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GUERRE MESSIANIQUE SIONISTE AVANT LA VENUE DE LEUR MACHIAH/ANTECHRIST/DAJJAL: EXTENSION DES FRONTIERES DE L'ENTITE SIONISTE, VOL ET PILLAGE DU GAZ ET DU PETROLE DES PAYS MUSULMANS DE NOUAKCHOTT A BAGHDAD

« Le comble du savoir-faire ne consiste pas à remporter toutes les batailles, mais à soumettre l’armée ennemie sans livrer bataille » (Sun...

Saturday, April 16, 2011

La france-maconnerie est l'outil colonial du faux messi l'Antechrist-Dajjal, elle a servi a la destruction du Khilafa et des mondes chretien et musulman, elle a organisé la creation d'Israel pour preparer le monde a la domination du faux messie... La destruction en cours de la franc maconnerie et ses reseaux sefarades-internationale socialistes- sionistes maghrebins dit 'Decret Cremieux', est la clé de la liberation du monde Musulman

Le clergé occidental franc-maconnique sioniste et sa religion de haine, la laicite (sionisme), imposée par le racisme, les genocides, sont les etapes préparatoires avant la venue de l'Antechrist-Dajjal a Jerusalem et la domination talmudo sioniste ou pax talmudica, plus connue sous le nom de nouvel ordre mondial. 

Les francs-maçons en terres d’Islam






Du Maroc à l’Iran, de la Turquie à l’Arabie saoudite, leurs influences sont souvent niées. Antoine Sfeir, lève le voile et évoque la franc-maçonnerie dans les pays musulmans – ainsi qu’en Israël…

Est-ce qu’on peut tenter de situer, sur un plan historique, la grande histoire de la maçonnerie au Moyen-Orient ?

Au Machrek, c’est, incontestablement, à partir du XIXe siècle que l’on a vu poindre la «lumière» de la maçonnerie, les premières tentatives voyant le jour essentiellement au Liban. Tout commence avec les entreprises de soierie françaises qui viennent, dans les vallées du Chouf et ailleurs, exploiter des usines de vers à soie et envoyer leur production à Lyon. Parallèlement, sur le plan culturel, les jésuites et les congrégations s’installent au Liban et dépendent de la province de Lyon. Les Lyonnais, ou des industriels originaires de la région lyonnaise, sont très présents. Et, paradoxalement, les premiers maçons qui viennent de France, puis leurs émules libanais, sont d’abord des élèves de ces congrégations religieuses, formés à l’excellence puis convertis à ce qui est alors perçu comme une religion du progrès, version émancipée de la foi chrétienne. La maçonnerie au Liban va se développer à la fin du XIXe siècle, au moment où, dans l’Empire ottoman, commence à poindre la révolution des Jeunes Turcs de 1908. A ce moment-là, les maçons, réunis dans des comités d’indépendance, sont les artisans de l’indépendance des Etats-nations, sous l’influence, bien entendu, de différents intellectuels français. Les deux comités les plus importants, du reste, se trouvent au Caire et à Paris, notamment pour l’indépendance du Liban et de la Syrie.

On peut dater les débuts de la franc-maçonnerie aux années 1850-1860, au Liban et en Syrie. Par la suite, le mouvement va faire tache d’huile. La Jordanie n’existe pas encore, mais la Palestine, elle, existe. L’arrivée des Anglais dans la région, va aboutir à l’installation des maçons en Palestine. Ce qui s’accélérera pendant la Première Guerre mondiale et le mandat britannique.

La franc-maçonnerie, pur produit de la colonisation ?

Il faut être plus subtil que cela. Il se produit une floraison de loges maçonniques avec l’arrivée des Européens. Mais un tremplin sera constitué par les événements survenus au Liban en 1860 : les massacres des chrétiens par les Druzes jouent un grand rôle dans la prise de conscience des élites. Surtout lorsque les intellectuels mesureront la portée de l’intervention d’Abd el-Kader, exilé par les Français en Syrie, qui va sauver à lui seul plus de 10 000 chrétiens, à Damas. Or Abd el-Kader est maçon. Depuis l’Algérie. Dans son silence forcé, à Damas, il va être un maçon assidu et lui donner un autre départ dans tout le Levant.

Et le Maghreb ?

Là, on peut parler davantage du poids de la colonisation. Nous avons d’ailleurs les contributions très détaillées des colons français à l’édification d’une maçonnerie locale. Dès l’arrivée des Français, les loges vont se multiplier. Avant tout en Algérie, puis en Tunisie et au Maroc. Cela prendra plus de temps au Maroc, en raison du caractère très construit de la société traditionnelle et de l’ancrage islamique, très fort. Mais, tout de même, le futur roi Mohammed V, père de Hassan II, aura la réputation tenace d’être franc-maçon.

La Turquie et l’Iran ?

Deux cas intéressants, en effet. Deux énormes morceaux. On se rend compte que, dès 1916, les constitutionnalistes en Iran sont avant tout des francs-maçons. Ils constituent la charpente, la pierre de touche du nouvel Etat iranien. Ils seront également aux côtés des zoroastriens, bien entendu dans la haute bourgeoisie et dans la fonction publique. Ce sont de grands serviteurs de l’Etat iranien. En Turquie, c’est entièrement différent. Dans un premier temps, il va y avoir une influence primordiale de la loge anglaise, donc le rite écossais ancien, mais, en même temps, on va assister, dès la IIIe République, à une implantation du Grand Orient français. Cette mixité des cultures, ce syncrétisme est très propre à la Turquie. Au point qu’il y aura une sorte de va-et-vient entre les francs-maçons turcs et certains courants mystiques de l’islam, et ce jusqu’à nos jours. Il semble ainsi que beaucoup des islamistes prétendument modérés aujourd’hui au pouvoir en Turquie aient fait un passage par l’initiation…

Peut-on dire qu’au Moyen-Orient, d’une manière générale, les maçons jouent actuellement un rôle très important, par exemple dans des structures laïques comme le parti Baas, en Syrie ou en Irak ?

Oui, dans tout parti séculier, ils sont importants. Si on veut dresser un tableau global, les maçons sont très bien implantés en Turquie, en Syrie, au Liban et en Israël. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs.

En Israël aussi ?

Dès l’établissement du premier kibboutz, en 1910, c’est l’introduction, en Palestine, de la franc-maçonnerie, qui existait, notamment dans les grandes villes, grâce aux Anglais, mais très peu dans les campagnes. Dès l’arrivée des juifs en Palestine, jusqu’à la création d’Israël, en 1948, la maçonnerie s’implante solidement grâce aux vecteurs de pénétration des kibboutzim et des moshavim. A partir de la proclamation de l’Etat d’Israël, le milieu travailliste et laïque des grands leaders, des pères fondateurs,va entretenir des liens étroits avec la maçonnerie.

Quels sont les domaines de prédilection de la maçonnerie orientale ?

Exactement les mêmes centres d’intérêt qu’en Europe. Mais on ne parle pas de «laïcité» ; on parle de «sécularisation». Les sujets clefs sont la réforme de l’Etat et un grand thème de société tel que la femme : l’interruption volontaire de grossesse, la contraception, le planning familial… Le champ de la réflexion reste quand même nettement plus restreint qu’en Occident. Ce ne sont pas les mêmes moyens qui sont utilisés. Beaucoup de médecins travaillent entre eux. Dans ce qu’ils nomment « les fraternelles ».

Donc la femme est un objectif important…

Très. Même si très peu de femmes peuvent imaginer entrer en maçonnerie dans l’Orient actuel. La femme reste un sujet d’intérêt important pour les maçons.

Politiquement, les francs-maçons ont-ils une spécificité ?

On les retrouve essentiellement à gauche. Parce que, dans tout l’Orient, c’est la gauche qui essaie encore de faire bouger les choses, alors que la droite, elle, non seulement détient le pouvoir, mais aussi a fait de telles concessions aux islamistes qu’elle ne peut plus maintenant accueillir les francs-maçons. Plus généralement, il y a un engagement, chez tous les maçons orientaux quels qu’ils soient, dans la lutte pour la démocratisation. C’est une constante qui prend beaucoup plus de poids aujourd’hui où l’on assiste à une telle rupture de représentativité.

Est-ce que les francs-maçons ont joué un rôle, par exemple, dans le dialogue israélo-arabe ?

on parle avec les Israéliens, mais dans le secret et la clandestinité. On ne communique pas à l’intérieur du système national. Pas dans les pays, pas dans le cadre classique. A l’extérieur, en visite à Paris, ou à Londres. A Paris, par exemple, on se retrouve, on échange, il y a même des réunions entre loges, entre obédiences… mais, pas officiellement, pas institutionnellement. Grâce à cette discrétion, des travaux importants ont été accomplis dans les loges. Ces travaux-là – ces planches, comme ils disent – ont été passés à qui de droit et ont fait leur chemin.

Y a-t-il beaucoup de noms aussi célèbres chez les maçons ?

On cite généralement Assad, mais aussi Moussa Prince, qui était un grand avocat libanais représentant un pôle du débat intellectuel au Liban, avant et durant la guerre. Il fut surtout l’inspirateur de Camille Chamoun, président de la République entre 1952 et 1958, puis l’un des dirigeants incontestés des partis chrétiens libanais. Moussa Prince était certainement l’un des meilleurs représentants du Grand Orient. Il faut aussi parler de la famille sunnite Sohl. Sami Sohl, l’un des pères de l’indépendance, et Premier ministre de Camille Chamoun, était un maçon. Il y a eu également d’autres dirigeants musulmans, comme certains anciens Premiers ministres, toujours vivants, qui ont soutenu le fameux traité libano-israélien de 1983, qu’Amine Gemayel n’a pas ratifié. On cite également beaucoup l’entourage d’Assad, tel Mustapha Tlass. Difficile à vérifier. Les musulmans ne revendiquent plus leur appartenance, comme Abd el-Kader a pu le faire. Désormais, ils ont peur.

Est-ce qu’il existe des lois contre les maçons dans les pays arabes ?

Oui, dans toute la péninsule arabique. Le Yémen est en train de changer, parce que c’est un régime marxiste. Mais, en Arabie saoudite et dans les Emirats, il y a une véritable suspicion. Au Maroc, actuellement, on ne peut pas dire non plus que les maçons aient le vent en poupe. En revanche, au Levant, il y a une sorte de regain, de même qu’en Jordanie, où, sans se déclarer publiquement, les maçons n’hésitent plus à tenir la dragée haute aux islamistes, notamment dans des débats, qu’ils soient politiques, parlementaires, médiatiques ou intellectuels.

Peut-on tenter d’avancer quelques chiffres ?

C’est très difficile. Autant peut-on avancer une fourchette pour Israël : aux alentours de 10 000, autant il est impossible d’évoquer sérieusement une donnée chiffrée pour les autres pays. Depuis cinq ans, il y a une véritable renaissance de la maçonnerie au Liban, et en Syrie, parce que ces pays restent quand même aux mains de régimes très séculiers.

Comment expliquez-vous ce regain ?

Par exemple, l’ancien patron de la chambre de commerce et d’industrie de Syrie, un sunnite de Damas décédé il y a deux ans, était l’un des grands maîtres de la maçonnerie. Mais, il en a usé comme d’un moyen de se créer des relations d’affaires. On suppose que son fils, qui a repris le flambeau, est aussi franc-maçon. Quant au Maghreb, on pense que les maçons y sont plus nombreux chez les Kabyles que dans le Constantinois. Ils sont également assez nombreux dans l’Algérois. Mais, pour en savoir davantage, il faudrait ouvrir les cartons consacrés à l’Algérie qu’on a découverts au Grand Orient, lesquels ne sont pas encore exploités.

Et l’Egypte ?

C’est redevenu un pays important. Sous Nasser, beaucoup de petits ou grands entrepreneurs sont partis s’établir au Canada, en Angleterre et quelque-uns aux Etats-Unis. Sous Sadate, ils sont en majeure partie revenus. Aujourd’hui, il y a en Egypte des entreprises énormes, de taille internationale. Oaskom, par exemple, qui occupe une position de force dans la téléphonie mobile, du Moyen-Orient à l’Afrique. Ces groupes internationaux ont ramené avec eux des cadres qui ont fait des études supérieures et qui sont concernés par la maçonnerie. Un nombre élevé de maçons commencent depuis un certain temps à s’organiser. Et ils essaient de tenir la dragée haute aux islamistes. Car le grand danger, partout, reste l’islamisme. On connaît, la rengaine des fondamentalistes musulmans contre l’ennemi judéo-maçonnique.

Interview de Antoine Sfeir, par Christian Makarian, le 29 mai 2003.

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