شبكة الإستخبارات الإسلامية

"They plot and plan but ALLAH also plans and ALLAH is the best of Planners." Qur’an VIII – 30

‘’ويمكرون ويمكر الله والله خير الماكرين ‘’: قال الله عزَّ وجل

سورة الأنفال

رضيت بالله ربا و بالإسلام دينا و بمحمد صلى الله عليه و سلم نبيا رسولا لا إلـه إلا اللـه ... محمد رسـول اللـه

This is default featured slide 1 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

This is default featured slide 2 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

This is default featured slide 3 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

This is default featured slide 4 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

This is default featured slide 5 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

Showing posts with label Algeria. Show all posts
Showing posts with label Algeria. Show all posts

Wednesday, June 23, 2010

La tentation du foot ou l’idole moderne



Par Ahmed Simozrag

Le foot est devenu une idole, une tentation universelle dont on ne se rend pas compte. Il exerce une fascination de plus en plus irrésistible sur les gens. L’engouement pour ce phénomène a pris des proportions telles qu’on peut l’assimiler à une nouvelle forme d’idolâtrie. Cependant, son extraordinaire pouvoir euphorisant contribue à occulter ses effets pervers.

L’amour du football dépasse chez beaucoup de gens les limites du raisonnable. La passion de ce jeu leur fait oublier les devoirs les plus sacrés et les plus impératifs. La responsabilité, la famille, les rendez-vous, le travail, la réflexion, la prière, sont relégués au second plan.

La folie qui s’empare des foules à l’occasion des matchs, les injures, les gestes déplacés, les violences meurtrières exercées dans les stades et hors des stades, montrent combien cette activité est loin d’être une simple distraction. Même devant le petit écran, les téléspectateurs, tellement emportés par l’émotion frénétique du jeu, ne parviennent à contrôler ni leurs gestes ni leurs paroles.

De manière quasiment inconsciente, ils se répandent en cris de joie ou de colère, huant tel joueur, acclamant tel autre, tapant du poing sur la table, cassant, balançant des objets, etc. La perte d’un match est souvent l’occasion non pas d’une déception passagère mais d’un deuil qui frappe tout le monde, les individus, les familles, le pays, le peuple. C’est la preuve que l’ivresse du football est plus pernicieuse que l’ivresse du vin.

Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre sont très fréquents. Les cordons de sécurité autour des stades s’imposent à l’occasion de chaque grande rencontre. Dans nombre de pays, les risques d’affrontements font de plus en plus appel à de grands déploiements policiers ou militaires pour minimiser les dégâts.

On observe ça et là des batailles rangées, des bagarres, des scènes de lynchage, des voitures incendiées, des émeutes sanglantes, impliquant aussi bien les joueurs que les spectateurs.

Les exemples d’affrontements sanglants entre supporters sont légion. Rares sont les matchs qui se déroulent sans incidents.

Pour rappel, nous nous bornons à quelques événements :

- Lima le 23 mai 1964, 350 morts à la suite d’un match de foot.

Dans le cadre du tournoi préolympique destiné à désigner les représentants de l’Amérique du Sud aux Jeux de Tokyo, le match opposant les équipes amateurs du Pérou et de l’Argentine.

Tout a commencé par l'annulation d'un but. Dans la confusion, deux spectateurs ont escaladé le grillage et pénétré sur la pelouse pour s’en prendre à l’arbitre. "Le match est arrêté et aussitôt, plusieurs policiers interviennent avec une brutalité proche du lynchage : coups de pied, coups de poing, matraquage. Les deux hommes, inertes, sont traînés sans ménagement vers les vestiaires sous le regard de la foule’’.

Les supporters, ‘‘déjà excités par la tournure du match, se déchaînent : incendies, jets de bouteilles, les briques de soutènement du grillage démantelé sont utilisées comme pavés. En guise de riposte la police tire des coups de feu en l’air, lance de grenades lacrymogènes. Face à ce déferlement de violence, la panique gagne les tribunes. La plupart des spectateurs tentent de fuir vers la sortie, mais les grandes portes en fer donnant sur l’avenue de la République restent inexplicablement fermées provoquant un goulot d’étranglement fatal pour plusieurs centaines de spectateurs. La scène est atroce : enfants piétinés, femmes projetées des travées vers le sol en ciment, personnes écrasées, étouffées ou asphyxiées par les nappes de gaz lacrymogène devant les portes, qui finiront par céder sous la pression humaine, mais beaucoup trop tard. La mort a frappé rapidement, une multitude de corps sans vie jonche le sol. Faute de secours suffisants, les victimes sont difficilement acheminées vers les centres hospitaliers de la ville : l’hôpital du « 2 mai », ceux de la police et de l’armée ou encore l’hôpital du Secours ouvrier.

Dans la rue, outre la confusion engendrée par la recherche affolée des disparus, la colère tourne à l’émeute contre la police et le pouvoir. Jusqu’à une heure avancée de la nuit, des bandes parcourent le centre-ville lapidant les vitrines des magasins, incendiant des automobiles. Deux policiers sont attrapés, battus puis pendus par la foule, plusieurs centaines d’étudiants reviennent au stade pour saccager les installations et dans la confusion, plusieurs dizaines de détenus s’évadent de la prison du palais de justice. La rumeur d’un coup d’Etat se répand. Désemparé, le gouvernement décrète l’état de siège pour trente jours afin d’enquêter et d’éviter de nouveau désordres."(Yvan Gastaut Université de Nice in We are football, association culture mémoire histoire)

- En 1983, des affrontements entre supporteurs à Surulerey (Nigeria) ont fait plusieurs morts et des dizaines de blessés.

- On se souvient du bain de sang du Heysel en 1985,

- En février 1995, un jeune spectateur avait été tué d’un coup de fusil devant un stade de Drancy.

-Rappelons l’agression du gendarme français par des skinhead allemands lors du mondial 1998.

- Rappelons encore la rencontre amicale du 27 février 1999 à Annonay (Ardèche) qui a dégénéré en violences provoquées par un groupe de supporteurs venus de Saint-Etienne. Après le match, les supporteurs se sont rendus dans une cité HLM voisine pour se livrer à des actes de vandalisme. Les jeunes du quartier ont réagi en brûlant des voitures. (Le Monde, 2 mars 1999)

- Un match de football de la ligue du Midi dégénère en bataille rangée: onze blessés dans un village du Gers. (Le Monde 16 mars 1999)

- Le 28 mars 1999, un supporteur a été poignardé dans un stade de Clichy-sous-Bois; une bagarre générale a éclaté le même jour à Montfermeil, ce qui a amené les dirigeants de la Seine-Saint-Denis à suspendre tous ses matches.

- Le 17 juillet 2000, des émeutes ont éclaté à Charleroi (Belgique), avant la rencontre entre Allemands et Anglais dans le cadre de l’Euro 2000 du football; bilan: un mort, une trentaine de blessés et plusieurs magasins endommagés.

- En Angleterre, toujours dans le cadre de l’Euro 2000 : le match de demi-finale de coupe de l’UEFA entre Leeds United et le club turc de Galatasaray a déchaîné les violences ‘‘attendues en représailles des graves incidents du match aller à Istanbul, au cours duquel deux supporteurs britanniques avaient été tués’’.

- En Allemagne, des supporteurs se sont affrontés avant, pendant et après le match de ligue régionale entre Offenbach et Mannheim: plus de 100 personnes dont 27 policiers, ont été blessés. (Libération, 16 mai 1999)

- En Russie, à Saint-Pétersbourg, des affrontements avec ceux du Dynamo Moscou ont entraîné la mort de deux supporteurs de l’équipe locale (Libération 22 et 23 avril 2000)

- En Tunisie, pendant la demi-finale de la Coupe de Tunisie de football entre l’équipe locale et celle de l’Espérance sportive de Tunis, se déclencha (en juin 1999) une bataille à coups de pierres. Les autorités tunisiennes ont fait état de quatre morts et cinquante blessés, (le bilan était, paraît-il, beaucoup plus important).

- En 1993, lors d’une rencontre entre l’ASEC d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et Ashanti Kotoko au Ghana, des supporteurs ivoiriens ont été molestés. En représailles, la population ivoirienne a lancé des violentes attaques contre les ressortissants ghanéens en Côte d’Ivoire; il y eut des scènes de viols, de pillage, des morts, des blessés ainsi que des grands dégâts matériels. Du coup, beaucoup de Ghanéens ont fui la Côte d’Ivoire.

- Au Nigeria, lors de la Can 2000, des incidents ont éclaté entre les supporteurs sénégalais et nigérians: bilan plusieurs blessés.

- Le 11 novembre 2007, "sur l’aire de repos de Badia al Pino près d’Arezzo en Toscane, Gabriele Sandri, supporter de la Lazio âgé de 28 ans, est tué par le tir d’un policier d’une patrouille autoroutière. Cette tragédie intervient à la suite d’une rixe opposant une poignée de supporters de la Juventus en route pour Parme à leurs homologues de la Lazio qui se rendaient à Milan soutenir le club de leur cœur.

Gabriele Sandri, est la vingtième victime de la violence liée aux matchs de football en Italie depuis le 28 avril 1963, jour de la mort de Giuseppe Plaitano dans les heurts qui ont suivi la rencontre Salernitana – Potenza.

Comme jamais les médias s’emparent de l’affaire, car neuf mois plus tôt, une autre tragédie avait bouleversé l’Italie sportive. à l’issue de la rencontre Catania Palermo. En effet, le 2 février 2007, Filippo Raciti, carabinier de son état, était mort dans la confusion la plus totale, lors des violents incidents causés par des ultras de Catane."

- Le 29/09/2009, mort du supporteur toulousain : ‘‘le football toujours gangrené par la violence. Le décès mardi matin du supporteur du club français de Toulouse, Brice Taton, victime d'une agression le 17 septembre 2009 à Belgrade en marge d'un match d'Europa League, rappelle que l'Europe n'a toujours pas éradiqué le fléau des violences autour du football’’.

- Le 18/03/2010 mort à l'établissement hospitalier de Beaujon à Clichy du supporter parisien Yann L après son passage à tabac le 28 février avant le match PSG-OMN Cet incident est un règlement de compte un peu plus de trois ans après le décès de Julien Quemener, tué par balles en marge d'un match en 2006.

De ces actes de barbarie, on parle à demi-mot en raison des gros enjeux du football, de la passion des uns et des intérêts des autres.

Outre la violence qu’il suscite, le football est un espace de business et de trafic de tous genres, un forum de propagande politique et idéologique, un véritable opium des masses.

Un opium qui fait oublier aux peuples leur misère et apaise leurs mécontentements à l’encontre des dirigeants. Donc, un bon moyen de canaliser la colère des masses populaires. Comme l’anesthésie qui permet au chirurgien de pratiquer n’importe quelle opération sur le corps du patient.

C’est pourquoi les pouvoirs publics n’hésitent pas à faire de gros investissements dans ce domaine au détriment des populations et de leurs besoins les plus pressants.

D’ailleurs, les dits pouvoirs profitent souvent de l’euphorie d’un match de football pour augmenter les prix de certains produits de première nécessité, comme le pain ou l’essence. En outre, le stade est le lieu tout indiqué pour les propagandes politiques et électorales.

Si l’on considère l’affairisme des grandes firmes multinationales, en particulier celles du tabac et de l’alcool, les opérations grandioses de marketing et de sponsoring liées à cette activité, comme étant des pratiques plus ou moins légales, il ne fait pas de doute que le football sert d’abri à de multiples activités mafieuses.

Le trafic de stupéfiants et de produits dopants, le blanchiment de l’argent sale, la fraude fiscale, la vente, l’achat et l’échange des joueurs, la corruption des équipes, des responsables, des footballeurs, des instances dirigeantes, tous ces trafics se développent à merveille dans un terreau fertile appelé ‘‘sport’’. Les clubs sont, tels des repaires de brigands, la cheville ouvrière de ces trafics.

Les révélations sur les détournements de fonds et le trafic à grande échelle en rapport avec ce sport ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Dans tout cela, ce qui est difficile à expliquer, c’est l’emballement des peuples en voie de développement. Même les plus démunis suivent le mouvement.

Si le football est un moyen de divertissement pour les occidentaux, il est au contraire une calamité pour les peuples du tiers-monde. Il ne fait qu’endormir ces peuples, accentuer leur misère et leur sous-développement. Il les empêche de travailler, de réfléchir, de produire, de rechercher des solutions à leurs problèmes et à leur misère.

On n’a pas le droit de s’amuser quand on a faim, quand on est dans le besoin, privé de tout, de soins, de logement, de savoir; bref, du strict minimum vital.

Ce n’est pas à cause du fait que la distraction serait le droit ou le privilège exclusif des nantis et que les moins nantis n’en seraient pas dignes. Loin s’en faut, c’est tout simplement parce que la distraction, bien qu’elle réponde à un besoin, n’est pas une priorité et ne doit pas nous faire oublier l’essentiel.

En Islam, le sport est une activité licite, cela est indiscutable. Mais l’obsession du football présente des signes caractéristiques d’idolâtrie susceptibles de le rendre illicite.

Le sport est certes une activité bénéfique pour la santé physique et mentale, mais là, il devient autre chose qu’un simple exercice physique. Il recouvre des réalités différentes de celles qu’on veut nous faire croire.

Quel que soit l’aspect sous lequel nous examinons ce jeu, nous débouchons sur la même conclusion : intoxication mentale, idolâtrie, violence, pratiques maffieuses.

Enfin, ce sport maudit est un désastre pour les peuples et un moyen satanique pour les détourner des problèmes essentiels.

Ahmed Simozrag
Ouagadougou, le 16 juin 2010

http://www.hoggar.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1084&Itemid=64
Share:

Thursday, April 15, 2010

Mossad in Algeria for a major operation targeting oil, gas production resources

More on alleged Mossad spy arrested in Algeria


Forged passports

Forged passports

By JOSEPH FITSANAKIS| intelNews.org |


On March 29, intelNews reported on allegations by the Algerian government that an Israeli intelligence agent had been arrested in the country, after he was found to be carrying a forged Spanish passport. The next day, Algerian authorities identified the man only as “Alberto”, and insisted he was a member of the Mossad, Israel’s foremost external intelligence agency. News sources have now identified the man’s forged identity as “Alberto Vagilo”, which appears to be the name listed on his Spanish travel documentation. According to Algerian government officials, the man, whose year of birth is listed as 1975 in his Spanish passport, entered the North African country in mid-March, via a regularly scheduled flight from Barcelona, Spain. He then operated in Algeria for ten days, before he was captured by Algerian security agents. The Spanish and Israeli governments have so far remained silent on the case, as has Washington. As intelNews reported on March 30, there are rumors in Algiers that the scandal-prone US embassy there has been involved in the case, and that it was for this reason that FBI deputy director John Pistole traveled to Algeria last week.


http://intelligencenews.wordpress.com/2010/04/02/01-427/#more-4747

Share:

Wednesday, February 17, 2010

Appel au peuple algérien

Par Me Ahmed SIMOZRAG

Peuple algérien !

Ceux qui ont confisqué ton indépendance, ne se sont pas contentés de t’opprimer et de te marginaliser, ils ont pillé tes richesses, falsifié ton histoire et assassiné tes enfants. Ils ont plongé ton pays dans le chaos après l’avoir dépouillé de sa mémoire, de ses forces vives et de ses valeurs authentiques.

Ton histoire depuis près d’un demi siècle n’est qu’une succession de tragédies, de malheurs et de souffrances, une série de chroniques scandaleuses d’un peuple martyrisé, opprimé, appauvri, exploité, analphabétisé, privé de ses droits et de ses biens.

Peuple algérien,

La mal vie, l’insécurité, la misère, les inégalités criardes sont ton lot quotidien. Ton pays regorge de richesses et tu vis dans l’extrême pauvreté.

Ça suffit, il est temps que tu te décides à secouer le joug de l’oppression, de la tyrannie, de l’exploitation, de la hogra, de l’injustice.

Vaillant Peuple ! Lève-toi, il en est bien temps car aucun peuple ne se lève pour toi, aucun peuple ne ressent ta douleur et aucun peuple ne partage ton chagrin. Il n’y a pas de petites nations, mais seulement des nations assises et des nations debout. Tu faisais partie des nations debout, Relève-toi !

Peuple algérien,

La liberté n’a pas de prix, tes aïeux ont sacrifié leurs vies pour ta liberté, ils ont combattu des puissances pour ta dignité et pour l’indépendance de ton pays, ils t’ont légué un héritage plein de valeurs et de richesses. Mieux ils t’ont légué une nation et une civilisation. Mais tout ce legs est en train de s’évaporer. Pire, ton existence même, ton avenir, l’avenir de tes enfants et de ton pays sont en danger.

Lève-toi et proclame haut et fort : «Kafana l’hogra ! Kafana l’fassad, kafana Dholm, kafana l’istibdad ». Pour sortir du bourbier dans lequel on t’a plongé, seule la révolte peut te sauver ! Mais une révolte pacifique ! Un sursaut sans violence ! Fais de la rue ta principale demeure désormais ! Arrête de travailler, il ne sert à rien de travailler quand les fruits de ton labeur sont dévorés, tes droits spoliés, ton avenir hypothéqué, quand la peur et l’insécurité deviennent ton pain quotidien ! Ce pouvoir ne veut ni dialoguer ni écouter. Il ne veut guère t’entendre, ni entendre les plaintes des opprimés et des veuves ni les pleurs des orphelins, des sans-abri, des disparus, des exclus. Son départ s’impose, c’est plus qu’urgent, c’est absolument vital. Tes émeutes, tes manifestations ininterrompues contre la hogra et l’injustice doivent s’accompagner d’une grève générale illimitée. Ce n’est plus une question d’eau potable, de logement, de gaz ou de flambée des prix. C’est ton destin, le destin de ton pays qui est en jeu. Lève-toi, pour dire Halte à la Corruption, Halte à la Hogra, Halte au pillage des richesses ! Halte aux assassinats de nos enfants ! Halte au bradage du pays !

Peuple algérien,

A l’Est et à l’Ouest, des peuples se sont soulevés contre des injustices moins graves que celles qui te frappent ! Des nations se sont révoltées pour changer des conditions pourtant meilleures que les tiennes. Ta résignation n’a que trop duré, Lève-toi pour dire NON et mille fois NON au pouvoir corrompu ! NON A la fraude ! NON à la Tyrannie !

Peuple algérien,

L’heure du changement a sonné, la liberté ne s’obtient pas, elle s’arrache ! Libère-toi ! Lève-toi ! Pour briser les carcans de la servitude ! Les chaînes de la domination ! Pour te délivrer ! La victoire est au rendez-vous ! Pour la sauvegarde des biens et des personnes, pour sauver le pays et ses valeurs, plus tôt ce régime disparaitra mieux cela vaudra ! Cet appel doit se concrétiser comme l’ont été d’autres pour sauver notre chère patrie : l’Algérie. Dieu ne change pas l’état d’un peuple tant que celui-ci n’a rien fait pour changer ce qui est en lui.

En avant, Pour une véritable liberté ! Pour une indépendance réelle ! Pour une vie honorable ! Sortons ! Occupons la rue ! Déclenchons la grève ! Et clamons : Pouvoir corrompu, Dehors ! Généraux assassins, Dehors ! Tortionnaires, Dehors ! Traîtres, Dehors ! Thuriféraires véreux, Dehors ! Suceurs de sang, Dehors !

Le 15 février 2010

Ahmed Simozrag


http://www.lequotidienalgerie.org/2010/02/15/appel-au-peuple-algerien-2/

Share:

Friday, October 30, 2009

L'UE, la France et les harkis-pantins d'Alger en mode panique, les algeriens ont decidé de se libérer du joug colonial


Que peut–on faire pour l’Algérie en Novembre 2009 ?



Abdelkader Dehbi
Signataire de l’Appel du 19 mars 2009

Le monde à la veille de Novembre 1954 :

– Atmosphère d’immédiate après guerre dans un monde qui vient d’entrer de plain-pied dans la guerre froide, à la suite du blocus soviétique de Berlin auquel les Occidentaux ont répondu en organisant le fameux pont aérien pour approvisionner Berlin-Ouest.
– Effervescence populaire contre le colonialisme un peu partout dans le monde, particulièrement contre le colonialisme français en Indochine où la guerre du valeureux peuple vietnamien bat son plein et en Afrique du Nord où des rebellions armées sont en action en Tunisie et au Maroc, principalement dans la région berbère du Rif.
– Intense activité au sein du mouvement nationaliste en Algérie où le CRUA décide de la date du 1er Novembre 1954, pour le déclenchement de la Guerre de Libération Nationale.

Le monde à la veille de Novembre 2009 :

- Cela fait déjà vingt ans que l’ex-URSS a implosé, entrainant à sa suite d’une manière quasi-mécanique, la dislocation du bloc des pays dits du Tiers-Monde. La chute du Mur de Berlin – 9 Novembre 1989 – marque symboliquement l’avènement d’un monde unipolaire ou Nouvel Ordre, dominé par la toute puissance des Etats-Unis. Un monde unipolaire où les Etats de l’Union Européenne, aujourd’hui élargie aux ex-pays de l’Est, jouent le rôle d’Etats satellites du Nouvel Empire, dont l’OTAN est devenu le bras armé.


- Sous les prétextes les plus mensongers et les plus fallacieux, les troupes d’invasion impérialiste de l’OTAN en Afghanistan, en Irak, puis aujourd’hui au Pakistan et probablement demain en Iran, tentent vainement depuis 2002, d’imposer leur contrôle stratégique sur l’ensemble de la région dans le seul but – inavoué mais évident – de faire main basse sur les gisements énergétiques de ces pays.


– En Palestine occupée, comme dans l’ensemble de la région du Proche et Moyen Orient en général, l’Etat sioniste d’Israël a carte blanche pour donner toute la mesure de son rôle d’Etat mercenaire criminel, facteur de destruction, de dévastation et de déstabilisation permanente, au service des intérêts géostratégiques des nouveaux Croisés de l’Occident – nouvellement rebaptisés de Judéo-Chrétien – contre le monde Musulman, au nom d’une prétendue lutte internationale contre le terrorisme, née de la grande « Conspiration » des attentats de New-York, dits du 11 Septembre 2001.


– La Mosquée d’Al-Qods, troisième Lieu Saint de l’Islam, subit de plus en plus régulièrement des assauts de la part d’extrémistes juifs, encouragés en sous-main par un gouvernement sioniste d’extrême droite qui s’estime au-dessus des lois des Hommes et celles des Cieux, en prétendant mensongèrement que le sanctuaire d’Al-Qods a été édifié sur les ruines historiques du Temple de Salomon.


– Tous ces évènements majeurs ont lieu dans le monde, sans que le pouvoir politique n’ait osé donner de la voix. Et pour cause ! Ces silences impuissants et lâches étant la nécessaire rançon du statut honteux de régime supplétif. Et dire que plus d’un million de martyrs sont tombés entre 54 et 62 pour que notre pays l’Algérie, finisse lui aussi, par aller fermer la marche de toute cette cohorte de régimes arabes illégitimes et corrompus, coupés de leurs Peuples et contraints en conséquence d’éviter d’offenser leurs maîtres et protecteurs de l’ombre que sont les puissances étrangères – les Etats-Unis, la France, voire même Israël, peu importe – en jetant l’opprobre sur une Communauté Musulmane forte de plus d’un milliard et demi d’hommes, prise en tenaille entre le rouleau compresseur de l’impérialisme et la tyrannie des régimes mercenaires en place.

Il m’a semblé utile de rappeler en quelques brefs clichés, la situation générale dans laquelle baigne notre pauvre monde, en cette veille de commémoration du 55ème anniversaire du 1er Novembre, marquant le début de la Guerre de Libération Nationale. Ceci pour souligner l’impérieuse nécessité dans laquelle nous nous trouvons, de faire face en priorité, aux questions de l’heure plutôt que d’épiloguer une fois de plus, sur telle ou telle séquence d’un passé que le simple bon sens nous recommande à tous, de laisser au soin des historiens et des chercheurs, c’est-à-dire à l’œuvre du Temps.


Il suffit, pour se convaincre de la gravité de la situation, de parcourir tout ce flot de publications – tous supports médiatiques confondus – autour de ce qu’il faut bien appeler ici, la crise nationale. En particulier, à la lumière d’une lecture, aussi bien des articles de fond, publiés par Le Quotidien d’Algérie, que des commentaires riches et pertinents, des forums auxquels ils ont donné lieu, dans la foulée de la publication de l’Appel du 19 Mars 2009.
Une Crise nationale multidimensionnelle donc, qui semble s’articuler autour de trois préoccupations essentielles qui sont constamment revenues dans nos débats:
– Comment assumer notre Histoire en tant que Peuple ?
– Comment agir sur notre présent, en tant que citoyens patriotes ?
– Comment construire notre avenir en tant que Société, en tant que Nation ?

Préoccupations dont la tonalité civique et morale témoigne s’il en était besoin, de la maturité politique d’une large frange de citoyens algériens sincères et honnêtes qui, par delà leurs convictions idéologiques ou leurs inclinations politiques, ont clairement exprimé leur rejet d’un régime politico-militaire illégitime, criminel et corrompu.

Comment assumer notre Histoire en tant que Peuple ?

Pour répondre sagement à cette première préoccupation, il suffira de rappeler que l’attachement naturel des hommes à leur passé, c’est à dire à leur « mémoire » collective de sociétés humaines, partageant les mêmes territoires, les mêmes us, coutumes et traditions culturelles, les mêmes desseins et le même destin, a constitué depuis la plus haute Antiquité, une caractéristique sociologique consubstantielle à toute idée d’Histoire, que celle-ci fut écrite ou orale. Ce constat qui est donc immémorial, a été merveilleusement exprimé par l’une des grandes figures de la littérature engagée du siècle dernier, Aimé Césaire, quand il a dit: « Un Peuple sans mémoire est un Peuple sans avenir »


C’est assez dire qu’il ne s’agit pas ici, de faire l’impasse sur la référence à l’Histoire mais bien au contraire, d’en assumer globalement les épisodes, tous les épisodes, des plus glorieux aux moins reluisants et sans aucune « réserve d’inventaire », puisqu’il s’agit pour nous ici, non seulement d’un héritage commun à notre Peuple, mais d’une des conditions essentielles d’appartenance à ce Peuple. Car, qu’il s’agisse des grands faits d’armes contre l’armée coloniale ou des revers militaires subis; qu’il s’agisse des héros et martyrs ou de vulgaires bachaghas, harkis et autres renégats; qu’il s’agisse des conspirations inter claniques ou de dramatiques règlements de comptes entre chefs de guerre, tout cela fait partie intégrante de notre Histoire.


Le seul impératif serait, le moment venu, de veiller, pour l’intérêt de la vérité et de l’authenticité historique, à une écriture rigoureuse de cette Histoire, en particulier la partie relative à la Guerre de Libération Nationale, pour – et à tout le moins au plan moral – en réhabiliter les victimes ou en démasquer les imposteurs.

Comment agir sur le présent en tant que citoyens patriotes ?

Là aussi, on ne saurait mieux résumer les exigences de l’heure que requiert la situation de notre pays, de la part de chaque citoyen, que ce passage de l ‘Appel du 19 Mars 2009:
« L’heure est venue pour changer ce système politique illégitime par les méthodes pacifiques et démocratiques et de rendre la souveraineté politique aux Algériennes et aux Algériens pour qu’ils choisissent librement et démocratiquement, les institutions politiques qui épousent les réalités politiques et socioculturelles de la Nation, en permettant une répartition équitable des richesses nationales, aussi bien entre les collectivités régionales et locales qu’entre les individus. »

Chaque Algérien qui se reconnaît dans l’Appel du 19 Mars 2009, doit avoir à cœur désormais, à tout moment, en toutes circonstances, par la parole, par l’écrit, par l’attitude, faire acte de résistance citoyenne, là où il se trouve: à l’université, au sein des administrations et des entreprises, dans les ateliers, dans les lieux publics, dans la rue:

- en dénonçant sans cesse les infamies de ce pouvoir: ses crimes contre sa propre population, sa corruption, ses pillages du patrimoine national, ses scandales financiers, ses incompétences, ses compromissions politiques, sécuritaires et économiques avec des puissances et des intérêts étrangers;
- en proclamant l’urgente nécessité pour le salut national, d’abolir ce pouvoir par tous les moyens légitimes et non violents et en œuvrant inlassablement pour l’élection d’une Assemblée Constituante issue du suffrage universel, c’est-à-dire authentiquement représentative des aspirations légitimes du Peuple Algérien, dans toutes ses composantes idéologiques, régionales et culturelles.


Ce sont deux points qui me paraissent essentiels et d’application immédiate, pour commencer à élargir de plus en plus, le cercle de la contestation citoyenne et du rejet du système, étant entendu qu’il n’y a absolument plus rien à attendre, ni des partis politiques dits d’opposition, ni de ce qu’on appelle la « société civile ». Non pas que ces institutions et organisations seraient moins concernées que nous par l’avenir du pays, mais parce que ces institutions sont tout bonnement enferrées dans des textes législatifs et réglementaires scélérats, conditionnant leur existence administrative et leur interdisant quasiment, tout mouvement de contestation.


C’est pourquoi, la démarche que nous avons adoptée à travers l’Appel du 19 Mars 2009, est une démarche essentiellement citoyenne qui puise sa légitimité ipso facto, dans sa nature-même de mouvement citoyen intégral, proclamant publiquement sa volonté de résister au régime politique illégitime en place et de le combattre par tous les moyens pacifiques et non-violents, afin de le priver de tout prétexte à la répression. Une telle démarche exclut donc logiquement tout recours de notre part, à un quelconque mouvement agréé ou autorisé de par le bon vouloir d’un pouvoir auquel nous contestons toute légitimité et toute crédibilité politique ou morale.
Les Révolutions ne se décrètent pas. Elles ont toujours été l’aboutissement d’un long cheminement des peuples qui ont été soumis, à un moment ou à un autre de leur Histoire, à la domination et à l’injustice, à l’arbitraire et à l’exploitation. Un cheminement qui passe très schématiquement par trois phases essentielles:


– la prise de conscience des « élites morales et intellectuelles » (*) des sociétés opprimées et la ferme volonté de ces élites, de construire la résistance.
– la prise de parole de ces mêmes élites morales et intellectuelles – par l’écrit et par le discours – en vue d’élargir d’une manière pédagogique et méthodique, le cercle de la prise de conscience à la plus grande frange possible de la population.
– l’élaboration d’objectifs socio politiques clairs et les voies et moyens pour leur réalisation. C’est ce qu’on entend généralement par « programme politique ».

La novation introduite par l’Appel du 19 Mars 2008, c’est fondamentalement l’absence de recours à toute forme d’institution officielle ou instrument organique quelconque tels que parti, association ou autre type d’organisation politique. L’Appel du 19 Mars 2009, stipule clairement en effet, que pour ses signataires, il s’agit essentiellement, de susciter parmi la plus grande frange possible du Peuple Algérien, un vaste élan de prise de conscience de la grave crise nationale multidimensionnelle et de la nécessité d’organiser une résistance citoyenne tous azimuts, contre le pouvoir politique en place.


Car, c’est à partir de cette double posture citoyenne, de prise de conscience aigüe des menaces réelles qui pèsent sur l’avenir de la Nation et de volonté déterminée de combattre le pouvoir politique et de lui résister, que nous pourrions déclencher une véritable synergie, une véritable dynamique populaire de contestation permanente contre un pouvoir criminel et illégitime, corrompu et antinational, unique responsable de la déchéance politique, morale et sociale dans laquelle se débat notre pays et qui menace gravement l’unité même et l’indépendance de la Nation.

Comment construire notre avenir en tant que Société, en tant que Nation ?

Une fois notre pays débarrassé du régime usurpateur, par la mise en place subséquente des instances institutionnelles nationales librement et démocratiquement élues, il appartiendra bien entendu à ces instances-là de répondre à cette grande question qui constitue en elle-même, tout un programme. Car, au-delà des actions politiques à mener dans l’urgence, qui seront forcément requises par les nécessités immédiates de la gestion des affaires courantes du pays, il s’agira pour le nouveau pouvoir issu de la volonté populaire, de définir des stratégies à long terme pour le pays, secteur par secteur, dans le cadre d’un véritable Plan de Redressement National, englobant tous les domaines, qu’ils soient d’ordre politique, économique, social ou culturel.


Un Plan de Redressement National où l’Ecole et la Santé, l’Agriculture et les Infrastructures, constitueront des secteurs prioritaires, dans le cadre d’une véritable politique de Régionalisation et de décentralisation administrative des centres de décision et de gestion.

——————————————————
(*) Il m’a semblé utile de préciser « élite morale », pour qu’il soit clair dans les esprits, que le fait d’appartenir à l’élite intellectuelle ne se suffit nullement à lui-même. Il suffit de rappeler ici que beaucoup d’intellectuels mercenaires, se sont mis délibérément au service du pouvoir en place, à tous les niveaux de ses structures ou institutions civiles ou militaires.

http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/7607/que-peut%E2%80%93on-faire-pour-lalgerie-en-novembre-2009/
Share:

Tuesday, October 27, 2009

Terrorisme d'Etats: La France condamnée a payer

Expulsés de Folembray : la force, le droit et la justice


Ahmed Simozrag

Le 31 août 2009, les expulsés de Folembray ont passé quinze ans d’exil au Burkina Faso.

Afin que nul n’ignore et que cet événement ne soit pas oublié, il m’a semblé opportun d’en relater le récit malgré le désagrément de parler de soi.
1— Rappel des faits

Le 9 novembre 1993, la police française a déclenché une rafle dans les milieux « islamistes » en France. Dès cinq heures du matin, les forces de l’ordre investirent les sièges des associations islamiques et les domiciles de leurs dirigeants. Lorsque les policiers débarquent sur les lieux, agissant par groupe de cinq agents au minimum par domicile, ils commencent par neutraliser le chef de famille en le menottant ou en le mettant sous bonne garde, couper le téléphone et mener des perquisitions tous azimuts en passant au peigne fin tout ce qu’ils trouvent dans les lieux visités y compris dans les caves.

Les perquisitions ont débouché sur la saisie d’une quantité importante de documents et de matériel informatique. Plusieurs associations ont été dépouillées de leur matériel et de leurs archives. Le matériel difficile à emporter comme les photocopieuses fut détruit sur place.

Ladite rafle a donné lieu à l’arrestation de 88 personnes, qui furent conduites aux sièges des commissariats et de la préfecture de police de Paris pour interrogatoires et établissement d’un fichier anthropométrique. Les procès-verbaux d’enquête furent rédigés à la hâte sous l’inculpation sommaire d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Les prévenus furent brutalisés et contraints de signer les procès-verbaux contenant des déclarations approximatives peu conformes à leurs propos. D’aucuns ont refusé de signer.

Après une garde à vue plus ou moins prolongée, l’opération s’est terminée par des expulsions, des mises en examen et des assignations à résidence. Je figure parmi les huit personnes assignées à résidence ce jour-là dans différents départements français. J’étais assigné à Florac en Lozère. Cette rafle a été suivie par une deuxième rafle effectuée début août 1994.

Les personnes arrêtées au cours de cette rafle ainsi que les assignés de la première rafle ont été regroupés à la caserne Gaston Billote de Folembray. Celle-ci était entourée de barbelés et gardée par des dizaines de gendarmes lourdement armés. Ces derniers avaient l’air en colère, prêts à faire usage de leurs armes. Leurs collègues qui venaient de Paris pour emmener les interpellés nous ont avertis que les gendarmes en face sont en colère à cause de l’assassinat de leurs collègues à Alger.

Les internés ne pouvaient pas sortir de la caserne. Nos menus achats étaient assurés par un coursier mis à notre disposition par la préfecture. Nous avions un poste de téléphone à la carte et un poste de télévision. Aucun parmi nous ne savait que nous allions être expulsés. Certains s’attendaient à un transfert, d’autres à un élargissement, d’autres n’avaient aucune idée de la suite qui les attendait. En revanche, bon nombre d’internés a exercé un recours et tous avaient l’espoir d’obtenir gain de cause.

Malheureusement, cet espoir a volé en éclat lorsque, et contre toute attente, nous fumes surpris par ce qui peut être assimilé à un enlèvement.

Le mercredi 31 août 1994, à cinq heures du matin, il s’est produit, pour reprendre les termes d’un frère, comme un tremblement de terre.

Des centaines de policiers et de gendarmes ont pris d’assaut la caserne Gaston Billote. Ils défoncèrent les portes d’entrée et envahirent violemment les étages du bâtiment et la salle où les internés étaient en train de faire la prière. Devant leur attitude brutale et agressive, la prière fut interrompue. Un officier a sommé les internés de s’aligner face au mur signalant que le dispositif comptait cinq cent agents.

D’autres scènes de violence se déroulaient aux étages supérieurs où un autre groupe d’une trentaine d’agents a défoncé les portes des chambres et arraché de leur sommeil les détenus qui s’y trouvaient. Certains agents violèrent l’intimité du couple Rassaf dont l’épouse était gravement malade. Ils ont pénétré violemment dans leur chambre et sans la moindre explication, ils ont passé les menottes au mari et ordonné à la femme de faire ses bagages.

Les internés qui étaient en prière furent, chacun accompagné par deux policiers, conduits dans leurs chambres et sommés de faire leurs bagages. Pour ce faire, les policiers avaient des sacs « poubelle » et ils se mirent à ramasser eux-mêmes les effets afin d’accélérer l’opération. Entre temps, il a été procédé à une fouille au cours de laquelle les pièces d’identité furent retirées. Comme dans les rafles, aucun mandat de perquisition n’a été présenté. En revanche, des arrêtés d’expulsion furent notifiés mais les détenus ont refusé d’en signer les procès-verbaux du fait qu’ils n’avaient même pas le temps de prendre connaissance du contenu de ces arrêtés.

Des protestations s’élevèrent concernant le droit d’informer les familles et les avocats, mais en vain. Cela leur a été refusé.

Ils furent embarqués manu militari dans des minis bus banalisés. A l’intérieur des véhicules, chacun des internés était gardé par des agents qui en étaient spécialement chargé ; certains internés étaient menottés. Cinq internés furent séparés du reste et acheminés vers des destinations à l’intérieur de la France, pour y être assignés à résidence. Lorsque le convoi a quitté la caserne, on a pu constater l’important dispositif de sécurité mis en place tout le long du trajet. Le convoi arriva à l’aérogare de la base aérienne de Reims à 8h30 où un vol Charter de la Compagnie « European Airlins » (EAS) attendait.

Madame Ressaf fut embarquée en premier par trois femmes policières suivies de son époux, menottes aux poings. Les détenus qui ont opposé une résistance furent embarqués de force dans l’avion. Certains furent roués de coups à même le sol, entraînés de force par les chaînes des menottes avant d’être portés et jetés un par un dans l’avion. A l’entrée de l’appareil, les expulsés étaient soumis à une fouille corporelle, exécutée par trois agents du RAID, chargés de la protection de la cabine du pilotage.

Les expulsés étaient au nombre de vingt. Ils ignoraient complètement leur destination. Le décollage a eu lieu à 8h45 heures locale. Chaque détenu était assis au milieu de deux agents, collés à lui et qui l’accompagnaient même aux toilettes dont il devait laisser la porte ouverte. Ceux des détenus qui étaient sous traitement se sont vus refuser l’absorption de leurs médicaments. Le voyage a duré environ 8 heures 30 y compris les trois quarts d’heure d’escale aux îles Canaries pour le ravitaillement en carburant. Cette escale a permis de dissiper le doute sur la destination africaine des expulsés. Arrivés à Ouagadougou (Burkina Faso), les détenus ont chargé leurs délégués de s’enquérir de la situation administrative et sécuritaire avant de descendre de l’avion. La délégation fut reçue par le ministre chargé de mission à la Présidence et le directeur général de la Sûreté. Ces derniers ont donné des garanties suffisantes sur les conditions de sécurité et de séjour en attendant le procès.

2— Illégalité des mesures d’expulsion

Hormis quatre demandeurs d’asile, les expulsés avaient tous des situations stables en France. Ils y étaient établis pendant des durées allant de dix à vingt-cinq ans. Ils possédaient des biens en France, y exerçaient des activités et y avaient des familles et des enfants français. De ce fait, ils sont inexpulsables tant au regard du droit français que du droit international.

2.1— Des accusations sommaires et sans preuves

Il leur a été uniformément reproché de militer au sein d’un « mouvement qui prône le recours à la violence et au terrorisme, et ce par la collecte de fonds et la distribution de publications favorables à ce mouvement… »

Ces accusations sont dénuées de tout fondement. Elles ont été vigoureusement démenties par les expulsés, qui déclarent ignorer le mouvement en question. Ils affirment que leurs rapports avec l’Algérie se limitent au besoin de s’informer des événements qui s’y déroulent. Ils estiment qu’il est absolument de leur droit de s’intéresser aux nouvelles de leur pays. Ils soutiennent qu’il est illégal et injuste de considérer comme une infraction, le fait de lire une publication ou un tract, d’assister à un meeting sur l’Algérie ou de suivre les événements qui secouent ce pays. En effet, ces accusations reposent sur des données inexactes établies à partir de fiches de renseignements « blancs » ne comportant ni en-tête, ni date, ni signature ; bref dépourvues de toute indication fiable. Elles s’inspirent des filatures, des écoutes téléphoniques et des ouï-dire où très souvent l’erreur ou le doute l’emportent sur la vérité et la certitude.

Le ministre de l’Intérieur a reconnu implicitement l’absence de preuves, n’ayant agi que sur la base du doute à l’encontre des expulsés. Il a affirmé qu’il ne devrait pas « attendre que des bombes éclatent ou que des Français soient assassinés pour intervenir ! »

Le ministre eut recours à la procédure dérogatoire de l’article 26 de l’ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée, autorisant l’expulsion, sur la base de l’urgence absolue et/ou la nécessité impérieuse pour la sûreté de l’Etat ou la sécurité publique, des étrangers protégés, sans qu’ils soient entendus par la commission spéciale d’expulsion.

Cette procédure vise en principe les étrangers impliqués dans des faits graves d’espionnage ou de grand banditisme ou présentant une menace grave pour l’ordre public ou pour la sécurité du territoire.

Ainsi, pour échapper aux conditions de la procédure normale prévues aux articles 23, 24 et 25 de l’ordonnance précitée, le ministre a commis un excès de pouvoir caractérisé à la fois par l’erreur manifeste d’appréciation en estimant que l’expulsion constituait une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat, et le détournement de procédure en utilisant l’urgence absolue.

En réalité, le recours à ladite procédure est infondé pour plusieurs raisons, notamment :

1— Le doute qui plane sur cette affaire à cause de l’absence de preuves.

2— Les personnes visées n'ont commis aucune infraction. Ils n’ont jamais fait l’objet de condamnations à de lourdes peines, ni à des peines légères. Ils n’ont jamais été impliqués dans des affaires d’espionnage, ni de terrorisme, ni de banditisme ou de trafic de drogues. Ils ne représentent aucune menace pour la sécurité du pays, étant donné que, tout au long de leur séjour en France, leur conduite n’a jamais été mise en cause.

3— Les expulsés résident en France depuis 10, 20 et 25 ans et ont des enfants français, et certains mariés à des Françaises.

4— L’absence de nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique.

Par ailleurs, l’ancienne ministre Nicole Questiaux a précisé, lors de discussions parlementaires, que cette dérogation par rapport à la procédure normale ne concernerait que « le cas isolé de l'espion, de l'homme véritablement dangereux... » (1).

5— Les expulsés de Folembray font partie des catégories d’étrangers protégés. Le ministre de l’Intérieur a purement et simplement utilisé la procédure dérogatoire pour contourner l’interdiction de les expulser.

2.2— Atteintes aux droits de la défense

Ces expulsions ont eu lieu à la veille d’une audience en référé qui devait se tenir jeudi 1er septembre au Tribunal de Laon. Elles furent exécutées au mépris des droits de la défense.

« Le ministère de l’intérieur a sciemment soustrait les assignés à leurs juges, estime Me Jean-Daniel Dechezelles, qui défend dix-neuf des assignés aux côtés de Nathalie Creuzillet. Ils ne pourront pas comparaître physiquement à l’audience. On les prive volontairement d’un droit garanti par la Convention européenne des droits de l’homme. Le ministère de l’Intérieur qui ne nous a pas prévenus de ces expulsions, fait volontairement abstraction du droit et de la justice. » (2)

D’autre part, le Tribunal administratif de Paris était déjà saisi d’un recours en annulation des arrêtés d’assignation à résidence et d’expulsion me concernant. L’audience devait se dérouler le 9 décembre 1994, soit environ deux mois après la date d’expulsion. Ce fut donc une autre atteinte aux droits de la défense.

Bien que cette procédure supprime la comparution devant la commission spéciale d'expulsion, elle ne dispense pas pour autant l’administration du contrôle du juge administratif.

Il en résulte que l’utilisation abusive de cette procédure a porté gravement atteinte aux droits des expulsés.

La précipitation avec laquelle s’est opérée l’expulsion n’a pas permis aux expulsés de se défendre ni même d’avertir leurs familles et leurs avocats. Or, dans cette affaire, encore une fois, il n’existe ni menace à l’ordre public, ni atteinte à la sûreté de l’Etat pour appliquer cette procédure. La loi n° 93.1027 du 24 août 1993 précise : « En cas d’urgence absolue et lorsqu’elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l’Etat ou la sécurité publique, l’expulsion peut être prononcée par dérogation aux articles 24 et 25 ».

Les conditions d’une urgence absolue et d’une nécessité impérieuse pour la sûreté de l’Etat ou la sécurité publique n’étaient pas en l’espèce remplies.

L’expulsion est une sanction extrêmement grave qui doit s’appliquer non seulement à des agissements particulièrement graves mais encore précis, circonstanciés et justifiés. Or, il n’en est rien.

Les peines du bannissement et de la relégation ont été supprimées en raison de leur caractère inhumain. En tout état de cause, l’expulsion n’est pas moins inhumaine surtout lorsqu’elle touche une personne résidant en France depuis son enfance ou depuis quinze, vingt, ou vingt-cinq ans, elle est parfaitement assimilable à un bannissement, voire à une peine de mort différée, comme je l’ai dit à plusieurs occasions.

Il est, en effet, insoutenable que des gens ayant vécu avec leurs familles en France depuis fort longtemps et dont le comportement et la moralité n’ont jamais été mis en cause, s’aventureraient subitement à porter atteinte à l’ordre public et à la sûreté de l’Etat. Leur présence en France ne pouvait et ne peut en aucun cas troubler l’ordre public. Si tel était le cas, ils auraient fait l’objet de poursuites pénales devant les juridictions compétentes.

Il importe de rappeler que le ministre de l’Intérieur a déjà pris des décisions de ce genre qui ont encouru l’annulation. Dans ce sens, il a déjà été jugé :

« En refusant d’apporter la moindre preuve qu’un étranger était le responsable d’un parti islamique clandestin appelant à la guerre sainte, le ministre de l’Intérieur n’établit pas que l’expulsion de l’intéressé constituait une nécessité impérieuse pour la sûreté de l’Etat. » (3)

Aussi :

« Considérant que pour ordonner l’expulsion de M… en application du deuxième alinéa de l’article 26 précité, le ministre de l’Intérieur s’est fondé sur la circonstance que l’intéressé serait ‘‘l’homme de confiance des principaux responsables en France d’un mouvement qui prône le recours à la violence et au terrorisme auquel il apporte par ailleurs un soutien logistique sous forme de collecte de fonds et de distributions de publications favorables aux thèses intégristes et à l’action armée’’ ; que toutefois, les pièces produites par le ministre n’établissent pas la réalité des faits ainsi allégués et contestés par le requérant ; qu’ainsi, les conditions posées par l’article 26 précité de l’ordonnance du 2 novembre 1945 ne sont pas remplies ; qu’il suit de là qu’il ya lieu d’annuler l’arrêté en date du 10 août 1994 par lequel le ministre de l’Intérieur a enjoint à M… de quitter le territoire français. » (4)

Ou encore :

« Le ministre de l’Intérieur n’apporte ni faits, ni précisions, ni preuves, en alléguant que l’intéressé apporte un soutien logistique actif à un groupe d’actions violentes… » (5)

Ou encore :

« L’expulsion ne peut être regardée comme présentant un caractère d’urgence absolue, lorsque le ministre d’l’Intérieur, qui s’est fondé sur la circonstance que l’intéressé était ‘‘l’un des responsable d’un mouvement qui recourt à la violence et au terrorisme et qui est implanté sur le territoire français et dans divers Etats étrangers tant par des actions de collecte et de soutien financier que par des actions de propagande et de recrutement’’, n’a apporté, ni en première instance ni en appel devant le Conseil d’Etat, aucune précision sur les faits ainsi allégués qui permettent d’établir des liens de M. Kisa avec des activités terroristes. » (6)

A ceux qui s’interrogent pourquoi pareille jurisprudence ne s’est-elle pas appliquée à notre cas, nous répondons que la plupart des expulsés ont renoncé à leurs droits en France y compris le droit d’ester en justice, préférant s’établir là où les droits humains sont mieux respectés. Quant à ceux, peu nombreux, qui ont exercé un recours, celui-ci n’a pas abouti à un certain niveau du fait que l’éloignement ne leur a pas permis de se défendre personnellement ni de se rapprocher physiquement de leurs avocats pour fournir davantage de preuves et de justifications sur leur innocence.

2.3— Atteintes à la vie privée et familiale

Le respect de la vie privée et familiale est un des principes fondamentaux des droits de l’homme. Ce principe est prévu dans de nombreux instruments internationaux, notamment la Convention européenne des droits de l’homme (art 8), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (art 17) et la Déclaration universelle des droits de l’homme (art 12).

L’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme dispose : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la société publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre… »

Plusieurs décisions de la Cour européenne des droits de l'homme ont invoqué le contenu de cette disposition pour interdire l'expulsion d'étrangers résidents de longue date.

Ainsi, en est-il de sa décision du 26 mars 1992 condamnant la France pour violation de l’article 8 (7).

Selon les termes de la Cour européenne des droits de l’homme, les expulsions constituent « une ingérence disproportionnée » dans l’exercice du droit à la vie privée. Inutile de rappeler le caractère éminemment sacré de la vie familiale. Or, toute ingérence doit être justifiée au préalable. Il est absolument absurde et illégal de bousculer la vie de plusieurs familles en France sur la base d’accusations gratuites et infondées.

C’est pourquoi, la Cour européenne des droits de l’homme a entrepris de sanctionner les ingérences disproportionnées dans l’exercice de ce droit, même si les sanctions sont légales et légitimes (8).

Aussi, a-t-il été jugé par le Conseil d’Etat, dans l’arrêt Belgacem du 19 avril 1991, que l'administration ne peut expulser un étranger que si l'atteinte portée à sa vie familiale n'est pas excessive par rapport aux nécessités de la défense de l'ordre public (9).

Le Conseil d’Etat a également annulé, pour violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, un arrêté d’expulsion pris à l’encontre d’un ressortissant marocain n’ayant plus aucune attache familiale avec le pays dont il possède la nationalité (10).

Il y a des cas où le Conseil d’Etat, « pour déceler une atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale d’un étranger » met en avant l’ancienneté du séjour de l’intéressé « qui réside en France depuis 1990 et ses attaches familiales. Père de trois enfants français, il exerce sur eux l'autorité parentale et pourvoit à leur entretien. » (11)

Les expulsés ont été privés du respect de leur vie privée et familiale garanti par les textes susmentionnés.

A la date de leur expulsion, les intéressés avaient laissé derrière eux quarante enfants mineurs sans soutien et sans ressources. L’expulsion de leurs pères les a privés des moyens de subsistance et bouleversé leur scolarité. De nombreux enfants ont subi un échec scolaire en raison du traumatisme psychique et du manque de soutien engendrés par l’absence de leurs pères. A cet égard, il convient de souligner que certains enfants se sont trouvés livrés à eux-mêmes depuis l’expulsion de leurs pères, d’autres ont été expulsés du logement fautes de payement des loyers et ils furent jetés à la rue, d’autres encore sont tombés malades sans pouvoir bénéficier des soins nécessaires à cause des problèmes de sécurité sociale liés à l’éloignement de leurs pères, etc., etc. Rappelons également quatre cas de divorce engendrés par l’expulsion.

Pourtant, l’enfant a des droits légalement protégés. Parmi les dispositions de la Convention relative aux droits de l’enfant, figure l’obligation de veiller à ce que l’enfant ne soit pas privé de son milieu familial, ni séparé de ses parents. La Convention exhorte ces derniers, sous la responsabilité des Etats bien entendu, à assurer les conditions de vie nécessaires à l’éducation et au développement de l’enfant.

L’article 16 de la dite convention prévoit : « Nul enfant ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. L’enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. »

L’expulsion du père est un acte de nature à porter gravement atteinte aux droits de l’enfant.

3— Justice et raison d’Etat : un combat éternel

La raison d’Etat est une forme d’arbitraire qui se dresse sans cesse contre la justice et les droits de l’homme. Même les modèles d’Etats de droit les plus achevés n’échappent pas à cette tentation. D’où, à mon avis, la nécessité de renforcer et l’indépendance de la justice et le contrôle judiciaire des décisions de l’administration.

La loi française prévoit la possibilité que l’expulsion soit levée après un délai de cinq ans (12). Le bannissement lui-même, en supposant que ce soit le cas, est limité à une durée maximale de dix ans (13).

Après cinq ans d’exil, le 6 septembre 1999, nous avions saisi le ministre, sous le couvert de l’Ambassadeur de France au Burkina Faso, d’une demande d’abrogation rappelant que les arrêtés d’expulsion avaient été exécutés depuis plus de cinq ans et que nous souhaiterions retrouver nos familles en France. Cette demande est demeurée sans suite jusqu’à nos jours.

En effet, le refus d’abroger un arrêté d’expulsion ne peut être légalement fondé que si la présence de l’étranger constitue encore une menace grave pour l’ordre public, après un examen particulier des circonstances de l’espèce (14).

Le Conseil d’Etat a notamment annulé des refus d’abrogation d’arrêté d’expulsion pour atteinte excessive à la vie familiale :

— pour un étranger qui, bien qu’ayant commis des infractions graves lui ayant valu une condamnation à 15 ans de réclusion pour vol avec arme, violence et tentative d’homicide, a en France l’ensemble de sa famille proche, dont certains membres ont la nationalité française, et est marié à une personne de nationalité française dont il a un enfant (15) ;

— pour un étranger dont l’arrêté d’expulsion, assorti d’une assignation à résidence, était motivé par des faits ayant entraîné des condamnations pénales de six mois, deux ans et quatre ans d’emprisonnement, et avait récidivé pendant son assignation à résidence, mais s’était ensuite marié à une française (16).

Deux expulsés ont saisi le tribunal administratif d’une demande d’abrogation des arrêtés ministériels d’expulsion pris à leur encontre. Le juge administratif a ordonné l’abrogation de leurs arrêtés d’expulsion, ce qui a été fait. Mais le visa pour retourner en France ne leur a pas été accordé.

De tels faits, opposant l’administration à la justice, sont fréquents de sorte que plusieurs fois le juge des référés, gardien des libertés individuelles, intervienne pour la délivrance du visa.

Il semble que les autorités consulaires ne sont pas nécessairement tenues de délivrer un visa d’entrée et de séjour en France. Selon un arrêt du Conseil d’Etat, elles peuvent refuser le visa à un étranger dont l’arrêté d’expulsion a été annulé pour atteinte au respect de la vie privée et familiale et « dont la situation de fait n’a pas évolué depuis la mise à exécution de l’arrêté » (17).

Il faudrait donc attendre la Cour européenne des droits de l’homme pour établir une jurisprudence constante dans ce domaine.

Ahmed Simozrag
26 octobre 2009


Références

(1) Débat Assemblée Nationale du 30 septembre 1981.
(2) Le Monde du 2 septembre 1994.
(3) Tribunal Administratif Limoges, 9 avril 1993, JCP IX, n° 909, p. 103.
(4) Tribunal Administratif de Versailles, 6 décembre 1994.
(5) Conseil d’Etat, GP 1990. 2 Som. 553.
(6) CE, 1 avril 1998, Kisa, req n° 163901.
(7) Arrêt Beldjoudi c/ France du 26 mars 1992.
(8) CEDH, 29 juin 1988, Berrahab c/Pays-Bas, Série A. Vol.1238 RTDE 1989 n°2 p. 153.
(9) CE, Ass., 19 avril 1991 Belgacem et Babas, 2 arrêts Rec. Leb. 151 et 163 Concl. M.R. Abraham, RFDA 1991. 497 et s.
(10) CE, 8 juillet 1996, Gargari, req n° 138127 et 139883.
(11) CE, 23 avril 2009, req. n° 297638, Aguemon.
(12) Article 23 de l’Ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée.
(13) Ordonnance N°60-529 du 4 juin 1960.
(14) CE, 16 mars 1984, Min de l’Int c/ Djaballah, Rec p 115 ; 19 novembre 1990, Raso, Rec tables p 775 1JDA 1991 p 325.
(15) CE, 10 avril 1994, Benamar, req n° 127691.
(16) CE, 22 juin 1994, Amamra, req n° 148185.
(17) CE, 26 janvier 2009, req n° 310469, M. Ahmed A.

http://www.hoggar.org/index.php?option=com_content&task=view&id=835&Itemid=64


Share:

Tuesday, November 25, 2008

Après les appels faits à Benyelles et Zeroual


L’Algérie face à l'endogamie des généraux



Après l’annonce de la candidature du général Rachid Benyelles, voilà le général Liamine Zeroual se dit prêt à se porter candidat à la magistrature suprême alors qu’il l’avait désertée sans avoir fini son mandat pour laisser place à Bouteflika.

De faiseurs de rois les généraux retraités n'hésitent pas, maintenant, à draguer au vu et au su de tout le monde le petit peuple, avec pour seul argument « faire face à Bouteflika ». Comme s’il y avait pénurie d’hommes en Algérie. Et comme si l’Algérie ne devait être dirigée que par des militaires directement ou indirectement.

Quarante cinq ans après la reconquête de l’indépendance on continue à nous proposer de vieux schnocks au bord de la sénilité pour imposer à l’Algérie ce dont elle n’a guère besoin: une gérontocratie en retard d'une guerre. L'invitation est lancée par de pseudo intellectuels en manque de parrains.

Appeler de vieux retraités à la barre d’un pays dont plus de 75% de ses habitants n’ont pas 30 ans, est une insulte à un peuple capable de miracles mais ligoté et bâillonné par des cireurs de rangers qui ont toujours besoin de vivre à l’ombre d’une baïonnette.

N’y aurait-il pas parmi les 35 millions d’Algériens un homme, jeune cultivé, politisé de la génération de l’indépendance capable de diriger l’Algérie et la sortir du marasme dans lequel l’ont plongée les marionnettes du cabinet noir ? Des hommes qui répondent à ce profil se comptent par milliers pour ne pas dire par millions. Et aucun d'eux ne pourrait faire pire que tous ces vieillardsréunis.

Ceux qui appellent des vieux schnocks à présider aux affaires de l’Algérie vivent-ils sur une autre planète que celle où se trouve la puissant Fédération de Russie dirigée par un jeune homme âgé de 43 ans ? Faut-il rappeler que la Russie est dirigée par un président né bien après l'indépendance de l'Algérie?

Juste en face de ceux qui nous proposent des hommes au bord de la sénilité, il y a la France qu’ils copient en tout sauf en matière de démocratie.Ce pays a, à sa tête, un président fils d’un immigré hongrois, âgé à peine de 53 ans.

Pas plus tard qu’il y a quelques semaines les Américains ont élu à la tête de la première puissance mondiale un jeune président de 48 ans. A nos frontières le Maroc est dirigé par un jeune monarque qui n’a pas 40 ans. Au Royaume Uni, Tony Blair a été nommé premier ministre à l’âge de 43 ans et a quitté ses fonctions alors qu’il venait à peine d’avoir 53 ans. L’Allemagne est dirigée par une femme âgée de 54 ans et les exemples sont encore plus nombreux dans le monde.

Alors, qu’est-ce qui fait que l’Algérie doit faire exception à la règle et se laisse gouverner par une gerontocratie issue des casernes et qui ne sort pas des limites de l’endogamie imposée par des hommes de l’ombre sous les applaudissements nourris d’une caste de cireurs de rangers incapables de s’assumer ni d’assumer la moindre responsabilité.

Que pourraient bien apporter Benyelles ou Zeroual à une Algérie meurtrie et saignée par les affairistes qui ont profité des largesses de leurs pairs tapis dans le noir d’un pouvoir occulte porteur de tous les maux dont souffre le pays ?
Non, ces messieurs ne sont pas plus jeunes que Bouteflika et pas plus intelligents que lui. L’un (Benyelles) n’a pas songé se porter candidat et braver les Khaled Nezzar, Mohamed Lamari et Larbi Belkheir ces promus de Lacoste, alors qu’il était encore jeune et jouissait du soutien d’une bonne partie de la grande muette qui attendait un signe de l’un de ses enfants les plus intègres. Malheureusement, ce signe est venu dix ans plus tard. C'est-à-dire à un âge où il serait plus sage de passer la main à la nouvelle génération.

L’autre (Zeroual), il a été utilisé et manipulé par le cabinet noir au plus fort de la crise provoquée par ce même cabinet en se laissant nommer ministre de la défense, ensuite, président du conseil de l’état pour finir président de la république. A mi-chemin, il a quitté le navire quand il s’était aperçu que le gouvernail qu’il tenait ne servait à rien. C’est à son grand honneur d’avoir démissionné et il s’est, ainsi, payé une sortie que lui retiendra l’histoire. Il ferait mieux de s’arrêter là et de ne pas se laisser encenser par des opportunistes qui ne rêvent que de venir ramasser, à l’ombre du général retraité, ce qui reste de la tarte Algérie.

Mais à bien y réfléchir, doit-on en vouloir à ces généraux retraités ou à ce vieillard de Bouteflika de convoiter un pouvoir que semblent lui tourner le dos des hommes politiques jeunes qui ont juste besoin d’avoir une petite dose de courage pour appeler à une union sacrée pour le renouvellement de la classe politique algérienne.

Hichem ABOUD
24/11/2008
http://www.racinesdoutremed.com/zeroual-benyelles.html
Share:

Friday, November 14, 2008

Ali Benhadj : "Une mauvaise réalisation théâtrale et un coup d’état contre la volonté populaire"


Dans un communiqué daté du 12 novembre, dont nous publions le texte original en arabe, le cheikh Ali Benhadj réagit à la révision de la constitution par les deux chambres du parlement.

Comme à ses habitudes, le cheikh Ali Benhadj entame son communiqué par « Louange à Allah qui a dit dans son livre, au sujet de Feraoun, « Ainsi chercha-t-il à étourdir son peuple et ainsi lui obéirent-ils car ils étaient des gens pervers. », prière et salut sur le plus saint des envoyés qui a prévenu de l’aide aux gouvernants menteurs et despotiques en disant « … Celui qui a cru en leurs mensonges et les a aidés dans leur oppression n’est pas des miens et je ne suis pas des siens » et sur ses proches et ses compagnons.
Il résume sa position sur la version officielle de la révision partielle de la constitution en sept points à travers lesquels il dit « vouloir d’éclairer l’opinion publique »

1/ « Il s’est avéré en toute clarté que l’objectif recherché par la révision partielle de la constitution n’est pas la protection des symboles de la révolution qui relève du code pénal, ni la promotion des droits politiques de la femme reconnus constitutionnellement, mais l’objectif réel et inavoué est la consécration du pouvoir personnel constitutionnellement et la neutralisation du reste des institutions qui serviront d’outils d’exécution des désirs du président de ceux qui sont derrière lui du pouvoir occulte qui ont porté sa candidature à la magistrature suprême en 1999.
En acceptant d’être le candidat de ceux qui s’étaient retournés contre la volonté du peuple il leur avait octroyé en contrepartie une immunité qui ne se donne qu’aux criminels et aux fauteurs. Par cette révision de la constitution le président est devenu à la fois le législatif, l’exécutif, le contrôleur, le comptable et la référence première. Sa volonté et ses désirs sont incarnés par la loi » écrit le numéro 2 du FIS.

2/ Dans le deuxième point, le cheikh Ali Benhadj estime que « ce que vient d’accomplir le président le classe au rang des despotes qui se jouent de la volonté populaire. » Il le compare à Napoléon avec la constitution de 1802. Tout comme il souligne que le président semble appliquer ce que dit le juriste britannique Barclay « la loi est faite pour servir les gouvernants ». Il n’hésite pas à rappeler le leader du fascisme italien Mussolini tout en rappelant que ceux qui ont participé à la révision de la constitution sous Zeroual sont les mêmes qui ont applaudi la révision sous Bouteflika.

3/ Comme dans le précédent point, Ali Benhadj cite un grand nombre de philosophes et penseurs occidentaux dont Thomas Bean qui avait écrit « la constitution est l’œuvre des peuple et non pas des gouvernants » pour dire que « Bouteflika penche pour une constitution qui affaiblit les prérogatives du peuple pour renforcer celles du gouvernant.

4/ « la manière sournoise dont a usé Bouteflika pour réviser la constitution prouve de manière éclatante le degré de son mépris de la volonté populaire et de son libre choix. La révision de l’article 74 qu’il visait constitue l’essentiel de la révision pour s’accorder un troisième mandat. Quant au reste ce n’est que de la poudre aux yeux. Il n’échappe pas aux plus naïfs ni aux plus incrédules que ce que vient de faire Bouteflika est un grand pas en arrière. Ainsi du parti unique nous passons à l’homme unique. Cela constitue un véritable danger pour la nation et sa stabilité. C’est un viol et un second renversement contre la volonté populaire » écrit le deuxième homme du Front Islamique du Salut.

5/ «Comme il était attendu le conseil constitutionnel a approuvé la révision. N’étant pas élu et son président désigné par le chef de l’état, ce conseil ne pouvait faire autrement. Pourtant, ailleurs dans le monde, le rôle des conseils constitutionnels est de mettre un terme penchants despotiques et la résolution des conflits entre les différents pouvoirs » ne manque pas d’observer le cheikh Ali Benhadj.

6/ « Quant au parlement, le peuple sait très bien qu’il n’a aucune légitimité et représente un véritable danger pour la nation. Ses membres sont au service du pouvoir réel qui les a propulsés au parlement pour trahir le peuple » ajoute le numéro 2 du FIS qui souligne plus loin « même Bouteflika ne respecte pas ce parlement. La réalité montre que 50% des lois sont promulguées par le président entre deux sessions »

7/ Avant de conclure, le cheikh Ali Benhadj relève que « la révision de la constitution s’est faite à huis clos » et d’ajouter « le régime pourri monopolise les deniers du peule pour lui et pour le cercle de ses serviteurs. Tout comme il monopolise la force pour réprimer le peuple au cas où il protesterait pacifiquement. Il monopolise, également, les média lourds dont la télévision du pouvoir. Aucune voix ne peut s’élever au dessus de la sienne. »

Par la même occasion, le vice-président du FIS lance une pique aux titres de la presse privée dont les dettes sont importantes et du coup elles se trouvent otages d’un pouvoir qui les menaces de fermeture ou de suspension au cas où ils ouvrent leurs colonnes à l’opposition. Il souligne que ces titres de la presse privée donnent l’impression d’avoir un seul et unique directeur de la rédaction » et de conclure ce dernier point en écrivant « Voilà où nous a menés la politique de Bouteflika et celle de ceux qui se tiennent derrière lui de la mafia militaire, financière et politique »

En conclusion, le cheikh Ali Benhadj rappelle que la force de la constitution d’un état réside dans sa légitimité. « Pour qu’elle soit légitime, la constitution doit être l’émanation d’une assemblée constitutive élue et dont la seule mission est de proposer au peuple un projet auquel auraient participé tous les courants politiques sans exclusive aucune » écrit-il.

Le cheikh termine son communiqué en exprimant la position du Front Islamique du salut qui rejette la révision de la constitution de 2008 comme il a refusé celle de 1996 pour ce qu’elle consacre le despotisme et le pouvoir absolu.


Synthèse et traduction de Hichem ABOUD
Le 12/11/2008


Share:

Sunday, November 09, 2008

Le Sheikh Ali Benhadj se présente face au pantin de la France Boutef lors de la prochaine mascarade electorale sioniste en Algérie


Le dernier livre écrit par le Sheikh Ali Benhadj en exclusivité sur le site du frere Hichem Aboud www.agirpourlalgerie.com

"La preuve de ce que sont redevables le citoyen et le gouvernant envers le Coran"



Achevé il y a à peine quelques jours, précisément le 10 octobre, ce livre reflète la fiélité du cheikh Ali Benhadj à ses principes et son attachement à un projet islamique qu’il considère comme étant la seule voie du salut pour le peuple algérien et pour l’humanité. En attendant sa traduction en français, nous vous livrons le texte original en langue arabe. Bonne lecture.


Téléchargez



Share:

Friday, October 03, 2008

La récente visite de Bouteflika à Téhéran a porté ses fruits


La récente visite de Bouteflika à Téhéran a porté ses fruits


Coup dur pour la presse et pour la liberté d’expression.

L’émission « Dossiers maghrébins » du journaliste algérien Yahia Abou Zakaria ne sera plus diffusée sur la chaîne satellitaire Al-Alam. Cette dernière a fini par céder aux pressions des gouvernements maghrébins et en particulier algérien. La censure poursuit les forces de l’opposition même sur les chaînes étrangères.

Alors que d’un côté les Iraniens sollicitaient le soutien de l’Algérie à leur politique nucléaire, la délégation algérienne accompagnant Bouteflika à Téhéran, comble de la bassesse, mettait sur le tapis la présence sur une chaîne satellitaire du journaliste algérien Yahia Abou Zakaria.

Quand les autres parlent technologie et de nucléaire, les officiels algériens, toute honte bue, parlent censure et limitation du champ de l’expression libre et des voix qui refusent l’insoumission.

On se souvient qu’au mois de juillet dernier alors que devait être diffusée une émission consacrée mouvement Al-Qaéda au Maghreb, à la simple annonce du débat auquel participaient Mourad DEHINA et Hichem ABOUD, le ministère algérien des affaires étrangères a vite dépêché son ambassadeur à Téhéran pour demander l’annulation de l’émission sous prétexte que les deux participants portaient atteinte à l’image de l’Algérie.


Une accusation sans fondement aucun puisque les censeurs n’avaient même pas pris connaissance du contenu de l’émission ni des propos tenus par les deux participants. C’est dire que la simple évocation des noms de ces deux personnes a fait trembler Alger qui avait prétexté que le fait de ne pas avoir invité, au débat, un représentant du pouvoir algérien faisait de cette émission une tribune ouverte aux forces de l’opposition.

Pourquoi un représentant du pouvoir algérien pour débattre d’un sujet qui ne concerne pas seulement l’Algérie ? Le représentant du pouvoir algérien devait-il prendre la défense du mouvement Al-Qaeda ? Ou tout simplement avait-on peur à Alger de voir les tenants du pouvoir occulte accusés de connivence avec ce mouvement terroriste après que l’opinion publique ait découvert que les groupes terroristes ne sont que l’émanation d’un système monstrueux qui ne vit que de violence et de répression.

En subissant la censure, Yahia Abou Zakaria, ce courageux journaliste algérien vient de prouver une fois de plus qu’il demeure la bête noire du pouvoir algérien en faisant montre d’un professionnalisme rarement égalé et d’un sens du respect de l’éthique journalistique jamais pris à défaut. Il a toujours veillé à inviter dans ses émissions des personnalités représentants différents courants politiques et ayant diverses visions. Il a toujours veillé à ce que les représentants officiels des régimes en place soient présents lors des débats.


Pour l’émission consacrée à Al-Qaeda et à laquelle avaient participé Mourad Dehina et Hichem Aboud, il s’agissait d’un sujet qui ne pouvait faire l’objet de divergence ni de débat contradictoire. Ses deux invités devaient débattre d’un phénomène qui concerne la scène politique internationale de manière générale. Ils n’ont pas été invités pour débattre de la politique algérienne. D’autant plus, qu'ils étaient intervenus en qualité d’analystes politiques. Mais les dictateurs ne savent rien de l’analyse politique. Ils ne savent qu’imposer leur volonté par la force du fer et du feu si ce n’est pas par le chantage.

Journaliste courage

Parce que Yahia Abou Zakaria est algérien pur sang, enfant de Bab-El-Oued, un quartier populaire d’Alger, élevé sur les valeurs de l’honnêteté et de la fidélité aux principes, les autorités de son pays, après l’avoir forcé à l’exil, lui font la chasse à l’étranger pour l’empêcher d’exercer son métier de journaliste parce qu’il refuse, tout simplement, de courber l’échine et de faire dans le journalisme du lèche botte spécialité de la chaîne unique algérienne.

Bouteflika, ses marionettistes et ses larbins réunis sont contents. La visite effectuée au mois d’août à Téhéran a porté ses fruits. Yahia Abou Zakaria est out. Il ne dérangera plus. Ses invités algériens qui ne prennent pas de gants avec le pouvoir d’Alger et qui ont pour nom, Ali Benhadj, Anwar Malek, Hichem Aboud, Mourad Dehina et Brahim Younessi n’auront plus le droit à l’expression.

Malheureusement pour ces dictateurs spoliateurs de la volonté populaire, leur joie ne sera que de courte durée et leur souhait de voir Yahia Abou Zakaria disparaître du champs de l’audiovisuel ne sera pas exaucé.

Comme à son habitude, ce rebelle de la presse rebondira bientôt, au grand dam de ses censeurs, sur une chaîne de télévision à plus grande audience. Sacré Yahia. Il ne finit pas d’étonner et de surprendre ses adversaires qui feraient mieux de jeter l’éponge face à un homme qui possède une arme redoutable. Cette arme a pour nom : le professionnalisme et l’honnêteté.

A bientôt Yahia pour d’autres émissions.

Hichem ABOUD

Le 02 octobre 2008

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Yahya Abou Zakariya

En vous invitant à lire ces extraits d'un débat sur la chaîne Al-Djazeera auquel a participé Yahya Abou Zakariya en qualité d'invité et à suivre un extrait vidéo d'une autre émission, je suis sûr que vous découvrirez ce signifie le mot courage chez un journaliste.


Share:

Blog Archive

Support


Definition List

Just Foreign Policy Iraqi Death Estimator

Unordered List