Friday, July 04, 2008

WARNING OF AN ISRAELI FALSE FLAG ATTACK IN UAE AND/OR KOWEIT, QATAR, BAHREIN FOR JULY 2008


L'Administration Bush intensifie ses manœuvres secrètes contre l'Iran


Par Seymour Hersh
New Yorker, le 30 juin 2008


Selon des sources militaires, des services secrets et p+/+/

arlementaires, actuelles et anciennes, le Congrès a accepté, en fin d'année dernière, une requête de Président Bush pour financer une escalade majeure des opérations secrètes contre l'Iran. Ces opérations, pour lesquelles le Président a cherché à obtenir jusqu'à 400 millions de dollars étaient décrites dans une Conclusion Présidentielle [Presidential Finding] signée par Bush, sont destinées à déstabiliser la direction religieuse du pays. Ces activités secrètes impliquent le soutien à la minorité arabe Ahwazi et aux groupes Baloutchis et autres organisations dissidentes. Ils incluent aussi la collecte de renseignements sur le programme nucléaire iranien présumé.

Les opérations clandestines contre l'Iran ne sont pas nouvelles. Les Forces d'Opérations Spéciales des Etats-Unis mènent depuis l'année dernière des opérations transfrontalières depuis le sud de l'Irak, avec l'autorisation présidentielle. Celles-ci ont inclus la capture de membres d'Al Quds, l'aile commando de la Garde Révolutionnaire Iranienne, leur transfert en Irak pour les interroger et la recherche de "cibles de haute valeur" dans la guerre contre la terreur du Président. Ces cibles peuvent être capturées ou tuées. Mais la taille et l'étendue de ces opérations en Iran, qui impliquent la CIA et le JSOC (Joint Special Operations Command, le commandement des opérations spéciales interarmes), se sont désormais accrues de façon significative, selon d'anciens et actuels officiels. Un grand nombre de ces activités ne sont pas spécifiées dans la nouvelle Conclusion et des leaders parlementaires se sont posés de sérieuses questions quant à leur nature.

Selon la loi fédérale, une Conclusion Présidentielle, qui est classée secrète, doit être émise lors du lancement d'une opération des services secrets et, au minimum, les leaders Démocrates et Républicains de la Chambre et du Sénat doivent en être informés, ainsi que les membres de haut rang de leurs commissions respectives des renseignements - ce que l'on appelle l'Equipe des Huit. L'argent pour cette opération peut alors être reprogrammé à partir des affectations précédentes, autant que nécessaire, par les commissions parlementaires idoines, qui peuvent aussi être informées.

"Cette Conclusion se concentre à saper les ambitions nucléaires de l'Iran et à essayer d'ébranler le gouvernement de Téhéran au moyen d'un changement de régime", a dit une personne au courant de leur contenu, et implique "de travailler avec des groupes d'opposition et de passer de l'argent". Celle Conclusion envisageait tout un éventail nouveau d'activités au sud de l'Iran et dans les zones, à l'est, où l'opposition baloutche est forte, a-t-il dit.

Bien que certains parlementaires aient été troublés par des aspects de cette Conclusion - et "il y a eu un grand nombre discussions importantes à haut niveau" à ce sujet, selon cette source bien informée -, le financement de cette escalade a été approuvé. En d'autres termes, certains membres de la direction Démocrate - le Congrès est sous contrôle Démocrate depuis les élections de 2006 - étaient d'accord, en secret, pour se joindre à l'Administration, afin d'étendre les activités secrètes dirigées contre l'Iran, tandis que le candidat présumé du parti Démocrate à l'élection présidentielle, Barack Obama, a dit préférer des pourparlers directs et la diplomatie. La demande de financement est arrivée à la même période où l'Administration assumait le NIE (l'Evaluation nationale des renseignements), publié en décembre, qui concluait que l'Iran avait arrêté ses travaux sur les armes nucléaires en 2003.

L'Administration a minimisé la signification du NIE et, tout en disant qu'elle était engagée dans la voie diplomatique, elle a continué à mettre l'accent sur le fait qu'une action urgente était essentielle pour contrer la menace nucléaire iranienne. Le Président Bush a mis en doute les conclusions du NIE, et des responsables de la sûreté nationale, dont le Secrétaire à la Défense Robert Gates et la Secrétaire d'Etat Condoleeza Rice, firent des déclarations similaires. (Tout comme le Sénateur John McCain, le présumé candidat présidentiel républicain.) Pendant ce temps, l'Administration a aussi ravivé les accusations selon lesquelles la direction iranienne a été impliquée dans les tueries de soldats américains en Irak : à la fois directement, en envoyant des unités commandos à l'intérieur de l'Irak, et indirectement, en fournissant des équipements utilisés pour la pose de bombes au bord des routes et autres produits de mort. (La véracité de ses accusations a été mise en doute ; le Times, parmi d'autres, a rapporté qu'il "reste des incertitudes importantes sur l'étendue de cette implication.")

Les dirigeants militaires et civils du Pentagone partagent la préoccupation de la Maison Blanche au sujet des ambitions nucléaires de l'Iran, mais il y a un désaccord sur le fait qu'une frappe militaire serait la solution. Certains officiels du Pentagone pensent, ainsi qu'ils l'ont fait savoir au Congrès et aux médias, que bombarder l'Iran n'est pas une réponse viable à la question de la prolifération nucléaire et que plus de diplomatie est nécessaire.

Un sénateur démocrate m'a dit qu'en fin d'année dernière, lors d'un déjeuner de réunion à huis clos, le Secrétaire de la Défense Robert Gates a rencontré le groupe Démocrate du Sénat. (De telles réunions ont lieu régulièrement.) Gates a mis en garde sur les conséquences si Bush lançait une frappe préventive contre l'Iran, disant, comme le rappelle ce sénateur, "Nous créerons des générations de Djihadistes et nos petits-enfants se battront contre nos ennemis, ici-même, en Amérique." Lors de ce déjeuner, les commentaires de Gates ont étonné les Démocrates et un autre sénateur a demandé à Gates s'il s'exprimait pour Bush et le Vice-président Cheney. Voici la réponse de Gates, m'a dit le sénateur: "Disons juste que je suis ici pour exprimer mon point de vue." (Un porte-parole de Gates a confirmé que celui-ci, lors de cette réunion, avait discuté des conséquences d'une frappe mais qu'il n'avait pas voulu en dire plus sur ses propos, à part contester l'interprétation du sénateur.

La personne bien au courant de cette Conclusion m'a dit que l'état-major interarmées, dont le président est l'Amiral Mike Mullen, "exerçait une très forte pression en sens contraire" à la pression de la Maison Blanche pour entreprendre une frappe militaire contre l'Iran. De la même manière, un conseiller du Pentagone qui est impliqué dans la guerre contre la terreur a dit "qu'au moins dix officiers généraux, dont des commandants aux combats" - les généraux quatre-étoiles qui dirigent les opérations militaires dans le monde entier - "ont pesé le pour et le contre sur cette question".

Le plus critique de ces officiers est l'Amiral William Fallon, qui, jusqu'à récemment, était le chef du Commandement Central des Etats-Unis (CENTCOM) et donc en charge des forces américaines en Irak et en Afghanistan. En mars, Fallon a été forcé de démissionner après avoir donné une série d'interviews exposant ses réserves vis-à-vis d'une attaque armée contre l'Iran. Par exemple, en fin d'année dernière, il avait déclaré au Financial Times que "l'objectif réel" de la politique des Etats-Unis était de changer l'attitude des Iraniens et que "les attaquer, comme moyen d'obtenir ce changement, m'étonne comme n'étant pas le[ur] premier choix."

L'Amiral Fallon a reconnu, lorsque je lui ai parlé en juin, qu'il avait entendu dire que des personnes à la Maison Blanche avaient été contrariées par ses déclarations publiques. "Trop de gens pensent que l'on doit être, soit pour, soit contre les Iraniens", m'a-t-il dit."Soyons sérieux ! Quatre-vingt millions de personnes vivent là-bas et elles sont toutes différentes. L'idée selon laquelle ils sont tous à mettre dans le même panier est un non-sens."

A propos de la guerre d'Irak, Fallon a dit : "Ai-je pesté contre certaines choses qui étaient proposées ? Vous pouvez en être sûr ! Certaines étaient vraiment très stupides."

L'accord donné par les dirigeants Démocrates pour engager des centaines de millions de dollars, en vue de plus d'opérations secrètes en Iran, vaut la peine d'être noté, étant donnée l'inquiétude générale d'officiels tels que Gates, Fallon et de nombreux autres. "Le processus de supervision n'a pas tenu le rythme - il a été coopté" par l'Administration, a dit cette personne au courant du contenu de cette Conclusion. "Le processus est rompu et c'est un truc dangereux que nous sommes en train d'autoriser".

Des Démocrates de premier plan au Congrès m'ont dit qu'ils étaient préoccupés par la possibilité que leur compréhension de l'implication de ces nouvelles opérations diffère de celle de la Maison Blanche. Il y a une question relative à une référence qui se trouve dans les Conclusions, rappelle la personne au courant : une potentielle action létale défensive par les agents américains en Iran. (Début mai, le journaliste Andrew Cockburn a publié des éléments de cette Conclusion dans CounterPunch, le magazine et lettre d'information en ligne.)

Ce langage a été inséré dans cette Conclusion sur l'insistance de la CIA, a dit un ancien agent des renseignements. Les opérations secrètes qui sont exposées dans cette Conclusion se déroulent essentiellement en parallèle à celles du corps expéditionnaire militaire secret, opérant maintenant en Iran, qui se trouve sous le contrôle du JSCO. Selon l'interprétation de la loi par l'Administration Bush, les activités militaires clandestines, contrairement aux opérations secrètes de la CIA, n'ont pas besoin d'être décrites dans une Conclusion, parce que le Président a le droit constitutionnel de commander les forces de combat sur le terrain sans interférence du Congrès. Mais la frontière entre ces opérations ne sont pas toujours claires : en Iran, les agents de la CIA et les correspondants régionaux ont les compétences linguistiques et la connaissance du terrain pour prendre des contacts pour le compte des agents du JSOC, et ils ont travaillé avec eux pour envoyer le personnel, le matériel et l'argent en Iran depuis une base obscure dans l'ouest de l'Afghanistan. En conséquence, le Congrès n'a reçu qu'une vue partielle de la façon dont est utilisé l'argent qu'il a alloué. L'une des missions du corps expéditionnaire du JSOC, la recherche de "cibles de haute valeur", n'était pas directement exposée dans cette Conclusion. Certains parlementaires réalisent de plus en plus que l'Administration Bush, ces dernières années, a regroupé ce qui correspond à une opération de renseignements avec ce qui correspond à une opération militaire, afin d'éviter d'informer complètement le Congrès sur ses agissements.

"C'est une grosse affaire", a dit la personne au courant de cette Conclusion. "La CIA avait besoin de cette Conclusion pour faire son boulot habituel, mais la Conclusion ne s'applique pas au JSOC. Le Président a signé un Décret Présidentiel après le 11 septembre donnant au Pentagone l'autorisation de faire des choses qu'il n'avait jamais pu faire auparavant sans en notifier le Congrès. Il était prétendu que l'armée 'préparait l'espace de bataille' et, en utilisant ce terme, ils pouvaient contourner la surveillance parlementaire. Tout est justifié dans la sémantique pour livrer la guerre mondiale contre la terreur". Il a ajouté, "L'Administration a brouillé les pistes ; d'habitude, il y avait des nuances" - entre les opérations dont les hauts dirigeants parlementaires devaient être informés et celles qui ne devaient pas l'être - "mais maintenant, c'est de la bouillie pour les chats".

"L'agence dit que nous ne nous mettrons pas en position d'aider à tuer des gens sans une Conclusion", m'a dit l'ancien officiel des services secrets. Il se référait à la menace légale à laquelle certains agents sont confrontés pour leur implication dans l'interprétation et les accusations de torture de suspects dans la guerre contre la terreur. "Ceci a fait sauter au plafond les militaires", a-t-il dit. En ce qui concerne la CIA, l'ancien officiel des services secrets a dit : "l'autorisation globale inclut cette de tuer, mais ce n'est pas comme si c'était ce qu'ils se préparaient à faire. C'est une question de collecte d'information, de recrutement de soutiens". La Conclusion envoyée au Congrès était un compromis, apportant une couverture légale à la CIA, tout en se référant à l'utilisation de la force létale en termes ambigus.

Ce langage létal-défensif a conduit certains Démocrates, selon des sources parlementaires au courant de leurs points de vue, à appeler le directeur de la CIA, le général de l'armée de l'Air, Michael V. Hayden, pour un briefing spécial. Hayden a réassuré aux parlementaires que ce langage ne faisait rien d'autre qu'autoriser les agents des Forces Spéciales sur le terrain en Iran à tirer pour s'échapper ou s'ils risquaient d'être capturés ou blessés.

Les Parlementaires furent loin d'être convaincus. Dans la foulée, un député a écrit personnellement au Président Bush insistant sur le fait qu' "aucune action létale, point final" avait été autorisée à l'intérieur des frontières iraniennes. Pour l'instant, il n'a toujours pas reçu de réponse.

Par le passé, des membres du Congrès ont exprimé leur scepticisme sur l'information fournie par la Maison Blanche. Le 15 mars 2005, David Obey, alors le Démocrate de haut rang à la Commission des Affectations de la Chambre, à majorité Républicaine, annonça qu'il mettait de côté un amendement qu'il avait eu l'intention de proposer ce jour-là et qui aurait supprimé tout financement pour les programmes d'espionnage national, à moins que le Président n'accepte de tenir le Congrès complètement informé sur les activités militaires clandestines entreprises dans la guerre contre la terreur. Il avait changé d'avis, dit-il, parce que la Maison Blanche avait promis une meilleure coopération. "L'Exécutif comprend que nous n'essayons pas de leur dicter ce qu'ils doivent faire", a-t-il dit à l'époque dans un discours prononcé depuis l'hémicycle. "Nous essayons simplement de nous assurer que ce qu'ils font est en accord avec les valeurs américaines et qu'ils ne font pas courir d'ennuis au pays."

Obey a décliné tout commentaire sur les spécificités des opérations en Iran, mais il m'a bien dit que la Maison Blanche est revenue sur sa promesse de consulter le Congrès plus à fond. Il a dit : "Je soupçonne que quelque chose est en cours, mais je ne sais pas quoi en penser. Cheney a toujours voulu attaquer l'Iran et s'il disposait de plus de temps il trouverait un moyen de le faire. Nous n'obtenons toujours pas suffisamment d'informations de la part des agences [de renseignement] et j'ai très peu confiance qu'ils nous donnent des informations sensibles."

Pas un seul Démocrate de l'Equipe des Huit - le chef de la majorité au Sénat, Harry Reid, la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, le président de la Commission sénatoriale des renseignements, John D Rockefeller IV, et le président de la Commission des Renseignements de la Chambre, Silvestre Reyes - n'a voulu faire de commentaire sur cette Conclusion, certains disant qu'il s'agissait d'un dossier hautement secret. L'assistant [parlementaire] de l'un des membres de la direction Démocrate a répondu pour lui en indiquant les limites du processus de l'Equipe des Huit. La notification d'une Conclusion, a dit l'assistant, "n'est que cela - une notification et pas une approbation des activités. Une surveillance correcte des activités d'espionnage en cours se fait en informant complètement les membres de la commission des renseignements." Cependant, le Congrès a vraiment les moyens de défier la Maison Blanche une fois qu'une Conclusion lui a été envoyée. Il a le pouvoir de suspendre le financement de toute opération du gouvernement. Les membres Démocrates de haut-rang, de la Chambre et du Sénat, qui ont accès à la Conclusion peuvent aussi, s'ils choisissent de le faire, et s'ils partagent les mêmes préoccupations, parvenir à exercer une influence sur la politique de l'Administration. (Un porte-parole de la CIA a déclaré, "La règle est que nous ne commentons pas dans un sens ou dans l'autre les allégations d'activités secrètes ou de prétendues conclusions." La Maison Blanche a aussi décliné tout commentaire.)

Un membre de la Commission aux Affectations de la Chambre des Députés a reconnu que, même avec une victoire Démocrate en novembre, "cela prendra encore une année avant que nous puissions contrôler les activités des services secrets". Il a poursuivit : "Nous contrôlons l'argent et ils ne peuvent rien faire sans argent. L'argent est le nerf de la guerre. Mais je me méfie beaucoup de cette Administration." Il a ajouté : "Cette Administration a été si secrète."

Une des ironies du départ de Fallon est qu'il était, dans de nombreux domaines, en accord avec le Président Bush sur la menace posée par l'Iran. Ils avaient une bonne relation de travail, m'a dit Fallon, et lorsqu'il gérait CENTCOM, ils étaient en communication régulière. Le 4 mars, une semaine après sa démission, Fallon a témoigné devant la Commission sénatoriale aux Armées, en disant qu'il était "encouragé" par les situations en Irak et en Afghanistan. Concernant le rôle joué par les dirigeants iraniens, il avait déclaré : "Ils n'ont été absolument d'aucune utilité, très nuisibles, et je ne tolère absolument aucune de leurs activités. Et je n'ai toujours pas vu le moindre signe, depuis que je fais ce boulot, qu'une action publique de l'Iran ait pu être d'utilité dans cette région."

Fallon a bien fait comprendre au cours de nos conversations qu'il considérait comme inapproprié de faire publiquement des commentaires sur le Président, le Vice-président ou les Opérations Spéciales. Mais il a dit qu'il avait entendu que des gens à la Maison Blanche s'étaient "battus" contre ses points de vue concernant l'Iran. "Lorsque je suis arrivé à CENTCOM, les Iraniens finançaient toutes les entités à l'intérieur de l'Irak. Il était dans leur intérêt de nous faire partir et ils ont donc décidé de tuer autant d'Américains qu'ils pouvaient. Et pourquoi pas ? Ils ne savaient pas qui prendrait les rênes mais ils voulaient nous voir partir. J'ai décidé que je ne pouvais pas résoudre la situation en Irak sans ses voisins. Pour résoudre ce problème en Irak, nous avons dû, d'une manière ou d'une autre, impliquer l'Iran et la Syrie. J'ai dû travailler le voisinage."

Fallon m'a raconté qu'il ne s'était pas concentré sur la question nucléaire iranienne ou sur un changement de régime là-bas, mais que sa préoccupation avait été d' "éteindre les incendies en Irak". Il y avait des discussions constantes à Washington et sur le terrain sur la manière de s'engager contre l'Iran et, concernant l'option du bombardement, Fallon a dit qu'il pensait que "cela se produirait seulement si les Iraniens faisaient quelque chose de stupide."

La mise à la retraite anticipée de Fallon semble toutefois avoir été provoquée, non seulement par ses commentaires négatifs concernant le bombardement de l'Iran, mais aussi par sa croyance très forte en la chaîne de commandement et son insistance pour être informé sur les Opérations Spéciales dans son domaine de responsabilité. L'un des défenseurs de Fallon est le général de la Navy à la retraite, John J. (Jack) Sheehan, dont la dernière affectation était celle de commandant en chef du Commandement Atlantique Américain, où Fallon était son adjoint. L'année dernière, Sheehan a rejeté une proposition de la Maison Blanche de devenir le "tsar" du Président pour les guerres en Irak et en Afghanistan. "L'une des raisons pour laquelle la Maison Blanche l'avait choisi pour CENTCOM était qu'il est connu pour être un penseur stratégique et qu'il avait démontré ces qualités dans le Pacifique", m'a confié Sheehan. (Fallon a servi comme commandant en chef des forces armées dans le Pacifique de 2005 à 2007.) "Il fut chargé de trouver une stratégie d'ensemble cohérente pour l'Iran, l'Irak et l'Afghanistan et, en vertu de la loi, le commandant des combats est responsable de toutes les opérations militaires dans sa zone d'opération. Cela ne s'est pas produit", a dit Sheehan. "Lorsque Fallon a essayé de comprendre toutes les activités secrètes manifestes menées par l'armée dans sa zone de responsabilité, un petit groupe à la Maison Blanche l'en a empêché".

La loi citée par Sheehan est le Defense Reorganization Act de 1986, connu sous le nom de Goldwater-Nichols, qui définissait la chaîne de commandement : du Président au Secrétaire à la Défense, en passant par le président de l'état-major interarmées et ensuite vers les différents commandants des combats, auxquels étaient confiée la charge de tous les aspects des opérations militaires, y compris les entraînements interarmes et la logistique. Cette autorité, exposait la loi, ne devait pas être partagée avec d'autres échelons du commandement. Mais l'Administration Bush, dans sa guerre mondiale contre la terreur, a institué une nouvelle politique qui sapait l'autorité des commandants en chef ; par exemple, elle donnait aux équipes des Opérations Spéciales, au niveau du commandement militaire partout dans le monde, la plus grande priorité pour assurer le soutien et l'équipement. Ces dernières années, la dégradation de la chaîne traditionnelle de commandement a été un point de tension entre la maison Blanche et les militaires en uniforme.

"La cohérence de la stratégie militaire s'érode à cause de l'influence civile indue et de la direction des opérations militaires non conventionnelles", a dit Sheehan. "Si vous avez des petits groupes qui planifient et conduisent des opérations militaires sans que le commandant des combats le sache et le contrôle, par défaut, vous ne pouvez pas avoir une stratégie militaire cohérente. Vous finissez avec un désastre, comme le sont les efforts de reconstruction en Irak."

L'Amiral Fallon, qui est connu sous le nom du Renard (Fox), avait conscience qu'il serait confronté à des difficultés particulières en tant que premier commandant de la Navy à diriger CENTCOM, qui avait toujours été dirigé par un commandant de l'Armée de terre, m'a dit l'un de ses collègues militaires. Il avait aussi conscience que la communauté des Opérations Spéciales serait un problème. "Le Renard m'a dit qu'il y avait plein de trucs pas nets qui se déroulaient aux Opé Spéciales et je lui ai dit qu'il devait se faire une idée sur ce qu'ils tramaient vraiment", a dit le collègue de Fallon. "Les types des Opé Spéciales finirent par se rendre compte qu'ils avaient besoin du Renard et ils ont donc commencé à lui parler. Le Renard aurait remporté son combat contre les Opé Spéciales s'il n'y avait eu Cheney".

Le conseiller du Pentagone a dit la chose suivante : "Fallon a été éliminé parce que, à sa manière, il essayait de prévenir une guerre contre l'Iran et on doit l'admirer pour cela."

Ces derniers mois, selon les médias iraniens, il y a eu une montée en puissance de la violence en Iran. Cependant, à ce stade précoce il est impossible d'en attribuer le crédit aux activités de la CIA ou du JSOC ou d'évaluer leur impact sur la direction iranienne. Les reportages de presse sur l'Iran sont minutieusement contrôlés par le Colonel de l'Armée de l'Air à la retraite, Sam Gardiner, qui a enseigné la stratégie au National War College et qui conduit à présent des jeux de guerre centrés sur l'Iran, par le gouvernement fédéral, les groupes de réflexion et les universités. La presse iranienne "est très ouverte pour décrire les tueries qui ont lieu à l'intérieur du pays", a dit Gardiner. C'est, dit-il, "une presse contrôlée qui considère qu'il est plus important de publier ces choses. Nous commençons à voir à l'intérieur du gouvernement." Il a ajouté, "Pratiquement, pas un seul jour ne se passe aujourd'hui où nous ne voyons pas d'affrontement quelque part. Il y a eu trois ou quatre incidents au cours d'un des derniers week-ends et les Iraniens donnent même les noms des officiers des Gardes Révolutionnaires qui ont été tués."

Au début de l'année, un groupe Ahwazi, partisan de la lutte armée, a revendiqué avoir assassiné un colonel de la Garde Révolutionnaire, et le gouvernement iranien a reconnu qu'une explosion avait eu lieu dans un centre culturel à Shiraz, au sud du pays, qui avait tué au moins douze personnes et en avait blessé plus de deux cents et que c'était un acte terroriste et non pas, comme il avait insisté plus tôt, un accident. On ne pouvait pas savoir s'il y avait une implication américaine dans un incident spécifique en Iran, mais, selon Gardiner, les Iraniens ont commencé à accuser publiquement les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et, plus récemment, la CIA, pour certains de ces incidents. La CIA a été impliquée dans un coup d'Etat en Iran en 1953 et son soutien au régime impopulaire du Shah Mohammed Reza Pahlavi - qui fut renversé en 1979 - a été condamné pendant des années par les mollahs au pouvoir à Téhéran, ce qui a eu un grand effet. "Le nec plus ultra pour les Iraniens - accuser la CIA", a dit Gardiner. "C'est nouveau et c'est une escalade - une augmentation de la tension. Cela renforce le soutien au régime et montre au peuple qu'il y a une menace continue de la part du 'Grand Satan'." Selon le point de vue de Gardiner, la violence, plutôt que l'affaiblissement du gouvernement religieux iranien, pourrait lui générer un soutien.

Beaucoup de ces activités pourraient être entreprises sur le terrain par les dissidents en Iran et non pas par les Américains. Un problème pour "passer l'argent" (pour reprendre l'expression de la personne qui connaît cette Conclusion) dans un cadre secret est qu'il est difficile de contrôler où va l'argent et à qui il bénéficie. Néanmoins, l'ancien responsable des renseignements a dit : "Nous sommes exposés, à cause de notre transfert d'armes et de notre matériel de communication. Les Iraniens auront la capacité de prendre pour argument que l'opposition a été inspirée par les Américains. Combien de fois avons-nous essayé ceci sans poser les bonnes questions ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?" Une conséquence possible de ces opérations seraient des mesures sévères violentes iraniennes contre les groupes dissidents, ce qui donnerait à l'Administration Bush une raison d'intervenir.

La stratégie consistant à utiliser les minorités ethniques pour ébranler l'Iran est viciée, selon Vali Nasr, qui enseigne la politique internationale à la Tufts University et qui est aussi membre du comité de direction du CFR (Council on Foreign Relations). "Ce n'est pas parce que le Liban, l'Irak et le Pakistan ont des problèmes ethniques que cela signifie que l'Iran est confronté à la même question", m'a dit Nasr. "L'Iran est un vieux pays - comme la France ou l'Allemagne - et ses citoyens sont tout aussi nationalistes. Les Etats-Unis surestiment la tension ethnique en Iran." Les groupes minoritaires avec lesquels les Etats-Unis établissent le contact sont soit bien intégrés soit petits et marginaux, sans beaucoup d'influence sur le gouvernement ou beaucoup de capacité à représenter un challenge politique, a dit Nasr. "On peut toujours trouver des groupes militants qui iront tuer un policier, mais travailler avec les minorités se retournera contre nous et nous aliènera la majorité de la population."

Il se peut que l'Administration ait été d'accord pour compter sur les organisations dissidentes en Iran, même lorsqu'il y avait une raison de croire que ces groupes avaient monté dans le passé des opérations contre les intérêts américains. L'utilisation des éléments baloutchis, par exemple, est problématique, m'a dit Robert Baer, un ancien agent secret de la CIA qui a travaillé pendant près de deux ans en Asie du Sud et au Moyen-Orient. "Les Baloutchis sont des fondamentalistes sunnites qui haïssent le régime de Téhéran, mais on peut les décrire comme faisant partie d'Al-Qaïda", m'a dit Baer. "Se sont des types qui coupent la tête des incroyants - et dans ce cas, [les incroyants] sont les Chiites iraniens. L'ironie est qu'une nouvelle fois, nous travaillons avec des fondamentalistes sunnites, exactement comme nous l'avons fait en Afghanistan dans les années 80." Ramzi Youssef, qui a été condamné pour son rôle dans l'attentat à la bombe du World Trade Center en 1993, et Khaled Cheikh Mohammed, qui est considéré comme l'un des planificateurs des attaques du 11 septembre, sont des fondamentalistes sunnites baloutchis.

L'un des groupes le plus actif et le plus violent aujourd'hui contre le régime en Iran est le Djoundallah, connu aussi sous le nom de Mouvement de la Résistance du Peuple Iranien, qui se décrit lui-même comme une force de résistance qui se bat pour les droits des Sunnites en Iran. "C'est une organisation salafiste vicieuse dont les fidèles ont suivi les cours de la même madrasa que les Taliban et les extrémistes pakistanais. Ils sont soupçonnés d'avoir des liens avec Al-Qaïda et on pense aussi qu'ils sont liés à la culture du pavot." Le Djoundallah a endossé la responsabilité de l'attentat à la bombe d'un bus rempli de soldats de la Garde Révolutionnaire, en février 2007. Au moins 11 membres de la Garde ont été tués. Selon Baer et les reportages de presse, le Djoundallah fait partie des groupes en Iran qui bénéficient du soutien américain.

Les communautés de la CIA et des Opérations Spéciales ont aussi des liens de longue date avec deux autres groupes dissidents en Iran : le Moudjahidin-e-Khalq, connu en Occident sous le sigle M.E.K., et un groupe séparatiste kurde, le Parti pour une Vie Libre au Kurdistan, le PJAK.

Le M.E.K. est sur la liste terroriste du Département d'Etat depuis plus de dix ans. Pourtant, ces dernières années, ce groupe a reçu des armes et des renseignements, directement ou indirectement, des Etats-Unis. Une partie de ces fonds secrets nouvellement autorisés, m'a dit le conseiller du Pentagone, pourrait très bien atterrir dans les coffres du M.E.K. "Le nouveau corps expéditionnaire travaillera avec le M.E.K. L'Administration attend désespérément des résultats". Il a ajouté, "Le M.E.K. n'a pas d'expert-comptable qui vérifie ses comptes et l'on pense que ses dirigeants se sont remplis les poches pendant des années. Si les gens savaient ce que touche le M.E.K. et les sommes qui atterrissent sur ses comptes bancaires ! Et pourtant, cela est pratiquement inutile pour les objectifs qu'attend l'Administration."

Le parti kurde, le PJAK, que l'on a aussi rapporté comme bénéficiant secrètement des largesses des Etats-Unis, mène des actions contre l'Iran depuis des bases au Nord de l'Irak, depuis au moins trois ans. (L'Iran, comme l'Irak et la Turquie, a une minorité kurde, et le PJAK et les autres groupes ont recherché l'autodétermination sur un territoire qui est à cheval sur ces trois pays.) Ces dernières semaines, selon Sam Gardiner, le stratège militaire, il y a eu une nette augmentation des engagements armés du PJAK contre les Iraniens et des attaques terroristes contre des cibles iraniennes. Début juin, l'agence de presse Fars a rapporté qu'une douzaine de membres du PJAK et quatre gardes frontières iraniens avaient été tués dans un affrontement près de la frontière irakienne ; une attaque similaire en mai avait tué trois Gardes Révolutionnaires iraniens et neuf combattants du PJAK. Le PJAK a aussi soumis la Turquie, un membre de l'OTAN, a des attaques terroristes répétées et le soutien américain dont bénéficierait ce groupe a été une source de friction entre les deux gouvernements.

Gardiner a aussi mentionné un voyage que le Premier ministre irakien, Nouri al-Malaki, a fait à Téhéran en juin. A son retour, Maliki a annoncé que son gouvernement interdirait tout contact entre des étrangers et le M.E.K. - une gifle pour les Etats-Unis qui traitent avec ce groupe. Maliki a déclaré que l'Irak ne voulait pas être le terrain où se préparent les opérations secrètes contre les autres pays. C'était un signe, a dit Gardiner, que "Maliki choisit de plus en plus les intérêts de l'Irak plutôt que ceux des Etats-Unis." En ce qui concerne les accusations américaines de l'implication iranienne dans la mort de soldats américains, a-t-il dit, "Maliki est réticent à jouer le jeu consistant à accuser l'Iran." Gardiner a ajouté que le Pakistan venait juste d'accepter de remettre un dirigeant du Djoundallah au gouvernement iranien. Les opérations secrètes de l'Amérique, dit-il, "semblent nuire aux relations avec les gouvernements, à la fois de l'Irak et du Pakistan, et pourraient bien renforcer le lien entre Téhéran et Bagdad."

La dépendance de la Maison Blanche sur des agents douteux et sur des plans impliquant une action létale possible à l'intérieur de l'Iran a soulevé tant la colère que l'inquiétude au sein des Opérations Spéciales et des communautés du renseignement. On pense que les opérations du JSOC en Iran sont façonnées sur un programme qui a, avec quelques réussites, utilisé des mandataires pour viser la direction Taliban dans les territoires tribaux du Waziristân, le long de la frontière pakistano-afghane. Mais les situations au Waziristân et en Iran ne sont pas comparables.

Au Waziristân, "ce programme marche parce qu'il est petit et que des types intelligents le gèrent", m'a raconté l'ancien responsable des renseignements. "Il est exécuté par des professionnels. La NSA, la CIA et la DIA" - l'Agence des Renseignements Militaires - "sont là, sur le terrain, avec les Forces Spéciales et les renseignements pakistanais, et ils s'occupent de types vraiment méchants." Il a ajouté, "Nous devons vraiment faire très attention lorsque nous demandons l'intervention des missiles. Nous devons toucher certaines maisons à certains moments. Les gens sur le terrain observent à la jumelle à une distance de quelques centaines de mètres et donnent les localisations, en latitude et en longitude. Nous laissons rôder le Prédateur, jusqu'à ce que les cibles localisent une maison et nous devons nous assurer que nos hommes sont suffisamment loin afin de ne pas être touchés." L'une des victimes la plus importante de ce programme, m'a dit l'ancien responsable, était Abou Laith al-Libi, un haut commandant Taliban, qui aurait été tué le 31 janvier dans une frappe de missile qui a tué aussi onze autres personnes.

Une dépêche publiée le 26 mars par le Washington Post faisait état d'un nombre croissant de frappes couronnées de succès contre les Taliban et d'autres unités d'insurrection dans les zones tribales du Pakistan. Un article complémentaire faisait remarquer qu'en riposte les Taliban avaient tué "des douzaines de personnes" soupçonnées d'avoir donné des informations aux Etats-Unis et à leurs alliés sur les allées et venues des dirigeants Taliban. On pense qu'un grand nombre de ces victimes étaient des espions américains et leurs exécutions - dans un cas, une décapitation - furent enregistrées sur vidéo et distribuées par DVD pour mettre en garde les autres.

Il n'est pas simple de reproduire ce programme en Iran. "Tout le monde se querelle sur la liste de cibles de haute valeur", a dit l'ancien responsable des renseignements. "Les gars des Opé Spéciales sont énervés parce que le cabinet de Cheney fixe les priorités sur des catégories de cibles et il est désormais impatient et exerce des pressions pour obtenir des résultats. Mais cela prend beaucoup de temps pour que les bonnes personnes soient en place."

Le conseiller du Pentagone m'a dit, "Nous avons eu d'excellents résultats dans la Corne de l'Afrique avec l'utilisation d'indicateurs et de leurres - des tactiques basiques de contre-espionnage et de contre-insurrection. Et nous avons commencé à les embrouiller en Afghanistan. Mais la Maison Blanche va tuer ce programme si elle l'utilise contre l'Iran. C'est une chose de s'engager dans des frappes et des assassinats sélectifs au Waziristân et cela en est une autre en Iran. La Maison Blanche pense que la même chose peut s'appliquer partout, mais les questions légales entourant les assassinats extrajudiciaires au Waziristân sont moins un problème parce qu'Al-Qaïda et les Taliban traversent la frontière pour entrer en Afghanistan et en revenir, souvent avec les forces de l'OTAN à leur poursuite. La situation n'a rien d'aussi clair dans le cas de l'Iran. Toutes les considérations - judiciaires, stratégiques et politiques - sont différentes en Iran."

Il a ajouté, "Il y a une immense opposition au sein de la communauté des renseignements à l'idée de livrer une guerre secrète à l'intérieur de l'Iran et d'utiliser les Baloutchis et les Ahwazis comme substituts. Les dirigeants de notre communauté des Opérations Spéciales ont tous un courage remarquable, mais ils sont moins enclins à exprimer leur opposition à cette politique. L'Iran n'est pas le Waziristân."

Un sondage de l'institut Gallup réalisé en novembre dernier, avant que le NIE ne soit rendu public, trouvait que 73% de ceux qui avaient été interrogés pensaient que les Etats-Unis devaient utiliser l'action économique et la diplomatie pour stopper le programme nucléaire iranien, tandis que 18% seulement étaient favorables à une action militaire directe. Les Républicains sont deux fois plus disposés que les Démocrates à soutenir une frappe militaire. La lassitude avec la guerre en Irak a sans aucun doute affecté la tolérance du public pour une attaque contre l'Iran. Toutefois, l'humeur pourrait changer rapidement. Le potentiel pour une escalade est devenu clair début janvier, lorsque cinq bateaux patrouilleurs iraniens, que l'on pense avoir été sous le commandement des Gardes Révolutionnaires, ont fait une série de gestes agressifs en direction de trois navires de guerre de la Navy qui naviguaient à travers le Détroit d'Ormuz. Les reportages initiaux de cet incident, rendu public par le bureau de presse du Pentagone, disaient que les Iraniens avaient proféré des menaces par radio de bateau à bateau, de "faire sauter" les navires américains. Lors d'une conférence de presse de la Maison Blanche, le Président, le jour de son départ pour un voyage de huit jours au Moyen-Orient, a dit que cet incident est une "dangereuse provocation" et il y a eu, très brièvement, un sentiment de crise et d'indignation vis-à-vis de l'Iran. "NOUS SOMMES A DEUX MINUTES DE LA GUERRE" a titré un quotidien britannique.

Cette crise fut rapidement désamorcée par le vice-Amiral Kevin Cosgriff, le commandant des forces navales dans la région. Aucun tir de semonce n'a eu lieu, a déclaré l'Amiral au corps de presse du Pentagone le 7 janvier, via une téléconférence depuis son QG à Bahreïn. "Oui, c'est plus sérieux que ce que nous avions considéré, mais, pour remettre les choses dans leur contexte, nous communiquons vraiment régulièrement avec les Gardes Révolutionnaires et leur Marine ", a dit Cosgriff. "Je n'ai pas eu le sentiment en lisant les rapports que je recevais qu'il y avait une raison d'être effrayé par ces cinq bateaux."

La prudence de l'Amiral Cosgriff était parfaitement fondée : en une semaine, le Pentagone a reconnu qu'il ne pouvait pas identifier avec certitude les bateaux iraniens comme source de la transmission radio scandaleuse. Des reportages de presse ont suggéré à la place que leur provenance était celle d'un farceur, connu depuis longtemps pour envoyer de faux messages dans la région. Néanmoins, le comportement de Cosgriff mit Cheney en colère, selon l'ancien responsable des renseignements. Mais une leçon a été apprise de cet incident : le public avait soutenu l'idée d'une riposte et demandait même pourquoi les Etats-Unis n'en avaient pas fait plus. Cet ancien responsable a dit que, quelques semaines plus tard, une réunion a eu lieu dans le bureau du vice-Président. "Le sujet était comment créer un casus belli entre Téhéran et Washington," a-t-il dit.

En juin, le Président Bush s'est rendu en Europe pour une tournée d'adieu. Il a pris le thé avec la Reine Elizabeth II [d'Angleterre] et a dîné avec Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Les affaires sérieuses se sont déroulé à huis clos et ont impliqué une série de réunions sur un nouvel effort diplomatique pour persuader les Iraniens d'arrêter leur programme d'enrichissement d'uranium. (L'Iran soutient que son programme d'enrichissement n'a que des objectifs civils et qu'il est légal, en vertu du Traité de Non-Prolifération Nucléaire - le TNP.) [N. du T. : Ce qui est parfaitement exact] La Secrétaire d'Etat Rice a été impliquée pour développer un nouvel ensemble de mesures d'encouragement. Mais la position essentielle de négociation de l'Administration a semblé inchangée : des pourparlers ne peuvent avoir lieu tant que l'Iran n'a pas arrêté son programme. Les Iraniens ont régulièrement et catégoriquement rejeté cette condition préalable, laissant la situation diplomatique dans l'impasse ; ils n'ont pas encore répondu officiellement à ces nouvelles offres.

L'impasse continue alarme de nombreux observateurs. Joschka Fischer, l'ancien ministre allemand des affaires étrangères, a écrit récemment dans un article de presse qu'il pourrait "être possible de ne pas geler le programme nucléaire iranien pour la durée des négociations, afin d'éviter une confrontation militaire avant qu'elles ne soient achevées. Si cette nouvelle tentative devait échouer, les choses deviendraient rapidement sérieuses. Mortellement sérieuses." Lorsque je lui ai parlé la semaine dernière, Fischer, qui a des contacts étendus dans la communauté diplomatique, a dit que la toute dernière approche européenne incluait un nouvel élément : que les Européens et les Etats-Unis étaient prêts à accepter quelque chose de moins qu'un arrêt complet de l'enrichissement comme étape intermédiaire. "Cette proposition dit que les Iraniens doivent cesser de fabriquer des centrifugeuses et l'autre camp mettra un terme à toutes les activités supplémentaires de sanction au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies", a dit Fischer, bien que l'Iran doive toujours geler ses activités d'enrichissement lorsque les négociations officielles commenceront. "Ceci pourrait être acceptable pour les Iraniens - s'ils font preuve de bonne volonté."

La grande question, a ajouté Fischer, se trouve à Washington. "Je pense que les Américains sont profondément divisés sur la question de ce qu'il fait faire au sujet de l'Iran", a-t-il dit. "Certains officiels sont préoccupés par les retombées d'une attaque militaire et d'autres pensent qu'une attaque est inévitable. Je connais les Européens, mais je n'ai aucune idée jusqu'où iront les Américains sur cette question."

Il y a une autre complication : la politique présidentielle américaine. Barack Obama a déclaré que s'il est élu, il entamerait des pourparlers avec l'Iran sans conditions préalables qui "iraient à l'encontre du but recherché" (toutefois, seulement après que le terrain diplomatique aura été balisé). Cette position a été vigoureusement critiquée par John McCain. Le Washington Post a cité récemment Randy Scheunemann, le directeur de campagne de McCain pour les questions de sûreté nationale, qui a exposé que McCain soutient la position de la Maison Blanche et que ce programme doit être suspendu avant d'entamer les pourparlers. Ce qu'Obama propose, dit Scheunemann, "est une politique unilatérale de rencontre au sommet façon cow-boy."

Scheunemann, qui est connu pour être un néoconservateur, est aussi le canal le plus important de communication avec la Maison Blanche pour la campagne de McCain. Il est un ami de David Addington, le chef de cabinet de Dick Cheney. J'ai entendu des comptes-rendus qui diffèrent sur l'influence de Scheunemann sur McCain ; Bien que certaines personnes proches de la campagne de McCain parlent de lui comme d'un possible conseiller à la sûreté nationale, d'autres disent qu'il n'est pas une personne prise au sérieux tandis "qu'il dit à Cheney et aux autres ce qu'ils veulent entendre". C'est ce qu'affirme l'un des conseillers de McCain.

On ne sait pas si McCain, qui est le Républicain de plus haut rang à la Commission sénatoriale sur les forces armées, a été officiellement informé des opérations en Iran. Lors de la conférence annuelle de l'AIPAC [le tout-puissant lobby d'Israël aux Etats-Unis] en juin, Obama a répété son engagement pour une "stricte diplomatie de principe". Mais il a aussi dit, comme McCain, qu'il garderait la menace d'une action militaire contre l'Iran sur la table.

http://questionscritiques.free.fr/dossiers/Seymour_Hersh/Iran_Etats-Unis_Cheney_guerre_300608.htm

Thursday, July 03, 2008

Arab Modernists: Western Schemes with New Tricks


Written by Bishr Ahmed,


We have been reminded in a recent JumahPulse article of the RAND's recipe to rebuild Islam, a project engineered by Cheryl Bernard. The impact of the RAND report is not only being felt in the West: Bernard's schemes and ideas are being parroted in Arab countries too.

Arab modernists, usually depicted as "thinkers", "philosophers" or even self-styled ulama, adopt and advocate western views on how to deal with the Quran, mimicking the underlying justifications that paved the way for the reformation of Christianity and Judaism.

In the last two decades, these "thinkers" started deploying western philosophies or methodologies of language to circumvent well-established rulings that have been provided for in the Quran or have been properly derived from it in accordance with the special discipline of usul-al-fiqh, the foundation of shari'ah.

This circumvention is a prerequisite to RAND's attempt to reengineer and reconstruct Islam. In the following paragraphs we will examine but a few aspects of the approach adopted by Arab modernists for interpreting the Quran, with a view to highlighting some of the weaknesses of the approach and the irrationality of applying it - instead of the rules of usul - to the Quran.

An Old Story

A distinct trend to undermine the divine basis of the Quran can be detected in modern history. From William Gladstone (1809-98), the British Primer Minister who once stated in the House of Commons that "as long as the Qur'an remains in the world, there would be no peace in the world", to Pope Benedict VIX, who attempted to link Islam with violence, it would be possible to compile a long list of statements reiterating the same falsehood.

In addition, the deception that the Quran conflicts with scientific facts was vainly peddled, at least in the Arab world, during the first half of the twentieth century. This is similar to our main theme of utilising post-modernist language philosophies to attack the Quran because both approaches meretriciously pose as academic, scientific discourses and aim to isolate Muslims from their belief in the Quran as wahy, the revealed word of Allah.

Opportunistically trying to benefit from the fascination of scientific discoveries in the early twentieth century, a suspicious call arose that the Quran apparently contained verses that were inconsistent with recent scientific discoveries. In light of this call, writers started adopting a new method to interpret the Quran, and for that matter the ahadith and sirah, in accordance with the scientific theories of the time, even if this entailed twisting verses of the Quran.

Thus, Mohammad Abduh, an Egyptian sheikh trained partly in France, adopted such an approach in his writings. In his interpretation of the Quran, for instance, Abduh argued that the miracles mentioned in the Quran should be interpreted in a scientific manner. Thus, Abduh took the view that the tayrun ababeel (the birds described in Surah Al-Fil) which were sent with stones to turn back an army attacking the Ka'bah are a metaphoric reference to a disease that spread amongst that army.

In this interpretation, Abduh turned a blind eye to the apparent and ordinary meaning of words and to the simple rules of interpretation which tell us that apparent and explicit meaning should not be departed from without a good reason derived from the text or context. Abduh gave no reasons other than referring to his preferred approach, overlooking that the context in Surah Al-Fil is to show the power of Almighty Allah. Abduh also ignored the historical narrations of birds dropping stones literally, and ignored even pre-Islamic poetry that recorded the event. He further argued that even jinn could be interpreted as bacteria or the like. Since jinn belong to the unseen world, they ought to be understood in such a way as a scientific mind would accept it, according to Abduh.

Another example of this approach comes from a book on sirah entitled "The Life of Muhammad" and written by another Egyptian writer, Haykal. The author declared frankly in his book that he would not restrict himself to the narrations of sirah, even sahih narrations, so long as they conflicted with science (in the mind of the author). Thus, narrations of material miracles in the life of Prophet Muhammad (PBUH) were all metaphoric since they contradicted scientific rules.

Scholars have responded and rejected this approach by refuting the purported contradiction between the Quran and science - exposing the methodological error in an approach which attempted to extend the scientific method beyond the boundaries of science - and by emphasizing the settled objective rules of interpretation. Sheikh Mustafa Sabri, the grand mufti or sheikh-ul-Islam in the last years of the Ottoman Empire, was one of those who answered this deception that was aiming to swindle Muslims out of their belief in wahy. He even pointed out that the works of Abduh and the like were aimed at introducing into Islam a movement like those of Calvin and Martin Luther in Christianity.

Indeed, in addition to the efforts of the scholars, time and science in and of themselves have derided the call of Abduh and his ilk. As science advanced over the years, more and more scientific facts proved to match the text of the Quran directly or indirectly. French physician Maurice Bucaille explored the amazing conformity between the words of the Quran and the known scientific facts about the universe. One may refer to the works of the Egyptian Professor Zaghloul Al-Najjar for a voluminous scientific account on this topic.

The New Scenario: The Attack on Language

As the scientific spin died away, the old story has continued with a new scenario, all the while maintaining the same plot of isolating Muslims from the Quran. This time language itself is being attacked so that the meanings of the Quran can be undermined. Arab modernists have become self-declared interpreters of the Quran who deploy "hermeneutics", "humanism", "structuralism" or "deconstructionism" as a basis for their interpretation methods. While these approaches are not identical, all of them are manifestations of a materialist worldview that treats everything, including language and the human being as such, as an intrinsic part of matter.

Arab modernists deny the possibility of there being definite meanings to words. They free themselves from any objective means of interpretation, and therefore conveniently dispense with any objective standards, perceived truth, or maxims derived from a text. To them, language is very individualistic with no literal or conventional meanings. Applying such methods to the interpretation of the Quran, they discard the fatawa of ulama and use their own techniques to reach their own personal preferences. With their approach, modernists effectively subvert the meanings of words.

For example, new standards of modesty, far from hijab, are advocated on the basis of a so-called "contemporary reading" of religious texts. This is justified by deriving a particular meaning for a key word in the abstract, and then imposing it on the text regardless of the context of the relevant verse of the Quran, the ordinary meaning of the word, the hadith which explains the verse, etc.

Thus, women have been ordered to extend their "jalabib" to cover their chests, described in the Quran as "juyub". On the basis of one abstract meaning of the word "jayb" (the singular form of juyub), some modernists have argued that the word means "a natural fissure or cleft", hence what must be covered is anything akin to a natural cleft in the body like a woman's chest and genitals. Their argument leads to the conclusion that any style of clothing from a jilbab or 'abayah (a long garment) to something that is little more than a bikini does conform with shari'ah. According to them, the Quran does not require Muslim women or men to dress in a particular way, and has left it for existing customs to dictate subject only to covering the "juyub" as interpreted by modernists.

That is but one example of the modernists' fraud. Any sensible person would realize immediately the obvious fallacies inherent in the modernists' approach. They purport to make the Quran subordinate to the customs and existing realities in a society at a given time. Therefore, they generally argue that the Quran contains no detailed shari'ah but only sets minimums and maximums within which a spectrum of varying solutions is open to people to work out according to their specific time and place. This is totally ignoring the divine characteristics of the Quran. The Quran guides Muslims to a particular Islamic way of life deemed best for the individual and the society. No particular Islamic way of life could ever be imagined, let alone practiced, where Islamic rules and standards are subject to facts that change with time and differ from one society to another.

Modernists argue that even the ulama throughout Islamic history have been influenced by the peculiar realities of their time when passing their fatawa, realities which are irrelevant to our contemporary time. Or, more arrogantly, modernists argue that ulama over hundreds of years have failed to adopt the correct methodology of interpreting the Quran according to the features of language as discovered by the modernists!

Rejecting any definite understanding of the Quran, modernists make the interpretation of the Quran a product of ever-changing social and economic facts. One may not be surprised with this approach if it is realised that some of its advocates are veteran Marxists, who have all of a sudden become concerned with how to understand and apply the shari'ah. This also explains some modernists' concurrence with Darwinism and their vain attempts to accommodate it within verses of the Quran "by hook or by crook". The fact that their approach would not prevent them from maintaining their materialist worldview or way of life reveals the deception in their claims to have changed their ideological position.

The idiocy in the modernists' approach may be further exposed when one follows their "Islamic standards and rules" to their inevitable conclusion - that every society and legal system existing in the world can be described as Islamic. While all nations and legal systems claim to seek justice, benefit, modesty and freedom, they differ on their paths and solutions. Hence, for instance, the distinct world legal systems. Therefore, while Islam also aims at realizing these values, there are distinct Islamic standards and solutions that are prescribed to define and realize them. By such specific rules and standards, shari'ah manifests itself as a distinct way of life.

Furthermore, the modernists' materialist approach denies any objective rule of interpretation. This undermines any permanent or common understanding of any text. Consequently, any standards derived from any text would be relative, subjective and ever-changing. This is utterly at odds with the nature and purpose of divine revelation. The Quran aims at providing guidance to the truth, and to achieving justice and protection for the dignity of humans. Because the modernists' approach rests on a materialist, pragmatic basis of extreme relativity, it leaves no room for recognizing a truth and it is therefore repugnant to the interpretation of divine revelation.

It is noteworthy that modernists do not rely on ahadith in their approach. In fact, most of them question the reliability of ahadith altogether. At best, they are selective and arbitrary in accepting a hadith and rejecting another. This is most convenient for their subjective approach which replaces the objective rules of interpretation used by the recognized ulama throughout history with their personal preferences. Indeed, their subjectivity is self-evident. They do not hide that their objective is to bring Islam in line with the contemporary age. "Contemporary age" is the deciphered code for western values and way of life.

Thus, the modernists' conclusions are known and pre-determined even before embarking on any interpretation process, or even before knowing the relevant verses of the Quran. It is in this subjective way that the so-called "hadith project" has been started in Turkey. The director of the project has from the outset declared that those ahadith that appear to impose restrictions on women and those which do not have current value would be discarded. Thus, their methodology is not the examination of the chain of narrators, but assessing whether a particular hadith is consistent with western values and way of life. Again, it is subjectivity in its ugliest manifestation that dwarfs the mind and thwarts sound methodology of research so as to reach pre-determined conclusions.

Ulama have answered the modernist approaches. This is not because modernists have an arguable case or attraction for Muslims, but because modernists have put forward their ideas in a provocative way, showing explicit resentment towards shari'ah and ulama. They have openly questioned not only clear issues of fiqh but also essential tenets of Islam. And it seems to be unprecedented for thinkers speaking or writing in their capacity as Muslims take such a dangerous path.

To link this discussion with the old story of questioning the consistency between the Quran and scientific facts, several similarities exist between that story and the new modernist methodology for the interpretation of the Quran.

Proponents of both approaches borrow methods that have been followed in a western context with respect to Christian and Jewish scriptures and they hurtle towards the same destination - albeit through different techniques - that of bringing Islam in line with the western way of life. It is noteworthy, for instance, that Abduh who called for a scientific interpretation of the Quran one century ago collaborated with Qasim Amin who was known for his call to "liberate" women in Egypt (as if to suggest the they were enslaved by Islam) so much so that it has been suggested by some commentators that it is Abduh who authored the first book on this issue published under the name of Qasim Amin. This endorses the view that current Arab modernists are but a new chapter in the same old narrative.

Both strands of modernists - the old and the new - also claim that their approach ensures that Islam is acceptable and understandable to non-Muslims, and that shari'ah is valid and relevant at all times. To these modernists I say that when Prophet Muhammad, Peace Be Upon Him, started his da'wah, Islam was at odds with the community in Makkah. Prophet Muhammad (PBUH) rejected all compromises that could have been viewed by modernists as "making Islam acceptable". Carrying the message of Islam (tableegh) requires presenting Islam as it has been revealed with the firm belief that it is acceptable to those sincerely seeking the truth. And it has always been so.

As for the validity and relevance of shari'ah, it is remarkable that shari'ah had caused Arabs in the Arabian Peninsula to develop dramatically in civilizational terms in less than 20 years. This is despite the fact that, prior to Islam, Arabs did not have any sophisticated legal rules or philosophies, unlike the Romans, the Greeks or the Persians.

Historically, any man-made advancements in systems of law amongst the ancient civilizations came with the culmination of long experience and creative thinking. In contrast to this, shari'ah was the initial source of development for the Muslim community and its creative legal thinking, which came to be the madhahib. This is because shari'ah derives from the revealed word of God, and it was not initiated by humans. The madhahib have been developed on the basis of the Quran and the legitimate sources of fiqh indicated to by the Quran, by applying objective rules of interpretation which form the major part of 'usul al-fiqh. The modernists fail to demonstrate any reasonable basis for their alleged concerns that shari'ah may not be capable of application other than by their approach.

Contrary to such concerns, ulama have constantly continued to work on the basis of 'usul to reach solutions for new occurrences. While the ulama have offered coherent shari'ah rulings relating to stock exchanges, banking, medical transplants, cloning, etc., modernists fail to demonstrate their intellect in such matters apart from their "ready-to-use-solution": adopt man-made regulations because they are Islamic in the final analysis of benefit (maslahah), which is also defined according to a materialist view. After all, as a matter of fact, there is no one example in modern times where shari'ah has been implemented as a whole and failed. The modernists' conviction that shari'ah as understood throughout history is incapable of application is therefore fictitious.

'Usul al-fiqh ensures the relevance of shari'ah and its capacity not only to find rulings on contemporary issues, but also to maintain the distinct identity of Islam and Muslim society. The modernists' approach does nothing but dispense with the existing shari'ah rulings while providing no new Islamic solutions, leaving it all for man-made laws based on benefit (maslahah) as defined by the materialist mind.

'Usul Al-Fiqh

Since the modernists present their methodologies as a substitution for 'usul al-fiqh, it is necessary to highlight the fallacy of their approach. 'Usul al-fiqh is a unique Islamic discipline for working out rulings by ijtihad. It is largely based on objective rules of interpretation that are applied to the Quran and ahadith. These rules of interpretation are in turn derived from the canons of the Arabic language as practiced and understood by Arabs in the epoch of reliable linguistic citation, which goes back to the pre-Islam era. Thus, while the companions of the Prophet (PBUH) did not define or articulate 'usul, it was embedded in the way they understood the Quran and the ahadith just as nahw (Arabic grammar) was embedded in their speech and only later penned as a discipline.

Those scholars who penned and explained nahw did not bring about new grammars. Likewise, al-Imam al-Shafi'i, who was the first to write on 'usul al-fiqh, did not manufacture something that did not exist; he revealed that which was effectively applied by the companions of the Prophet (PBUH). Sheikh Muhammad Said al-Buti describes the work of al-Shafi'i as discovering rather than inventing 'usul al-fiqh.

According to al-Buti, while Muslims had notable controversies due to the concern that rulings of ijtihad were being made out of ra'y (opinion or personal judgment), history bears witness that such controversies were obviated considerably by the work of al-Shafi'i, since it explained the methodology and objective grounds lying behind the apparent ra'y. The rules of interpretation are substantially the same in all madhahib. While they differ on some secondary aspects or applications of the rules, they use the same methodology, i.e. referring to Arabic as used and understood by Arabs at early ages, to support their views.

By contrast, the methodologies utilized by the modernists have been invented by modern western philosophers. Arab modernists simply copy them. (In many cases, Arab modernists, while echoing western thinkers, do not cite them.) An invented method has to be proven and cannot be accepted in the same way as 'usul was universally accepted. While the ulama and Arabs in general were able to realize that the rules of 'usul had been there all the time, no sensible person will be prepared to accept the modernists' imported methodologies, which are based on subjective and abstract arguments.

A central difference between 'usul and the modernists' approaches is that 'usul assumes that language is a means of communication that can be understood in accordance with objective rules. Modernists question the assumption that language is a means of communication. As such, a text becomes susceptible to as many different meanings as readers who apply their minds and subjective perspectives to it. Jacque Derrida argued that one cannot be certain that he means what he says. Arab modernists apply such a wrongful assumption even to the revealed word of Allah, The All Knowing.

The modernists' approach brings to mind Humpty-Dumpty, who had this exchange with Alice:

"... there's glory for you!"
"I don't know what you mean by 'glory'", Alice said. Humpty Dumpty smiled contemptuously, "Of course you don't - till I tell you. I meant 'there's a nice knock-down argument for you!'"
"But 'glory' doesn't mean 'a nice knock-down argument'", Alice objected.
"When I use a word," Humpty Dumpty said, in rather a scornful tone, "it means just what I choose it to mean - neither more nor less."
"The question is", said Alice, "whether you can make a word mean so many different things."
"The question is", said Humpty Dumpty, "which is to be master - that's all." (Lewis Carrol, Through the Looking Glass, Ch 6.)

If one replaces the word "use" in Humpty-Dumpty's third statement above with the word "read", it sums up the modernists' approach. They are the new Humpty-Dumpty-like readers who claim to be the "masters’ of the revealed word of Allah.

Academics in Cambridge who objected in 1992 to offering Jacque Derrida an award were not concerned with modernists borrowing Derrida's approach to interpret the Quran. They were professors of literature and philosophy who were outraged by Jacque Derrida's approach to language, which undermines the role of criticism. This exposes the fact that modernists' approaches amount to an attack on language per se, and is viewed by many western academics as repugnant to man-made texts, let alone the attempted application of such approaches to Arabic and the revealed word of Allah.

Yet, the need for a new approach, as perceived by western lawyers, to the interpretation of legislative texts does accentuate the beauty, intelligence and importance of 'usul. While they may accept that language arguably has an open texture that makes general terms fuzzy around the edges, the interpretation techniques envisaged by them rest on objective grounds.

From a legal point of view, it is important for there to be objective rules and criteria for interpretations which apparently dispense from the literal or apparent meaning of statutes. This is because parliament is sovereign, hence the duty of judges to apply statutes as enacted by parliament. Such objective grounds include figuring out the underlying reason for a rule contained in a statutory provision and restricting (or broadening) the apparent meaning of the word accordingly. This indicates that western legal method is still in the process of working out, and justifying, interpretation rules of a kind similar to the rules on interpretation contained in 'usul.

Amazingly, 'usul has dealt with and resolved such questions early on in Islamic history. Thus, 'usul contains principles relating to identifying the underlying reason for (or the effective cause of) a ruling ('illah) and working out rulings through qiyas (analogy) according to it. 'Usul also identifies the objectives of shari'ah (maqasid) which are indicated by the Quran and ahadith (not on a subjective or materialist basis), the contexts or circumstances which restrict a general rule or term (khusous vs. umoum) or qualify an absolute term (muqayyad vs. mutlaq), and contains many more rules of interpretation that derive from the characteristics and practice of (classical) Arabic.

As regards the deconstructionist approach which does not allow for such objective criteria, a lecturer on jurisprudence at Oxford University said in one of his lectures, after considering the need for rules of interpretation as explained above, "Now we have the additional instruction of post-modernism generally and the notion of reading a text such that the reader is as important as the author in constructing or perhaps reconstructing... the text. Attractive as that postmodern perspective may be in the reading statutes, I have never quite convinced myself that when I read Hamlet, I am as important as Shakespeare!"

Modernists need to learn to be sensible and humble when reading the revealed word of Allah.

Western Connections

While the modernists' approach represents sheer disconnect with Arabic and the essence of language per se, it involves many connections with the West. With the early appearance of modernism amongst Arab thinkers, and in addition to the intellectual and shari'ah answers to them, some pointed out that there were connections between modernists (even the likes of Abduh) and western political circles and freemasons. Many modernists, both the early and the most recent, have been trained in western countries (France, England, US). Certainly, many would dismiss this view as baseless conspiracy theory. However, as far as recent Arab modernists are concerned, one needs only to point out a few notorious facts.

The RAND report of 2003 clearly emphasized the significance of supporting modernists by financing them on the ground as well as in cyberspace, and focusing on them so as to elevate them to the post of representing Muslims and talking in the name of Islam.

France, too, has started to openly channel cooperation with modernists. Last May, the French Embassy in Amman held a conference in association with the French Institute for the Near East on legal philosophies and practices in the Middle East. French speakers focused on "post-modernist Islam" and shari'ah rules relating to family law. They cited Arab modernists calling for revising the shari'ah on family law, hudud, and the theological foundations of 'usul altogether. It all derives from French intellectual influence on modernists, but the French presented it as a purely internal debate within Islam. The organizers of the conference announced that it is intended to be annual, and is set to be held in Egypt, Lebanon and Syria in the future.

This western support for Arab modernists links with the American strategy towards Islam at both the global and regional levels. At a global level, modernists must realize that their approach serves the Neocons' plot to "rebuild Islam" as such. At a regional level, the modernists' approach takes a step towards a new or greater Middle East, where the identity of the region being perceived as Arab or Muslim would be submerged into a new regional regime that involves Israel, not only as a component of the region but as the leading regional power.

Arab modernists must realize that their works incinerate the Muslim identity and pave the way, consciously or unwittingly, to achieving this western - rather American - new regional regime, one without there being a distinct Arab or Muslim identity that would warrant the question as to what historical, social or cultural elements should draw Israel and the rest of the region together.

http://ummahpulse.com/index.php?option=com_content&task=view&id=427&Itemid=71

Wednesday, July 02, 2008

How british intelligence build a case against Abou Qatada with lies of an algerian officer, infiltrated in the Londonistan


Most of the groups in London are british intelligence operatives front, and when the judges of the court understood that the case build against Abu Qatada were lies manufactured by british intelligence and his puppet Reda Hussaine on the photo, they decided to release Abu Qatada.


Reda Hussaine, known as 'the prostitute of the services' is one of the several puppets used by french-algerian intelligence services to create 'false islamic groups' such as ' GIA' networks in Europe.
Like 'Operation November 1950' (a zionist network of 'false islamic groups' conducted by NATO and general Larbi Belkheir (french and israel military officer) in Algeria during the 1990s) had shown, most of the 'groups' are pure imagination and paranoia developped by westerner intelligence services to justify and legalise the colonisation and the plundering of the Muslim countries...


Now Reda Hussaine is threatening british and french intelligence to give all the names of the operatives who organised the operations in Paris in 1995 and give all the names of british 'muslims' operatives in 'Al Qaeda' in the UK... 'War on terror does not exist', it is build on lies and deceptions manufactured by a minority of people in the US, UK and Israeli governments which aim to control the Middle East...
We are expecting revelations very soon, bombshells that will surely destabilise UK and French governments...



le prédicateur islamiste Abou Qoutada a été libéré ce matin par les autorités britanniques. Une libération survenue sous caution et décidée pour éviter l’extradition vers la Jordanie de celui qu’on qualifie d’ambassadeur de Benladen en Europe.

Cette libération est un désaveu pour les services britanniques de renseignements qui avaient utilisé durant de longues années, Reda Hassaïne, un algérien qui a travaillé pour le compte de plusieurs services de renseignements comme indicateur.


Envoyé par les services secrets algériens (DRS) à Londres pour récupérer des fonds et du matériel au profit du GIA dont ils voulaient faire de lui un émir, Réda Hassaïne a refusé de s’empêtrer dans une aventure qu’il n’arrivait pas à s’expliquer. Le DRS et le GIA lui apparaissent comme deux faces d’une même pièce. Pour fuir ses officiers traitant du DRS il a fait de la capitale britannique son refuge avant de s’embarquer dans une périlleuse aventure qui lui fait découvrir le monde du renseignement à travers son infiltration des services secrets français, britanniques et l’antenne du DRS à Londres.

Agent triple, il a perdu toute crédibilité aux yeux de ses manipulateurs. Dans le jargon du renseignement il était "la pute des services". Néanmoins, après plus d'une dizaine d'années de collaboration avec les services britanniques qui ont fait de lui leur mouchard numéro un dans les milieux islamistes,la citoyenneté britannique lui a été accordée pour « services rendus ».

Journaliste et collaborateur dans plusieurs magazines et chaînes de télévision, Réda Hassaïne publiera prochainement son témoignage sur la manipulation du GIA par les services secrets algériens. Une véritable bombe qui ne manquera pas de faire réagir les organisations internationales de défense des droits de l’homme.

Selon la chaîne satellitaire Al-Arabiya, le prédicateur londonien Abou Koutada, de son vrai nom Omar Abou Omar, chef présumé d’Al-qaeda en Europe est libérable dans les prochaines 24 heures. Sa libération est soumise à certaines conditions dont les plus essentielles sont les suivantes :
Interdiction de quitter son domicile sans autorisation. Il ne lui est permis qu’une heure de sortie par jour.
Interdiction de contacter les dirigeants d’Al-qaeda dont Ben Laden et Azawahiri
Interdiction de prêcher dans les mosquées ou de diriger la prière.

Il est à rappeler que Abou Qoutada a été arrêté en août 2005. L’un de ceux qui se targuent d’avoir été à l’origine de son arrestation est Réda Hassaïne, un algérien qui a travaillé comme agent délateur pour le compte de plusieurs services de renseignements étrangers dont notamment, le DRS algérien, la DGSE française, les services britanniques le MI 5 et Scotland Yard. Ce qui lui a valu le surnom de « pute des services » comme se font appeler les agents qui émargent chez plusieurs services.

Réda Hassaïne a demandé, à la DGSE, l’obtention de la nationalité française en contrepartie des renseignements fournis sur les milieux islamistes à l’occasion de l’organisation de la coupe du monde de football en 1998 dans l’hexagone. Une demande refusée puisqu’il a du se contenter de quelques billets de banque qu’il qualifiait de minables et qui ne lui assuraient même pas le paiement d’un mois de loyer. Il accusera, alors, les services français d’avoir voulu enlever à Londres Abou Hmaza El-Misri. Une accusation rfeutée dans les colonnes du quotidien Le Figaro.

Avec les britanniques, Réda Hassaïne a été plus heureux, puisque après plus d’une dizaine d’années d’attente il a réussi, finalement, à obtenir la nationalité britannique.
Quant aux services algériens, Hassaïne leur réclame le paiement d’indemnité de plusieurs années ignorant qu’un agent délateur n’a pas de salaire fixe. D'autant plus qu'il avait été utilisé comme indicateur dans les milieux islamistes. Mais, Reda Hassaïne qui a été chargé d'infiltrer les réseaux islamistes en Algérie et en Grande Bretagne en accomplissant quelques missions, estime qu'il avait droit à une rémunération mensuelle. Chose qui n'existe nullement dans le monde du renseignement où les délateurs et les indicateuirs sont payés à la pièce.

La libération de Abou-Qoutada mettra, certainement, Reda Hassaïne dans tous ses états lui qui croyait s’être débarassé de ce prédicateur qui aurait lancé à son encontre une fetwa pour sa liquidation physique.




Tuesday, July 01, 2008

Le Fatah et sa 5e colonne

Depuis la conclusion d'un fragile cessez-le-feu il y a presque dix jours, ces éléments ont fait tout leur possible pour contrecarrer la trêve en tirant des fusées artisanales par-dessus la frontière. Ilsont également accusé le Hamas de trahir la résistance et de s'attaquer aux intérêts fondamentaux du peuple palestinien.



Khalid Amayreh,



Naturellement, le prétendu souci pour les intérêts de la résistance ne sont tout simplement pas sincères. C'est un dérivatif facile et bon marché visant à brouiller le véritable objectif de ces gangsters, à savoir provoquer Israël pour faire annuler le cessez-le-feu et faire en sorte qu'il y ait une invasion générale de Gaza qui détruise le Hamas et rende le territoire côtier aux agents d'Israël et des Etats-Unis.

N'est-ce pas exactement ce but qu'avaient suggéré « les dirigeants du Fatah » aux agences de presse occidentales et aux correspondants israéliens, toujours « sous couvert d'anonymat » ?

Nous savons tous et la forte majorité des Palestiniens aussi, que ces mercennaires sont en premier lieu tenus de réponse envers le général américain Keith Dayton qui occupe en réalité les fonctions de haut commissaire américain dans Ramallah, et qui lui-même doit répondre devant Elliot Abrams qui est plus ou moins le représentant de l'AIPAC dans l'administration de Bush.

Abrams a toujours déployé le maximum d'énergie pour déclencher le feu de la guerre civile entre les « moderés » pro-occidentaux et « les éléments extrémistes » conduits par le Hamas. Il a réellement fait plusieurs déclarations en ce sens, mais le régime uniquement tourné sur lui-même qui sévit dans Ramallah n'y a prêté aucune attention, préférant croire qu'Abrams lançaient simplement des plaisanteries.

Le but de l'administration Bush était depuis le début [et c'est certainement toujours le cas] de pousser toujours plus la société palestinienne vers une sorte d'implosion violente et sanglante qui permettrait par la suite à Israël et aux « neocons » à Washington de liquider une fois pour toutes la cause palestinienne.

C'est exactement ce qu'Abrams avait en tête l'été dernier quand il a approuvé le transfert d'armes et d'énormes sommes d'argent à destination de l'homme de l'Amérique à Gaza, Muhammed Dhalan.

Nous connaissons tous la suite de l'histoire lorsque le Hamas a agit rapidement et de façon décisive afin de contrecarrer les plans d'Abrams en mettant un terme aux préparatifs du coup de force de Dahlan et en évinçant ses hommes et ses cohortes de Gaza.

Défaits, démoralisés et jettés dehors, ces gens n'ont jamais cessé de vouloir semer les graines de la guerre civile et de la violence dans la bande de Gaza. Ils ont tenté toutes les conspirations imaginables pour abattre le Hamas, et de fait au nom d'Israël, alors que l'armée israélienne d'occupation assassinait les civils palestiniens.

La Cinquième colonne dans le Fatah parait entièrement impliquée avec Israël dans une bataille commune contre le Hamas. Leur connivence avec Israël et les Etats-Unis pour maintenir un blocus sévère sur les 1,5 million d'habitants de Gaza se passe de tout commentaire. C'est un stigmate de honte sur les fronts des traîtres et de leurs partisans qui les marqueront pour le restant de leur vie.

Ayant échoué à déloger le Hamas, ces traîtres essayent maintenant de saboter le cessez-le-feu à Gaza sous prétexte de résistance. Cela se produit alors qu'ils sont des dizaines de milliers parmi les « forces » du Fatah à travailler en coordination étroite avec l'armée israélienne d'occupation pour traquer et supprimer les vrais combattants de liberté en Cisjordanie, y compris dans le Fatah lui-même. Évidemment, ceci est fait pour le compte d'Israël et afin d'obtenir un certificat de bonne conduite de la part des Bush, Rice, Dayton et Abrams.

Je sais que le Fatah n'est pas un mouvement monolithique. Je sais également avec certitude que le mouvement comprend beaucoup de patriotes tout à fait honorables et qui rejettent le comportement honteux de certains membres du groupe qui prétendent s'exprimee et agir au nom du Fatah alors qu'ils sont en réalité au doigt et à l'œil d'Israël et de la CIA.

Malheureusement, ces éléments ont de l'argent (des dollars américains) et les moyens de corrompre non seulement le Fatah mais aussi de déstabiliser le front palestinien interne ; ils sont tous au service d'Israël et de ses plans infernaux contre notre peuple et sa juste résistance. Il est donc impératif que les vrais patriotes dans le Fatah agissent de façon rapide et décisive pour expulser cette Cinquième colonne et l'empêchent de transformer la plus importante organisation politique en Palestine dans le mouvement de libération, en une entité de collaboration.

Les dirigeants du Fatah, particulièrement ceux qui ont passé beaucoup d'années dans les prisons et cachots israéliens, devraient comprendre que ces carriéristes perfides uniquement motivés par l'argent ne veulent pas simplement la fin du Hamas. Ils veulent aussi bien la fin du Fatah, et la liquidation de la cause nationale palestinienne avec le droit au retour pour les réfugiés palestiniens.

Ce sont les ennemis de l'intérieur. Si vous ne les éradiquez pas, ce sont eux qui vous éradiqueront.

29 juin 2008 - Transmis par l'auteur - [Traduction de l'anglais : Info-Palestine.net]


Mardi 01 Juillet 2008


http://www.palestine-info.cc/

Monday, June 30, 2008

La DST (Ouyahia) representera l'Algerie au sommet de l'UPM


Le Cheikh Ali Ben Hadj se prononce sur le retour de Ahmed Ouyahia à la tête de l’exécutif






« N’est-il pas temps de mettre fin à ces turpitudes ? »





Dans un communiqué daté du 24 juin (voir copie originale), le cheikh Ali Ben Hadj, vice-président du Front Islamique du Salut s’est prononcé sur le retour de Ahmed Ouyahia aux affaires gouvernementales.



Le numéro2 du FIS a, d’abord, relevé que la nomination de Ahmed Ouyahia a coïncidé avec la visite du chef du gouvernement français. « A peine François Fillon a-t-il quitté le territoire algérien que le président de la république s’est empressé de faire revenir cette indésirable vielle figure à la tête du staff gouvernementale » écrit Ali Belhadj qui ne manque pas de souligner que "la majorité de l’équipe gouvernementale qui est actuellement aux commandes du pays est composée de figures qui datent du premier mandat et d’autres remontent à la période du Haut Conseil d’Etat dont l’avènement a eu lieu au lendemain de la confiscation de la volonté populaire."



Sans doute aucun, le retour de Ouyahia à la tête du gouvernement avec le même staff impopulaire que maintiennent le pouvoir réel et la boîte noire qui est derrière les grandes décisions politiques, s’interprète comme l’expression de turpitudes qui sont à l’origine de la résignation et du désespoir du peuple algérien





« L’Algérie serait-elle devenue stérile et manquerait-elle d’hommes pour que ces vielles figures s’échangent les postes de temps à autre comme si on était dans un match de football où l’on permute les ailes ? » s’interroge le cheikh qui refuse de se soumettre aux 12 commandements qui lui interdisent toute déclaration et toute activité politique depuis sa sortie de la prison militaire le 7 mar 2006 où il a purgé une peine de 12 années.



" Sans doute aucun, le retour de Ouyahia à la tête du gouvernement avec le même staff impopulaire que maintiennent le pouvoir réel et la boîte noire qui est derrière les grandes décisions politiques, s’interprète comme l’expression de turpitudes qui sont à l’origine de la résignation et du désespoir du peuple algérien " écrit le cheikh Ali Ben Hadj dans son communiqué.



Le vice-président du FIS prévient que « l’absence d’alternance au pouvoir risque de mener à l’extrémisme» avant de s’interroger sur les véritables mobiles de ce mini remaniement gouvernemental. « Pourquoi le président ramène-t-il de nouveau cet homme dont il avait mis fin à ses fonctions en 2006 ? Le pouvoir réel le lui a-t-il imposé et n’a-t-il qu’à obtempérer, lui dont la santé est en mauvais état ?"



Pour répondre à ces questions le cheikh Ali Benhadj analyse en cinq points les déclarations faites par Ahmed Ouyahia à la chaîne II de la radio algérienne le 19 juin dernier.



L’Algérie n’est pas la propriété privée d’un gang qui s’est approprié le pouvoir par la force des armes et du feu. Un gang qui excelle dans la fabrication de figures politiques qu’il expose en vitrine.



1/ Il relève que le nouveau chef du gouvernement a déclaré que « le 3ème congrès du RND se déroulera sans surprise » Une déclaration que le cheikh interprète comme « une preuve qu’il n’y avait aucun redressement en vue pour destituer Ouyahia. Cela augurait de son retour sur la scène politique.» Sur ce point, Ali Ben Hadj conclut « les changements et actions de redressement dans les partis politiques ne se réalisent que lorsque le pouvoir réel n’est pas satisfait de la direction du parti dans son orientation politique d’opposition. »



2/ Il relèvera, ensuite, que dans son intervention radiophonique du 19 juin, Ahmed Ouyahia a déclaré « qu’il ne doutait pas que la révision de la constitution allait avoir lieu sans définir la nature de la révision ni évoquer la date qui sont des prérogatives du président de la république. »



Pour le leader islamiste cela signifie que « la question de la révision de la constitution a été tranchée bien que les contours de la révisions demeurent flous ». Il relève, également, que « Ahmed Ouyahia, il n’y a pas longtemps était contre la révision de la constitution et un troisième mandat pour Bouteflika. Son accord n’est intervenu qu’après qu’il ne soit désigné dernièrement représentant personnel du président de la république, se substituant au ministre des affaires étrangères dont le rôle est dorénavant marginalisé »





L’Algérie n’a pas besoin de solutions aléatoires improvisées et à la courte vision. Elle a , plutôt, un besoin pressant de solutions politiques profondes auxquelles participent tous les enfants du peuple sans exclusion aucune.





3/ « Ouyahia est contre l’augmentation des salaires bien que le budget de l’état s’élève à plus de deux milles milliard de Dinar Algérien. Cela est un indice ou une preuve que le front social ne connaîtra pas de stabilité et connaîtra, peut être, davantage de dégradation » note le cheikh.



4/ « En ce qui concerne l’état d’urgence, Ouyahia estime que le pays en a encore besoin et insiste sur la vigilance et la poursuite de l’éradication du terrorisme. Cela prouve bien qu’il exclut la solution politique globale au profit de la solution sécuritaire contrairement au traitement politique de la crise en Kabylie qu’il avait, lui-même, initiée » souligne Ali Ben Hadj. Et d’ajouter « Quand il défend la loi relative à la paix et à la réconciliation il le fait à la manière éradicatrice. Cette manière de faire amène certains observateurs à voir en lui le porte-parole du noyau dur de quelques généraux influents et l’homme des sales besognes.»



5/ Dernier point relevé par Ali Ben Hadj dans l’intervention de Ouyahia à la chaîne II de la radio algérienne, il concerne la participation de l’Algérienne au sommet de l’Union Pour la Méditerranée. « Il n’y a rien qui dérange à ce que l’Algérie assiste à la réunion de Paris au plus haut niveau (c'est-à-dire le président) » note le cheikh qui estime que c’est là une des raisons qui a ramené Ouyahia à la tête de l’exécutif. Le cheikh conclut que "cette déclaration de Ouyahia ne laisse aucun doute quant à une participation algérienne à la réunion de l’U P M."



A la lumière des points évoqués ci-dessus, Ali Ben Hadj estime que le remplacement de Abdelaziz Belkhadem par Ahmed Ouyahia cache des desseins inavoués, car « les deux hommes ne font qu’appliquer le programme du président de la république sincèrement ou hypocritement ».



Avant de conclure son communiqué, le numéro 2 du FIS dit vouloir « éclairer l’opinion publique sur un ensemble de points » qu’il résume en ce qui suit :



il n’y a aucun intérêt dans le changement d’un chef de gouvernement ni dans la révision de la constitution loin de la volonté du peuple. La majorité du peuple ne s’intéresse plus aux gesticulations politiques vide de sens



1/" L’Algérie n’a pas besoin de solutions aléatoires improvisées et à la courte vision. Elle a , plutôt, un besoin pressant de solutions politiques profondes auxquelles participent tous les enfants du peuple sans exclusion aucune. L’Algérie n’est pas la propriété privée d’un gang qui s’est approprié le pouvoir par la force des armes et du feu. Un gang qui excelle dans la fabrication de figures politiques qu’il expose en vitrine. La solution sécuritaire n’aura aucun effet positif pour le pays. L’état policier entraînera le pays, à court ou moyen terme, vers la catastrophe quel que soit le nombre des policiers, de gendarmes et de militaires mobilisés et quelles que soient les sommes puisées des deniers publics pour l’achat de matériel sophistiqué (…)"

2/ « Tout le monde sait que la corruption et la gabegie ont atteint, en Algérie, un niveau jamais égalé dans tous les secteurs politiques, économiques, culturelles et sécuritaires et dans tous les appareils administratifs, sociaux, judiciaires et scolaires. »



Le cheikh Ali Ben Hadj ajoute « Tout le monde sait que lorsque Ouyahia fut interrogé au sujet du scandale du siècle (allusion faite à l’affaire Khalifa ndlr) avait répondu « Le ciel n’est pas tombé » et pour cette raison, nous disons qu’il n’y a aucun intérêt dans le changement d’un chef de gouvernement ni dans la révision de la constitution loin de la volonté du peuple. La majorité du peuple ne s’intéresse plus aux gesticulations politiques vide de sens (…) »



3/ Le leader islamiste cite un autre exemple de la gabegie et de la mauvaise gestion des affaires du pays en citant l’exemple d’une affaire d’actualité « Lorsque le directeur des prisons Mokhtar Filioun sur l’endroit où est incarcéré Hassan Hattab qui s’était rendu aux autorités selon une version ou arrêté selon une autre, il avait répondu en substance « son nom ne figure dans aucun établissement pénitentiaire sur l’ensemble du territoire national ». Ce qui est étonnant c’est qu’à la même question les ministres de la justice, de l’intérieur, le procureur général et le juge ont tous eu la même réponse. Ils ne savent pas où se trouve Hassan Hattab. Même sa famille ne peut pas lui rendre visite et ignore où il se trouve.



C’est une preuve suffisante pour dire qu’il y a un état dans l’état et qu’il y a un appareil qui contrôle tout et il est au-dessus de tout contrôle et n’a de compte à rendre à personne. Et combien sont nombreux sont qui ont été enlevés et personne ne connaît l’endroit où ils se trouvent. C’est l’une des raisons qui ont amené l’ancien président de l’Assemblée Populaire Nationale à proposer la révision de la constitution pour la disparition de ces forces occultes. »



Le cheikh Ali Ben Hadj conclut son communiqué en s’adressant à « la bande gouvernante » pour l’interroger « n’est-il pas temps de mettre un terme aux turpitudes politiques en se jouant des sentiments du peuple par de sales besognes qui font mal au pays et aux Algériens ? »

http://racinesdoutremed.com/alibenhadjcommunique.htm

Thursday, June 26, 2008

Le lobby israelien derriere la recente vague d'islamophobie, la France et ses GIAs préparent-ils une nouvelle vague d'attentats ?


Pourquoi la France a besoin de croire au terrorisme islamiste ?

La France à besoin de croire à Al-Qaeda au Maghreb. Jean-Claude Mallet, le « père » du Livre Blanc sur la Défense est allé le dire à Washington. Ca tombe bien car c’est ce qu’ils voulaient entendre.

« Personne n’est plus concerné par Al-Qaeda Maghreb que la France, excepté peut-être l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou la Grande-Bretagne », a déclaré sans rire le président de la Commission du Livre blanc, faisant écho aux inquiétudes récemment exprimées par Washington vis-à-vis de cette « menace croissante ».

«Nous sommes clairement visés par le terrorisme jihadiste », a-t-il encore assuré à quelques journalistes médusés. Le « terrorisme jihadiste », cela ne veut strictement rien dire, mais il est certain que le terme plaira aux médias, il sonne bien.

Al-Qaeda au Maghreb est assurément une nécessité pour le renseignement français. Et comme l’indique J.-C. Mallet, il est d’ors-et-déjà nécessaire de « renforcer l’arsenal de nos lois », de sorte a « investir le renseignement de nouveaux pouvoirs si nous ne voulons pas perdre la bataille du 21ème siècle». En clair, il s’agit de restreindre les libertés individuelles. Pour cette raison, quelques attentats attribués à la « nébuleuse » Al-Qaeda ne manqueront pas de se produire prochainement en France, car il est urgent de provoquer le choc émotionnel nécessaire afin de faire accepter ces lois liberticides. C’est une méthode classique, et dans le langage très spécial du renseignement cela s’appelle une « stratégie de tension ».

L’histoire du terrorisme a démontré qu’il s’agit toujours, pour une faction politique, de manipuler des groupes terroristes en vue de provoquer un revirement avantageux de l’opinion publique dont le but est de renforcer des dispositifs policiers pour contrer une agitation sociale, présente ou prévisible. Les Brigades Rouges en Italie étaient manipulées par les services secrets italiens et la CIA. On sait aujourd’hui qu’à la même époque des groupes d’élite de l’OTAN ont mené des opérations de « False Flag », c’est-à-dire actes terroristes qui ont ensuite été attribués à des activistes d’extrême gauche. Les terroristes existent, bien sûr, et il est toujours aisé de manipuler la foi ou le désir de vengeance d’un homme, qui sera opportunément présenté, le moment venu, comme un coupable à montrer sur un plateau. La tâche première des services secrets est de gérer la perception que les gens ont de la société, en maniant les émotions comme la peur, le besoin de sécurité, etc. En imposant leur représentation du monde ils entretiennent les populations dans une psychose qui permet toutes les manipulations.

Le danger qui guette les démocraties occidentales n’est pas le terrorisme islamiste. Si les services secrets ont besoin d’accroître leur capacité de contrôle c’est parce que nos systèmes économiques sont en train de s’effondrer. Les populations occidentales ne manqueront pas de se soulever quand elles auront compris que les promesses du néolibéralisme n’étaient motivées que par une volonté de domination. C’est pour prévenir les futurs soulèvements de la faillite inéluctable de nos sociétés que l’on agite sans cesse le spectre du « terrorisme islamiste » et que les services de renseignement ont urgemment besoin d’obtenir de plus larges pouvoir. La guerre contre le terrorisme n’est qu’un leurre.

Mecanopolis


Israel joue à la paix depuis un siecle : Le mois de Juillet 2008 sera fatal aux israeliens

Olmert joue avec le 'diable'
par Simon Allison
Asia Times Online, le 20 juin 2008

JERUSALEM - C'est l'une des merveilleuses ironies qui rendent la politique si intéressante - et si ridicule : le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a placé son avenir politique immédiat entre les mains de l'ennemi juré d'Israël, le Hamas.

Le cessez-le-feu négocié avec le gouvernement à Gaza - à la fois dirigeants de la Palestine démocratique élus et "organisation terroriste" - est un pari désespéré, un dernier lancé de dés pour Olmert qui est de plus en plus assailli et dont la survie en tant que premier ministre semble maintenant dépendante de la manière dont répond le Hamas.

La racine du problème est l'argent - en particulier, si Olmert s'est servi un peu trop généreusement lorsqu'il était maire de Jérusalem. Les enquêtes de corruption doivent encore aboutir à une conclusion, mais la coalition au pouvoir déjà fragile commence à craquer sous la tension.

Le ministre de la défense Ehoud Barak, leader du deuxième plus grand parti de la coalition, le Parti Travailliste, a menacé de faire tomber le gouvernement si Olmert ne démissionne pas, et le dirigeant de l'opposition, Benjamin Netanyahou attend impatiemment son heure pour retourner à la plus haute fonction.

Désespéré, Olmert sait qu'il a besoin de quelque chose d'important pour distraire ses détracteurs, pour éloigner le feu des projecteurs de ses indiscrétions financières. Et ainsi, comme la petite brute qui frappe l'enfant qui lui est inconnu pour dissimuler son propre manque d'assurance, Olmert s'est tourné vers la Palestine. Mais, ressentant peut-être que la communauté internationale ne serait pas