شبكة الإستخبارات الإسلامية

"They plot and plan but ALLAH also plans and ALLAH is the best of Planners." Qur’an VIII – 30

‘’ويمكرون ويمكر الله والله خير الماكرين ‘’: قال الله عزَّ وجل

سورة الأنفال

رضيت بالله ربا و بالإسلام دينا و بمحمد صلى الله عليه و سلم نبيا رسولا لا إلـه إلا اللـه ... محمد رسـول اللـه

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Sunday, May 20, 2012

Video : Les Musulmans doivent reprendre le controle de la finance Islamique aux mains des geants corrompus bancaires de Wall Street et de la City

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux, Paix et Salutations sur le Noble Prophète Muhammad, saws,

Les pieces, sur l'image ci-dessus, sont deja en vente en Angleterre. J'en achete souvent et elles sont telles que sur cette image. Les pieces de 1 dirhams ont des gazelles sur une face et la Shahada sur l'autre, et ne sont donc pas islamiquement valables mais l'etat Malaisien a entrepris de retirer ces pieces pour ne laisser que celles que vous voyez tout en respectant exactement les regles islamiques de la Sunnah telle que recommandées par le Sceau des Prophetes Muhammad saws et mises en place par le Caliphe Omar, ra.  

Voici ce qui changera radicalement les transferts des richesses vers les pays Musulmans notamment au Maghreb et en Afrique. Les Dinars Islamique d'Or et les Dirhams Islamique d'Argent sont deja en vente en Europe et en Asie, ce depuis fin 2010, voir sur ce site.

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Tuesday, April 26, 2011

GEAB N°54 est disponible! Crise systémique globale : Automne 2011 – Budget/T-Bonds/Dollar, les trois crises américaines qui vont provoquer la Très Grande Panne du système économique, financier et monétaire mondial

- Communiqué public GEAB N°54 (15 avril 2011) -



Le 15 Septembre 2010, le GEAB N°47 titrait « Printemps 2011 : Welcome to the United States of Austerity / Vers la très grande panne du système économique et financier mondial ». Pourtant, à la fin de l'été 2010, la plupart des experts estimait, d'une part, que le débat sur le déficit budgétaire US resterait un simple sujet de discussions théoriques au sein de la Beltway (1) ; d'autre part, qu'il était impensable d'imaginer les Etats-Unis se lancer dans une politique d'austérité puisqu'il suffisait à la Fed de continuer à imprimer des Dollars. Or, comme chacun peut le constater depuis plusieurs semaines, le Printemps 2011 a bien apporté l'austérité aux Etats-Unis (2), une grande première depuis la Seconde Guerre Mondiale et la mise en place d'un système global fondé sur l'aptitude du moteur américain à générer toujours plus de richesse (réelle dans les années 1950-1970, puis de plus en plus virtuelle à partir de cette date).
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Tuesday, April 12, 2011

La finance sioniste prepare une attaque financiere massive contre la France avant la montée de la racaille juive sioniste DSK et l'aide de son pendant neo-nazi Sarkozy. L'attaque dirigée par Goldmann Sachs se produirait a l'automne pour soumettre le peuple d'en bas a la maniere grecque et le piller car l'un des plus epargnant au monde.

Marine Le Pen prise en main par le Parti de l’administration



9 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – Alors que la zone euro poursuit son inéluctable chute en assassinant le Portugal, la nomenklatura française a pris en main la candidature de Marine Le Pen pour opérer un repli national-monétariste tout aussi suicidaire et destructeur.

Le Parti de l’administration, ce n’est pas une assemblée de fonctionnaires défendant le service public, mais un essaim de hauts fonctionnaires opérant à l’Inspection générale des finances, à la direction du Trésor, à la Caisse des dépôts ou à la Banque de France, et lié en permanence à la finance privée française et anglo-américaine où travaillent bon nombre de leurs anciens collègues énarques.

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Tuesday, December 21, 2010

Euro-obligations : Dernière ruse de la City de Londres pour piller l’Europe

Par Christine Bierre

A la veille du récent sommet de l’Union européenne à Bruxelles, on a vu monter sur scène les acteurs les plus divers à l’échelle européenne pour exiger frénétiquement que la Banque centrale européenne émette des euro-obligations pour « sauver la zone euro » et pour accuser l’Allemagne de tout, y compris de retour au nazisme pour se dresser contre cette nouvelle phase d’intégration européenne.

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Monday, October 11, 2010

Economie : La seconde vague de faillites a debuté, provoquant une devaluation du dollar sans precedent, certains analystes parlent de jusqu'á 50 % de sa valeur...

"Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Street Journal" 

 Par Denis Robert, (son site)

Voilà ce qu’écrivait Denis Robert dans « une affaire personnelle » sorti en avril dernier...

Parmi les sociétés qui ont réalisé le plus de bénéfices en une trentaine d’années, on trouve d’abord des banques. La magazine Forbes a établi en 2007 le Hit Parade des sociétés mondiales cotées en Bourse. Les critères du palmarès étaient les bénéfices. On mesure ici la rentabilité et non le chiffre d’affaires qui n’indique que la masse. Les banques américaines se partagent les premières places du classement, avec en tête Citygroup, qui était déjà premier l’an dernier. Il arrive devant Bank of America, qui a gagné une place. La banque britannique HSBC se place en troisième position. Ces banques sont toutes clientes de la multinationale qui me fait des procès et ont eu un représentant à son conseil d’administration. Les banques américaines occupent six des sept premières places. BNP Paribas est le premier groupe français et se place en quatorzième position, loin devant les pétroliers comme Total ou l’assureur Axa.
 
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Wednesday, October 06, 2010

Depression economique : L'hyperinflation ou la guerre de l'elite et l'esclavagisation des peuples par la dette virtuelle

La City de Londres se prépare à une « hyperinflation sévère »
 



4 octobre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Après les aveux d’Ambrose Evans-Pritchard la semaine dernière, c’est un nouvel organe de la City de Londres qui admet ce que nous avons annoncé depuis longtemps : le système mondial se dirige vers une explosion hyperinflationniste brutale. Désormais, la seule parade est de mettre en liquidation judiciaire les spéculateurs en rétablissant globalement les lois de type Glass-Steagall.
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Thursday, May 20, 2010


Préface de livre

Mondialisation.ca, Le 18 mai 2010


Le texte suivant constitue la préface du livre The Global Economic Crisis. The Great Depression of the XXI Century, de Michel Chossudovsky et Andrew Gavin Marshall (éditeurs), Montréal, Global Research, 2010, qui sera publié à la fin mai.


Dans ce recueil bien à propos, chaque auteur lève le voile sur une trame complexe de tromperie et de déformation médiatique servant à camoufler les rouages du système économique mondial et ses effets ravageurs sur la vie des gens.


Les causes complexes tout comme que les conséquences destructrices de la crise économique sont scrutées à la loupe dans les contributions de Ellen Brown, Tom Burghardt, Michel Chossudovsky, Richard C. Cook, Shamus Cooke, John Bellamy Foster, Michael Hudson, Tanya Cariina Hsu, Fred Magdoff, Andrew Gavin Marshall, James Petras, Peter Phillips, Peter Dale Scott, Bill Van Auken, Claudia von Werlhof et Mike Whitney.


Malgré la diversité des points de vue et des perspectives présentées dans ce volume, les collaborateurs arrivent tous ultimement à la même conclusion : l’humanité se trouve à la croisée des chemins de la crise économique et sociale la plus grave de l’histoire moderne.



PRÉFACE : La crise économique mondiale, la Grande Dépression du XXIe siècle

Dans toutes les grandes régions du monde, la récession économique est profonde et entraîne le chômage de masse, l’effondrement de programmes sociaux étatiques et l’appauvrissement de millions de personnes. La crise économique s’accompagne d’un processus mondial de militarisation, d’une « guerre sans frontières » menée par les États-Unis d’Amérique et ses alliés de l’OTAN. La conduite de la « longue guerre » du Pentagone est intimement liée à la restructuration de l’économie mondiale.


Il ne s’agit pas d’une crise économique ou d’une récession précisément définies. L’architecture financière mondiale maintien des objectifs stratégiques et de sécurité nationale, tandis que le programme militaire U.S.-OTAN sert à cautionner une puissante élite d’entreprises, laquelle éclipse et sape implacablement les fonctions du gouvernement civil.


Ce livre conduit le lecteur dans les corridors de la Réserve Fédérale et du Council on Foreign Relations, derrière les portes closes de la Banque des règlements internationaux (BRI) et au cœur des salles de réunion corporatives cossues de Wall Street, où s’effectuent couramment des transactions financières d’une portée considérable, en un clic, à partir de terminaux informatiques liés à de grands marchés boursiers.


Chaque auteur lève le voile sur une toile complexe de tromperie et de déformation médiatique servant à camoufler les rouages du système économique mondial et ses effets ravageurs sur la vie des gens. Notre analyse se concentre sur le rôle de puissants acteurs économiques et politiques dans un environnement envahi par la corruption, la manipulation financière et la fraude.


Malgré la diversité des points de vue et des perspectives présentées dans ce volume, les contributeurs arrivent tous ultimement à la même conclusion : l’humanité se trouve à la croisée des chemins de la crise économique et sociale la plus grave de l’histoire moderne.


La débâcle des marchés financiers en 2008-2009 est née d’une fraude institutionnalisée et de la manipulation financière. Les "sauvetages bancaires" ont été mis en œuvre sous les instructions de Wall Street et ont mené au plus important transfert de richesse monétaire de l’histoire jamais enregistré, tout en créant simultanément une dette publique insurmontable.


Avec la détérioration planétaire des niveaux de vie et la chute des dépenses de consommation, la structure entière du commerce international des denrées est potentiellement compromise. Le système de paiement des transactions monétaires est chamboulé. Une fois le marché du travail effondré, le paiement des salaires est perturbé, ce qui en retour déclenche une diminution des dépenses liées aux biens et services essentiels. Cette grave dégringolade du pouvoir d’achat se répercute ensuite sur le système de production, résultant en une série de mises à pied, de fermeture d’usines et de faillites. Exacerbée par le gel du crédit, la baisse de la demande de biens de consommation contribue à la démobilisation des ressources humaines et matérielles.


Ce processus de déclin économique est cumulatif et toutes les catégories de main-d’œuvre sont affectées. Les paiements des salaires ne sont plus effectués, le crédit est déréglé et les dépenses d’investissement sont au point mort. Entre-temps, dans les pays occidentaux, le « filet de sécurité sociale », hérité de l’État providence et protégeant les chômeurs lors d’un ralentissement économique, est également en danger.


Le mythe de la reprise économique


Bien que l’on reconnaisse fréquemment l’existence d’une « Grande Dépression » de l’ordre de celle des années 1930, cela est occulté par un consensus inflexible : « L’économie est sur la voie de la reprise. »


Alors que l’on parle de regain économique, les commentateurs de Wall Street ont intentionnellement négligé avec persistance le fait que la débâcle financière n’est pas simplement composée d’une bulle, celle du marché de l’habitation et de l’immobilier, laquelle a déjà éclaté. En réalité, la crise est constituée de bien des bulles qui semblent toutes diminuer l'importance de l’éclatement de la bulle immobilière de 2008.


Bien qu’il n’y ait aucun désaccord fondamental chez les analystes du courant dominant quant à la présence d’une reprise économique, il existe un débat animé à savoir quand elle se produira, à savoir au cours du prochain trimestre ou du troisième trimestre l’an prochain, etc. Déjà au début 2010, la « reprise » de l’économie étasunienne avait été prévue et confirmée par un torrent de désinformation médiatique soigneusement formulé. Pendant ce temps le bourbier social du chômage accru aux États-Unis a été scrupuleusement camouflé et les économistes voient la faillite comme un phénomène microéconomique.


Bien qu’ils révèlent des réalités au niveau local affectant une usine ou plus, les reportages sur les faillites ne procurent pas de vue d’ensemble sur ce qui se produit aux niveaux national et international. Lorsque l’on additionne ces fermetures simultanées d’usines dans les petites et grandes villes à travers le pays, un tableau fort différent émerge : des secteurs entiers de l’économie nationale cessent leurs activités.


On continue à induire l’opinion publique en erreur quant aux causes et aux conséquences de la crise économique, sans compter les solutions politiques. Les gens sont amenés à penser que l’économie possède sa propre logique, laquelle dépend de la libre influence réciproque des forces du marché, et qu’en aucune circonstance de puissants acteurs financiers tirant les ficelles au sein des salle de réunion corporatives, auraient pu influencer le cours des événements économiques.

L’appropriation acharnée et frauduleuse de la richesse est maintenue comme partie intégrante du « rêve américain », comme moyen de propager les bénéfices de la croissance économique. Tel qu’exprimé par Michael Hudson, le mythe suivant s’établit : « sans richesse au sommet, il n’y aurait pas de retombées ». Une logique si défaillante du cycle économique masque une compréhension des origines structurelles et historiques de la crise économique mondiale.


Fraude financière


La désinformation médiatique sert largement les intérêts d’une poignée de banques mondiales et de spéculateurs institutionnels utilisant leur mainmise sur les marchés financiers et ceux des denrées afin d’amasser des quantités impressionnantes de richesse monétaire. Les couloirs de l’État sont contrôlés par l’ordre corporatif établi, dont les spéculateurs. Entre-temps, les « sauvetages bancaires », présentés au public comme nécessaires à la reprise économique, ont facilité et légitimé un processus additionnel d’appropriation de la richesse.


Une quantité importante de richesse monétaire est acquise par la manipulation financière. L’appareil financier a développé des instruments sophistiqués de manipulation et de tromperie pures et simples, auxquels on fait allusion sous le nom de « déréglementation ». Grâce à des informations privilégiées et à une connaissance préalable, de grands acteurs financiers, utilisant les instruments de transactions spéculatives, ont la capacité de falsifier et de truquer les mouvements des marchés à leur avantage, de précipiter l’effondrement d’un compétiteur et de provoquer des dégâts dans les économies des pays en développement. Ces outils de manipulation sont devenus des éléments fondamentaux de l’architecture financière : ils sont intégrés au système.


L’échec de la science économique dominante


La profession d’économiste, particulièrement dans les universités, aborde rarement le « monde réel » du fonctionnement des marchés. Des concepts théoriques centrés sur des modèles mathématiques servent à représenter un monde abstrait et fictif au sein duquel les individus sont égaux. Il n’existe pas de distinction théorique entre les travailleurs, les consommateurs ou les entreprises, auxquels ont fait invariablement référence comme des « négociateurs individuels ». Or, aucun individu n’a le pouvoir ou la capacité d’influencer à lui seul le marché et il ne peut pas y avoir de conflit entre les travailleurs et les capitalistes dans ce monde abstrait.


En omettant d’examiner les actions réciproques des puissants acteurs économiques dans l’économie « réelle », on ignore les techniques de truquage des marchés, de manipulation financière et de fraude. La concentration et la centralisation des prises de décision économiques, le rôle des élites financières, les cercles de réflexion, les salles du conseil : aucune de ces questions n’est examinée dans les programmes économiques universitaires. Le concept théorique est dysfonctionnel : il ne peut être utilisé pour assurer une compréhension de la crise économique.


La science économique est un concept idéologique servant à camoufler et à justifier le nouvel ordre mondial. Un lot de postulats dogmatiques contribue à la sauvegarde du capitalisme de libre marché en niant l’existence d’inégalités sociales et la nature du système motivé par le profit. Le rôle de puissants acteurs économiques et la façon dont ces derniers sont capables d’influencer les mécanismes des marchés financiers et de denrées n’est pas un objet de préoccupation pour les théoriciens de la discipline. Les pouvoirs de la manipulation servant à l’appropriation de quantités importantes de richesse monétaire sont rarement abordés. Et lorsqu’ils sont reconnus, on considère qu’ils appartiennent au domaine de la sociologie ou de la science politique.


Cela signifie que le cadre politique et institutionnel derrière ce système économique mondial, modelé au cours des trente dernières années, est rarement analysé par les économistes de l’école dominante. Il s’ensuit que l’économie, en tant que discipline, à quelques exceptions près, n’a pas fourni l’analyse nécessaire à la compréhension de la crise économique. En réalité, ses principaux postulats du libre marché nient l’existence d’une crise. L’économie néoclassique est centrée sur l’équilibre, le déséquilibre et la « correction du marché » ou l’« ajustement » par le mécanisme du marché, dans le but de remettre l’économie « sur la voie de la croissance autonome ».


La pauvreté et les inégalités sociales


L’économie politique mondiale est un système qui enrichit une poignée d’individus au détriment de la grande majorité. La crise économique mondiale a contribué à l’accroissement des inégalités sociales, aussi bien à l’intérieur des pays qu’entre eux. Dans le capitalisme mondial, la pauvreté ne résulte pas de la rareté ou du manque de ressources humaines et matérielles. Le contraire est plutôt vrai : la dépression économique est marquée par un procédé de désengagement des ressources humaines et du capital physique. La vie des gens est détruite et la crise économique est profonde.


Les structures d’inégalités sociales ont été renforcées sciemment, menant ainsi non seulement à un processus généralisé d’appauvrissement, mais aussi à l’anéantissement des groupes à revenus moyen et moyen supérieur.


Le consumérisme de la classe moyenne, sur lequel est basé ce modèle de développement capitaliste incontrôlable, est lui aussi menacé. Les faillites ont frappé plusieurs des secteurs les plus vivants de l’économie consumériste. Les classes moyennes occidentales ont pour leur part été sujettes à l’érosion de leur richesse matérielle durant plusieurs décennies. Alors que la classe moyenne existe en théorie, il s’agit d’une classe construite et préservée par l’endettement des ménages.


Au lieu de la classe moyenne, ce sont plutôt les riches qui deviennent rapidement la classe consumériste, cela conduisant à la croissance incessante de l’économie des marchandises de luxe. De plus, en raison du tarissement des marchés de classe moyenne pour les produits manufacturés, la structure de la croissance économique a subi un virage fondamental et décisif. Avec l’effondrement de l’économie civile, le développement de l’économie de guerre étasunienne, soutenue par un budget de la Défense monstrueux avoisinant les billions de dollars, a atteint de nouveaux sommets. Au moment où les marchés s’effondrent et que la récession se développe, les entrepreneurs militaires, les industries d’armement perfectionné, les entrepreneurs en sécurité nationale et les compagnies de mercenaires prometteuses (entre autres) ont connu une croissance florissante de leurs diverses activités.


La guerre et la crise économique


La guerre est inextricablement liée à l’appauvrissement des individus, au pays et à travers le monde. La militarisation et la crise économique sont aussi intimement liées. La fourniture de produits et services essentiels nécessaire aux besoins humains fondamentaux a été remplacée par un « engin meurtrier » à but lucratif et en faveur de la « guerre mondiale au terrorisme ». Les pauvres sont faits/utilisés pour combattre les pauvres. Cependant, la guerre enrichit la classe supérieure, laquelle contrôle l’industrie, l’armée, le pétrole et les banques. Dans une économie de guerre, la mort est bonne pour les affaires, la pauvreté est bonne pour la société et le pouvoir est bon pour la politique. Les pays occidentaux, particulièrement les États-Unis, dépensent des centaines de milliards de dollars par année pour assassiner des innocents dans des pays lointains appauvris, alors que leurs citoyens souffrent des disparités touchant à la pauvreté, aux classes, aux genres et aux divisions raciales.


Une « guerre économique » absolue est menée par le libre marché et entraîne le chômage, la pauvreté et la maladie. La vie des gens est en chute libre et leur pouvoir d’achat est détruit. Les vingt dernières années de « libre marché » mondial ont touché d’une manière très réelle la vie de millions de personnes, en engendrant la pauvreté et le dénuement social.


Plutôt que d’aborder une catastrophe sociale imminente, les gouvernements occidentaux, qui servent les intérêts des élites économiques, ont mis en place un État policier à la « Big Brother », ayant pour mandat la confrontation et la répression de toutes les formes d’opposition et de dissidence sociale.


La crise économique et sociale est loin d’avoir atteint son paroxysme et des pays entiers sont en danger, dont la Grèce et l’Islande. L’on a qu’à regarder l’escalade de la guerre au Moyen-Orient et en Asie centrale ainsi que les menace des États-Unis et de l’OTAN envers la Chine la Russie et l’Iran pour affirmer que la guerre et l’économie sont étroitement liées.


Notre analyse dans cet ouvrage


Les collaborateurs de ce livre révèlent la complexité du système bancaire mondial et de sa relation insidieuse avec le complexe militaro-industriel et les conglomérats pétroliers. Cet ouvrage présente une approche interdisciplinaire et polyvalente, tout en transmettant une compréhension des dimensions historique et institutionnelle. Il souligne également les relations complexes entre la crise économique et la guerre, l’empire et la pauvreté mondiale. Cette crise a véritablement une portée planétaire et des répercussions se propageant dans tous les pays et toutes les sociétés.


La première partie expose l’ensemble des causes de la crise économique ainsi que les échecs des sciences économiques de l’école dominante. Michel Chossudovsky se focalise sur l’histoire de la déréglementation financière et de la spéculation. Tanya Cariina Hsu analyse pour sa part le rôle de l’empire étasunien et son rapport à la crise économique. John Bellamy Foster et Fred Magdoff offrent quant à eux un examen complet de l’économie politique de la crise en expliquant le rôle clé de la politique monétaire. De leur côté, James Petras et Claudia von Werlhof présentent une revue critique détaillée du néolibéralisme en mettant l’accent sur les répercussions économiques, politiques et sociales des réformes du « libre marché ». Enfin, Shamus Cooke examine le rôle central de la dette, à la fois publique et privée.


La seconde partie, incluant des chapitres de Michel Chossudovsky et Peter Phillips, analyse la marée montante de la pauvreté et de l’inégalité sociale découlant de la Grande Dépression.

Grâce aux contributions de Michel Chossudovsky, Peter Dale Scott, Michael Hudson, Bill Van Auken, Tom Burghardt et Andrew Gavin Marshall, la troisième partie observe la corrélation entre la crise économique, la sécurité nationale, la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN, et le gouvernement mondial. Dans ce contexte, comme l’exprime Peter Dale Scott, la crise économique engendre des conditions sociales favorisant l’instauration de la loi martiale.


La quatrième partie est axée sur le système monétaire international, son évolution et la transformation de son rôle. Andrew Gavin Marshall examine l’historique des banques centrales, ainsi que les diverses initiatives visant à créer des systèmes monétaires régionaux et international. Ellen Brown se concentre pour sa part sur la création d’une banque centrale mondiale et d’une devise internationale par le biais de la BRI. Finalement, Richard C. Cook étudie le système monétaire basé sur la dette comme système de contrôle et offre une structure pour la démocratisation du système monétaire.


Enfin, la cinquième partie est centrée sur les mécanismes du système bancaire parallèle ayant déclenché la débâcle des marchés financiers en 2008. Les chapitres de Mike Whitney et Ellen Brown décrivent en détail comment la combine à la Ponzi de Wall Street a été utilisée pour manipuler le marché et transférer des milliards de dollars dans les poches des banksters.


Nous sommes redevables aux auteurs pour leur recherche soigneusement documentée, leur analyse incisive et, avant tout, pour leur engagement inflexible envers la vérité : Tom Burghardt, Ellen Brown, Richard C. Cook, Shamus Cooke, John Bellamy Foster, Michael Hudson, Tanya Cariina Hsu, Fred Magdoff, James Petras, Peter Phillips, Peter Dale Scott, Mike Whitney, Bill Van Auken et Claudia von Werlhof, ont livré, et ce avec une extraordinaire clareté, une compréhension des processus économiques, sociaux et politiques complexes qui affectent la vie de millions de personnes dans le monde.


Nous sommes reconnaissants envers Maja Romano de Global Research Publishers, qui a supervisé et coordonné sans relâche l’édition et la production de ce livre, incluant le concept créatif de la page couverture. Nous souhaitons également remercier Andréa Joseph pour la composition consciencieuse du manuscrit et le graphisme de la page couverture. Nous tenons aussi à remercier Isabelle Goulet, Julie Lévesque et Drew McKevitt pour leur soutien dans la révision et l’édition de cet ouvrage.



Michel Chossudovsky et Andrew Gavin Marshall, Montréal et Vancouver, mai 2010



Texte original en anglais : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=19025

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
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Wednesday, April 22, 2009

Les Etats-Unis et l'Europe se preparent a un effondrement total de leur economie

Effondrement economique total des USA : Spectre de guerre civile et secession :
Militaires US patrouillant dans les rues de certaines gandes villes americaines, avec des bassards de police, le Texas serait le premier etat a decreté l'etat d'urgence et un couvre feu obligatoire pour tous ces habitants.


L’Armée US se prépare à un « effondrement économique imprévu »




20 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) — Aux Etats-Unis, des plans de contingence en cas de crise extrême sont discutés et visent à préparer les militaires à faire face à l’insurrection sociale qui vient.


Le 12 février le Director of National Intelligence, l’amiral Dennis Blair, parlant devant le Comité sur le renseignement du Sénat américain, a affirmé que la crise économique posait « la menace la plus grave à notre stabilité et notre sécurité nationale ». Cette crise, dit-il peut provoquer de « l’extrémisme violent » du même type que celui des années 1920 et 1930.


Le spectre des troubles sociaux fut évoqué dès novembre 2008 devant l’Académie de guerre de l’armée de terre. Une étude militaire, « Les inconnus connus : Chocs non conventionnels dans le développement de la stratégie de la défense », affirme que l’Armée américaine doit être prête à affronter une « dislocation stratégique violente, à l’intérieur des Etats-Unis », provoquée par « un effondrement économique imprévu », « une résistance nationale engagée » et « d’envahissantes situations d’urgence sur le plan de la santé publique ».


Tous ces événements, poursuit l’étude, pourraient provoquer « la disparition d’un ordre politique et juridique fonctionnel ». Des « violences civiles généralisées », poursuit le texte, « forceraient l’appareil militaire de réorienter in extremis ses forces afin de préserver les fondements de l’ordre public et de la sécurité des personnes ».


En clair, le chaos social et l’explosion de mécontentement provoqué par la non-résolution de la crise économique pourraient conduire le gouvernement américain à imposer, à l’aide de l’Armée, la loi martiale. Cet état d’exception « pourrait inclure l’emploi de la force militaire contre des groupes hostiles à l’intérieur des Etats-Unis ».


Alors, après la planche à billets et les récettes Keynesiennes des années 1920, veut-on réellement reprendre les « solutions » des années 1930 ?


Pour creuser le sujet : focus



http://www.solidariteetprogres.org/article5356.html
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Friday, March 20, 2009

A quoi sert l’Opep ?

« L’industrie du pétrole, ceux qui la connaissent se gardent bien d’en parler. Ceux qui en parlent ne la connaissent généralement pas », Paul Frenkel, expert pétrolier.



Mais à quel jeu de yo-yo est donc soumis le baril de pétrole ? De 100 dollars en janvier, il est monté jusqu´à 147 dollars, mi-juillet, avant de dégringoler pour retrouver son niveau du début de l´année. Tous les pays producteurs sont en effet convaincus que le marché marque des signes de "surabondance", la consommation reculant dans les grands pays industrialisés (Etats-Unis, Europe, Japon...) et progressant moins vite que ces dernières années dans les pays émergents (Chine, Inde...). Cette chute de près de 50 dollars en deux mois est passée presque inaperçue dans les médias occidentaux. Autant nous étions saturés d´informations tendancieuses quand le prix était à la hausse - les pays occidentaux ont parlé de 3e choc pétrolier pour culpabiliser l´Opep - autant c´est le silence radio quand il a commencé à dégringoler.

On se souvient du forcing américain pour inonder le marché. En juin, à Djeddah, deux sons de cloche, le président de l´Opep qui assure que le marché est approvisionné correctement, il n´y a pas pénurie. De son côté pourtant, l´Arabie saoudite s´est dit prête à produire, pour le restant de l´année et s´il existe la demande correspondante, plus que les 9,7 millions de barils de pétrole par jour qu´elle a déjà décidé de pomper en juillet. Le Koweït a, pour sa part, indiqué hier par la voix de son ministre du Pétrole, Mohammed Al-Olaïm, qu´il " (n´hésiterait) pas à augmenter (sa) production si le marché l´exigeait ".


Pourquoi la chute des prix du pétrole ?
Les cours du pétrole remontaient timidement vendredi 12 septembre, dopés par l´approche de l´ouragan Ike, qui a entraîné la fermeture des installations pétrolières et gazières dans le golfe du Mexique, et par la menace du président vénézuélien de ne plus fournir les Etats-Unis en pétrole. Par ailleurs, le 10 septembre l´AIE réduit ses prévisions sur la demande pétrolière mondiale. La demande mondiale de pétrole augmentera moins que prévu cette année. L´AIE a réduit de 100 000 barils par jour (bpj) sa projection de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2008 à 690 000 bpj et a également réduit la projection de 2009, de 40 000 bpj à 890 000 bpj. L´AIE, qui conseille 27 pays industrialisés en matière de politique énergétique, a également revu en baisse sa projection de l´offre des pays non-Opep, de 180 000 bpj pour 2008 et de 85 000 bpj en 2009.

Les prix du pétrole reculent également en raison de la remontée du dollar qui a touché, mardi dernier, dans les échanges asiatiques, un niveau plus haut, depuis octobre 2007, se rapprochant du seuil d’1,40 dollar pour 1 euro. La remontée du dollar face à l´euro décourage les achats de matières premières libellés en dollars, car elle érode le pouvoir d´achat des investisseurs munis d´autres devises. Elle incite aussi les investisseurs à racheter des dollars au détriment d´autres placements, tels que les matières premières. Il faut ajouter à cela que le département américain à l´Energie a fait savoir, mardi 2 septembre, que les Etats-Unis allaient sortir 250 000 barils de pétrole de leurs réserves stratégiques afin de pallier les perturbations engendrées par le passage de l´ouragan Gustav dans l´approvisionnement. Cela va donc créer une abondance artificielle contre le concept de la loi du marché.
Pourtant, de notre avis, la chute sans fin des prix du pétrole n´est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. La spéculation, après avoir fait son miel jusqu´en juillet, se déplace vers d´autres niches. Comme l´écrit Paul Loubière économiste : "La bulle pétrolière est en train d´éclater. Les fonds ont déplacé plusieurs dizaines de milliards de dollars du pétrole vers d´autres actifs. Il n´est donc pas absurde de penser que le prix du pétrole est en train de renouer avec les fondamentaux. Faut-il s´en réjouir ? Pas forcément. Ce mouvement de baisse est, en effet, le reflet d´une baisse de la consommation observée en Europe et aux Etats-Unis. Nous sommes donc dans une situation d´excédent de pétrole. En bonne logique, cela se traduit par une baisse des cours. Mais cette baisse des cours risque de relancer la consommation à l´approche de l´hiver. Pour peu qu´il fasse froid et l´excédent de pétrole sera absorbé. Résultat, les prix pourraient repartir à la hausse. Quoi qu´il en soit, les aléas des cours ne peuvent faire oublier que la tendance lourde, sur le long terme, est celle d´une inéluctable pénurie. Dans ce contexte, un reflux des prix du pétrole n´est pas nécessairement une bonne nouvelle : il risque de nous faire oublier nos bonnes résolutions d´économie et de retarder la mise en place d´énergies de substitution. (1) Curieusement l’automobiliste européen ne profite pas de cette baisse de 33 % des prix du pétrole ! La baisse de l’essence n’a été en moyenne que de 7 %. Où est passée la différence, cherchez l’erreur ! On comprend aussi le danger d’une remise en cause de toutes les bonnes dispositions pour conjurer les changements climatiques si le prix du pétrole dégringolait à un seuil qui interdit la compétitivité des énergies renouvelables.

On se souvient qu´en termes à peine voilés en juin à Djeddah le ministre français de l´Energie et de l´Ecologie, Jean-Louis Borloo, a dénoncé les effets de la spéculation sur l´envolée des prix du pétrole "Il y a un accord général sur l´idée que, si les marchés étaient plus transparents, il y aurait moins de spéculation. On a proposé qu´autour de l´Agence internationale de l´énergie et du Forum de l´énergie, il y ait un groupe de travail pour regarder comment donner toutes les informations sur les réserves, sur les stocks et sur les besoins des consommateurs", a ajouté le ministre. C´est une façon comme une autre de contrôler le fonctionnement de l´Opep.

A quoi sert l’Opep ?
Ce n´est pas la première fois que l´Opep est diabolisée. Pourtant, elle est tenue d´une main de fer par l´Arabie saoudite pour le compte des Etats-Unis. Pourquoi George W. Bush aurait-il demandé à deux reprises en 2008 à son chef de file, le roi saoudien Abdallah, d´accroître le débit pétrolier ? Et pourquoi le Congrès américain aurait-il voté en mai, à une très large majorité, républicains et démocrates confondus, une loi anti-Opep (refusée par la Maison-Blanche) ? Ce texte prévoit la création d´une équipe rattachée au ministère de la Justice pour enquêter sur le mécanisme des prix et sur d´éventuelles manipulations des cours du pétrole (y compris aux Etats-Unis), mais aussi la possibilité de poursuivre en justice les pays membres de l´Opep au nom des lois antitrust. Le 10 septembre, l´AIE met en garde : toute initiative pour freiner la production pétrolière mondiale pourrait se révéler "contreproductive" pour l´économie mondiale.

L´Opep a connu plusieurs vies. Dans les années 60 et 70, elle était véritablement une organisation qui avait pour but la défense des intérêts des pays producteurs. Depuis le milieu des années 70, elle a commencé à perdre son influence suite à l´avènement de l´AIE, véritable machine de guerre créée par Kissinger, le secrétaire d´Etat américain dont le but était de casser l´Opep. Depuis près de trente ans maintenant, l´Opep a accepté de se mettre sous la protection américaine qui dicte ses desiderata par pays du Golfe interposés.

"Faute d´avoir mis en place des mécanismes de réaction adaptés à l´évolution du marché, le cartel des exportateurs en est réduit, aujourd´hui, à naviguer à vue. Les ministres des pays membres de l´Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont clos la réunion du 22 septembre avec le sentiment du devoir accompli. À vrai dire, l´Opep, en dépit de ses moyens et de son pouvoir, ne dispose pas d´instruments de mesure assez sophistiqués pour connaître, avec précision, la quantité d´or noir disponible sur le marché. Ce n´est un secret pour personne : les données de l´industrie du pétrole, aussi bien la production que les stocks et la demande, ne sont pas fiables. Résultat : l´Opep est réticente à ouvrir les robinets pour anticiper un pic de la demande, de peur que celui-ci ne se produise pas. Il est vrai que la dernière fois qu´elle l´a fait, en 1997, les prix se sont effondrés à leurs cours les plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale".

Pour éviter une telle volatilité, l´Opep devrait pouvoir disposer, à l´instar des banques, de moyens très sophistiqués pour contrôler la masse monétaire. Mais l´Organisation est une vieille machine mal adaptée à l´économie évolutive d´aujourd´hui. Selon Robert Mabro, directeur du Centre d´études énergétiques d´Oxford, "il n´y a pas eu de changement d´approche depuis 1982". Et les ministres des pays producteurs continuent de se livrer à ce travail de divination risqué consistant à présager de la demande. Pour Léo Drollas, directeur adjoint du Centre d´études pour l´énergie mondiale basé à Londres, "ils ne pensent pas à long terme. Quand ils le font, c´est trop peu et, souvent, trop tard".(2)

Un exemple de bonne gouvernance du pétrole nous est donné par le Brésil. "Il y a quelques jours, écrit Jean-Pierre Langellier, sur une plate-forme pétrolière au large des côtes du sud-est de son pays, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, s´est abandonné à un lyrisme de bon aloi. C´est un signe de Dieu, un passeport pour l´avenir, a-t-il lancé à propos des immenses gisements de pétrole et de gaz récemment découverts dans les eaux très profondes de l´Atlantique. Un trésor énergétique sommeille à quelque 250 kilomètres au large des Etats de Santa Catarina, Sao Paulo, Rio de Janeiro et Espirito Santo. Ces champs pétrolifères s´étirent sur une bande longue de 800 kilomètres et large de 200 kilomètres. L´or noir qu´ils contiennent est enfoui à une profondeur allant de 5 000 à 7 000 mètres, sous une épaisse croûte de sel pouvant atteindre 2 000 mètres. Le gisement de Tupi, découvert en novembre 2007 dans le bassin de Santos, contient entre 5 et 8 milliards de barils récupérables. Dans un élan de nationalisme pétrolier, l´Etat veut, à la fois, mieux contrôler la production et accroître ses bénéfices. Dans cet esprit, l´attribution des concessions de forage a été suspendue en 2007. Que faire de cet argent ? Le président lui assigne deux objectifs sociaux : financer l´éducation et éradiquer la pauvreté. L´accroissement de ces ressources suppose de mettre en place une industrie pétrolière puissante. Celle-ci stimulera, par une vertueuse contagion les autres secteurs industriels et permettra de vendre en Europe, aux Etats-Unis ou au Japon des produits raffinés à forte valeur ajoutée, comme le gazole. Le jour où sa production dépassera les besoins nationaux, le Brésil qui produit 1,9 million de barils/jour n´envisage pas d´exporter du brut. C´est pourquoi il a poliment décliné la récente invitation à rejoindre l´Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) que l´Iran lui avait transmise". On comprend que le Brésil décline l´offre des rentiers de l´Opep, du fait que ce pays est un cap, une utopie mobilisatrice, il sait où il va. (3)

Comme on le sait, à la veille de la réunion de l´Opep, plusieurs de ses membres ont jugé que le monde est loin de manquer de pétrole. "Le marché commence même à souffrir d´une surabondance", a déclaré Chokri Ghanem, le président de la compagnie pétrolière nationale libyenne. A la demande des Etats-Unis, Saudi Aramco produit plus que le quota officiel autorisé par l´Opep. Il devrait réduire la voilure, sans que l´on sache dans quelle proportion. Washington veille. Dans une campagne présidentielle américaine où la question de l´énergie tient une place importante, il ne fait guère de doute que l´administration Bush pèse de tout son poids pour que l´Opep, via le Royaume saoudien, maintienne sa production pour faire baisser les prix.

Cependant, l´Opep ne veut pas rééditer la fatale erreur commise en décembre 1997 à la réunion de Djakarta (Indonésie). Alors que la crise économique se profilait en Asie, ils avaient décidé de relever la production de 10 %, provoquant un effondrement des cours de 40 %. Le baril était alors tombé à moins de 10 dollars ! Même scénario en 1986-1987, le prix du pétrole était tombé à moins de 10 dollars. C´est en fait le passage symbolique, mardi dernier, des cours du pétrole sous 100 dollars qui a sans doute pesé dans la décision de réduire l´offre pour enrayer la chute des prix. L´Opep a décidé, mercredi dernier, de retirer 520 000 barils par jour du marché pour enrayer la chute des prix du pétrole brut, passé sous les 100 dollars à Londres le mardi 9 septembre. Dans la pratique, elle a décidé de revenir "aux quotas de septembre 2007", ce qui équivaut à 28,8 millions de barils par jour. Un porte-parole du cartel a indiqué que les membres s´étaient engagés à respecter "strictement" cette décision.

En conclusion et comme l´écrit Jean Michel Bezat, "le retournement ne doit pas grand-chose à l´Opep. Elle court après les événements, mais elle n´a pas de gestion active des marchés", corrige Jan Horst Keppler, professeur d´économie à Paris-Dauphin (Centre de géopolitique de l´énergie et des matières premières). Robert Mabro, ancien directeur de l´Oxford Centre for Energy Studies, ironisait volontiers sur l´impuissance de l´Opep : "Elle devrait envisager de prendre un sac de thé comme logo, parce qu´elle ne marche que dans de l´eau chaude." Autrement dit, quand la maison brûle et que les prix se replient trop vite, comme on le constate depuis juillet. M. Keppler reconnaît que "l´Opep va revenir". Et M.Terzian prévoit qu´"elle mènera en 2009 une action coordonnée pour stabiliser les prix entre 80 et 100 dollars. (…) Tôt ou tard, elle retrouvera son poids des années 1970, quand elle assurait 60 % de la production mondiale d´or noir. Tout le monde spécule maintenant sur l´arrivée du Kazakhstan et surtout du Brésil, officiellement invité par l´Iran". (4)

Nous ne sommes pas d´accord avec Jean-Michel Bezat. Certes, l´Opep continuera d´exister car elle sert avant tout les intérêts des pays industrialisés en disciplinant des "faucons" comme l´Iran, ou le Venezuela par Arabie saoudite interposée. Dans ce combat de géants, l´Algérie n´existe pas, elle n´a ni la surface financière de l´Arabie saoudite ni le poids scientifique et technologique de l´Iran, puissance spatiale. Nous sommes des petits rentiers qui gaspillons frénétiquement une ressource qui appartient à nos enfants. Pour nous, il est très possible que les 500 000 barils/jour ne changeront pas grand-chose à la donne, le prix du pétrole continuera à glisser, peut-être jusqu´aux 80 dollars (55 euros) c´est-à-dire moins que les 30 dollars de 1982 en termes de parité d´achat que les pays occidentaux. Pourquoi l´Algérie s´entête-t-elle, une fois de plus, à produire d´une façon débridée ? Que faisons-nous dans l´Opep ? Pourquoi, à l´instar du Brésil, n´a-t-elle pas un cap : produire en fonction des besoins et miser sur l´éducation. Encore une fois, notre meilleure banque est encore notre sous-sol !




1. Paul Loubière, "La Baisse du baril, une fausse bonne nouvelle", Challenges, 03/09/2008.

2. Dow Jones & Company Inc. Dans Jeune Afrique, "À quoi sert l´Opep ?", 05/10/1999.

3. Jean-Pierre Langellier, "Le Brésil cherche à faire le meilleur usage de son nouveau statut de grande puissance pétrolière", Le Monde, 12/09/2008.

4. Jean-Michel Bezat, "Le Retour annoncé de l´Opep", Le Monde, 08/09/2008.

Pr Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

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Sunday, May 25, 2008

Comment le lobby sioniste gonfle les prix du petrole pour rattrapper les pertes dues aux Hedges funds

Précisions sur l'origine du prix élevé du pétrole







Global Research, Par F. William Engdahl, le 22 mai 2008,



​​​​Comme détaillé dans un article antérieur, un calcul prudent montre que, dans le prix du baril de pétrole brut d'aujourd'hui, au moins 60% des 128 dollars sont dus à la spéculation à terme non réglementée, des hedge funds, des banques et des groupes financiers. Ils utilisent les échanges à terme du ICE Futures de Londres et du NYMEX de New York, et les échanges inter-bancaires incontrôlés ou négociés hors cote pour échapper à tout examen minutieux. Les règlements de la Commodity Futures Trading Commission du gouvernement zionien permettent aux spéculateurs d'acheter du pétrole brut grâce à des contrat à terme sur le Nymex, en avançant seulement 6% de la valeur du contrat. Le prix en ce moment étant de 128 dollars par baril, cela signifie que le spéculateur à terme n'a qu'à donner environ 8 dollars pour chaque baril et emprunter les autres 120 dollars. Cette « force » exceptionnelle de 16 pour 1 permet d'amener le prix à un niveau follement irréaliste et de compenser les pertes bancaires du subprime et des autres catastrophes au détriment de l'ensemble de la population [mondiale].



​​​​La mystification du pic pétrolier, c'est-à-dire l'argument selon lequel la production pétrolière aurait épuisé plus de la moitié des réserves, ce qui rend le pétrole bon marché et abondant sur le déclin dans le monde, a permis à cette fraude coûteuse de perdurer depuis l'invasion de l'Iraq en 2003 avec l'aide des principales banques, des négociants et des opérateurs pétroliers majeurs. Comme toujours, Washington tente d'en faire porter le chapeau aux producteurs arabes de l'OPEP. Le problème n'est pas la pénurie de l'approvisionnement en pétrole brut. En fait, l'offre est actuellement excédentaire dans le monde. Pourtant, le prix grimpe toujours plus haut. Pourquoi ? La réponse se trouve dans la politique manifestement délibérée du gouvernement zionien, qui permet la manipulation effrénée du prix du pétrole.




Demande pétrolière plate, boom du prix . . .



​​​​Le principal stratège du marché de l'une des banques leaders mondiales de l'industrie pétrolière, David Kelly, de JP Morgan Funds, a récemment laissé entendre quelque chose en disant au Washington Post, « Je pense que l'une des choses très importantes que l'on doit réaliser est que la croissance de la consommation pétrolière mondiale n'est pas si forte que ça. »



​​​​L'une des fables utilisées pour soutenir la spéculation à terme sur le pétrole est l'allégation de la soif d'importation pétrolière de la Chine qui exploserait hors de contrôle en entraînant des pénuries dans l'équilibre de l'offre et de la demande. Les faits ne confortent cependant pas la thèse de la demande chinoise.



​​​​Dans son dernier rapport sur les perspectives énergétiques à court terme, l'Energy Information Administration (EIA) du gouvernement zionien concluait que la demande pétrolière zionienne devrait baisser de 190.000 barils par jour en 2008, surtout à cause de l'aggravation de la récession économique. Loin d'exploser, dit l'EIA, la consommation chinoise devrait augmenter cette année de seulement 400.000 barils par jour. Ce n'est guère la « poussée de la demande pétrolière » chinoise stigmatisée par les médias. L'année dernière, la Chine a importé 3,2 millions de barils par jour, et elle aurait utilisé au total environ 7 millions de barils par jour. La Zionie, par contre, consomme environ 20,7 millions de barils par jour.



​​​​Cela signifie que la principale nation consommatrice de pétrole, la Zionie, connaît une baisse importante de la demande. La Chine, qui consomme seulement un tiers du pétrole utilisé en Zionie, ne verra qu'une augmentation mineure de sa demande d'importation par rapport à l'ensemble de la production pétrolière mondiale journalière de 84 millions de barils, moins d'un demi pour cent de la demande totale.



​​​​Pour 2008, l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) a prévu que la croissance de la demande mondiale en pétrole resterait inchangée, à 1,2 millions de barils par jour, car le ralentissement de la croissance économique dans le monde industrialisé est légèrement compensée par la consommation croissante dans les pays en développement. L'OPEP prédit que la demande pétrolière mondiale en 2008 sera en moyenne de 87 millions de barils par jour, en grande partie inchangée par rapport à son estimation précédente. Il est prévu que la demande de la Chine, du Moyen-Orient, de l'Inde et de l'Amérique Latine sera plus forte, mais celle de l'UE et de l'Amérique du Nord sera plus faible.



​​​​Ainsi, le plus grand consommateur de pétrole du monde est confronté à une forte baisse de consommation, à un déclin qui va s'aggraver à cause du handicap du logement et des effets économiques apparentés de la crise financière de la titrisation. Si les marchés étaient normaux, non dissimulés et transparents, le prix chuterait vraisemblablement, il ne s'élèverait pas. Aucune crise d'approvisionnement ne justifie la manière dont est fixé le prix du pétrole aujourd'hui dans le monde.




Annonce de nouveaux grands champs pétroliers en cours



​​​​Non seulement il n'y a pas de crise d'approvisionnement pour justifier pareille bulle de prix, mais il existe plusieurs nouveaux gisements pétrolifères géants qui doivent commencer à produire au cours de 2008 pour augmenter l'offre.



​​​​Le plus important producteur de pétrole du monde, l'Arabie Saoudite est en train de finaliser des plans pour renforcer l'activité de forage d'un tiers et accroître les investissements de 40%. Le plan de Saudi Aramco, qui couvre 2009 à 2013, devrait être approuvé ce mois-ci par le conseil d'administration et le Ministère du pétrole. Le Royaume est au beau milieu d'un plan d'élargissement de la production pétrolière de 50 milliard de dollars pour répondre à la demande croissante de l'Asie et des autres marchés émergents. Le Royaume prévoit d'accroître sa capacité totale de pompage jusqu'à 12,5 millions de barils par jour d'ici à l'an prochain, une hausse d'environ 11% de sa capacité actuelle de 11,3 millions de barils par jour.



​​​​En avril de cette année le gisement pétrolifère de Khursaniyah en Arabie Saoudite a commencé le pompage, et il ajoutera bientôt 500.000 barils par jour à l'offre mondiale en pétrole brut Arabian Light, de haute qualité. En outre, un autre projet d'expansion saoudien, le développement des champs pétroliers de Khurais, le plus important des projets de Saudi Aramco, augmentera la capacité de production pétrolière des gisements saoudien de 11,3 à 12,5 millions de barils par jour d'ici à 2009. Il est prévu que Khurais augmentera la capacité d'exportation saoudienne de brut léger de haute qualité de 1,2 millions de barils par jour.



​​​​Petrobras du Brésil est dans la phase d'exploitation initiale des réserves pétrolières offshore de son gisement de Tupi. Les estimations ont récemment confirmé qu'elles pouvaient être aussi grande ou plus grande que celles de Mer du Nord. Petrobras dit que le nouveau gisement ultra-profonde de Tupi pourrait contenir jusqu'à 8 milliards de barils de pétrole brut léger exploitable. Quand ce sera en cours, dans quelques années, il est prévu de classer le Brésil dans le « top 10 » mondial des producteurs pétroliers, entre le Nigeria et le Venezuela.



​​​​En Zionie, à part les rumeurs disant que les grandes compagnies pétrolières délaissent délibérément les immenses nouvelles réserves en Alaska, de crainte que l'offre excédentaire fasse plonger le prix de ces dernières années, l'US Geological Survey (USGS) a récemment publié un rapport qui a confirmé de nouvelles grandes réserves pétrolières dans la région appelée Bakken, qui s'étend à travers le Dakota du Nord, le Montana et le sud-est de la province de Saskatchewan [au Canada]. L'USGS estime que Bakken contient jusqu'à 3,65 milliards de barils de pétrole.



​​​​Ce ne sont là que quelques confirmations d'immenses réserves de pétrole à exploiter. L'Iraq, où les quatre grandes firmes pétrolières anglo-zioniennes salivent de mettre la main sur des gisements inexplorés, est estimé détenir les secondes réserves pétrolières après l'Arabie Saoudite. Une grande partie du monde doit encore être exploré pour trouver du pétrole. À un prix supérieur à 60 dollars le baril d'énormes potentialités nouvelles deviennent économiques. Le problème majeur auquel est confrontée la grande industrie pétrolière n'est pas de trouver de quoi remplacer le pétrole, mais de contrôler les découvertes pétrolières mondiales pour maintenir le prix exorbitant actuel. Elle est aidée en cela par les banques de Wall Street et les deux grandes sociétés d'échanges pétroliers : NYMEX et ICE et ICE Future de Atlanta-Londres.






Alors pourquoi augmenter encore le prix ?



​​​​Il est de plus en plus évident que la récente bulle spéculative pétrolière, devenue asymptotique depuis janvier, est sur le point d'éclater.



​​​​À la fin du mois dernier, à Dallas au Texas, l'American Association of Petroleum Geologists a tenu sa conférence annuelle en présence de tous les principaux cadres et géologues du pétrole. Selon un participant, les bien informés directeurs généraux de l'industrie pétrolière sont arrivés à un consensus sur le fait que « le prix du pétrole chutera bientôt de façon spectaculaire et que l'augmentation à long terme concernera le prix du gaz naturel. »



​​​​Juste quelques jours avant, Lehman Brothers, une banque d'investissement de Wall Street a dit que la bulle du prix pétrolier touche à sa fin. Michael Waldron, le chef stratège pétrolier de la banque, a été cité, le 24 avril dans le Daily Telegraph de Grande-Bretagne, disant : « L'offre pétrolière dépasse la croissance de la demande. Des inventaires sont faits depuis le début de l'année. »



​​​​En Zionie, les stocks de pétrole ont augmenté de près de 12 millions de barils en avril, selon le rapport mensuel sur l'inventaire du 7 mai de l'EIA, ils sont en hausse de près de 33 millions de barils depuis janvier. Dans le même temps, le rapport du 7 mai de MasterCard montre que la demande en essence a diminué de 5,8%. Et les raffineurs sont en train de réduire considérablement leur cadence de raffinage pour s'adapter à la baisse de la demande. Ils tournent actuellement à 85% de leur capacité, par rapport aux 89% d'il y a un an, dans une saison où la production est normalement de 95%. Les raffineurs sont manifestement aujourd'hui en train d'essayer de tirer vers le bas l'offre des ressources en essence pour augmenter son prix. « C'est l'économie, andouille, » pour paraphraser la tristement célèbre boutade de Bill Clinton à papa Bush lors des élections de 1992. Ça s'appelle la récession économique.



​​​​Le rapport du 8 mai de Oil Movements, une société britannique qui suit les expéditions pétrolières dans monde entier, montre que le transit pétrolier en haute mer est aussi très fort. Presque toutes les sortes d'expéditions marchent plus fort qu'il y a un an. Le rapport note que, « En Occident, une grande part des stocks pétroliers faits cette année sont arrivés de l'étranger en catimini. » Certains initiés disent que les activités et les stocks des quatre grands de l'industrie pétrolière mondiale, l'état réel des tankers, du stockage et des chargements, est l'industrie la plus secrète du monde, sans compter peut-être celle du commerce des stupéfiants.




Goldman Sachs de nouveau au milieu



​​​​Le prix du pétrole aujourd'hui, contrairement à il y a vingt ans, est déterminé à huis clos dans les chambres de commerce d'institutions financières géantes comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Deutsche Bank ou UBS. Dans ce jeu, l'échangeur clef est le London ICE Futures Exchange (autrefois International Petroleum Exchange). ICE Futures est une filiale possédée intégralement par Atlanta Georgia International Commodities Exchange. ICE d'Atlanta a été fondée en partie par Goldman Sachs, qui se trouve diriger aussi l'indice des prix des matières premières les plus utilisées dans le monde, le GSCI, qui est sur-pondéré au prix du pétrole.



​​​​Comme je l'ai indiqué dans mon précédent article, (Peut-être que 60% du prix du pétrole d'aujourd'hui est pure spéculation), l'ICE a récemment fait l'objet d'une enquête du Congrès. Elle a été citée la fois dans le rapport du personnel du Sous-Comité permanent sur les enquêtes du Sénat du 27 juin 2006, et dans l'audition du Comité sur l'Énergie & le Commerce de la Chambre en décembre 2007, qui ont examiné la négociation à terme non réglementée en matière d'énergie. Les deux études ont conclu que la montée du prix de l'énergie à 128 dollars et peut-être au-delà est pilotée par la valeur en milliards de dollars des contrats à terme sur le pétrole et le gaz naturel placés sur les ICE. Grâce à une dérogation opportune sur le règlement, accordée par l'administration Bush en janvier 2006, le négoce de l'énergie zionienne en ICE Futures n'est plus contrôlé par la Commodities Futures Trading Commission (CFTC), même si les contrats pétroliers zioniens en ICE Futures font l'objet d'un commerce dans les filiales d'ICE en Zionie. Et à la demande d'Enron, la CFTC à exonéré les transactions pétrolières à terme hors cote en 2000.



​​​​Il n'est donc pas surprenant de voir, dans un rapport du 6 mai de Reuters, que Goldman Sachs annonce que le pétrole pourrait en fait être proche d'un autre « super pic, » qui fera peut-être coûter le baril de pétrole jusqu'à 200 dollars dans les six à 24 prochains mois. Ce titre, « 200 dollars le baril ! » devient le principal reportage sur le pétrole pour les deux jours prochains. Combien de moutons crédules suivront derrière avec l'argent de leurs paris ?



​​​​Arjun Murti, le stratège en énergie de Goldman Sachs, a accusé ce qu'il a appelé la demande « foudroyante » (sic) chinoise et moyen-orientale, combinée au fait que le Moyen-Orient serait proche du maximum de sa capacité de production pétrolière, selon ses assertions. Le mythique pic pétrolier aide de nouveau Wall Street. Le degré du matraquage publicitaire sans fondement rappelle la nature intéressée du battage de Wall Street en 1999-2000 autour des actions Internet ou Enron.



​​​​En 2001, juste avant le crash des dot.com dans le NASDAQ, certaines entreprises de Wall Street poussaient pour vendre au public crédule les actions dont elles se délestaient discrètement. Ou elles poussaient les actions douteuse pour les entreprises dont les banques qui leur étaient affiliées avaient des intérêts financiers. En bref, comme les enquêtes du Congrès paraîtront plus tard, les sociétés ayant un intérêt dans un résultat financier assuré ont utilisé les médias pour se remplir les poches et pour que leurs entreprises laissent les investisseurs publics dans le pétrin. Il serait intéressant que le Congrès assigne les enregistrements des positions à terme de Goldman Sachs et d'une poignée d'autres grands acteurs sur l'énergie à terme, pour voir s'ils ont ou non investi pour bénéficier d'une nouvelle hausse du pétrole à 200 dollars.




Règles en marge alimentant la frénésie



​​​​Un autre turbo, rajouté pour introduire la spéculation dans le prix du pétrole, est la règle dominante en marge qui fait que le pourcentage en cash pour l'acheteur de contrat pétrolier à terme incite de parier sur la hausse du prix du pétrole (ou sur sa chute d'ailleurs). La réglementation actuelle sur le NYMEX permet au spéculateur de fournir seulement 6% de la valeur totale de son contrat pétrolier à terme. Cela signifie qu'une prise de risque des hedge funds ou des banques peut acheter du pétrole à terme avec une force de 16 pour 1.



​​​​Nous sommes frappés par une série sans fin d'arguments plausibles sur le prix élevé du pétrole : « super risque de terrorisme » ; élévation « foudroyante « de la demande chinoise et indienne ; troubles dans la région pétrolifère nigérienne ; « explosion » d'oléoduc en Iraq ; possible guerre contre l'Iran. . . et, au-dessus de tout ça, le matraquage du pic pétrolier. Le spéculateur pétrolier T. Boone Pickens, qui aurait ramassé d'immenses profits dans le pétrole à terme, plaide que le monde est opportunément au sommet du pic pétrolier. Il en est de même de Matt Simmons, banquier d'affaires à Houston et ami de Dick Cheney.



​​​​Comme le notait le rapport du Sénat en juin 2006, Le rôle de la spéculation dans le marché pétrolier sur la hausse du prix de l'essence, « Il y a quelques managers des hedge funds là-bas qui maîtrisent la connaissance de la manière d'exploiter la théorie du pic pétrolier et le sujet brûlant de l'offre et la demande, et en prédisant audacieusement la progression choquante des prix à venir, ils ne font qu'ajouter davantage de carburant au feu de la spéculation dans une sorte de prophétie qui se réalise. »



​​​​Le Congrès démocrate agira-t-il pour changer la minutieuse opacité du marchés pétrolier à terme dans une année électorale, et risquer de faire éclater la bulle ? Le 12 mai le comité de la Chambre sur l'énergie et le commerce a déclaré qu'il se penchera sur cette question en juin. Le monde aura les yeux braqués.



​​​​




​​​​F. William Engdahl est associé de Global Research. Il est l'auteur de Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain, et de Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation.





Original : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9042
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

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Friday, March 28, 2008

Global systemic crisis - End of 2008: Pension funds go off the rails


According to LEAP/E2020, by the end of 2008, a formidable debacle will affect pension funds all over the world, endangering the entire system of capital-based pensions. This financial calamity will bear a particularly dramatic human dimension because it will come at the precise moment when the first wave of baby-boomers phase out of the labour force in the US, EU and Japan: pension fund revenues are collapsing at the very moment when they should be making their first large series of payments to pensioners. In this 23rd edition of the GEAB, our team anticipates the evolution of the upcoming pension fund crisis, details which countries are the most exposed (in particular in Europe) and provides a number of operational and strategic recommendations to face the situation.

Meanwhile, in the present issue (on subscription), LEAP/E2020 anticipates what the global systemic crisis (now obvious to everyone) will bring along in the next few months, as regards in particular to the negative side effects of the US Federal Reserve’s bank loans currently contributing to weaken even more the US financial system, and as regards also to bank exposure in the US and in the most exposed European countries. Simultaneously our team analyses the effect of today’s US economic and financial crisis on the probability and consequences of an attack on Iran by Israel and the US before the next US presidential election.

In any event, with the announcement of an emergency plan to save the US 5th largest private bank, Bear Stearns [1] (preluding to its being sold or its failing in the coming weeks), it turned out that a large financial institution indeed went bankrupt in the first quarter of 2008, as anticipated by our team in GEAB N°19 [2].

Meanwhile, the US dollar resumed plummeting against Euro, Yen, Yuan; gold soared over 1,000 USD per ounce, oil reached 110 USD per barrel, global stock markets lost 20 percent in three months, and the Fed’s most recent attempt to stop the financial crisis through a 200 billion USD bank loan plan has already proved to fail... the bases of the financial and economic order that prevailed in the last decades are collapsing under our eyes, at an increasing pace… all the signs of a systemic crisis are gathered [3].

The whole world is now aware that we are faced to a crisis of unprecedented scope and nature. This level of awareness enables our team to refine some of their anticipations. About currencies for instance, our team undertook to review their estimation of the value of the US dollar against the three other strategic currencies - Euro, Yen and Yuan. LEAP/E2020 now estimates that the EURUSD exchange rate will reach 1.75 at the end of 2008 (instead of the 1.70 estimation made in 2006); the USDYEN rate should fall down to 90 and the USDYUAN down to 6 [4].


US Dollar Index (benchmark currency basket [5]) on 03/14/2008 - Source FxStreet
Faced to the extent of the Very Great US Depression currently unfolding [6], LEAP/E2020 is glad that the US authorities took into consideration the numerous protests [7] and decided to maintain the publication of US economic indicators on the website EconomicIndicators.Gov. In such difficult times, it is important that statistical information on the US economy remains easily available to everyone. The money of a great number of private and public, individual and collective operators depends on this transparency.

In the same sense, the Federal Reserve of Atlanta distributes for free a DVD entitled « Crisis Preparedness: Reconnecting the Financial Lifeline » and designed to help operators of all kinds to anticipate a crisis and get prepared to it [8]. In the perspective of a collapse of the real economy in the US (expected to happen in September 2008 according to LEAP/E2020’s anticipations [9]), these official advices take a special meaning. For instance, like we have been repeating for months, the DVD keeps saying that in the event of a severe crisis « Cash becomes king », whether the crisis is linked to a natural disaster or a human-made one, as shown by the fact that US insurers have already lost more money because of the subprime crisis than because of the Katrina hurricane, though the worse natural disaster in the history of the US [10].


Non-Borrowed reserves of US depository institutions (1950 – 02/2008) - Source Federal reserve of Saint Louis

To finish with, graphics such as the one above illustrate in a striking manner that the situation is infinitely worse that what the cleverest leader (and they are not many) can imagine. It shows that the US financial system, and that of a large part of the world, is lethally hurt. US banks have no more money; it is as simple and dramatic as that. Contagion will now enter a second phase of development, generating a new series of bank failures by this summer, as anticipated in GEAB N°20, entailing a dislocation of the global financial system in the second semester of 2008.


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[1] Source: Reuters, 03/14/2008

[2] In GEAB N°19 we said it would take place in February ; it is on March 14th that this first large US bank defaulted. We remind that from now on, according to our November 2007 anticipations, more US, EU and Asian banks will follow.

[3] As a matter of fact, this CNN/Money title is very lucid: « Issue N°1: America’s money ». Source: CNN/Money. That is indeed what it is all about: the pure and simple evaporation of thousands of billions of US Dollars illusively accumulated all those years on the accounts of financial institutions, companies, individuals and governments, scattered all over the world. That is exactly the problem detected in the first GEABs at the beginning of 2006.

[4] LEAP/E2020 wishes to stress the fact that in the case of a combined US/Israel attack on Iran this year, our US dollar index estimations for the end of 2008 presented in GEAB N°23 would be even worse. About the rumours suggesting that a concerted action of the central banks will put a stop to the plummeting of the US currency, they do not have any basis: a similar action can no longer be implemented because central banks now have diverging interests due to the decoupling of the world’s largest economic regions, as anticipated by LEAP/E2020 many months ago. The collapse of the US Dollar is the result of a US economy in recession and a related devaluation by 50 percent against the other big currencies.

[5] Dollar Index currencies: Euro, Yen, Canadian Dollar, British Pound, Swiss Franc and Swedish Crown. If the Chinese Yuan was added to this list, the US dollar index would fall even more dramatically.

[6] Some websites are even specialised on this subject, such as Depression2.TV whose sub-title is clear: « Surviving the second great depression ».

[7] Excerpt of the announcement posted in the website EconomicIndicators.gov : « ... ESA (Economics and Statistics Administration) initially planned to discontinue the service due to cost concerns but given the feedback ESA received, the decision has been made to continue the site and improve its functionality... ».

[8] Source: Banking Information, Federal Reserve Bank of Atlanta (to order the DVD, here is the direct link)

[9] See GEAB N°22

[10] Source: Bloomberg, 03/14/2008

http://www.europe2020.org/spip.php?article534&lang=en

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Tuesday, January 15, 2008

La difficile fin de reigne des USA/yisrael

« Est-ce que Citigroup va dire la vérité ? »

14 janvier 2008 (LPAC) - Le Géant du secteur bancaire Citigroup s’apprête à annoncer une dépréciation d’actifs pour environ 24 milliards de dollars, avec une perte de 4 milliards pour le 4e trimestre 2007. En conséquence, la première banque américaine est à la recherche de quelques 10 milliards pour rester provisoirement à flot, alors que le fonds d’Etat d’Abu Dhabi avait déjà injecté 7,5 milliards d’argent frais au mois de novembre. Le Financial Times parle déjà d’une contribution de 4 milliards de l’Autorité d’investissement Koweitienne, ainsi que des apports du prince saoudien Alwaleed bin Talal et d’un groupe chinois. Citigroup a d’ores et déjà annoncé le licenciement de 20 000 employés.

Mais tout ça n’est que la partie volontairement émergée de l’iceberg, ce qui fait dire à Lyndon LaRouche « Est-ce que Citigroup va dire la vérité ? » mais « Je ne pense pas qu’ils aient le courage de le faire ». Dans ce contexte, il a également mis en cause la décision de Bank of America, la plus grosse banque de dépôt américaine, de racheter le numéro 1 du crédit hypothécaire américain Countrywide Financial. Car lorsqu’une banque agrée se retrouve à devoir renflouer une escroquerie, c’est tout le système bancaire qui est mis en danger, a t-il dit.
La banque d’affaires new-yorkaise Merrill Lynch est également sur le point d’annoncer une dépréciation d’actifs de 11 milliards avec des pertes sèches de 3,2 milliards pour le 4e trimestre 2007 après les 2,2 milliards du 3e. Selon plusieurs rapports, Merrill Lynch chercherait aussi les faveurs d’ « un fond souverain du Moyen-Orient ». JP Morgan Chase et Wells Fargo doivent également rendre leurs comptes cette semaine.

GAME OVER.
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Wednesday, January 02, 2008

La fin de reigne des USA

Les subprimes ? Ce n’était que le prologue

De multiples sources ont confié à Lyndon LaRouche et à des représentants de son comité d’action politique (LPAC) que l’effondrement du système monétaro-financier allait entrer dans une nouvelle phase après le 3 janvier. Le chroniqueur financier du New York Times Floyd Norris a également écrit à ce sujet vendredi, disant que le marché des obligations d’entreprise était aussi insensé que la bulle des subprimes, mais en bien plus grand. Alors que s’effondre déjà le marché des assurances d’obligations, « la sévérité de la débâcle des subprimes pourrait n’être qu’un prologue à l’acte principal, une tragédie se jouant sur le scène des marchés du crédit d’entreprise » a dit Ted Seides du fond d’investissement new-yorkais Protégé Partners. Il a aussi qualifié le marché des CDS (Credit Default Swaps, des contrats d’assurance contre les défauts de crédit) de « marché d’assurance sans réserves », évaluant la valeur totale de ces actifs à 45 000 milliards de dollars ( !), soit l’équivalent du PIB mondial.
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Sunday, August 12, 2007

C’EST L’HEURE DE LA RÉVOLUTION

10 août 2007 (LPAC) - En apprenant combien d’argent avait été injecté hier dans le système financier international dans un effort futile pour empêcher une fonte générale, Lyndon LaRouche a fait remarquer que la quantité émise par la Réserve fédérale rien qu’aux Etats-Unis (27,8 milliards d’euros en trois fois) représentait un ordre de grandeur du revenu annuel des Etats-Unis.

Au niveau international, ce sont des centaines de milliards de dollars qui ont été injectés. Le jeudi 9, la BCE a fourni 95 milliards d’euros, suivis le lendemain par 61,5 milliards de plus. Au Japon et en Australie, les banques centrales ont tenté de leur côté d’arrêter la saignée, et d’autres banques centrales se sont déclarées prêtes à suivre, comme autant de lemmings, le cas échéant. En vain. Les marchés se sont effondrés en Asie, en Europe, en Ibéro-Amérique. Même aux Etats-Unis, le Dow Jones a fini en baisse.

Comme l’a noté Lyndon LaRouche, les Etats-Unis et le monde dans son ensemble entrent dans une phase similaire à celle que connut l’Allemagne en 1923. A l’époque, la bulle hyperinflationniste était relativement isolé, frappant un seul pays, si bien qu’il a été possible d’intervenir de l’extérieur, à l’aide du Plan Dawes, pour rétablir un peu d’ordre, du moins provisoirement. En revanche, la crise actuelle est internationale et nul n’est en mesure de fournir l’équivalent d’un Plan Dawes. L’ensemble du système financier international doit subir une réorganisation générale, avec un retour aux taux de change fixes. Vu le taux d’hyperinflation qui frappe l’économie mondiale, rappelant tout à fait celle de Weimar en 1923, il est urgent de mettre en œuvre une réorganisation du type préconisé par Lyndon LaRouche.

Dans ce contexte, les Etats-Unis doivent faire appel à la Russie, la Chine et l’Inde, en tant que pays centraux, pour traiter le problème. Cela exige bien évidemment l’évincement du vice-Président américain Dick Cheney et un rôle dirigeant pour Lyndon LaRouche.

Vu l’urgence de la situation, l’action - contrairement aux commentaires - est de mise.
L’économiste américain a également précisé des principes qui doivent guider nos actions : nous n’allons pas renflouer les spéculateurs qui sont à l’origine de cette crise. Jim Cramer peut gueuler tant qu’il voudra, nous n’allons renflouer ses amis, ni lui-même, qui sont responsables du problème. Nous allons passer à l’action pour sauver l’économie américaine et pour créer un ordre décent des affaires mondiales. « Les gens feraient bien de s’y habituer, parce que toute autre approche est condamnée. »

Par contre, il faut bel et bien renflouer les gens. L’économie aussi peut et doit être sauvée, si on ne tente pas de renflouer les spéculateurs. Et nous sauverons les banques, moins la spéculation, parce qu’elles sont nécessaires pour faire parvenir le crédit à l’économie physique réelle.

Aujourd’hui, le spectre de Herbert Hoover parle par la bouche de George W. Bush, promettant « une poule dans chaque four ». Le seul problème, c’est qu’il va falloir une brouette pleine de billets pour la payer !

Ne croyez pas, dit LaRouche, qu’il existe des experts quelque part qui connaissent le problème et savent comment le résoudre. Les gens qu’on peut qualifier d’habitude de raisonnables, sont aux abonnés absents. Ils se cachent, ils ne veulent pas s’avancer.

Dans ce type de crise, que LaRouche a été le seul à prévoir et reste le seul à pouvoir traiter convenablement, alors que tous les autres s’esquivent, nous devons indiquer la nature de la crise et la solution. La voix de Lyndon LaRouche doit être entendue. Il sait ce qu’il faut faire, contrairement aux autres. Il n’y a pas de chance pour notre planète sans son leadership.
Comme LaRouche l’a dit : l’heure n’est pas aux commentaires, c’est le moment de la révolution, c’est mon bébé.

http://www.solidariteetprogres.org/spip/article-imprim.php3?id_article=3199
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Thursday, August 09, 2007

EFFONDREMENT FINANCIER : LES DÉRIVÉS DE CRÉDIT NE SONT PLUS CRÉDIBLES

8 août 2007 (LPAC) - Le marché des dérivés de crédit, cet instrument crée pour financer la bulle d’Alan Greenspan, représente désormais 10 fois le volume des obligations tangibles sur lesquelles il est basé. C’est « la queue qui remue le chien » commente le Financial Times dans un éditorial intitulé « sans attache ».

C’est la voix des banquiers centraux de Londres qui est en train d’admettre qu’ils n’ont pas de solution et comme nous l’annoncions hier, qu’ils n’ont pu que décider de « le laisser (le système) éclater ».

Les dérivés sont des paris sur les performances des autres instruments financiers. Dans ce cas ci, ce sont les contrats Credit Default Swaps (des titres assurant le risque sur les crédits) qui jouent sur la performance des obligations d’entreprises.

Cet été un nouveau produit a émergé sur les marchés, des indices basés sur la performance des dérivés de crédit. Ces indices, iTraxx en Europe et CDX aux Etats-Unis, sont échangés par les investisseurs comme des instruments indépendants, utilisés pour créer de nouveaux produits financiers.

« Ces dérivés de crédit sont désormais un pilier des marchés financiers » déclare le fondateur du fonds d’investissement Cairn Capital de Londres. Sans ce « lubrifiant » dit-il au Financial Times, « le moteur des marchés de crédit se serait grippé il y a plusieurs semaines, dégageant une fumée âcre ».

« Ca me fait peur » a confié un membre du service financier d’une grande entreprise lors d’un séminaire d’investisseurs à Londres. Il préfère le secteur des dérivés au cybermonde virtuel de Second Life, car il est presque entièrement détaché du monde réel des entreprises.
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Sunday, August 05, 2007

Le Krach d’août 2007 : pendant les vacances, le système financier se désintègre

3 août 2007 (LPAC) - Une source travaillant dans plusieurs des grand hedge funds de la City de Londres a confié à l’EIR aujourd’hui que la communauté financière est en plein déni du Krach financier. « Ils voient le krach, mais ils se disent que ce n’est qu’une « correction » qui était attendue depuis longtemps. Et de toute manière ils accueillent plutôt bien ce krach, en fait ce qui les inquiète c’est que les gouvernements puissent intervenir pour calmer les marchés. Les hedge funds prospèrent sur la volatilité des marchés, peu importe que ce soit à la hausse ou à la baisse. C’est là-dessus qu’ils parient. Ce qui les endommage sont les marchés stables ».

A la question de savoir si le krach n’était pas en train de détruire certains fonds et d’en menacer l’ensemble, il a répondu « Biensûr certain tomberont, et même les plus gros, comme Man Group qui a perdu 8 % la semaine dernière. Quelques pertes de ce genre ont été anticipées. Mais les projections statistiques prédisent ce genre d’épisode seulement un fois de temps en temps. Biensûr l’épisode actuel est la troisième crise cette année après février et avril, mais je pense que LaRouche voit juste lorsqu’il dit que rien n’interrompra leurs fantasmes sur les cycles à moins qu’ils ne se fassent tous plumer. »

La source a aussi confirmé que « tout les fonds ont joué de la même manière, et maintenant que la bulle est si grosse, il leur est impossible d’en sortir. Si un seul tente de retirer ses billes, tous suivront et... boom. »
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Thursday, July 05, 2007

Le lobby israelien a detruit la Grande Bretagne et les USA: defaite militaire, economique et politique des sionistes


Crise systémique globale / Eté 2007 : La Fed perd le contrôle de l'évolution des taux d'intérêts US et la crise commence à toucher la Chine et l'UE...



L'élément fondamental de ce 2° trimestre 2007, et qui va bousculer les anticipations de la majorité des acteurs pour les mois à venir, reste certainement l'échec définitif simultané des deux stratégies clés des dirigeants américains à savoir : . en matière économique, financière et monétaire, l'échec désormais complet de la politique de la Fed (Réserve Fédérale américaine) entamée il y a un an lors de la cessation de la parution de M3, visant à substituer une bulle financière et boursière à la bulle immobilière en implosion pour maintenir la croissance (et donc l'attractivité capitalistique) des Etats-Unis qui conduit à une perte historique de contrôle par la Fed de l'évolution des taux d'intérêts US (une première depuis 1918, hormis période de guerre et de dépression économique et sociale). . en matière militaire, stratégique et diplomatique, l'échec dorénavant avéré du plan de stabilisation de l'Irak qui survient sur fond de paralysie quasi-complète du pouvoir politique à Washington (sur lequel l'équipe LEAP/E2020 reviendra dans le GEAB N°17 - sur abonnement).


Le Printemps 2007 aura ainsi marqué le point d'inflexion de la phase d'impact de la crise systémique globale : entrée en récession de l'économie américaine, rétablissement de la courbe des taux d'intérêts aux Etats-Unis, crise sur les marchés obligataires, premiers impacts de la crise des prêts à risque sur les grands établissements financiers US comme Bear Stearns (1) et Goldman Sachs (2) ou encore Freddie Mac (3), accélération de la crise immobilière américaine (4), paralysie croissante du pouvoir politique à Washington (5), isolement croissant des Etats-Unis sur la scène internationale, échec avéré du plan de sécurisation de l'Irak, impuissance US face à l'Iran, échec de la relance du processus de paix israëlo-arabe, tensions commerciales croissantes entre la Chine et les Etats-Unis, sortie du Dollar d'un nombre croissant de pays arabes (Koweit, Syrie,...), etc... Mais c'est indiscutablement, selon les chercheurs de LEAP/E2020, ce double échec simultané de la Fed et de la Maison Blanche (et du Pentagone) qui affecte directement l'évolution de la crise systémique globale pour les mois à venir, en précipitant notamment l'UE et la Chine dans le « vide » créé par ce double échec US, tout en plongeant les Etats-Unis dans la « recessflation ».



Dans ce communiqué public, l'équipe LEAP/E2020 souhaite présenter au public des extraits du GEAB N°16 (sur abonnement) concernant les conséquences de l'échec de la tentative de relance économique menée par Ben Bernanke et la perte de contrôle par la Fed de l'évolution des taux d'intérêts US par la même Fed, un phénomène historique (6). Ainsi, le discours officiel actuel, porté par la FED, prétend que l'économie américaine va connaître à nouveau une croissance forte dans les prochains mois et réduit à une anecdote l'effondrement de la croissance US au premier trimestre (à seulement 0,6%), en pronostiquant une croissance à 2,5% voire 3% pour l'année 2007 (7) alors que par exemple les dernières prévisions économiques de l'ONU place la croissance américaine à 0,5% 2008 (8). L'équipe de LEAP/E2020 a pour sa part, dès le mois de Mars, anticipé une croissance sous les 1% pour le 3° trimestre 2007 (avec les 0,6% du premier trimestre, cela plaide pour une croissance annuelle inférieure à 2% dans le meilleur des cas; et probablement plutôt une décroissance au final). Pourtant ce discours officiel est contredit par les indicateurs objectifs disponibles (performances des entreprises, emploi, ...), même s'il est soutenu par certains indicateurs soigneusement concoctés par les ministères ou des indices subjectifs qui reflètent en particulier la mise en condition de l'opinion par le discours dominant. LEAP/E2020 a déjà eu largement l'occasion de dévoiler le fonctionnement de ces mécanismes au cours de l'année 2006 ; et dans le GEAB N°16 (sur abonnement), notre équipe de chercheurs détaille plusieurs indicateurs objectifs qui permettent d'anticiper précisément le cours de l'économie américaine pour les trimestres à venir (notamment la montée cachée du chômage, le phénomène de surévaluation de la croissance US grâce au « PNB fantôme » et l'impact de plus en plus structurant de la crise immobilière et des crédits immobiliers à risque). L'action de la Fed, depuis plus d'un an, caractérisée notamment par une opacité quasi-complète sur la réalité des actions engagées en matière de masse monétaire élargie et les évolutions des avoirs mondiaux en Dollars US, comme l'a incarné l'arrêt de la publication de M3 fin Mars 2006 (9), s'avère donc être un échec complet.


La tentative de substituer une bulle financière/boursière à la bulle immobilière, comme Greenspan l'avait fait en substituant la bulle immobilière à la bulle internet, pour maintenir la croissance US n'a pas réussi. Le président de la Réserve Fédérale, Ben Bernanke, peut continuer à inonder de liquidités l'économie US s'il le souhaite, cela n'aura désormais plus qu'un seul impact : accroître l'inflation aux Etats-Unis et renforcer la fuite hors du Dollar et des actifs en Dollars. Le consommateur US, à l'image des troupes US en Irak, enlisées dans un conflit sans fin, est épuisé et insolvable comme l'illustre le parallèle étroit entre l'évolution des ventes de détail et la hausse rapide des délits concernant les prêts à la consommation.



Du coup, la Fed va être confrontée au pire cauchemar d'une banque centrale, la stagflation ou plus exactement la « recessflation » (10). La crise actuelle qui agite les marchés financiers, avec le rétablissement de la courbe « naturelle » des taux d'intérêts replaçant le long terme au-dessus du court terme n'est qu'une illustration d'un phénomène simple : l'absence de clients pour la dette publique US et les bons du trésor américain (11). Ce ne sont pas les risques d'inflation qui font monter les taux des bons du trésor actuellement mais tout simplement le fait que plus personne ne veut les acheter (12) (une situation anticipée par l'équipe de LEAP/E2020 depuis plus d'un an). Ce sont désormais les éventuels acheteurs potentiels étrangers (seulement 11% à la dernière vente de T-Bonds (13)) qui vont de facto fixer le taux et la Fed ne pourra que suivre l'évolution des taux d'intérêts mondiaux à long terme. Elle devra parallèlement accroître ses propres rachats de la dette US, en opérant notamment via ses prête-noms que sont les grandes banques qui lui sont associées, ainsi que l'a décrit LEAP/E2020 a plusieurs reprises. La nouveauté de la situation actuelle, c'est que la Fed est en train de se faire déposséder du seul instrument qui restait encore à sa disposition. C'est donc désormais le reste du monde qui désormais va déterminer le niveau des taux US. Ce rétablissement de courbe illustre aussi le grand retour de l'incertitude systémique sur les marchés financiers. Les opérateurs se rendent compte qu'à moyen et long terme, ils n'ont plus vraiment de garantie sur l'évolution du système global (alors qu'ils croyaient à la pérennité du système actuel il y a encore quelques mois).


Cette situation illustre désormais de manière flagrante que c'est hors des Etats-Unis que se joue l'avenir du pays notamment en matière économique et financière, comme l'a déjà illustré à trois reprises ces derniers 6 mois l'impact de décisions chinoises (Dollar et bourses) sur les marchés américains. C'est une situation inédite depuis la fin de la première guerre mondiale qui illustre concrètement la fin de l'ordre mondial créé après 1945. Cette double faillite simultanée crée ainsi une situation nouvelle qui modifie profondément la perception de l'avenir pour l'ensemble des acteurs, et affecte donc certaines tendances dominantes du début de la phase d'impact de la crise systémique globale (comme par exemple la capacité d'action des Etats-Unis en matière militaire et diplomatique), tout en renforçant considérablement d'autres (notamment l'aspiration de la Chine et de l'UE dans la crise systémique du fait de leur évolution accélérée vers un statut de piliers émergents du nouveau système global, phénomènes porteurs de crise en Chine comme dans l'UE).


Ainsi l'équipe de LEAP/E2020 estime nécessaire d'anticiper, dans le numéro 16 du Global Europe Anticipation Bulletin, l'évolution des 4 tendances suivantes qui vont, dès cet été, façonner la seconde moitié de 2007 tant en terme d'économie, de finances ou de politique internationale. Les quatre tendances à hauts risques à suivre d'ici Septembre 2007 : 1. Finance - La fuite des opérateurs hors des bons du Trésor US, les Sovereign Wealth Funds, la perte de contrôle des taux d'intérêts US par la Fed et le grand retour de la volatilité 2. Economie US - Le PNB « fantôme » inventé par les statistiques US, l'aggravation de la crise immobilière aux Etats-Unis et la montée du chômage réel : la « Très Grande Dépression de 2007 » prend forme 3. Commerce international - Les retombées aux Etats-Unis et en Chine de l'entrée en récession de l'économie US : guerre commerciale accrue et système financier chinois en crise 4. Euroland - La zone Euro en crise avec l'éclatement de la bulle immobilière espagnole et des bulles monétaires spéculatives en Europe de l'Est]b Comme le décrivent les analyses de LEAP/E2020 dans le GEAB N°16 (sur abonnement), l'été 2007 va organiser ces lignes de force qui vont façonner le reste de l'année 2007 et prendre à revers les analyses dominantes de ces trois derniers mois. Les conseils de notre équipe dans ce numéro du GEAB visent à permettre aux acteurs concernés d'éviter les principaux risques de l'été à venir.
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