum de Davos où il avait interpellé Shimon Pères pour lui rappeler les crimes d'enfants et les massacres de populations civiles palestiniennes commises par Israël, sous le regard médusé de Amr Moussa.  Si Erdogan a derrière lui toute la nation turc, Les députés français , ayant voté la loi voulue par un Sarkozy désespéré par sa cote d'impopularité, eux-mêmes ne seraient pas convaincus. Pascal Boniface affirment que beaucoup d'entre eux se pensent que la loi est "inopportune". Autrement, ils l'auraient voté non pas en se reférant qu'à leurs consciences de représentants du peuple mais sous l'impulsion d'un atavisme soviétique qui se seraient donc bizarement exprimé dans les rangs de l'UMP.





Plus que Amr Moussa à Davos, se sont les officiels algériens qui sont presque gênés et confus qu'Erdogan contre-attaque avec les crimes génocidaires de l'armée française en Algérie du 8 mai 1945. Sur France-2, le présentateur  du JT avec une suffisance certaine réfute l'accusation du président turc sur les chambres à gaz en Algérie. Personnellement, j'ignore si des algériens furent gazés ou pas dans des chambres mais la colonisation a bien expérimenté le gazage en masse de populations réfugiées dans des grottes.

Ghar el Frachih,  ces grottes du Dahra où furent enfumés plus d’un millier de personnes de la tribu des Ouled Ryah, le 18 juin 1845. Des grottes qui se souviendront à jamais qu'ils furent  le théâtre d'une odieuse extermination massive de populations civiles. L'histoire moins oublieuse que ne le suppose ceux qui entendent l'écrire aujourd'hui, en France, à coup d'injonctions légales, retiendra que le crime fut commis contre l'humanité, celle de ces hommes, femmes et enfants pris au piège du refuge qu'ils avaient choisi pour un ultime acte de la résistance devant la soldatesque coloniale.

Le Martyr de cette tribu asphyxiée , parce que, certes, farouche à l’occupation mais sans aucun moyens de défense de nature militaire par une armée menée par des officiers  en proie à la hargne sauvage pour  préparer les territoires à la colonisation  en y semant la mort  avec une haine et une absence de retenue que l’histoire inscrira sur le fronton de l’armée des colonels Pélissier et Bugeaud comme une tache honteuse d’un crime contre l’humanité irrémissible.

En débarquant à Alger le président Nicolas Sarkozy à juger très opportun de lancer à ses hôtes «  je ne suis pas venu demander pardon » ; Ill assume donc globalement et totalement les crimes perpétrés par le colonialisme. L’impudence affichée aggrave la volonté de persister à glorifier les buts poursuivis par la colonisation. Si les Pélissier et autre Bugeaud ont bafoué les valeurs les mieux partagées par les hommes au combat, faisant fi de la dignité algériens vivants, Nicolas Sarkozy a profané la mémoire des victimes,au-delà de tout entendement humain.

Les réminiscences  de l’idéologie raciste qui a prévalu pour justifier la prédation colonialiste des territoires au prix de l’extermination impitoyable des populations y affleurent de la manière la plus éhontée. Cette  doctrine de colonisation de peuplement exécutée sans faire de quartier est assumée dans son discours de Dakar.Il y insulte les africains sans distinction et injurie l’histoire et l’intelligence des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Le plus condamnable restera cette volonté de mettre du fard sur l'horreur.

Les enfumades du Dahra s’inscrivent dans la longue liste des crimes coloniaux imprescriptibles  dont les vaines tentatives à les justifier salissent de manière indélébile l’histoire de leurs auteurs. Des hommes, des femmes  et leurs enfants, désarmés face  à la soldatesque coloniale refugiés dans des poches de survie sont contraints de passer par l’enfer pour rejoindre l’éternité. Le peuple Algérien ne demande pas de repentance pour le déchainement de la barbarie la plus pervers qui s’est abattue sur les populations du Dahra et d’ailleurs. Si ce sentiment est effectivement une manifestation sincère de regrets  qui ennoblit ceux qui sont capables de courage, ils le doivent avant au Dieu qu’ils professent et à la propre conscience. Cependant l’affront fait à la mémoire d’une population décimée dans d’atroces souffrances, en continuant à admettre que le statut de victimes continue à leur être dénié, doit cesser.    C’est de  l’honneur des Algériens autant des Français de rendre cette justice aux populations du Dahra pour que les esprits de tous se rassérènent et que les cœurs s’apaisent.

Les algériens, contrairement aux dogmes fondés sur les préjugés d’une  certaine élite bien-pensante française, n’ont pas de rancœur vis-à-vis du peuple français. Les confiner à un état  pathologique d’aigris de l’histoire, c’est ajouter de l’affront au déni de justice. Tant que l’état français, qui revendique sa continuité historique ne manifeste aucun désir d’expier, par un sursaut d’humilité, les crimes commis en nom, les Algériens ne seraient bien mal avisés de pardonner. Il serait tout aussi malvenu que l’on leur en fasse le procès les culpabilisant pour cette attitude.

Ma conviction est que les algériens sont enclin pardonner, pour peu qu'ils soient  solennellement sollicités. Ils continueront à honorer la mémoire de leurs morts avec une dignité accrue.

L'oubli ne peut être consenti afin accepter que l’horizon des relations avec le peuple français  se mettent au diapason du bleu azur de la méditerranée qui les réunis. Un tel prix serait une vilénie,  une forfaiture collective qui seraient commises à l’encontre de leur propre mémoire, de leur propre l’histoire. Ils n’ont n’en seront jamais capables.

Les algériens attendent sereinement que l’histoire reprenne un cours plus convenable, à la hauteur des ambitions pacifiques des deux peuples pour un avenir fructueux  qu’une coopération mutuellement profitable et empreinte de respect authentique convoquerait pour demain ! il demeurera pour l’éternité que l’histoire de la colonisation  recèle les pages truffées d’actes les plus inhumains infligés aux algériens et notamment aux populations du Dahra. Et si la bravoure et le désir de vivre de son labeur pour cultiver une dynamique de paix et d’amitiés ont repris droit de cité sur ces monts généreux du Dahra, ils  garderont à jamais les stigmates de ceux qu’il suffira d’évoquer les noms pour donner au crime contre l’humanité sa définition la plus révoltante pour en laisser le Jugement à Dieu.

 

 

 

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