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Sunday, April 24, 2011

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Entrevue avec Khaled Ben Mustafa, ex-détenu français de Guantanamo

  Interview par www.cageprisoners.com

Musulman fervent, le jeune Français khaled Ben Mustafa rêvait de s’établir en terre d’islam. C’est pour cette raison qu’en août 2001, juste un mois avant le 11 septembre, il émigre dans l’emirat islamique d’afghanistan. quelques mois plus tard il est arrêté par l’armée pakistanaise et livré aux forces américaines. ce sera le début d’un long cauchemar. Qui en France se soucie de l’invraisemblable persécution dont ont été et sont toujours ces jeunes gens, totalement innocents, déportés et torturés par la « démocratie » américaine, avec la complicité de la France ? 


Cageprisoners: Pourriez-vous s’il vous plaît vous présenter à nos lecteurs?

Khaled Ben Mustapha: Mon nom est Khaled Ben Mustapha. Je suis un homme de 40 ans de nationalité française.

CP: Vous avez été arrêté à la frontière afghane. Lors de votre procès, vous avez déclaré que vous n’étiez «ni un touriste, ni un terroriste ». Qu’est-ce qui vous a conduit en Afghanistan?

KBM: J’ai décidé d’aller en Afghanistan afin de vivre sous la charia. A cette époque, j’ai jugé que le régime des Talibans représentait le modèle d’un état islamique. Mon approche était de voir de mes propres yeux ce qu’était un Etat islamique, en sachant que je suis convaincu que les musulmans doivent vivre selon les préceptes islamiques, la loi de Dieu.

CP: Ce que vous avez trouvé correspondait-il à vos attentes?

KBM: Je suis arrivé en Afghanistan en août 2001, juste un mois avant le 11 septembre. Louanges à Dieu, ce pays était complètement différent de ce qui était montré à la télévision, entendu à la radio ou lu dans les journaux. C’était certes un pays pauvre mais les gens n’étaient pas les malheureuses créatures qu’on nous décrivait. J’ai découvert une agréable atmosphère musulmane. Les habitants nous ont accueillis avec respect. Ils ont l’habitude d’honorer les Arabes parce qu’ils savent que nous avons fait la démarche d’émigrer vers eux. L’accueil a été agréable, tout comme leur comportement. Il n’y avait pas de problème. Je suis allé à Jalalabad. J’ai fait le tour. Je suis allé à Kaboul et à Kandahar. Puis, les attaques du 11 septembre sont survenues.

CP: Vous avez été arrêté peu de temps après. Pourriez-vous nous décrire les circonstances de votre arrestation?

KBM: J’ai été arrêté en Décembre 2001, pas en Afghanistan mais au Pakistan. Nous avons quitté l’Afghanistan pour entrer au Pakistan et finalement rentrer à la maison parce que nous ne pouvions pas rester davantage dans le pays. Nous avons été arrêtés par l’armée pakistanaise. Ils nous ont d’abord dit: « nous allons nous contenter de vérifier votre identité ». Mais ils nous ont jetés en prison, menottés et enchaînés. Ils ont contacté les Américains pour nous interroger. Nous avons été torturés au Pakistan.

CP: Vous avez été torturé par les Américains ou par l’armée pakistanaise?

KBM: Au Pakistan, c’était par les Pakistanais sous supervision américaine. Ils étaient présents. Je suis resté là pendant une semaine. Puis, j’ai été emmené à l’aéroport et livré aux Américains. Nous avons été mis dans un avion et emmené à la base américaine de Kandahar.
CP: Est-ce à ce moment que vous avez été vendus aux Américains par les
Pakistanais?
KBM: Oui. Les Pakistanais nous ont vendu. Quand je dis «vendu», je signifie littéralement «vendu». Il y avait une transaction financière. Beaucoup d’entre nous ont vu de l’argent en espèces versé par les Américains aux Pakistanais. Chaque fois qu’ils ont mis la main sur une personne, la contrepartie était de l’argent .

CP: Alors, vous avez été transférés à Guantanamo?

KBM: Je suis resté un mois et demi dans le camp de Kandahar. Nous avons été torturés pendant un mois et demi. Personnellement, j’ai été transféré à Guantanamo à la mi-février 2002.

CP: Quelles étaient les conditions de ce transfert?

KBM: Très dures. Nous étions dans l’avion, enchaînés, les yeux bandés avec des masques sur la bouche et des casques anti-bruit. Notre vol doit avoir duré 20 heures de l’Afghanistan à Cuba. Nous nous sommes arrêtés quelque part, mais nous ne savons pas où nous étions. Durant tout le trajet, nous avons été battus. Nous avons reçu des coups de pied et des coups de matraque…

CP: Saviez-vous le camp de Guantanamo était votre destination à ce moment?

KBM: Nous savions que nous étions emmenés sur l’île de Cuba. La Croix-Rouge nous l’avait dit juste avant notre départ. Nous savions que nous ne serions pas là juste pour une semaine ou deux. Nous savions que ce serait long et difficile. À Cuba, l’accueil a été … La torture était pratiquée de manière régulière, et c’est probablement encore le cas pour ceux qui sont toujours là-bas.

CP: Avez-vous eu des contacts avec votre famille?

KBM: Pas de contact. Le seul «contact» que nous avions était à travers des lettres qui nous ont été transmises par la Croix-Rouge. Toutefois, ces lettres ont été expurgées. De nombreux paragraphes ont été censurés. Nous n’avions presque aucune information. Nous ne savions pas ce qui se passait.

CP: Qu’est-ce que les américains vous posaient comme questions ?

KBM: Les Américains voulaient absolument nous faire dire que nous étions des terroristes, que nous étions membres d’Al-Qaïda et que nous connaissions Oussama Ben Laden. «Où est Ben Laden? » Les questions étaient toujours les mêmes … Chaque fois que les réponses n’étaient pas satisfaisantes pour eux, ils nous torturaient …

CP: Avez-vous été accusé de quoi que ce soit en particulier?

KBM: Non aucune accusation précise. Certaines questions étaient vagues. « Que faisions-nous là bas ? » Je leur ai répondu que je souhaitais vivre sous la charia, que les Talibans ne me dérangeaient pas et qu’ils ne m’ont jamais nui de quelque manière que ce soit. Il faut savoir que les Américains ont contacté les services secrets de tous les coins du monde pour interroger les détenus de Guantanamo. Au cours des quatre années que j’ai passées là-bas, plusieurs services secrets de pays différents sont venus interroger à peu près tout le monde. Nous pouvions être interrogés par n’importe qui. Bien sûr, j’ai été interrogé par des Américains. J’ai également été interrogé par des Français. Les Français sont venus plusieurs fois afin de nous interroger, et ceci sous la torture exercée par des américains. Ils voulaient que nous dénoncions des personnes en France.

Des Britanniques sont venus pour interroger les Britanniques, mais ils ont aussi interrogé les détenus d’autres nationalités. J’ai également été interrogé par des gens avec un accent. Ce n’était ni un accent anglais ni américain. Tous les services pouvaient interroger qui ils voulaient. Pour sûr, le Mossad a fait partie de la délégation.

CP: Avez-vous été interrogé par les services tunisiens?

KBM: Ils sont venus et ont interrogé tous les ressortissants tunisiens, les menaçant de la torture quand ils seraient de retour en Tunisie. C’était à l’époque du tyran Ben Ali.

CP: Pour résumer, vous avez été interrogé par les Américains, les Français …

KBM: Et bien d’autres interrogateurs avec des accents différents en anglais. Mais je n’ai pas de moyen de savoir de quelle nationalité ils étaient exactement. C’est simple. J’ai passé quatre années d’interrogatoires. C’est ce qui compte. Quatre années d’interrogatoires non-stop. Quatre ans …

CP: Quelles étaient les conditions de ces interrogatoires?

KBM: Cela dépendait des gens … S’ils n’étaient pas satisfaits des réponses, ils nous torturaient de différentes manières. Il y avait la torture physique. Ils pratiquaient aussi la torture psychologique : ils ne nous permettaient pas de dormir, les chambres étaient climatisées à puissance maximale. Il faisait très froid. Ils remplissaient la chambre de bruit avec de grands haut-parleurs. Le volume de la musique était extrêmement élevé. Nous avons été privés de beaucoup de choses. Nous n’avions presque rien à nous mettre. La seule chose que j’avais à porter était un « short ». J’ai été mis dans une chambre pendant des mois avec un short pour seul vêtement. Rien d’autre. Pas de couverture, pas de serviette. Il n’y avait aucune hygiène. La torture a été très sévère.

CP: Vous avez à peu près répondu à ma question suivante qui a été la suivante: Vous êtes le premier français ex-détenu de Guantanamo à déposer une plainte pour « tortures et actes de barbarie ». Quel genre d’abus vous a amené à prendre cette mesure? Quel est le résultat de cette action?

KBM: Nous avons déposé une plainte en France pour « enlèvement, torture et actes de barbarie ». Au début ils ont refusé notre action. Nous avons insisté, et la plainte a été acceptée. Une procédure judiciaire contre X a été ouverte. L’enquête se déroule. Nous comprenons que ce sera très long…

CP: Pensez-vous que l’enquête sera menée de manière objective?

KBM: Il serait très difficile pour le juge de faire autrement … Tous les éléments qu’il a pointent dans la même direction. Il y a les rapports d’Amnesty International, d’autres émanant des organisations de défense des droits de l’homme de tous les coins du monde, des rapports de l’ONU et nos déclarations. Il est difficile de nier les faits énoncés.

CP: En dépit de la tentative de vous déshumaniser, pensez-vous que votre expérience vous a aidé à devenir une meilleure personne?

KBM: Louange à Dieu en toutes circonstances. J’ai toujours su que j’étais sur le droit chemin. Je n’ai fais de mal à personne. On n’a rien à me reprocher, ni en France ni aux États-Unis. Louange à Dieu, nous n’avons menacé personne ni mis la vie d’autrui en danger. Ce qu’on nous reproche c’est notre idéologie. Ce qu’on nous reproche c’est d’aimer l’Islam et d’être prêts à vivre sous des lois islamiques. Louange à Dieu, il m’a fortifié. Je suis convaincu que nous avons besoin de vivre sous la charia, dans le pays dans lequel nous voulons vivre, librement. J’en suis sorti très affaibli, ce qui est normal, mais beaucoup plus convaincu que j’étais sur le droit chemin et que ceux en face de moi ne m’inspiraient pas confiance.

CP: Quel rapport avez-vous avec «l’humanité» ? Avez-vous été dégoûté?

KBM: Pas du tout, un musulman est objectif et clair. Nous n’avons jamais eu de haine envers qui que ce soit, musulmans ou non musulmans. Cela n’a pas affecté ma vie quotidienne. J’ai un emploi; j’ai toujours les mêmes voisins. Cependant, cela m’a renforcé dans mes convictions et dans ma religion. Je sais que la guerre est déclarée contre l’islam et non contre nous en particulier. 

CP: Quelle a été l’attitude du gouvernement français envers vous alors que vous étiez incarcéré à Guantanamo?

KBM: Les Français ont été les complices des Américains, comme les autres Etats. Ils ont profité de ce système pour nous interroger. Ils ont profité de l’anarchie dans cette partie du monde. Ils en profitent encore. Dix ans plus tard, ils sont encore en train de nous accuser et de nous juger. Ils nous ont poursuivis plusieurs fois mais ils ont perdu très souvent. Jusqu’à aujourd’hui, il n’existe toujours pas d’accusations claires. Mais ils continuent à nous traiter de «terroristes». La preuve qu’ils ne disent pas la vérité, c’est que nous sommes libres. Nous travaillons, nous avons une famille … Nous vivons comme tout le monde. Si nous étions des terroristes, ils ne nous laisseraient pas en liberté.

CP: Les français ont-ils été témoins des tortures dont vous avez été victime?

KBM: Les enquêteurs français sont venus nous interroger sous la torture exercée par les américains. Ils ont été témoins et complices.

CP: Ensuite, vous avez été libéré par les autorités américaines. Qu’est-ce qui vous est arrivé alors?
KBM: Ils ont conclu un arrangement avec les autorités françaises afin qu’elles puissent venir nous rapatrier et un avion militaire français est venu nous récupérer. Dès que nous sommes arrivés en France, nous avons été emprisonnés, immédiatement.

CP: Avez-vous été placés sous un régime spécial en prison?

KBM: Pas du tout. Nous étions avec les prisonniers ordinaires. Nous avons été respectés. Il n’y avait pas de problème. Nous avons eu beaucoup de marque de respect de la part des autres détenus.

CP: En 2007, vous avez été condamné pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Vous avez été condamné à un an d’emprisonnement. Toutefois, cette période a été couverte par le temps que vous avait déjà passé en prison en attente de votre procès et vous avez donc quitté le tribunal librement. Pourquoi avez-vous fait appel de cette décision?

KBM: Nous avons fait appel de la décision simplement parce que nous sommes en désaccord avec le fait d’être jugés comme des terroristes alors que nous n’en sommes pas. Il est inacceptable d’être étiquetés comme terroristes alors qu’on ne nous reproche aucun acte terroriste. Nous avons été condamnés pour la forme. Même un enfant de cinq ans pourrait le comprendre. Nous avons été condamnés à un an de prison. Un terroriste n’est pas condamné à un an de prison. Il est condamné à 20 ans. Il n’y a pas de « demi-mesure ». Soit vous êtes un terroriste et vous restez en prison, ou vous n’êtes pas un terroriste et vous sortez libre. Par conséquent, nous avons fait appel et nous avons gagné. Ils ont réalisé qu’il y avait beaucoup d’erreurs qui nous ont causé du tort, donc on nous a donné raison.

CP: C’était en 2009.Le Cour d’appel a confirmé vos allégations et a affirmé que vos droits à la défense ont été violés. Pourriez-vous nous expliquer ceci plus en détail?

KBM: Il y a eu une violation de notre droit à la défense en ce sens que les enquêteurs français ont profité d’un système de non-droit à Guantanamo pour nous interroger, ce qui est interdit par le droit français. Ils n’avaient pas le droit de nous interroger en dehors d’une procédure judiciaire. Il n’y avait pas de procédure légale contre nous quand nous avons été interrogés. Ils ont profité de la situation qui régnait à Guantanamo pour recueillir autant de bribes d’information que possible en vertu de cette pratique américaine de la torture. Ils ont ensuite secrètement introduit ces éléments d’information dans le dossier afin de les utiliser plus tard, lorsque l’enquête aurait été ouverte. Cela représente une violation de nos droits. Mais le gouvernement français est très orgueilleux. Ils ont décidé de porter l’affaire devant une juridiction supérieure (la Cour de cassation).

CP: Très récemment, Wikileaks a publié plusieurs câbles diplomatiques français en relation avec des ex-détenus de Guantanamo. Dans l’un d’eux, l’un des conseiller du ministre d’Etat a avoué que la législation française de lutte contre le terrorisme doit principalement se baser sur des allégations plutôt que sur des preuves. Quelle est votre réaction?

KBM: On le savait parce que nous étions au cœur même de la procédure. Nous savons ce qui s’est passé. Nous étions face au juge d’instruction. Il n’y avait aucune preuve. Dans les médias, nous étions considérés comme des terroristes, mais le plus choquant est que le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière et son complice Jean-François Ricard ont triché. Ils sont allés secrètement à l’ambassade américaine pour collecter des éléments d’information à notre sujet. Il est dit clairement dans les câbles Wikileaks qu’il n’y avait aucune preuve contre nous. Ils n’avaient rien contre nous. C’est la raison pour laquelle nous avons été condamnés à un an et non pas dix ans.

CP: Pensez-vous qu’il y a une volonté de vous condamner à tout prix?

KBM: Oui! C’est clair depuis le début. Il y a un acharnement évident pour nous condamner. Mais nous ne resterons pas passifs. Nous allons nous défendre autant que nous le pouvons.

CP: Pourquoi cela?

KBM: C’est très simple. En France, tout est condamné. Le hijab est condamné, le niqab est condamné, les gens qui prient à l’extérieur en raison du manque d’espace sont condamnés, la nourriture halal est condamnée. En France, tout ce qui est musulman est condamné. Ce n’est pas simplement le terrorisme. Il suffit de regarder la télévision pour voir que, dans toute la France, ce qui est lié à l’islam est condamné.

CP: Récemment, la Cour de cassation a annulé cette décision et vous allez être jugé à nouveau. Pourquoi cela et à quelle peine pourriez-vous faire face?

KBM: Nous avons été jugé une troisième fois devant une Cour d’appel. Nous attendons le verdict en Mars, si Dieu le veut. Nous ne risquons pas beaucoup. Ils peuvent confirmer la peine d’un an que nous avons déjà effectuée. En réalité, les Français ont compris qu’ils ont commis une grave erreur. Ils veulent trouver un arrangement pour sauver la face. Ils disent: « nous ne vous renvoyons pas en prison, mais nous disons que l’année vous y avez passé est justifiée ». Mais ça ne marche pas avec nous. Nous n’allons pas nous déshonorer pour leur faire plaisir.

CP: Est-ce ce que cela vous a été dit explicitement?

KBM: C’était implicite, mais puisque nous ne sommes pas d’accord, ils persistent. Mais nous n’abandonnerons pas, si Dieu le veut. S’ils nous condamnent, nous irons devant la Cour de cassation. Si nous perdons, nous irons devant la Cour européenne des droits de l’homme, si Dieu le veut. L’histoire n’est pas encore terminée, si Dieu le veut, même si elle doit prendre dix ans.

CP: Pensez-vous que le concept de justice est abandonné en France?

KBM: La justice française est connue. Lorsque la «machine judiciaire » fait une erreur, elle ne fait pas marche arrière. C’est une caractéristique connue. C’est de l’arrogance. Celui qui dit qu’il y a une justice en France le dit parce qu’il n’a pas encore goûté à l’injustice. Notre affaire est une injustice pure.

CP: Quel genre de vie vivez-vous maintenant?

KBM: Louange à Dieu, je vis avec ma famille, j’ai des enfants, je travaille comme tout le monde. Je participe à la vie économique, professionnelle et sociale quotidiennement. Louange à Dieu, ma vie n’a pas changé. La vie continue.

CP: Comment êtes-vous traité par les gens en général?

KBM: Les réactions sont mitigées. Certaines personnes comprennent que nous avons été victimes d’une injustice. D’autres sont choquées et croient ce qui est dit à la télévision. C’est mélangé. Beaucoup parmi les musulmans ont également cessé de croire aux mensonges américains. Nous l’avons vu avec l’Irak et l’Afghanistan. Ils ne peuvent plus mentir aux gens, nous connaissons parfaitement la vérité.

CP: Pensez-vous que l’éveil est en cours?

KBM: Bien sûr. En tant que catégorie spécifique de personnes constamment ciblées, à savoir la communauté musulmane, à un certain point, même les gens qui ne font pas attention se rendent compte qu’ils disent des mensonges.

CP: Quel message souhaitez-vous adresser à nos lecteurs?

KBM: Je leur demande de ne pas oublier ceux qui sont encore là-bas. Nous sommes passés par là et nous en sommes sortis, et nous avons commencé à retrouver une vie normale. Nous devrions vraiment nous inquiéter pour ceux qui sont toujours là bas. Nous ne devons pas les oublier dans nos invocations. Nous ne devons absolument pas arrêter les actions entreprises, qui seront couronnées de succès si Dieu le veut, et qui aboutiront à la fermeture du camp de Guantanamo. Nous devons nous rappeler que Guantanamo n’est pas seulement à Cuba. Il ya des camps de Guantanamo dans le monde entier. En Irak, il y a Guantanamo. En Afghanistan, il y a des camps comme Guantanamo. Au Pakistan, il y a des camps comme Guantanamo. Guantanamo est partout. Il existe des prisons secrètes américaines. Nous savons tous que des musulmans sont dedans. Nous ne devons pas les oublier dans nos invocations, ni dans les actions que vous entreprenez pour dénoncer cette injustice. Nous devons faire tout notre possible pour libérer nos frères à Guantanamo. Nous ne voulons pas pour eux une «prison de substitution», comme ils essaient de le suggérer. Ils ont besoin de rentrer à la maison. Il ya des gens qui ont été libérés il ya trois ans, mais ils n’ont toujours pas vu leurs familles. Ils les ont envoyé à des milliers de kilomètres de chez eux et ils n’ont toujours pas vu leurs enfants, leurs mères et leurs pères. Est-ce cela la liberté? Tout le monde est innocent à Guantanamo, c’est connu. Guantanamo a été créé pour faire croire aux gens que nous étions coupables. Finalement, louanges à Dieu, nous sommes tous innocents.

CP: C’était ma dernière question.

KBM: Qu’Allah vous récompense pour votre travail.

Source : cageprisonners.com


Ndt : Le 18 mars 2011, Khaled ben Mustapha, Mourad Benchellali, Nizar Sassi, Redouane Khalid et Brahim Yadel ont été condamnés pour terrorisme à une peine d’un an de prison ferme par la cour d’appel de Paris. Elle couvre la détention provisoire déjà effectuée après leur retour de Guantanamo. Me William Bourdon, un des avocats de la défense, a cependant annoncé qu’il allait saisir la Cour de cassation.

 

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