شبكة الإستخبارات الإسلامية

"They plot and plan but ALLAH also plans and ALLAH is the best of Planners." Qur’an VIII – 30

‘’ويمكرون ويمكر الله والله خير الماكرين ‘’: قال الله عزَّ وجل

سورة الأنفال

رضيت بالله ربا و بالإسلام دينا و بمحمد صلى الله عليه و سلم نبيا رسولا لا إلـه إلا اللـه ... محمد رسـول اللـه

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Thursday, June 04, 2009

LE BILAN AMER DES PERTES AMERICAINES EN IRAK!


Le bilan amer des pertes réelles américaines en Irak


Khaled Al-Maîni
14 mai


Le volume des pertes matérielles et humaines des troupes d'occupation américaines en Irak a déstabilisé l'économie, principal facteur de la puissance US et de son hégémonie mondiale. Actuellement les responsables se sont résignés à retirer leurs troupes, au constat des pertes justement, mais une grande interrogation demeure quant à leurs chiffres réels. En effet, nous avons, d'une part, des chiffres de tués et de blessés relativement bas, communiqués par le Pentagone et, d'autre part, des chiffres nettement plus élevés retenus par de nombreuses sources américaines indépendantes ou neutres qui se sont inquiétées très tôt du taux élevé de ces pertes.


Dans ce papier qui vise à cerner la situation des pertes réelles américaines, nous allons procéder d'une façon méthodique, selon des critères objectifs et sur la base de rapports émanant de sources américaines fiables ainsi que des procédures de publication des communiqués officiels par les divers services militaires, pour convenir d'une équation permettant de déterminer le volume réel des pertes. Nous tiendrons compte de la différenciation des pertes, humaines et matérielles, et leur ventilation en pertes tangibles et non tangibles, ces dernières désignant des facteurs psychologiques et sociologiques tels que l'atteinte au moral, au prestige et à la position du pays . La désinformation de l'opinion américaine: Depuis la guerre du Vietnam, les services d'information militaires américains ont pris l'habitude de minimiser les pertes de leurs troupes au combat. Au début il s'agissait tout juste de quelques milliers de morts, mais avec le temps elles se sont avérées des dizaines de milliers (plus de trente mille), ce qui a conduit à la chute du Président Johnson à l'époque. En Irak, avec le déclenchement de la résistance et la recrudescence de ses attaques, l'Etat Major des troupes d'occupation a essayé de minimiser ces attaques et d'occulter les chiffres de leurs pertes, pour éviter, soi- disant, de conforter l'ennemi et de lui donner l'impression qu'il marquait des succès. L'administration américaine a déployé des efforts impressionnants pour truquer les chiffres des pertes, considérés comme des armes de guerre, et abuser son opinion. Elle a ainsi opéré à deux niveaux. Le premier niveau correspond aux chiffres auxquels on peut accéder facilement sur les sites officiels du gouvernement. Ce sont les chiffres publics et officiels.


Le second niveau correspond à ce qui est occulté et auquel on ne peut accéder qu'à travers une loi relative à la liberté d'accès à l'information, appelée loi FOIA*. Ce niveau renferme des informations sur les pertes réelles, humaines et matérielles dont la publication comporte des risques politiques et économiques importants. L'administration américaine a usé de divers moyens pour contrôler son opinion publique américaine notamment à travers "l'orientation de l'ensemble de l'arsenal médiatique" du monde à sa disposition, des contraintes et des pressions exercées sur le reste des moyens d'information nationaux et internationaux. La longue durée du conflit, la croissance du nombre des morts, des blessés et des suicidés et la montée en flèche du coût économique et financier de la guerre ont conduit de nombreux chercheurs et des commissions indépendantes à faire la vérité sur les pertes réelles américaines, loin de toute politisation, de l'occultation et du camouflage du Pentagone. L'administration s'entête à propager les chiffres du Pentagone selon lesquels il n'y aurait eu que quelques quatre mille et quelques centaines de tués, alors que tout le monde sait que ce chiffre ne tient pas compte des morts des "entreprises de mercenaires", en service dans les troupes américaines dans le cadre de la privatisation de la guerre.


Ces mercenaires s'occupent d'une large palette d'actions allant de la maintenance des systèmes d'armement, aux opérations militaires, à la garde rapprochée des diplomates américains. Leur effectif dépasserait les 160.000 membres. Le chiffre officiel des tués ne comprend pas non plus celui des soldats contractuels engagés dans le dessein d'obtenir la nationalité américaine, ni ceux des entreprises asiatiques et notamment indiennes qui s'occupent des services de cuisine, de nettoyage et de manutention… Le critère du nombre de blessés et d'attaques: Nous avons utilisé plusieurs critères pour affiner notre recherche et parvenir à plus de précision sur les pertes réelles et nous avons fait de nombreux recoupements. Les armées traditionnelles utilisent des formules multiples pour parvenir à obtenir le nombre de tués par rapport à celui des blessés en se basant entre autres sur la durée du conflit, la nature de la guerre et le niveau du développement des moyens d'évacuation des blessés. La guerre en Irak appartient à ce qu'on appelle une guerre asymétrique, c'est-à-dire une guerre de libération ou de partisans. Pour déterminer le rapport des tués aux blessés, nous avons tenu compte et fondé notre recherche sur les rapports officiels de l'armée américaine donnant le nombre des tués et des blessés depuis 2003 et jusqu'à la fin de 2008.


Le nombre des blessés enregistrés auprès du ministère des anciens combattants pour les motifs les plus divers (couverture sociale, demande de soins et d'indemnités…) est de 224.000. Sur la base de un tué pour sept blessés, le nombre de tués serait de 32.000. Ce chiffre est confirmé par de nombreuses sources fiables et de commissions américaines indépendantes. En tête de ces commissions, il y a la Commission Baker-Hamilton, désignée par le Congrès, qui a été aidée par 183 experts civils et militaires et qui a produit un premier rapport, reconnaissant pour la première fois que "le nombre d'attaques au mois d'octobre 2006, a atteint le chiffre de 180 par jour et celui des tués 102".


Un autre rapport américain qui n'est pas moins important donne une idée sur les pertes réelles américaines. Il émane du GAO (Government Accountability Office) en date du 23 juillet 2008 et qui donne pour la première fois le nombre d'attaques exécutées par la résistance irakienne: 164.000 attaques considérées comme importantes et violentes, ce chiffre ne comprenant pas les attaques effectuées au sud et à l'est du pays. Ainsi, en ajoutant les 300 militaires tués lors des premières semaines de l'invasion américaine et jusqu'au mois d'avril 2003, les 1315 tués des entreprises de mercenaires, le nombre total des tués américains en Irak serait de 33.615, et ce jusqu'à la fin de 2008. On ne dispose pas par contre d'informations fiables sur le nombre de tués dans "les missions hors combat", les suicidés ou les blessés morts dans les hôpitaux allemands ou lors de leur évacuation, et qui traditionnellement ne sont pas comptés dans les morts officiels. Les pertes matérielles Le coût matériel, financier et économique de la guerre en Irak n'est pas moins important. Il est même plus important dans le cas des USA, compte- tenu des conditions de son financement.


En 2003, le coût était estimé à 4,4 Milliards $. En 2008, il monte 12 Milliards $. Selon des sources américaines, notamment la commission économique conjointe du Congrès américain, l'étude Joseph Stiglitz, lauréat 2001 du prix Nobel d’Economie, professeur d’économie à l’Université de Columbia et co-auteur, avec Linda Bilmes, de The Three Trillion Dollar War : The True Costs of the Iraq Conflict. Effectué sur la base de documents officiels et avec le concours de l'organisation des anciens combattants. C'est une guerre à 3000 milliards $. Ce coût comprend les opérations, y compris les salaires du personnel militaire et des mercenaires, plus le coût du matériel, équipements et armements (blindés, chars, hélicoptères, avions) dont la moitié est devenue obsolète et le restant nécessitant des réparations et des remises en état pendant cinq ans comme le signale le rapport Baker-Hamilton- dans sa recommandation 48.


Ce coût comprend aussi les dépenses engagées pour la couverture sociale et médicale des militaires blessés ainsi que des intérêts des emprunts faits pour le financement de la guerre, hors budget officiel. En résumé: Nombre de tués de 2003 à 2008: 33.615 Nombre de blessés de 2003 à 2008: 224.000 Nombre d'attaques de la résistance irakienne de 2003 à 2008: 164.000, non comprises celles effectuées dans l'Est et le Sud du pays. Coût financier 3Trillions $ Je ne prétends pas être parvenu à des résultats d'une précision absolue mais ces résultats proviennent de sources exclusivement américaines. Je n'ai pas mentionné les pertes immatérielles en rapport avec l'effondrement du moral des troupes, la montée du niveau de haine contre les USA dans le monde, de son discrédit et celui de son discours sur la démocratie, son influence et sa place dans le monde…en plus de la montée du chômage, de l'endettement. Il est attendu que juste après la fin de la guerre ou peut-être après le retrait des troupes américaines des villes, on ait un bilan officiel de cette guerre. *Le Freedom of Information Act (FOIA) est une loi américaine signée le 4 juillet 1966 par le président Lyndon B. Johnson, et entrée en application l'année suivante.


Fondée sur le principe de la liberté d'information, elle oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents, à quiconque en fait la demande, quelle que soit sa nationalité [1]. Contexte du vote de la loi et dispositions Le FOIA a été voté dans le contexte de la guerre du Vietnam, l'opinion publique exigeant un accès plus aisé aux documents de l'administration américaine. Toutefois, cette liberté d'accès est restreinte par neuf exemptions, pour raison de sécurité nationale, de secret défense, de politique étrangère, de secrets de fabrication, de respect du secret médical et de la vie privée, ainsi que les informations géologiques et géophysiques (y compris les cartes) concernant les puits.


Traduit de l'arabe par Ahmed Manai






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Friday, March 07, 2008

• Irak : choc des civilisations …ou chant du cygne de l’hégémonie US ?

Interview de Mohammed Hassan par Emmanuel Katz (Michel Collon Investigaction)

« Les attentats terroristes contre les civils sont causés par des groupes ou des individus manipulés ou directement contrôlés par les services secrets américains et anglais… »
(…)
Mohamed Hassan : J’estime, d’après des informations concordantes, que la résistance irakienne compte environ 40.000 combattants. Elle réunit 10 organisations, placées sous un commandement unifié, chapeauté par l’ex-vice-président Baathiste Ized Douri. Cela indique que le Baath est le composant le plus important de la résistance, ce qui est logique, puisque le parti Baath formait la structure étatique - armée, police, administration- de l’Irak d’avant l’occupation. Ceci va tout à fait à l’encontre des affirmations des Américains en 2003, qui affirmaient qu’il n’existait plus que des «poches de résistance » du Baath seul. Les occupants ont voulu créer une « nouvelle armée irakienne », qu’ils pourraient diriger et contrôler. C’est un échec. Il y a des désertions massives. Des armes « disparaissent » ; les soldats refusent de combattre. La résistance unifiée s’attaque, avec succès, à l’armée américaine, aux forces de police ou de l’armée irakienne qui collaborent avec l’occupant, aux politiciens inféodés aux Américains. Les attentats terroristes contre les civils sont causés par des groupes ou des individus manipulés ou directement contrôlés par les services secrets américains et anglais. Confrontés à cette résistance massive et bien organisée (prévue et préparée, d’ailleurs, par Saddam Hussein avant l’invasion) les Américains sont de plus en plus désemparés. Il y a plus de 100.000 mercenaires US en irak. Le mouvement pour le retrait de l’Irak grandit aux Etats-Unis, alimenté par le désespoir des soldats d’occupation, qui protestent, se suicident…ou perdent la raison en nombre toujours croissant.

Emmanuel Katz: « Qui sème la misère… »
Mohamed Hassan : Au début de l’occupation, les Américains prétendaient que la résistance était le fait, principalement, des « Sunnites ». Maintenant, les « Sunnites » sont devenus… les « terroristes-islamistes» d’Al Qaïda. Mais la vérité est, qu’en Irak, il y a aujourd’hui une résistance à la fois militaire, politique et sociale, composée d’Irakiens de tendances religieuses sunnite et chiite. Face à cette résistance multiforme, les Américains ont, de plus en plus, recours à une stratégie de guerre de basse intensité : des escadrons de la mort, les mercenaires dont j’ai déjà parlé, un effort intense de propagande, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pour essayer de faire croire, contre toute évidence, qu’ils sont là pour rétablir la loi et l’ordre - alors que l’occupation du pays, la promulgation d’une constitution et les élections sous occupation, pour ne mentionner que cela, sont autant de façons de bafouer le droit international.

Et cela, c’est l’aspect politique, juridique des choses. Car, suite à l’occupation, 70% des Irakiens ont un revenu insuffisant pour vivre décemment, il n’y a pas d’approvisionnement fiable en eau ni en électricité, les écoles sont détruites ou fermées, il y a 4 millions de personnes déplacées, 2 millions d’exilés, vers la Syrie ou la Jordanie, où, faute de revenus, les Irakiens doivent vivre d’expédients ou de charité, quand ils ne sont pas forcés de se prostituer (y compris la prostitution enfantine). Pour dissimuler cela, la machine propagandiste tourne à fond aux Etats-Unis et en Europe, montrant presque exclusivement les «attentats terroristes » et les prétendues « divisions ethniques » ; ceci pour faire croire que si les Etats-Unis se retirent, cela provoquera une guerre civile sanglante entre « chiites » et « sunnites »... Cette propagande conforte les courants politiques pro-atlantistes et islamophobes en Europe (Sarkozy, par exemple). (…)

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-02-27%2013:31:16&log=invites

• Mohammed Hassan est co-auteur de "L’Irak face à l’occupation", EPO, 2004
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Saturday, February 23, 2008

Resistance Islamique d'Iraq : Recit d'un temoin

TEL AFAR OU LES DERNIERS SOUFFLES DE L'OCCUPATION: NOTES INEDITES D'UN JOURNALISTE TUE AU COURS DE L'OFFENSIVE USAMERICAINE CONTRE TEL AFAR AU MOIS D'OCTOBRE 2005

Notes inédites d'un journaliste tué au cours de l'offensive Usaméricaine contre Tel Afar au mois d'octobre 2005
TEL AFAR OU LES DERNIERS SOUFFLES DE L'OCCUPATION
Salem Jebouri- Site islammemo : 4 Octobre 2005
Au cours des mois de septembre et octobre 2005, les forces américaines ont mené une attaque majeure contre la résistance irakienne, dans la ville de Tel Afar, au nord de l'Irak. Le siège de la ville par les Américains, précédé de bombardements aériens, s'est traduit par d'innombrables tués parmi la population civile et une crise humanitaire marquée par un exode massif d'une grande partie de la population de Tel Afar (300.000 habitants).
Le siège et l'attaque contre Tel Afar reproduisent à l'identique ceux contre Fallujah, en 2004. Ils ont été menés conjointement par les américains (6.000 militaires lourdement armés) et leurs supplétifs irakiens (4.000 militaires, composés des Pechmerga kurdes et des miliciens de la brigade chiite Badr). Cette attaque a été menée hors caméras de télévision et en l'absence de journalistes et de correspondants de presse. Un seul journaliste est demeuré dans la ville et l'a payé de sa vie. Il s'agit de Salem Jebouri, correspondant du site Islammemo, capturé et assassiné par les miliciens de la brigade Badr.
Avant de tomber entre les mains de ses assassins, Salem Jebouri a pu envoyer le présent rapport, parvenu très longtemps après à ses destinataires, avec quelques feuillets manquants. La correspondance de Salem Jebouri débute par un échange avec son bureau à Bagdad : Islammemo : Cher frère Abou (...) J'espère que vous êtes en bonne santé et je prie Allah de te garder sain et sauf. J'ai appris que des batailles se déroulent actuellement chez vous à (...), je te prie d'être prudent, tu es la dynamo de Islammemo, comme t'appelle Abou (...) Salem Jebouri : Cher frère : je n'avais pu continuer la conversation avec toi l'autre jour, vu que je n'avais plus de forfait.
J'aurai voulu te parler des graves événements qui se passent actuellement à Tel Afar, parce qu'en vérité je n'ai pu vous transmettre qu'à peine 60% de la réalité. Ce n'est pas faute de bonne volonté, mais c'est au-dessus de mes moyens. Je me déplace difficilement dans la ville. Tu sais par ailleurs, que mon travail avec vous n'a rien à voir avec le salaire que vous me payez, mais c'est parce que je me sens chez moi avec vous, comme en famille. Je t'envoie ce rapport que j'ai intitulé : TEL AFAR ou les derniers souffles de l'occupation. Avec mes salutations et priez pour moi !
Salem Jebouri
_______________________
TEL AFAR ou les derniers souffles de l'occupation. Salem Jebouri- Correspondant du site islammemo : 4 Octobre 2005
J'avais a peine neuf ans lorsque j'ai appris le Hadith du Prophète (SAS) qui dit : « la peur m'a donné la victoire d'une campagne d'un mois », ce dont je n'ai compris le sens qu'à la lumière de ce que j'ai observé depuis quelques jours à TEL AFAR Le samedi dernier ( ) j'observais d'un toit d'une maison des accrochages entre quelques combattants de la résistance et les troupes américaines d'occupation aux abords de TEL AFAR.
Je regardais les soldats américains avec leurs tailles imposantes, leurs corps de mastodontes et leur équipement ultra sophistiqué et je me demandais si les Moudjahiddines seraient vraiment capables de leur résister, avec leurs fusils rudimentaires et leurs lances roquettes vieillottes ? Je me posais ces questions quand j'ai aperçu des Marines se diriger vers un stade de football, qui a constitué jusque là un point d'appui important pour les Moudjahiddines. Ils voulaient l'occuper pour poster des tireurs d'élite sur les murs d'enceinte et sur le toit d'un immeuble voisin. J'observais de loin l'évolution des marines quand apparaissent soudain des Moudjahiddines, faisant eux aussi mouvement vers le stade. Ils venaient de terminer une opération de soutien à un autre groupe qui avait repoussé une attaque américaine pas loin des lieux. Quelle fût ma surprise quand j'ai vu les marines prendre la fuite en courant, aussitôt que les résistants les aient accrochés à l'autre bout de la rue.
Ils avaient pris la fuite sans tirer le moindre coup de feu et quatre d'entre eux s'étaient débarrassés de leurs armes dans leur fuite. Ce fut pour moi un spectacle inoubliable. C'est ainsi que les résistants avaient repris le contrôle du stade et une partie de la Cité des instituteurs puis son contrôle total au bout de 2 heures, sans tirer le moindre coup de feu. En fait il semblerait que les Marines avaient appris que de nombreuses forces de combattants de Ansar Sounna et du groupe Zarkaoui s'étaient regroupés à la cité de la police et se préparaient à les attaquer à la cité des instituteurs. Je sais que certains lecteurs ne me croiraient pas mais il se passe ces jours- ci des choses extraordinaires à TEL AFAR, sans doute une sorte de grâce pour ces combattants mal nourris, disposant de peu d'eau, constamment en prière quand ils ne se battent pas. Dès que tout cela serait fini, j'écrirai un livre sur les combats de TEL AFAR où je raconterai tout et, tant pis si on ne me croit pas !
Le cameraman d'une chaîne française m'a fait cadeau d'une paire de jumelles avant qu'il ne quitte TEL AFAR quand les combats ont commencé à faire rage et c'est ainsi que j'ai pu voir plusieurs fois des soldats américains pisser dans leurs pantalons. Cela se voyait aussi aux tâches de boue sur le derrière de leurs pantalons… A ce niveau, il manque deux feuillets, sans doute perdus dans les déplacements hâtifs. Il y a quelques jours, je ne croyais pas mes yeux quand j'ai vu plus de 9 engins américains complètement calcinés au souk des maraîchers au centre de TEL AFAR. J'ai hésité avant de l'écrire, craignant qu'en le publiant, le site risquerait d'être taxé d'exagération. Je suis le dernier journaliste présent à TEL AFAR, le dernier à l'avoir quitté, c'était le correspondant d'AL JAZEERA qui a eu l'amabilité de me laisser 3 piles pour ma caméra.
Je dois donc dire tout et qu'importe si l'on ne me croit pas et que l'on donne du crédit par contre, aux reportages de AL ARABYA, AL IRAQUIA OU AL HORRA ! Ainsi le dimanche dernier : j'ai observé de loin une bataille entre les Résistants et les Marines américains pour le contrôle de la cité AL WAHDA. Cette bataille a été perdue par les moudjahiddines et il y a eu beaucoup de martyrs. C'était tout simplement l'enfer : des avions de combat qui bombardaient et lâchaient des bombes à gaz. Dans les rues et les places publiques, les cadavres jonchaient le sol. Certains ont pu être enterrés par leurs camarades mais il en reste d'autres dans les rues. Aujourd'hui on est le mercredi : après des combats acharnés, la résistance a repris le contrôle d'une partie de la cité AL WAHDA.
Les résistants m'ont fait confiance et ont accepté que je les accompagne dans leurs mouvements. Je m'approche du corps d'un martyr allongé sur le sol. Mais ses compagnons l'ont vite arraché au sol pour aller l'enterrer. Chose extraordinaire, son sang giclait comme s'il venait de mourir à l'instant alors qu'il l'était depuis la veille et plus extraordinaire encore, il se dégageait de son corps un parfum plus exquis que le musc. Cela m'a rappelé ce que tu m'avais raconté à propos des martyrs de FALLOUJA, à savoir que les médecins avaient, eux aussi, constaté que leurs dépouilles dégageaient un parfum à l'odeur du musc. Pardonnes-moi mon frère, je ne t'avais pas cru à l'époque, j'estimais que ces choses dépassaient l'entendement.
C'est toi aussi qui m'avaient raconté que des hommes d'affaires du Golfe avaient payé 80.000 dollars pour quelques morceaux de vêtements des Chouhadas, montant qui avait servi à la construction d'un hôpital à Fallouja. Je te prie de ne pas m'en vouloir, à l'époque je ne croyais pas à ces choses là, mais aujourd'hui je sens ces odeurs extraordinaires à Tel Afar. Me crois-tu, cher frère, mais je me suis laissé à espérer me retrouver à leur place. Si Allah m'accorde la vie, je prendrais des morceaux de leurs vêtements à l'attention d'hommes d'affaires prêts à construire en échange des hôpitaux, comme ils l'avaient fait à Fallouja. Je me suis trop attardé sur ce point et je change de sujet pour vous transmettre les images insupportables de femmes et d'enfants morts, dont les corps jonchent la rue et que les blindés américains écrasent et transforment en pâté collant à l'asphalte. J'ai vu aussi des soldats de l'occupant voler la montre et le paquet de cigarettes d'un civil après l'avoir tué.
Je n'oublierais pas non plus l'image de cette mosquée que l'occupant a investie et dans laquelle ils ont profané le Saint Coran, par vengeance, comme si c'était Zarkaoui ! J'aurais tant souhaité que les irakiens et les arabes, qui en veulent à la résistance de combattre l'occupant, se rendent compte de ce qui se passe à Tel Afar et comment le jeune de 20 ans se tient devant le blindé américain et échange le feu avec lui dans le but de le détruire ou de se faire tuer. Peut-on imaginer que ces jeunes combattent pour l'argent ou le pouvoir, comme le prétend Jâafari (ancien premier ministre intronisé par l'occupant -NDLT) ou Bush, ou bien pour se faire passer pour des héros. Assurément non !
Ils n'ont pris les armes que pour se libérer de l'injustice de l'occupant et accomplir une obligation divine. J'avais une petite radio sur laquelle je suivais les informations. Je fus très heureux de savoir que les informations que je vous communiquais étaient reprises par de nombreuses stations, c'est un acquis pour nous. Mais je suis malheureux que certaines de ces stations soient des voleurs puisqu'elles ne citent pas leurs sources. Mais passons, le plus important est que l'information soit diffusée et que notre cause parvienne au monde. J'étais aussi très malheureux par la désinformation et le mensonge des occupants qui prétendent avoir tué et fait prisonniers des centaines de combattants. En fait il n'y a pas plus de 40 combattants tués, la plupart dans des bombardements aériens effectués par des avions lors des combats. J'ai vu de mes propres yeux leurs cadavres calcinés ou décomposés sous l'effet des gaz et des armes chimiques. De quelle victoire peuvent-ils parler ?
J'ai vu aussi, de mes propres yeux, des dizaines de cadavres pourris de leurs soldats dans les rues, aux cités Sâad Ibn Abi Wakkas et Essarai, certains ayant été tués à l'arme blanche, tant les combats étaient au corps à corps. Quant à la « vaillante » armée irakienne fantoche, j'ai vu circuler ses véhicules avec la photo de Sistani collée sur les pare brise, comme s'il s'agissait du jour de Badr quand les Quraychites, hommes et femmes, étaient sortis, tambours battants pour combattre les musulmans- le prophète et ses compagnons. Je me suis dit alors que l'histoire se répète de nouveau.
J'ai toujours en mémoire un officier (anti-irakien) tuer une brebis dans un troupeau dans un enclos. Par dépit, il s'était acharné en fait contre les brebis après avoir échoué à combattre les hommes de la résistance. Malgré la situation dramatique je me suis mis à rire à me renverser du courage de cet officier face au troupeau de brebis. Je décèle dans tout cela un air de guerre interconfessionnelle et je crois que leur haine dépasse celle des non-croyants. Certains de ces gens étaient nos propres voisins et nous étions bons et généreux avec eux. Aucun d'entre eux n'avait à pâtir de notre comportement. Mais après le départ de Saddam, je me suis aperçu de la triste vérité. Un Salafiste de Tel Afar ne cessait pas de nous mettre en garde contre eux et nous le considérions comme un malade mental et un hargneux contre ces gens... Nous étions plutôt simplistes à l'époque.
Un jour, collé à mon transistor chéri, j'ai entendu un communiqué des forces d'occupation, dans lequel elles prétendent avoir maîtrisé les quartiers nord de Tel Afar et éliminé les « éléments terroristes ». J'étais justement là, dans une maison vide, à observer les combattants de la résistance, en nombre, là où ils avaient prétendu les en avoir chassés, se reposer. Ils avaient accompli leurs prières collectives, à haute voix et sans la moindre précipitation. Ils s'étaient attardés dans leurs génuflexions, sans la moindre crainte que celle d'Allah et avaient pleuré beaucoup. Les 3 quartiers chiites de la ville ont été épargnés des bombardements et des destructions. C'est comme s'ils n'avaient pas entendu parler d'une offensive qui a pourtant ravagé les 7 autres quartiers et où la soldatesque de l'occupant et les supplétifs irakiens de la brigade Badr, camouflés en tenue de l'armée irakienne, avaient volé et pillé les maisons. Au cours des derniers jours ce qui a attiré mon attention c'est le comportement des agents de la garde nationale irakienne, chaque fois qu'ils rentrent dans une maison et qu'ils trouvent des signes d'appartenance chiite, des photos de dignitaires ou autres personnages chiites, ils la quittent aussitôt, considérant les lieux comme des sanctuaires. Les sunnites qui n'accrochent pas aux murs les photos des dignitaires chiites, n'ont pas les livres tels que la Tabatabai et tafsir Al Waili, voient leurs maisons en proie à l'incendie et au pillage et leurs femmes demeurées chez elles, violentées. Je te confirme l'information que je t'avais donnée, il y a 3 jours, concernant le viol de 3 femmes sunnites par les soldats de l'occupation. L'une des victimes, Labiba, est morte à la suite de son viol collectif et j'ai suivi son cortège funèbre comme beaucoup de dignitaires religieux et nombre de personnalités locales.
Elle a été enterrée dans un cimetière hors de Tel Afar, près du camp des réfugiés, le lendemain de son viol. Ce viol a incité de nombreux jeunes à s'engager dans le combat alors qu'ils ne l'avaient pas fait auparavant. C'est peut-être ainsi que nous avons eu cette victoire qui sera gravée dans les mémoires et que Labiba a eu le martyr. Les pertes ennemies : Les pertes ennemies au cours des 7 premiers jours de la bataille, sont consignées dans un petit carnet avec le maximum de détails. Je n'ai pas voulu me contenter des ouï-dire et c'est ainsi que je me suis déplacé jusqu'aux lieux ou près des lieux des combats pour faire mon métier et je te les enverrais plus tard. Il y avait en tout cas 8 hélicoptères abattus: des Apaches, Cobra et Chinook. J'ai vu des mes propres yeux cinq d'entre eux, malheureusement ma caméra n'est pas suffisamment sophistiquée. Les blindés et autres véhicules de transport militaire, Humvee, Bradley et Abrahams, je serai incapable de les compter. Ils sont plus de 110 à être endommagés, dont certains détruits complètement. Le nombre de morts américains à Tel Afar, m'a rappelé celui de la bataille de Fellouja rapporté par nos correspondants. Ils avaient parlé à l'époque d'innombrables cadavres jonchant les rues et les terrasses des bâtiments, pour la plupart des mercenaires, vu leurs cheveux longs et leurs tatouages, des tortues, des serpents et des croix, sur leurs bras et leurs poitrines. J'ai réussi à visiter l'hôpital de campagne et pris les photos que je vous ai envoyées.
C'était vraiment très difficile, mais il me fallait faire quelque chose, même au prix de ma vie, pour démentir leurs communiqués de désinformation, sinon il me fallait fuir le champ de bataille comme l'ont fait tous les journalistes. Dieu merci, j'ai pu échapper aux indicateurs de Sistani, de la brigade Badr et autres iraniens autour de l'hôpital. J'ai réussi à cacher minutieusement ma caméra pour mettre en confiance les cadres hospitaliers et j'ai fait correctement mon travail puis je suis parti. Ce qui m'a fait le plus peur le lendemain, c'est quand j'ai entendu les appels des occupants par haut parleur cherchant nommément les correspondants de islamemo et d'Al Jazeera. Un de mes amis m'a alors conseillé de quitter la ville ou de coller en permanence aux combattants. J'ai réfléchi un peu et j'ai choisi d'accompagner les combattants parce que j'étais certain que les forces d'occupation et leurs supplétifs ne m'épargneraient jamais. Les Moudjahiddines furent en effet d'une très bonne compagnie. Je les imaginais des hommes aux cœurs durs, incapables de compassion, de rire ou de plaisanter, incapables de pleurer ou de quelque autre sentiment humain. J'étais dans l'erreur. J'ai découvert chez eux toutes les qualités et les vertus que je lisais dans les biographies des Compagnons du Prophète : la générosité, le don de soi, le sens de la fraternité et du partage.
Au cours des maigres repas collectifs, chacun s'évertuait à donner sa maigre ration au voisin et c'est ainsi que tu vois, souvent, une part donnée par l'un d'entre eux à son voisin immédiat faire le tour et lui revenir ! Ils avaient tous peur pour moi et s'inquiétaient sur mon sort. Quand ils repartaient au combat, après de brèves poses, c'est comme s'ils allaient à la fête, enthousiastes et psalmodiant des versets de Coran. J'aurai tant souhaité que leur détermination se retrouve un peu chez les dirigeants arabes qui font le voyage à Washington et Londres. Notre situation actuellement à Tel Afar est la suivante : 55% de la ville sont entre les mains de la résistance et 45% entre les mains de l'ennemi et de ses agents. La ville se compose de 10 quartiers, dont 3 chiites épargnés par les bombardements et toute forme de confrontation. Pas une balle n'a été tirée de ces quartiers. Aujourd'hui, nous sommes le mardi. Les forces d'occupation ont demandé aux résistants d'engager des pourparlers. Elles se trouvent en effet dans le pétrin parce qu'elles ont promis de remettre la ville, « débarrassée de ses terroristes » à ses habitants le jeudi. Mais le problème pour les occupants est que les combats continuent à Tel Afar, peut-être pour des jours et même pour des semaines, pour peu que les résistants reçoivent de l'eau et de la nourriture. Je ne sais comment vont évoluer les choses.
Il est 18 heures. En face de moi, il y a un combattant qui se repose, étendu sur le sol, un Coran et un lance roquettes. Comment l'occupant peut-il convaincre les irakiens et le monde qu'il détient la victoire dans ces conditions, alors qu'il avait promis la même chose plus tôt et qu'il n'a pu tenir sa promesse. Si j'aurai le même moral que les combattants après-demain, je vous transmettrai d'autres informations. Je vous envoie mon rapport aujourd'hui par l'intermédiaire de Abou (...) qui a tenu à quitter Tel Afar demain matin de bonne heure, par un sentier secret. C'est ce qui m'a obligé à vous écrire dans la hâte. Mais je te promets que dès que tout sera bien fini, par notre victoire In Cha Allah, je vous fournirai des films et des photos de la plus haute importance (En fait, après l'avoir assassiné, les miliciens de la brigade Badr ont pillé la maison de Salem Jebouri et pris ou détruit les films et les photos :Note du Site Islammemo). Mais attention, tu ne les auras que si tu me trouves une fiancée gentille !
Je plaisante mon ami ! Alors ami, prie pour moi, je n'ai d'autre protecteur maintenant qu'Allah, le Miséricordieux! Salem Jebouri Islammemo
Traduit de l'arabe par Ahmed Manai : www.tunisitri.net/ ____________________________________________________
Islammemo : envoyé spécial Tel Afar le 18-02-2007 L'envoyé spécial de islammemo à Tel Afar a déclaré que le cadavre d'un martyr de nationalité égyptienne, mort au cours des affrontements de 2005, entre la résistance et les troupes d'occupation, a été découvert aujourd'hui sous les décombres d'un immeuble détruit par les bombardements américains. Le martyr avait ses papiers d'identité et un lance roquettes. Il s'appelle Mohamed Saïd Acchati, âgé de 26 ans et originaire de Haute Egypte. Les médecins ont déclaré que « s'ils ne connaissaient avec exactitude la date du bombardement de l'immeuble, ils auraient dit que le martyr était mort depuis 2 ou 3 jours seulement, tant son cadavre a été bien conservé ». Le martyr a été enterré au cimetière des martyrs à Tel Afar, le dimanche après-midi.

Vendredi 22 Février 2008
tunisielibre@yahoo.fr
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Thursday, January 03, 2008

VOYAGE AU CŒUR DE LA RÉSISTANCE


Par Gilles Munier
(Afrique Asie – janvier 2008)



DE LA LÉGIMITÉ DE LA RÉSISTANCE


L’invasion de l’Irak était illégale au regard du droit international. Les Etats-Unis et leurs alliés – en tant que puissances occupantes - n’avaient le droit ni d’organiser des élections, ni de promulguer une nouvelle constitution, ni de favoriser le sectarisme et la partition. Les conventions de La Haye, de 1907 et de Genève de 1949, sont très claires à ce sujet.

La légitimité de la résistance irakienne s’appuie sur la Charte de Nations unies et de nombreux textes fondamentaux. Selon la déclaration de Genève sur le terrorisme de 1987, le peuple irakien a le droit de lutter contre l'occupation étrangère et son combat ne peut être confondu avec des actes de terrorisme international.

La résistance irakienne veut être reconnue comme la continuité de l’Etat irakien. Si elle l’emporte, ceux qui ont collaboré avec l’occupant peuvent être arrêtés, jugés. Des plaintes pour crimes de guerre et contre l’humanité seront déposées contre les dirigeants de la coalition. L’Etat irakien pourrait alors réclamer des compensations pour les destructions et les victimes de guerre. Les contrats signés sous l’occupation – notamment dans le secteur pétrolier – seraient considérés comme illégaux, avec pour conséquence le remboursement des sommes perçues par les sociétés étrangères.



Dresser un tableau exhaustif de la résistance armée tient de la gageure car elle regroupe des organisations qui n’existent parfois que le temps d’une revendication, changent de nom, fusionnent, scissionnent. On peut les classer par appartenance idéologique, quand elles ne la camouflent pas. Dans ce cas, elles sont baasistes, nationalistes arabes - baasistes dissidents, nassériens, aréfistes -, proches des Frères musulmans, panislamistes, ou communistes du PC-cadres. Mieux vaut se garder de les étiqueter trop vite, leur couleur changeant parfois au gré de recrutements et d’évènements. En revanche, ce qui est certain, c’est que le gros des combattants n’a aucune filiation politique précise, n’est motivé que par la lutte de libération, et que le nombre des djihadistes étrangers - monté en épingle par les Américains - n’est pas déterminant. Il représente, au plus, 5% des moudjahidin.

« Petits groupes »


Dans les mois qui suivirent la chute de Bagdad, une quarantaine d’organisations a revendiqué des actions armées, parmi lesquelles : le Commandement de la résistance et de la libération de l’Irak, le Front national pour la libération de l’Irak, la Brigade Farouk, les Organes politiques des médias du parti Baas, Eveil et Guerre sainte, Al Ansar, la Bannière noire, les Cellules du Djihad, l’Armée de libération irakienne, les Combattants de la Secte victorieuse, les Moudjahidin, la Brigade verte, l’Armée de Muhammad, les Drapeaux Blancs, Saraya al-Moudjahidin, le Mouvement Tête de Serpent, le Retour …etc…Les services de renseignement américains étaient incapables de suivre leurs activités autrement qu’en comptabilisant les attentats et les victimes.

Donald Rumsfeld a bien évidement refusé de parler de résistance. Il ne reconnaissait l’existence que de « petits groupes » d’attaquants baasistes, de Feddayin de Saddam ou de formations loyalistes décrites par Paul Wolfowitz comme les « derniers vestiges d’une cause agonisante ». L’armée US, disait-il, « avait la sympathie de la population, pas les éléments survivants du régime baasiste »… Mais fin 2003, quand le nombre des attaques dépassa officiellement la trentaine par jour, Rumsfeld dû avouer que la guerre serait « longue, dure, difficile, compliquée ».

La résistance irakienne n’a pas été créée par des intellectuels romantiques, mais par l’élite des Moukhabarat (services secrets) et de l’armée. Cela leur a permis de mettre la CIA en échec quand elle a propulsé Abou Moussab Al-Zarqaoui sur le devant de la scène. Quand les Américains se sont aperçu que les Irakiens rendaient les Forces spéciale US responsables des attentats sauvages et des décapitations filmées, Zarqaoui a été éliminé.

En cinq ans, les Américains n’ont pu percer ni la stratégie, ni démanteler les principales organisations de la résistance. Ils ont tué des centaines de milliers d’Irakiens (un sondage effectué par l’ORB, un institut de sondage qui a pour client l’OTAN estime à plus de 1 200 000 le nombre des victimes de la guerre), ils détiennent officiellement aux camps Bucca et Cropper plus de 26 000 prisonniers politiques - dont 950 enfants – sans réduction conséquente du soutien apporté aux Moudjahidin. Muwafaq Al-Rubaï, directeur du Conseil de sécurité irakien expliquait sérieusement que Saddam Hussein avait « inoculé un virus incurable » dans l’esprit des Irakiens qui les empêchait d’accepter l’occupation et le gouvernement actuel.

Supplétifs tribaux


S’inspirant des méthodes expérimentées par les colonels Trinquier et Lacheroy pendant la guerre d’Algérie, le Général Petraeus - commandant en chef des forces de la coalition - a créé des corps de supplétifs tribaux pour lutter contre Al-Qaïda. Le plus connu est celui d’Al-Anbar commandé jusqu’à son assassinat, le 14 septembre 2007, par le Cheikh Abou Risha, arrêté sous Saddam Hussein pour banditisme sur l’autoroute Bagdad-Amman ! Dans les villes sont nés les « Groupes de citoyens locaux concernés ». Ils auraient dépassé les 70 000 membres, au point d’effrayer Nouri Al Maliki qui sait bien que la majorité d’entre eux l’accuse d’être un agent iranien. Pire pour lui et les Brigades Badr, une pétition signée par 300 000 chiites, parmi lesquels 14 chefs religieux et 600 chefs de tribu, réclame une commission d’enquête de l’ONU sur les crimes commis en Irak par les Iraniens et leurs agents.

A chaque changement de stratégie américaine, la résistance s’adapte. Des branches des Brigades de la Révolution de 1920 et de l’Armée islamique en Irak ont infiltré les supplétifs, tandis que d’autres s’emploient à éliminer ceux trop liés aux Etats-Unis. On en est arrivé au point où l’armée américaine laisse des groupes de résistance s’emparer de quartiers sans interférer dans les combats. Au poker menteur, Petraeus est perdant d’avance.

Fronts de libération prépositionnés
L’étape la plus importante franchie ces derniers mois a été la création de fronts de libération prépositionné dans la perspective d’un retrait conséquent des troupes d’occupation. Ils sont quatre d’inégale importance et plus ou moins unis :

§ L’Etat islamique d’Irak, fondé le 15 octobre 2006 sur la base d’un serment prononcé en trempant ses doigts dans une coupe remplie de parfum, une pratique appelée Hilf Al-Moutaîyabin, d’origine pré islamique avalisée par le Prophète Muhammad. Il comprend 7 organisations dont Al Qaïda en Irak, mais n’a rien à voir avec ben Laden. Son chef, Abou Omar Al-Bagdadi, propose de faire de l’Irak un Etat régi par la Charia et de rétablir le califat.

§ Le Front du Djihad et du Changement avec 8 organisations dont les Brigades de la Révolution de 1920. Créé le 7 septembre 2007, il se veut indépendant de tout parti politique, prône l’unification de la résistance et le recours à la Charia pour régler les différents politiques, parfois sanglants.

§ Le Haut commandement du Djihad et de la Libération, constitué le 2 octobre 2007, sous la présidence d’Izzat Ibrahim Al Douri - chef du Baas clandestin - regroupe 22 organisations. Ses membres sont issus des diverses composantes ethniques et religieuses du pays, baasistes ou non. Il propose la formation d’une assemblée consultative qui nommera un gouvernement transitoire. Des élections législatives permettront ensuite aux Irakiens de choisir librement leurs représentants.


§ Dernier né : le Conseil politique de la Résistance Irakienne composé, en octobre 2007, du Front pour le Jihad et la Réforme - qui comprenait Ansar Al Sunna, l’Armée islamique en Irak, et l’Armée des moudjahidine -, du Front pour la Résistance Islamique en Irak, et du mouvement Hamas – Irak. Il veut un Irak gouverné par des technocrates non sectaires.

Les fronts sont d’accord sur l’essentiel : le départ des Américains, des Iraniens et de leurs alliés. L’Etat islamique d’Irak mis à part, ce qui les divise depuis l’exécution de Saddam Hussein, tient plus à des ambitions personnelles qu’à leur vision de l’avenir de l’Irak. Les excès sectaires d’Al Qaïda en Irak, à l’origine du basculement de chefs de tribu dans l’orbite américaine, en ont fait la cible des organisations nationalistes et islamiques qui exècrent le wahhabisme.

La constitution attendue d’un « Conseil national de la résistance » n’est pas encore à l’ordre du jour. Qui le reconnaîtrait ? Certains pays arabes aident la résistance, mais cela ne va pas très loin. Hareth Al-Dari – chef du Comité des oulémas musulmans - est réfugié en Jordanie. Damas demeure un lieu de passage privilégié. Izzat Ibrahim aurait été aperçu au Yémen, en Arabie et au Caire.

Quel que soit le scénario choisi par George Bush, Nouri Al-Maliki et ses alliés ont des soucis à se faire. Comme le disait dernièrement un dirigeant de l’Armée islamique en Irak : « L’Irak est doublement occupé. Quand nous en aurons fini avec Al Qaïda et les Américains, nous nous occuperons des Iraniens et de leurs laquais ».



Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez
Courriel : gilmun@club-internet.fr - Fax : 02 23 20 96 58 – Portable : 06 19 74 45 99
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Saturday, October 20, 2007

Saturday, March 10, 2007

La Resistance Islamique d'Iraq a defait les sionistes


Irak : cette occupation défaite, nous devons la contrecarrer


Hana Al Bayaty, Ian Douglas, Abdul Ilah Albayaty, Al d'Iman Saadoon, Dirk Adriaensens, Ayse Berktay, Matthias Chang, Arundhati Roy, Michel Chossudovsky et Eduardo Galeano,


7 mars 2007

Traduit par par Fausto Giudice

Le 10 mars 2007 à Bagdad a lieu une conférence régionale mort-née dans laquelle les Irakiens seront à nouveau absents et leur résistance non représentée. Au lieu de cela, une occupation défaite des USA continuera d'essayer d'écrire le destin des Irakiens, conspirant avec un Conseil antidémocratique de sécurité, comme les États voisins et de la région, censément invités par un gouvernement fantoche.

Quel genre de gouvernement collabore avec des puissances étrangères contre son propre peuple ?

Quel genre de gouvernement invite les forces étrangères pour tuer sa propre population ?

Quel genre de gouvernement substitue des milices aux forces armées nationales régulières ?

Quel genre de gouvernement brade les richesses pétrolières de la nation à des puissances étrangères ?

Et quel genre de gouvernement va mendier à ses voisins de laisser ses propres citoyens s’y réfugier par millions dans leurs pays ?

Qu’est ce qu’un gouvernement qui récompense des violeurs ?

Qu’est ce qu’un gouvernement qui récompense des escadrons de la mort ?

Qu’est ce qu’un gouvernement qui manque à ce point de légitimité qu'il doit « investir » pour la quatrième fois sa propre capitale ?

Qu’est ce qu’un gouvernement qui enlève, emprisonne et torture les gens ?

Qu’est ce qu’un gouvernement qui pousse la loi martiale à ses extrêmes ?

Qu’est ce qu’un gouvernement qui ne peut rendre compte de ses finances ?

Qu’est ce qu’un gouvernement qui dégrade de manière éhontée les infrastructures civiles ?

Qu’est ce qu’un gouvernement qui ne peut pas même fournir des services de base, comme l'eau potable et l'électricité ?

Et qu’est ce qu’un gouvernement qui n'est jamais dans le pays ?

Un tel gouvernement est la preuve que l’occupation est la forme suprême de dictature.

Tous les peuples dans le monde aspirent à la démocratie dans la mesure où elle est censée être l'expression de leur volonté. La volonté du peuple irakien n'a pu être subjuguée pour la quatrième année consécutive. La résistance irakienne est démocratique par définition, parce que c'est une insurrection de la volonté populaire, et est progressive par définition, parce qu'elle défend les intérêts du peuple.

La seule solution en Irak est la souveraineté du peuple irakien.

Seule la résistance irakienne populaire nationale est capable et légitimée, comme réalité objective et en vertu du droit international, à déterminer un chemin vers la paix et la stabilité en Irak et à en finir avec cette occupation illégale.

Nous devons empêcher toute nouvelle tentative des USA d'imposer un gouvernement de laquais à la population irakienne et reconnaître sa résistance comme représentant unique de la volonté du peuple riakien.

Retirez toute reconnaissance de ce gouvernement rétrograde imposé par l’étranger et


Reconnaissez la résistance irakienne !

Hana Al BayatyIan DouglasAbdul Ilah AlbayatyIman Saadoon Dirk AdriaensensAyse BerktayMatthias Chang Arundhati Roy Michel Chossudovsky Eduardo Galeano


Original : Global Research Traduit de l’anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2194&lg=fr
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