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Friday, October 19, 2007

Eretz Yisrael: Un vieux reve sioniste bien mal en point


Le Cheikh Hareth Al-Dhari, secrétaire général de l'association des Oulémas musulmans en Irak:


LA PARTITION DE L'IRAK EST UN VIEUX PROJET DU SIONISME INTERNATIONAL ET ISRAEL A ETE LE PREMIER A LE PRECONISER


Le Cheikh Hareth Al –Dhari, secrétaire général de l'Association des Oulémas musulmans en Irak à Al Hakika Ad Dawlia : La partition de l'Irak est un vieux projet du sionisme international et Israël a été le premier à le préconiser. Le peuple kurde connaît parfaitement aujourd'hui ses dirigeants et le mauvais usage qu'ils font de sa cause. Les « Conseils de la Sahwa ou de l'éveil= conseils tribaux financés et armés par les américains pour lutter contre al Qaida/ Ndt » constituent un phénomène marginal et passager parce qu'ils sont liés à l'occupation La discorde confessionnelle n'aura pas lieu en Irak après le retrait des occupants. Elle prendra même fin avec l'occupation.


INTERVIEW: Al Hakika Ad Dawlia-

Amman 14- 10-07


Le Cheikh Al- Dhari, secrétaire général de l'Association des Oulémas Musulmans déclare que le projet de partition de l'Irak est voué à l'échec même si on essaie de l'imposer par la force et que ce sont les enfants de l'Irak refusant l'occupation et ses agents, qui le mettront en échec.


L'administration américaine tentera par la suite de le généraliser à tous les Etats de la région. Et d'ajouter que ce projet était dans les esprits depuis au moins 40 à 50 ans. Ben Gourion avait déjà recommandé la partition de l'Irak comme étant un vieux projet sioniste pour disloquer et diviser la région. La nouveauté consiste surtout dans la manière de le présenter. L'occupation de l'Irak a été la voie idéale pour réaliser le projet de la partition. Les anciennes administrations américaines n'osaient pas rendre ce projet public parce qu'elles avaient un minimum de crédibilité et un certain respect pour la communauté internationale, les résolutions des Nations Unies et les usages diplomatiques en vigueur.


Par contre, l'administration actuelle est sans retenue et n'est tenue que par son adhésion au projet sioniste. Le Cheikh Addhari a réclamé le départ immédiat des iraniens d'Irak, conseillant à ce pays de ne pas attendre celui des américains pour le faire « parce que le peuple irakien risquera d'avoir, dans ces conditions, une attitude intransigeante envers quiconque aura tenté d'étendre sa domination sur leur pays ». Ajoutant que « l'Iran devrait étudier sérieusement l'expérience américaine en Irak et les victoires réalisées par la noble résistance irakienne sur l'occupation, au point que celle-ci se trouve habitée par la peur et cherche à quitter le pays à la première opportunité ». Le Cheikh Addhari ajoute : « la présence iranienne en Irak est représentée par les services spéciaux, l'armée Al Quds ainsi que d'autres services de renseignements et bien sûr leurs agents ». « Nous avons de quoi affronter cette présence, parce que celui qui s'est battu contre la puissance américaine et ses alliés et combattu le projet sioniste- américano- anglais, est capable de se confronter au projet iranien. L'Iran devrait méditer l'expérience des huit ans de guerre avec l'Irak et il devrait tirer les leçons de sa longue histoire avec l'Irak.


Voici le texte de l'entretien : première partie Al Hakika Addawlia :


Bienvenue au groupe Al Hakika Addawlia et nous souhaitons commencer par cette décision grave qui risque d'engendrer une catastrophe internationale plus que régionale et qui consiste à diviser l'Irak. Comment vous percevez cette décision ?


Al- Dhari : Je remercie votre journal pour cette invitation, arrivée au moment opportun, ce qui dénote votre intérêt pour la situation actuelle que vit l'Irak, les grandes causes de la nation et surtout les projets des ennemis qui visent l'unité de notre nation et l'intégrité territoriale de nos pays et dont justement le dernier en date, ce projet de partition de l'Irak, voté par le Congrès américain.


Ce projet est venu au moment où l'administration américaine se débat pour sortir du marécage dans lequel elle s'est fourvoyée en Irak et au moment aussi où elle veut faire passer quelques autres projets avec les agents qu'elle a formés sur mesure et auxquels elle a confié la direction des affaires irakiennes dans cette période cruciale de l'histoire du pays. Ceci dit, ce projet n'est pas nouveau. Il était déjà dans les esprits depuis au moins 40 à 50 ans : un vieux projet sioniste pour disloquer et diviser la région. Ben Gourion avait déjà recommandé la partition de l'Irak. La nouveauté est surtout dans la manière de le présenter. L'occupation de l'Irak a été la voie idéale pour réaliser le projet de partition. Les anciennes administrations américaines n'osaient pas rendre ce projet public parce qu'elles avaient un minimum de crédibilité et un certain respect pour la communauté internationale, les résolutions des Nations Unies et les usages diplomatiques en vigueur.


Par contre, l'administration actuelle est sans retenue et n'est tenue que par son adhésion au projet sioniste. Tout le monde a entendu le président Bush expliquer, il y a un an, que parmi les raisons de l'occupation de l'Irak, il y avait l'élimination des armes de destruction massive pour garantir la sécurité des USA et d'Israël. Mais nous connaissons tous les objectifs de cette guerre dont justement le projet de partition, adopté par l'administration américaine à travers les hommes qu'elle a imposés à l'Irak. C'est l'administration américaine qui a commandité la rédaction du texte de la constitution irakienne à certains juristes américains sionistes, puis l'a confiée aux irakiens pour le discuter. Il fallait ce montage pour faire admettre qu'il s'agit d'un projet d'une constitution irakienne.


Certains dirigeants irakiens y ont apporté les amendements qu'ils jugeaient utiles pour l'Irak dont ils auraient la responsabilité exclusive, y ajoutant par ci par là « des mines explosives » et des articles réduisant et marginalisant le rôle régional et international de l'Irak. En définitive, c'est une constitution qui présente l'Irak comme un Etat divisé, écrasé et moribond, composé de régions ou mieux encore d'Emirats irakiens, à l'instar des Emirats Arabes Unis, comme l'a déclaré le vice-président Adel Abdel Mahdi, oubliant sans doute, que ces derniers étaient des Etats indépendants qui ont choisi librement de s'unir dans leur intérêt bien compris. Alors que l'Irak, qu'ils veulent diviser, est Un, et ils prétendent qu'il s'agirait « d'une alliance ou d'une unité dans une fédération ».


Le projet de partition, en tant qu'idée et objectif, est donc très ancien, 40 à 50 ans, mais il n'a connu un début d'exécution qu'il y a deux ans, à travers la constitution actuelle qui stipule dans un de ses articles que l'Irak est un Etat fédéral, composé de 3 fédérations, ainsi de suite. Bien sûr ils disent que la fédération ne divise pas et qu'elle est surtout à caractère administratif. Mais tout le monde sait que c'est la concrétisation du projet de partition préconisée par Biden et que la fédération est tout juste une couverture. Le même sénateur Joseph Biden, sioniste notoire et fier de l'être, invité par une chaîne télévisée israélienne à se présenter, a déclaré textuellement : je suis sioniste, ma référence est sioniste ». En tout cas l'homme ne s'en cache pas et le lobby israélien ne cache pas non plus, son enthousiasme pour ce projet, ainsi que tous les lobbys qui ont intérêt à la partition de l'Irak.


Al Hakika Addawlia : Cette décision est-elle applicable sur le terrain ?


Al-Dhari : Il est possible que ce projet soit appliqué provisoirement ou appliqué d'une manière imparfaite, mais la question est de savoir si, au cas où il serait appliqué, ce projet a des chances de réussir. La réponse est non et nous le déclarons au monde entier, à notre Oumma et à notre peuple que, même imposé par le fil de l'épée, ce projet n'a aucune chance d'aboutir parce que ce sont les irakiens, dans leur écrasante majorité hostiles à l'occupation et à ses projets, qui le mettront en échec. Aujourd'hui plus que jamais, les irakiens sont conscients des dangers et des plans de l'occupation. Peut-être avaient-ils cru pendant les deux premières années à certaines promesses et aux allégations de l'occupant d'être venu en libérateur et pour faire de l'Irak le modèle de démocratie, de développement, de transparence, de civilisation et d'autres choses alléchantes dans la région. Mais tout cela est terminé maintenant au bout des trois premières années d'occupation, au cours desquelles les irakiens n'ont connu que le sang, les larmes, la faim, le pillage, les destructions et les viols.


Tout cela est terminé maintenant que 7 millions d'irakiens ont dû fuir leurs foyers dont plus de quatre millions à l'étranger. La majorité des irakiens a perdu les conditions de base d'une vie normale, privés de salaire, d'aide ou de toute autre forme d'assistance du gouvernement ou d'ailleurs. Actuellement, il y a 50% d'irakiens en dessous du seuil de la pauvreté, 25% d'autres en voie de paupérisation, alors que les ressources du pays, son pétrole et ses autres richesses vont aux partis, à leurs proches et leurs agents, aux escadrons de la mort et aux milices qui répriment et oppriment au quotidien les irakiens hostiles à l'occupation. Alors et avec la volonté d'Allah, cette décision de diviser l'Irak ne passera pas, j'en suis absolument certain.


Il y a actuellement une révolte au sud contre l'occupation et le gouvernement, une autre au centre du pays depuis la première année de l'occupation et il y a enfin des remous dans le nord contre les dirigeants politiques kurdes qui ont bien accueilli la décision de partition de l'Irak et dont ils étaient au courant. Le lobby kurde a collaboré étroitement avec le lobby sioniste en Amérique pour aboutir à cette décision et c'est pour cette raison qu'ils n'ont pas été surpris; ils l'ont au contraire accueilli favorablement sans tenir compte des sentiments de leurs autres compatriotes qui représentent 85% de la population, des arabes, des turkmènes, des chrétiens et de assyriens.


Tous ces gens refusent la partition de même que 70 à 80% de nos frères kurdes parce qu'ils se sont aperçus, que leurs dirigeants politiques font mauvais usage de leur cause. Au Kurdistan irakien, ils réalisent tout cela après avoir connu à leur tour la pauvreté et le besoin et que de nombreux d'entre eux se sont retrouvés dans les prisons du gouvernement régional des deux partis kurdes de Barzani et Talabani, seuls bénéficiaires de l'occupation. L'Iran est le premier bénéficiaire de l'occupation de l'Irak puisqu'il s'est introduit dans tous les aspects de la vie politique et sociale du pays, mais les kurdes sont le deuxième bénéficiaIre. Ils ont eu ce que personne d'autre n'a réussi à avoir, leurs droits et les droits des autres. Ils ont le nord du pays et participent à hauteur de 50% avec les partis Daawa et le Haut conseil de la révolution dans le gouvernement de l'Irak. Ils ont hérité du trésor de l'Etat défunt, de son or, de ses devises et de ses armes et ont eu aussi les cadeaux, l'argent du pétrole et de la corruption qu'ils ont distribués à leurs milices, à leurs clients et à leurs proches. Le nord de notre pays qu'ils appellent le paradis divin sur terre n'est en fait qu'une partie de l'enfer qui abrite tous les irakiens.


Malheureusement, il n'existe pas de paradis en Irak et tout le pays est un enfer. Même les résidents de la zone verte qui semblent profiter des plaisirs de la vie, sont privés de la sécurité. Or que vaut la vie sans la sécurité ?


Traduit de l'arabe par :



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