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« Le comble du savoir-faire ne consiste pas à remporter toutes les batailles, mais à soumettre l’armée ennemie sans livrer bataille » (Sun...

Friday, April 08, 2011

Liberté et l’ambassadeur de France à Constantine

Par Omar Mazri,


Les colonnes de la presse francophone en Algérie sont ouvertes à son excellence l’ambassadeur de la France historique s’adressant à la jeune Algérie indépendante selon l’expression du Président français Giscard d’Estain accompagnant le président algérien Boumediene à Constantine. Entre cette ancienne époque révolue de fausse fierté et de patriotisme de mégalomane nous sommes entrés dans une époque en voie de révolution freinée par le patriotisme de canailles, le nationalisme de brutes et la prosternation des rentiers devant le Taghut français.

La presse francophile algérienne à l’habitude dans les moments les plus confus de l’Algérie, ceux des questionnements sur l’identité et le devenir de l’Algérien ou ceux en rapport avec son environnement stratégique, de nous faire sortir de son chapeau de magicien un général Bigeard qui explique comment il a gagné la bataille de la Casbah et éradiqué les Djebels des Fellaghas terroristes. Il faut consulter les archives de Liberté, du Matin et d’al Watan depuis « l’ouverture démocratique » et le passage des rentiers algériens de  l’économie planifiée sous perfusion  à l’économie de marché sous FMI.


Il n’est pas dans nos propos de demander la censure de son excellence l’ambassadeur mais juste de faire un retour honorable à l’ordre historique des choses et à nous questionner sur la quasi absence du corps diplomatique algérien et des grandes figures de la révolution algérienne dans les médias français qui d’ailleurs ne veulent pas se faire des porte voix de ce qui porte atteinte aux cocoricos de leur grandeur nationale. La grandeur de l’Algérie étant portée par des minus habens analysons rapidement l’interview du grand dévoilement ou du grand déballage franco français en Algérie.

L’ambassadeur de France, M. Xavier Driencourt, en visite à Constantine (Centre culturel français) a été interviewé par Liberté dont voici notre lecture :

On ne peut pas réduire les relations algéro-françaises à l’affaire Mecili, l’assassinat des moines de Tibhirine ou, encore, la repentance de la France. Les relations entre nos deux pays sont multiformes et couvrent beaucoup de domaines, le volet culturel notamment, pour lequel nous consacrons plus de 10 millions d’euros par an”.

Les trois dossiers que la France veut zapper sont pourtant le haut de l’iceberg des relations maffieuses de la France en Algérie de la colonisation française à la post colonialité algérienne qui empêchent les Algériens de faire émerger leurs élites nationales, de reconquérir leur liberté confisquée et de faire valoir leur identité bafouée. L'histoire et l'avenir vont dévoiler qu'à travers ces dossiers que son excellence semblent mépriser ou réduire à des choses insignifiantes nous sommes en face de l'ingérence de la France dans les affaires intérieures algériennes d'une manière sournoise  comme elle le fait actuellement en Libye mais d'une manière aussi stupide et éhontée que déclarée et visible.

 En ce qui concerne le volet culturel il s’agit une fois de plus de nous poser la question sur le sens des mots culture et culturel. Pour son excellence l’Ambassadeur il s’agit tout naturellement de la  promotion de la culture française en Algérie c'est-à-dire de la domination de la langue française car la langue est le canevas idéique et idéologique qui façonne nos mots, leur représentation mentale dans notre imagination et leur traduction en idées, en comportements, en désirs et en actions à travers les référents religieux, symboliques, moraux, historiques  de la langue usitée.  La France participe légitimement à la promotion de sa domination idéologique en alimentant indirectement ou directement la lutte d’identité et d’appartenance civilisationnelle  que se livrent les francisants et les arabisants. Pour la France la promotion de la culture c’est aussi la promotion du dialogue interreligieux  à l’université Émir-Abdelkader, animé par l’évêque de Marseille. Nous sommes mis en face d’un rapport surprenant que l’absence de clergé en Islam ne peut expliquer : une université islamique face non à une université catholique ou à un évêché mais face à Monseigneur  l’évêque.  Nous sommes encadré doublement par la  démarche du dialogue initié en amont et en parallèle par le Vatican dont la France est la grande fille de l’Église et son représentant au sommet de l’État le Chanoine de France dans un pays qui se dit laïc et qui fait de son combat symbolique de ce troisième millénaire le combat éradicateur de ce qu’il a nommé unilatéralement le symbole religieux islamique. En plus du flou artistique sur la culture nous sommes dans la casuistique et les syllogismes fallacieux du dialogue du Vatican avec l’Islam.  Il nous faut répondre à la signification du dialogue inter religieux, à son cadre, à sa finalité, à sa portée morale, politique et sociale.

L'autre élément fondamental dans la manière de poser le problème ou la question de l'approche culturelle par la France en Algérie est la mondialisation c'est à dire l'américanisation du mode de vie et la fin des réglementations nationales qui font barrage à l'invasion consumériste américaine. Ceci nous oblige a dire les choses sans détours : la France n'a plus de projet culturel ni de culture à faire partager dans la définition noble de la culture. La France est un démarcheur commerciale dans la nouvelle culture mondiale de l'économisme et du consumérisme qui nous placent dans la position de grenouille c'est à dire de position d'admiration de son modèle de consommation pour nous inciter à désirer et à nous impliquer dans une spirale mimétique du désir de consommation à l'occidentale faisant tomber les derniers remparts de notre culture fondée sur l'éthique islamique. La France est un prédateur colonial qui nous place en situation d'a plat ventre incapable de résister à la transformation de notre pays dans son rôle de valet servant dans un comptoir commercial, un syphon qui envoie nos hydrocarbures aux consommateurs occidentaux gaspilleurs, pollueurs et mauvais payeurs.

L'autre éléments fondamental dans l'absence de politique est la confusion entre l'ingérence humanitaire, l'ingérence humanitaire sioniste et l'ingérence humanitaire militaire pour se donner le droit d'intervenir militairement et de mettre en place des embargos économiques sur les pays du tiers monde.

Liberté et la France, en Algérie et en France, n’ont pas besoin de mettre un contenu sur les termes sacrés tels que culture, religion, démocratie et liberté car leur conception globale repose sur l’exclusion et l’éradication de l’appartenance à l’arabité et à l’islamité les composants fondamentaux de la personnalité algérienne du moins au niveau populaire. L’état algérien entouré de diplômés incultes et ignorants continue de faire de la culture de la distraction et du divertissement pour oisifs  en quêtes de légendes et de fantasmes comme il le fait d’ailleurs pour le religieux avec ses Zaouïas maraboutiques et ses bigots nonchalants.  Notre Ministre de la Culture grande parisane des coups d'états, de la démocratie par les baionnettes et le baillon des urnes, grande berbériste et partisane de la polyandrie ne peut, dans une ambiance confuse, mais aussi  par son incompétence et son parti pris idéologique, de promouvoir et de défendre une culture nationale qui défend ses orientations et qui exporte ses valeurs et ses repères pour donner aux " indigènes de la République" le poids d'une minorité agissante et la considération d'une minorité cultivée.

« … l’envoyé spécial de Nicolas Sarkozy, M. Jean-Pierre Raffarin sera, le 30 mai prochain, en Algérie, dans le cadre des projets de coopération entre les deux pays et dont l’objectif est la création et la promotion de l’emploi... de projets d’investissement des entreprises françaises, comme Lafarge, Renault, Total, GDF Suez ou encore Sanofi. »

Il y a plusieurs mythes qu’il faut déconstruire avant de songer à voir un effort de construction de l’Algérie par le partenariat français.

Quand on évoque Lafarge on pense aux matériaux de construction. On pense aux projets  mythologiques « pharaoniques » ou « titanesques »  de plus de 150 Milliards d’investissements avant 2014 dans des villes nouvelles pôles technologiques et scientifiques, pôles récréatifs, oasis urbaine, centre d’excellence dans une confusion conceptuelle entre Dubaï, Las Vegas, Silicon Valley oubliant la grammaire des civilisation c'est-à-dire la syntaxe de l’effort humain et la continuité des espaces, des temps et des mentalités qui ne peuvent faire d’un douar enclavé un pôle d’excellence en 4 ans alors que la capitale, véritable vitrine à la face du monde, s’écroule sous l’entassement non des idées mais des encombrements de choses bâties entassés comme un jeu de chaos et de la prolifération des rats.

On ne peut imaginer des mythes et des utopies avec des miteux qui ne savent pas exercer leur maitrise d’ouvrage par une bonne gouvernance ni la maitrise d’œuvre par l’émergence de bureaux d’études nationaux mis en œuvre par de véritables talents nationaux ni la maitrise d’usage c'est-à-dire la compétence de l’usager ou de l’occupant des lieux à donner vie à des interactions sociales, économiques, culturelles. Quelle est la part du maitre d’usage dans l’effort d’édification nationale quand il est exclut de la concertation ou de la consultation par le maitre d’ouvrage et le maitre d’œuvre tous deux négateurs de l’usager, de sa culture, de sa liberté et de son droit à la participation et à l’expression démocratique.

On ne peut imaginer Lafarge apporter la solution alors qu’elle intervient comme prédateur dans le nouvel ordre mondial dans lequel l’Algérie joue le rôle de comptoir commercial. Voici depuis plus de trente ans que l’Algérie a une capacité de production de 14 millions de tonnes de ciment installée d’est en ouest. Elle ne l’utilise qu’à 50% de ses capacités et au lieu d’investir pour le renouvellement ou la modernisation ou l’entretien des capacités elle alloue des sommes colossales couvrant selon les conjonctures du marche de 600 mille à 3 millions de tonnes de ciment qui disparaissent dans le marché informel alors que l’Algérie sans création nouvelle juste par des IVPE et des adjuvants technologiques tels que les sous produits de la sidérurgie peuvent faire grimper les capacités installées à 24 millions de tonnes par an.

On pourrait dire la même chose pour Total et GDF SUEZ tant pour la production d’énergie que pour les projets colossaux de revamping devant un appareil de production, de transport et de distribution national devenue vétuste, obsolète et dangereux pour la sécurité des hommes, des installations et des approvisionnements des partenaires étrangers et de la population. N’est-il pas honteux et scandaleux, anti économiques  et anti national que de recourir après 50 ans d’indépendance et de manne financière des hydrocarbures à Total pour faire du revamping alors que les fleurons de l’industrie algérienne, SONATRACH et SONELGAZ, ont été démantelés dans des restructurations douteuses et à ce jour elles n’ont pas été capables de s’appuyer sur les compétences nationales disponibles et à bon marché pour former de l’ingénierie de conception, de détails et de réalisation dans les domaines clé du revamping qui sont à la portée de l’Algérie car relevant de l’instrumentation, de la mécanique des fluides, de l’électrotechnique,  de l’informatique basique.

Les journaleux liberticides continuent de leurrer le lecteur algérien en lui promettant par la bouche de l’Ambassadeur de France en Algérie la relance des investissements français donc étrangers en Algérie oubliant un certain nombre de vérités sociologiques et économiques :   L’investissement et l’implantation en Algérie est cher et risqué. Les facteurs de production sont peu productifs et deviennent de plus en plus chers comparés à d’autres pays. La bureaucratie algérienne est lourde. La corruption algérienne est effrayante. Le clivage politique et économique est mortel pour les partenaires du fait de l’absence d’unité idéologique en Algérie et de l’absence d’une bonne et légitime gouvernance. A titre d’exemple et sans être apprenti sorcier on peut comprendre comment les islamo nationalistes libéraux au nom d’une idée erronée de l’islamité et de l’arabité font appel aux capitaux arabes pour investir dans les hôtels de luxe,  lieux de la haute prostitution de luxe et de blanchiment d’argent des pétro dollars des commissions et retro commission.

On peut comprendre comment leurs adversaires, de façade,  les anciens staliniens convertis aux affaires, les laïcs éradicateurs décisionnaires  dans les appareils des administrations,  des maitrises d’ouvrages et des maitrises de conception bloquent les investissements des pétro dollars et leur préfèrent le Dollar et l’Euro pour les amener un jour à disposer de la légitimité de la communauté internationale qui leur accorde la légitimité politique et économique se moquant de l’idée que se fait le peuple sur l’illégalité  de leur fortune, sur l’incompétence de leur savoir et sur l’illégitimité de leur pouvoir.

La France connait tous ces enjeux et tous ces acteurs qu’elle alimente selon ses intérêts en soutien ou en abandon agissant comme un maitre échanson servant aux uns l’ivresse et aux autres la lie de la coupe de la cupidité et de la trahison en envoyant en Algérie les partisans, de gauche et de droite,  de la solution « arabe » : il faut aux arabes un minimum vital pour les rendre corvéables sans risquer l’insurrection car ils ne sont pas suffisamment civilisés pour être dignes de la démocratie…

En 2011 on vient nous faire sortir le projet Renault. Pour l’anecdote l’Algérien est connu pour être un fan de Peugeot. Pour la comparaison l’Iran, sous embargo depuis 1979, a offert au Liban, lors de la visite d’Ahmadi Nejad, un appareil de laboratoire scientifique produit par la collaboration des universités et des industries de la nanotechnologie d’Ispahan qui est également un haut lieu religieux, touristique et culturel. La France offre à l’Algérie un projet de montage de voitures Renault. C’est bien mais c’est peu comparé à l’Iran mais comparé aussi à l’histoire de l’Algérie et à sa base industrielle que « Hizb frança » a cassé et bradé à ceux qui ont sucé le secteur public construit avec notre sang, notre sueur et nos larmes de privation mais aussi d’effort d’édification nationale.  En 1964 l’Algérie faisait déjà le montage de la Renault R4 et du bus Berliet.

A la fin des années 60 elle avait l’ambition de produire sa propre voiture et contrairement au dicton français « un tien vaut mieux que deux tu l’auras » l’Algérie dans sa course narcissique a perdu la Mina 4 et la Renault 4. Les Algériens avaient baissé les bras devant le louvoiement de Peugeot, de la fin des années 70 jusqu’au début des années 90, qui n’a jamais voulu dimensionner une usine de montage d’une capacité de plus de 25 ou 30 mille voitures, ni permettre la formule chère aux fainéants des rentiers algériens «  usine marché en main » pour vendre en Afrique le montage algérien ni s’engager à investir et à apporter son organisation pour développer un know how produit et un know how production qui assure à l’Algérie une maitrise technologique et la création d’emploi pour environ 5 Milliards de francs sur les métiers de la sous-traitance des pièces de rechange et des accessoires. Selon le constructeur et le type de voiture on compte entre 20 mille et 60 mille sous traitants.

Si en France on joue à la préférence française chère à Marie le Pen qui exclue l'Africian et l'Arabe même né en France en Algérie on joue aussi à la préférence étrangère contre les algériens et dans cette préférence on donne la priorité à la France car les algériens sont nés en Algérie mais en sortant au monde ils ont été accueillis par les sages femmes françaises juives et chrétiennes et le biberon des pharmaciens de même nationalité et de même confession que les sages femmes. L’amour porté à la France est un amour maternel au sens propre et figuré. Cet amour démesuré qui rend infantile et irresponsable a fait capoter deux grands projets : la CATIA de Tiaret, le plus grand projet Fiat hors d’Italie. Ce projet ambitieux est mort faute de biberon financier. La part devise la plus difficile à trouver et à négocier a été trouvée par les Italiens qui ont réalisé un montage financier international. La part dinars la plus facile à trouver n’a pas été trouvée par les Algériens.

Les Algériens ont perdu par « effet magique » ou par manque de tendresse du fait de l’absence du biberon français non seulement le projet italien pour lequel des sommes colossales ont été investis en négociation, études et aménagement du site d’implantation mais un autre projet plus ambitieux celui-ci américain. Un consortium constitué de plusieurs firmes américaines avait proposé le financement et la réalisation d’une opération logistique automobile et camions qui consistait à mettre en place des relais réparation, vente de pièces de rechange, sous traitant fabricant de pièces, chaines de motels, kiosques à carburant.

Moi-même vers la fin des années 80 j’avais proposé le redéploiement  de SONACOME filière vente de voiture et pièces de rechange et son remplacement par une entreprise nationale de promotion de la petite et moyenne mécanique. Il s’agissait de reconstruire avec le capital industriel et immobilier de l’ancienne entreprise publique en faillite et en s’appuyant sur ses cadres techniques un complexe de coopératives industrielles,  de centres de formation technique, d’un institut supérieur et de bureaux d’étude (conception, méthode, plan de fabrication, documentation technique et assistance pédagogique) pour prendre en charge dans le cadre du reverse engineering (la rétro-ingénierie) toute la filière sous traitante pour l’automobile, le machinisme agricole et autres filières de production mécanique, télémécanique. Il répondait à une époque où l’emploi des jeunes était le leitmotiv de tous les gouvernants fin 80 début 90.  Ce projet j’en avais tracé la philosophie, la méthodologie et l’architecture sans avoir eu la chance de le mener à son terme de faisabilité technique.

J’ai eu par contre la chance de conduire  la restructuration du secteur de la pêche après que les rentiers et les bureaucrates aient mis en faillite financière et en déliquescence industrielle son actif industriel et son personnel. J’ai tout simplement changé de paradigme. Il ne s’agissait plus de parler en termes abstraits de pêches mais en termes de pécheurs, de consommateurs et de métiers de la mer. Il ne s’agissait plus de s’entourer de corrompus ou de cadres arrogants mais de braves gens qui avaient envie de gagner dignement leur pain et d’être au service de leur pays et de leur religion sans ostentation. Il s’agissait de construire une réussite sur des échecs accumulés depuis des années. Le destin a voulu que mon premier succès fût la mise à l’arrêt d’un projet stupide : en contrepartie de sa façade maritime l’Algérie disposerait de quelques millions de dollars, d’un parc de navires de pêches désarmés en Europe du fait de la surexploitation des fonds marins. Sous la supervision d’une société française le contrat entre l’Algérie et la communauté européenne tenait en cet échange qui ne peut exister que dans l’esprit du colonisateur corrupteur et dans celui de l’indigène colonisé et corrompu : Sur le poisson blanc destiné à l’Europe et le thon rouge destiné au Japon la société française prenait 80% des recettes nettes mais sur le pélagique (sardines et anchois) l’Algérie prenait 80% des recettes nettes. Les équipages étaient à 80% européens. L’Europe avec la FAO présidé à l’époque par le petit fils de l’Emir Abdelkader pour encourager ce genre de fumisterie accordait une aide pour financer des petites barques de 3 m destinés à l’emploi des jeunes. Ces barques seraient fabriquées en Europe…

 Allah Akbar qui m’a inspiré non seulement le courage et la patience de résister contre toutes les tentations et toutes les pressions et non seulement mettre fin à ce genre de partenariat entre le maitre et l’esclave mais de monter de bout en bout par un ingénierie à 100% algérien :
Une remise en marche de l’appareil de production et une partie de la flotte algérienne de pèche du secteur public,

La réalisation des premiers jardins de la mer avec début de production d’alginate et de gélatine d’origine végétale marine

La multiplication par 10 du prix du Corail sur le marché international et l’engagement avec les artisans de Kabylie, les Japonais de Kobe et les Canadiens de produire du corail travaillé sur place en Algérie pour le marché mondial, de réaliser un musée océanographique, un institut supérieur des métiers de la pêche et un centre touristique écologique à El Kala et ses environs. Le plus fantastique c’est de trouver  les partenaires et les financements qui vous manquent pour enfin servir ce peuple qui doit être libéré de l’asservissement.

La mise en place par des moyens simples des premiers chantiers d’éboueurs de la mer pour nettoyer les ports algériens en faisant appel aux plongeurs algériens qui bénéficiaient d’avantage matériels et de sponsoring pour exercer leur hobbies.

L’élaboration d’une stratégie sur 20 ans sur l’ensemble des métiers liés à l’activité de la mer et de la pêche côtière, halieutique et océanique. Ce projet articulé sur l’idée initiale lors de l’indépendance algérienne, l’autogestion, m’a permis donc de construire sur papier une toile de réseau de coopératives dans tous les domaines liés au secteur mer,  pêches,  transformation et distribution des produits de la mer. Ce projet dont j’ai étudié la faisabilité, la rentabilité et toutes les implications en termes de gisement de métiers et de relations stratégiques apportait en 5 ans 30 mille emplois et 6 Milliards $ de revenus. J’ai mobilisé, sur mon travail et ma probité, les fédérations des coopératives du Québec, des coopératives  de droite et de gauche en Espagne et en Italie et la mise sur place d’un projet de création d’une mutuelle pour le financement des crédits de campagne ou d’acquisition de matériel (bateaux, camion frigo, atelier de sous-traitance).

Je n’ai mis aucun travailleur du secteur public au chômage ou au licenciement car  je considérais qu’ils étaient victimes de la mauvaise gestion de l’économie algérienne et ce malgré que dès ma nomination toutes les banques algériennes ont refusé de m’accorder le découvert pour payer les salaires. Grâce à Dieu les salaires ont été payés, des postes de travail nouveau ont été créés dans une entreprise publique qui avaient 12 milliards anciens de déficit et subissaient un harcèlement  pour que son patrimoine en Algérie, en Mauritanie et en Guinée soit partagés entre les rentiers et les voyous que l’Algérie a hérité par une indépendance tronquée.

En pleine aventure - qui ne faisait que commencer et qui se montrait prospère car j’ai levé les financements et les partenariats extérieurs et intérieurs – je connus non pas l’histoire de Marie et le pot au lait mais ce qui reste, à ce jour, un mystère pour moi : me faire tomber alors que le deal que j’offrais aux corrompus à tous les niveaux et dans tous les secteurs était simple et transparent : je commence à faire rentrer de l’argent et je fais faire rentrer dans les mois qui arrivent des millions de dollars et dans moins de 5 ans des milliards, prenez vos commissions je ne suis ni juge ni policier ni justicier laisser moi juste tirer ce poisson qui meurt de vieillesse et l’offrir au peuple algérien qui meurt de faim, laisser-moi offrir aux jeunes algériens la possibilité de fabriquer eux même leur travail et leur argent. Laissez-moi rendre hommage,  par mes résultats satisfaisants, à ceux de ma famille, de ma tribu, de ma ville, de mon pays qui ont payé de leur vie ou de leur liberté ou de leur santé leur attachement à une Algérie libre et souveraine.  Le comble de l’ironie c’est d’être démis de ses fonctions  et c’est votre partenaire japonais qui l’apprend au Japon par un appel venant d’Algérie. L’appel venait de ceux là même qui jouissaient lorsqu’ils m’empêchaient  de sauver l’entreprise algéro mauritanienne  ALMA et rejetait mon plan de redressement qui voyait dans le travail du cabinet américain d’audit  PriceWaterHouse mené par de jeunes tunisiens et marocains  une volonté politique délibérée de liquider une entreprise à très fort potentiel de développement.  Les jeunes mauritaniens qui ont travaillé avec moi et qui croyaient en l'entreprise et en ma capacité de la redresser et de la développer avec eux furent blessés dans leur amour propre et me firent des confidences : la pénatration française de la France en Mauritanei qui va exclire l'Algérie et effacer le travail de Boumèdienne. Le frère de Mitterand était de la bataille et avec le temps je me réjouis, malgré l'échec d'avoir été au coeur d'enjeu stratégique et d'avoir cru pouvoir emporter la bataille.
 Je n’ai ni haine ni rancune ni pitié contre ceux qui ont brisé des milliers de chances et des dizaines de milliers d’espoir. Depuis longtemps je me suis plié à la Volonté de Dieu : ou bien je suis un super incompétent et je dois m’en prendre qu’à moi-même, ou bien le système est tellement corrompu et malhonnête qu’Allah m’a retiré comme Il retire Sa bénédiction et Ses Bienfaits ou bien la Sagesse divine se révélera à moi  et je comprendrais le sens de ce ratage qui dépasse l’entendement :
{Et ne dis surtout pas d’une chose : « Je ferai ceci demain », sauf : « Si Allah Veut ». Et psalmodie le Nom de ton Seigneur, si tu oublies, et dit : « Mon Seigneur me Guidera sûrement vers ce qui est plus proche de cela en droiture ».} Al Kahf  23

C’est une  évocation parmi tant de "ratages", de vexations et du déni de droit d’exprimer le talent qu’Allah a déposé en nous et qui nous rend capables de faire autant sinon mieux que l’homme occidental car nous travaillons dans un environnement hostile et sans moyen alors que lui travaille dans un milieu favorable et disposant de tous les moyens. C’est dans cet esprit que j’ai lu l’interview et que je me suis permis de ne pas rester neutre et insouciant devant une interview que je lis avec ma souffrance personnelle et celle des membres de ma famille assassinés, morts dans les maquis ou morts jeunes après avoir connu la déportation dans les camps de concentration ou les tortures.

Je ne peux faire ces évocations et taire un événement que je n'aurais jamais cité s'il n'a pas d'incidence sur les manoeuvres pseudo révolutionnaires en Algérie et qui échouent faite de sincérité. Je tombe des nues en trouvant dans un comité de sauvegarde ou de salut de l'Algérie un cadre que j'avais recruté et dont le mauvais caractère, l'impuslivité et la précipitation m'ont obligé à me priver de ses services et qui une fois mis dehors, mon armoire forte fracturée puis pillée pour prendrer mes documents de travail avec l'espoir de continuer sans moi oubliant qu'étant à bonne école mes documents étaient en lieux surs et dispersés avec une clé dont je suis le seul détenteur pour reconstituer la documlentation qui exprès ne contient pas tout car je conservais dans ma mémoire des éléments du puzzle rendant impossible l'utilisation de les documents et c'est ce qui s'est passé par la suite. Ce sieur, qui n'était pas au service d'une cause mais de sa promotion investit des associations, des mouvements non pour l'Algérie mais pour régler un contentieux personnel avec l'Algérie ne peut ni lui ni son entourage à qui il porte poisse de mobiliser le peuple lagérien car sur front les Anges ont écrit Ghadar, spécialiste de la félonie. Privé de travail, sans revenu, malade alité entre la vie et la mort à la suite d'une horrible opération sur le poumon je me vois convoqué par les services de sécurité qui me reprochent d'avoir été l'organisateur de la grève du FIS à Alger.

Le hasard a voulu que les agents me remettent la plainte que le minsitre de l'agriculture leur a communiqué et qui est signé par cette personne dont je tais le nom mais que cet article expose à être dévoilé. J'ai lu et j'ai montré que soit je suis machiavel soit la personne qui l'a écrite est un fou : je ne peux pas être l'agent de Hamrouche, de Abassi Madani, des italiens, des réformateurs algériens, du FIS, de mes intérêts et de plus j'avais bénéficié d'une enquête des services de sécurité qui m' a accordé le code C c'est à dire habilité à manipuler les  documents et les données secret défense car j'ai  travaillé sur un projet d'interêt national. Il a fallu un an d'enquête avant de m'accorder l'accréditation. Ces agents ont demandé à l'inspection générale des Fiances du Ministère de l'économie et des finances de faire un audit sur ma gestion. six mois plus tard j'étais toujours alité le directeur financier m'apporte une lettre fermée qui contenait le rapport de l'IGF sur ma gestion : je suis entre dans mes fonctions dans une entreprise en liquidation judiciaire avec un déficit de 12 milliards anciens je la quitte en remetant en cause le principe initial de la liquidation, j'ai sauvé son patrimoine industriel, j'ai relancé son activité et je lui ai fait faire une bénéfice d'1 milliard ancien. Cette personne peut faire mal au groupe ou à l'Algérie mais la pudeur et l'honneur m'interdisent d'être une balance. J'ai confiance en Allah : il sera lui et les gens de son acabit dévoilés car Allah voit et entend le secret et plus intime que le secret c'est à dire l'intimité de nous mêmes qui échappent à la vigilance de notre esprit. Il ne s'agit pas de raconter ma vie privée ni de me plaindre mais de montrer une facette parmi tant d'autre de ma longue et riche expérience qui témoigne de la gravité de la situation et de la vérité de la parole divine :

{Tout ce qui vous provient de malheur ne provient que de vous mêmes}
L'étranger qui nous fait du mal est un mythe qu'il faut déconstruire. L'étranger travaille pour les interêts de son pays et de sa cause. S'il y a défaillence elle est en nous. C'est le but pédagogique de cet article qui mélange analyse et récit de vie.

Donc lorsque les massacreurs de la liberté d’entreprendre ou les négateurs d’être conforme à l’identité algérienne donnent l’occasion  à son excellence l’Ambassadeur de France de nous chanter les vielles rengaines de l’aide, de l’emploi, de la culture et de la coopération nous ne faisons que murmurer avec lui l’air du temps qui n’a pas changé, la nostalgie des jours qui passent sans rien de nouveau sous le soleil colonial.

Par contre nous comprenons parfaitement la synchronisation de la venue de monsieur Raffarin en Algérie et la nomination de monsieur Chevènement à la tête de l’amitié France Algérie. La France a ses raisons que le cœur et la logique comprennent : mener la bataille sur le front idéologique, le front républicain et laïc qui admet pour les Arabes une gouvernance insensée de dictateurs, de militaires et de spécialistes de coup d’état pourvu qu’ils empêchent une révolution islamique ou une gouvernance islamique ; sur le front pragmatique, le front économique et politique dans lequel il faut faire des brèches pour l’implantation du capital français et le recul de l’influence chinoise et turque en Algérie en matière d’immobilier avec ces villes nouvelles qui vont pousser n’importe où,  n’importe comment et à n’importe quel prix en Algérie   qui s’ouvre comme un désert assoiffé de mille et un corps de métiers étrangers et se ferme à ses enfants dont il corrompt les privilégiés et leurs satellites dans des opérations d’achat de la paix sociale en accordant non du droit et de la liberté mais des privilèges, des concessions, des passe droits, des financements où les plus démunis et les  plus nombreux du peuples seront une fois de plus oubliés car l’enveloppe du président est au main d’un président sans projet national et aux mains de bureaucrates, de rentiers et de prévaricateurs de gauche et de droite, de l’islam ou contre l’islam…

“Les négociations porteront, notamment, sur une demande de facilitation d’octroi des visas aux Français et aux hommes d’affaires français ainsi que le régime des Français qui résident en Algérie”.  
L’Ambassadeur dit à demi mot les objectifs de la nomination de Chevènement et l’envoi de l’émissaire Raffarin sur le terrain de chasse privilégié de la France que sa mauvaise gestion stratégique a perdu au profit des États-Unis et que les Algériens ont tiré profit pour faire de leur peuples des analphabètes trilingues et de leurs élites des girouettes que les vents d’est et d’ouest font tourner sans une direction ni un sens cohérent et permanent. On ne peut pas attendre que son excellence l’Ambassadeur de France devienne un héritier de l’Imam Ali et nous dise que « jamais un droit n’a été bafoué tant qu’il y a derrière lui un ayant droit qui se bat pour son droit ». Où sont les défenseurs des Algériens Harragas en mer et Mahgourines  sur le sol natal, sur celui de l’émigration ou sur celui de l’exil.

La journaliste et l’ambassadeur se livrent à nous avec des mots faute de nous délivrer de leurs maux :
« Évoquant le débat sur la laïcité, qui doit avoir lieu le 5 avril prochain en France, lequel suscite déjà des réactions, notamment des représentants des six plus importants cultes de la République, et la défection de plusieurs personnalités politiques du parti présidentiel, dont le Premier ministre, François Fillon, l’ambassadeur de France estime qu’un tel débat “est plus important que les contingences électorales du moment”, allusion à la montée du Front  national  lors  des  dernières élections cantonales. Et d’ajouter : “La déchristianisation de la société française avec un taux de pratique religieuse qui baisse et des églises qui ferment, au moment où la pratique religieuse de l’Islam s’affirme de plus en plus, il est normal qu’il y ait des interrogations sur la place de la religion dans la société française”.

Il est surprenant que la journaliste algérienne et libertaire note six importants cultes alors que son excellence l’Ambassadeur de France ne voit qu’un seul : l’Islam. Les Algériens ne sont pas à une contradiction près, ni près d’une seule et insignifiante ignorance. Pour les Français il y a les cultes minoritaires en l’occurrence les Orthodoxes, les Protestants, les Juifs et les Bouddhistes, et les cultes majoritaires l’Islam et les Catholiques.  Friands de « culture » et de ragots français comme toutes les élites francophones algériennes la journaliste de liberté a du prendre à la lettre ce qui est rapportée par la conférence nationale des responsables du culte français crée juste avant les cantonales (sans doute par Fillon) et qui se démarque ainsi de Sarkozy et de son équipe de cascadeurs  pour les perspectives des législatives de 2012 :

«N’ajoutons pas de la confusion dans la période trouble que nous traversons» -  « La Conférence des responsables de culte en France a été créée le 23 novembre dernier et elle regroupe six instances responsables du bouddhisme, des Églises chrétiennes (catholique, orthodoxe, protestante), de l’islam et du judaïsme. Cette initiative est justifiée par la volonté d’approfondir notre connaissance mutuelle, par le sentiment de contribuer ensemble à la cohésion de notre société dans le respect des autres courants de pensée et par la reconnaissance de la laïcité comme faisant partie du bien commun de notre société. La laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble. Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis. Il nous paraît capital, pendant cette période préélectorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation. »

Il ne manque que la Scientologie à l’appel. En Algérie depuis Ghozali Abou Farracha et confirmé par la visite officielle de Sarkozy en Algérie les scientifiques des laboratoires supervisant les conféries maraboutiques algériennes oeuvrent pour la réinstauration du fatalisme et du messianisme qui fait de l'Islam un opuim et des Algériens des névrosés en délurim tremens par overdose de Tmarbit et de Tayhoudit.
Comme le dit si bien le dicton berbère «  c’est la poule de là bas qui pond l’œuf  mais c’est le coq d’ici qui a mal au cul ». Il faut raison et juste proportion garder : d’une part la laïcité de la France n’est pas la notre car elle répond à une logique historique propre à la France et prend racine dans la révolution française, ses excès et ses violences, d’autre part la laïcité de la France est dévoyée car l’État français,  sensé ne plus financer ni ne plus intervenir dans les affaires de l’Église par la loi 1905, intervient pourtant pour réglementer le vêtement de la femme musulmane et stigmatiser les communautés musulmanes du monde comme une provocation d’un état qui n’a plus les moyens de sa grandeur sauf la provocation et le mépris.

Le débat réel qui semble ne pas surprendre nos amis éradicateurs algériens ou bien les prendre de court c’est que 20 ans d’éradication en Algérie ont fait émerger  une communauté musulmane en Europe qui pose à moyen et long terme non seulement la vocation « chrétienne » de la France mais son « islamisation ».  Son excellence l’Ambassadeur traduit son inquiétude devant ce phénomène dialectique historique : plus la France lutte contre l’Islam et plus le peuple français cultivé se met en quête de l’Islam, le découvre et l’embrasse car il répond à sa quête de spiritualité comme il répond à la logique de sa culture scientifique qui ne croit ni aux mythes ni aux légendes mais à la vérité.

Les Musulmans, hélas,  marchent comme des crabes, ils marchent dérivant à gauche ou à droite vers la modernité et le darwinisme alors que la science occidentale va tout droit vers Dieu en dépassant la post modernité et le néo darwinisme qui ne répondent plus aux critères de la science ni à ses interrogations ni à la cohérence de ses découvertes qui mettent l’homme face aux interrogations philosophiques qu’aucune religion ni une philosophie, autre que l’Islam, n’a de réponse.

Il est temps que les « Musulmans » se repositionnent en reprenant leur rôle d’avant-garde de la foi, de la vertu et de la spiritualité pour que la France maitrisant un aspect du monde, celui matérialiste et profane de la science et de la technologie qui fixe l’étendue et la puissance des moyens et des comment, puisse se réconcilier avec l’autre aspect plus important et plus déterminant en terme de civilisation, celui du spirituel et du sacré qui répond au pourquoi, aux finalités et montre l’étendue sans limites de ce qui est derrière la matière et ce qui dépasse la perception et l’entendement humain. Si nous ne sommes pas capable de jouer ce rôle de « communauté de centre de gravité, de pôle de rayonnement,  de force centripète, de moteur civilisationnel » alors s’il nous reste un atome d’amour, de fierté et de vocation par rapport à l’Islam prenons le courage lucide de nous retirer du chemin des autres. Le peuple français et les élites nobles françaises sont pris entre deux matraques.

Il y a donc le matraquage idéologique des gouvernants qui attaquent l’Islam ;  la logique dialectique exige qu’il y ait une réaction les poussant vers l’Islam. Le matraquage comportementale, intellectuel, éthique et esthétique des Musulmans qui les font fuir de l’Islam car ils ne peuvent se reconnaitre dans ce détritus de Wahn qui est le notre, éradicateurs ou islamistes, progressistes ou réactionnaires. Laissons la profondeur de champ à ce qu’à prédit Malek Bennabi parlant de la femme lorsqu’il voit la solution du monde dans la femme allemande (française ou européenne) portant le voile car elle va le porter avec conviction,  logique et militance et non comme une routine, une arrogance ou une humiliation.

Osons lire l’histoire de l’Islam comme une grammaire des civilisations en suivant son cheminement dans les géographies, les temps, les mentalités sociales pour voir la splendeur de ses effets dans la Convivencia andalouse alors que les Arabes et les Berbères se fossilisaient comme se sont fossilisaient les Ottomans à leur suite. L’amour des incompétents ou la haine des nostalgiques et des éradicateurs ne peuvent s’interposer entre le cœur d’un homme et Dieu comme ils ne peuvent s’imposer entre la volonté divine et la dialectique historique qui est un instrument divin pour changer progressivement le monde social et politique en le faisant passer d’une crise à une autre jusqu’au dénouement final selon les conditions et le terme qu’Il a décrété :
{Et ces jours, Nous les Alternons parmi les Hommes, afin qu’Allah Voit ceux qui devinrent croyants, qu’Il Prenne des témoins d’entre vous - Allah n’Aime point les injustes – […] Celui qui retourne sur ses pas ne nuira en rien à Allah, et Allah Récompensera les reconnaissants. Il n’appartient à personne de mourir sauf avec le Vouloir d’Allah. C’est une chose prédéterminée. Celui qui veut la rétribution du monde, Nous lui en Donnons, et celui qui veut la rétribution de la vie Future, Nous lui en Donnons. Et Nous Récompenserons les reconnaissants.} Al 'Imrane 140

Dans cette alternance Allah suscite l’émergence de nouvelles nations porteuses d’espoir et de foi  et remplacer  les  peuples corrompus par le mensonge, le wahn et l’hypocrisie pour que Sa Religion demeure sur terre triomphante : les Européens et les Français semblent désigner ce rôle quand on voit d’une part l’échec du monde arabe et musulman à se doter d’un projet civilisationnel et à surmonter le clivage idéologique interne qui le fait douter de son identité et de son appartenance civilisationnelle et d’autre part l’échec récurrent, bien avant la colonisation, des Musulmans, à se libérer du Wahn qui les rend colonisables et inaptes à produire un authentique éveil, une authentique renaissance  pour redevenir la communauté unie par la foi et par le devoir de témoigner aux autre la valeur, la beauté, l’efficacité, l’amour et la vérité de cette foi :
{O vous qui devîntes croyants, quiconque d’entre vous renie sa Religion, Allah Fera venir des gens qu’Il Aime et qui L’aiment, humbles à l’égard des croyants, fermes à l’égard des mécréants, qui luttent pour la Cause d’Allah et ne redoutent point le blâme d’un blâmeur. Cela est la Munificence d’Allah, Il l’Accorde à qui Il Veut. Allah Est Tout-Largesse, Omniscient.} Al Maidah 54

Nous sommes dans un moment mystique de l'histoire humaine. Allah est l'aimant qui aime un groupe ou un peuple et en retour ils l'aiment et non l'inverse. Allah est l'inspirateur de l'Amour car Il a voulu gratifier ce peuple ou en faire Son intrument de paix ou de justice. Que peut faire la grandeur de la France devant la Grandeur d'Allah? Que peuvent faire la ruse et le stratagème de la France jacobine et ses alliés éradicateurs devant la Planification d'Allah qui a décidé d'accorder Son Amour à un peuple et en faire des êtres humbles qui luttent pour Sa cause?

 Dans la Surah Mohammad la répétition de cette alternance confirme la loi divine et montre que le pôle rayonnant qui conduira l’humanité n’appartient pas aux Arabes et que le Soleil se lève sur les uns et se couche pour les autres, bienheureux sont les éveillés et tant pis pour les endormis et les insouciants :
{Vous voilà appelés à dépenser pour la Cause d’Allah, alors il est parmi vous qui devient avare. Et quiconque est avare, il n’est avare qu’à son propre détriment. Allah Est le Tout-Riche et vous êtes les pauvres. Et si vous vous détournez, Il Substituera un autre peuple que vous, ensuite, ils ne seront pas comme vous.} Mohammad 38

Ces peuples qu'Allah aime et qui L'aimeront en retour ne seront pas comme nous c'est à dire ne seront ni ingorants ni insignifiants ni inconséquents ni inconsistants ni bigots ni hypocrites ni adorateur d'Allah sur une défiance,  une déviance ou un apparat  ('ala harf).

Avares nous avons thésaurisé le discours lénifiant sur la révolution algérienne au lieu de le cultiver en civilisation et de l’investir en libérateurs civilisateurs. Après 50 ans de ronronnement nous sommes parvenus à dilapider le discours pompeux sur la glorieuse révolution sans pouvoir l’exporter ni le partager ni le défendre. Dans cette situation d’avarice et de retraite minable nous ne comprenons  plus les coups de tonnerre du maitre qui sermonne son vassal mais nous devenons l’écho flatté et flagorneur de notre décadence morale, politique et idéologique :

« Sur le plan international, actualité oblige, l’ambassadeur de France a clairement affiché son regret et s’est dit “navré” de l’absence, à la réunion de Londres, mardi dernier, de l’Algérie compte tenu du rôle majeur et incontournable de cette dernière dans ce qui se passe en Libye »

La petite ou grande dame qui a écrit l’article destiné à un peuple musulman privé de sa fierté et de sa liberté peut se permettre de dire « actualité oblige » comme si le journaliste, l’intellectuel, le diplomate, le politique algérien n’est pas obligé par un devoir moral, religieux idéologique et politique de se positionner dans une guerre que livre l’Occident contre un pays maghrébin alors que son excellence l’Ambassadeur de la France en Croisade. Pour comprendre la profonde déception,  la consternation, la désolation, le désenchantement,  la désespérance et la mortification de sa excellence navrée de l’absence de l’Algérie à la conférence de démantèlement de la Libye et de la confiscation de son héritage il faut comprendre les enjeux. Les enjeux ne sont pas dans le maintien ou le départ de Kadhafi ni dans la main mise totale ou partielle des richesses du sous sol qui reste avec ou sans Kadhafi les véritables possesseurs par leurs concessions, leurs prospections, leurs extractions, leur technologie et leurs usages  de nos richesses nationales.

La consternation de son excellence l'Ambassadeur de France qui a pour vocation de propager la culture française en Algérie ne devrait-elle pas avoir pour origine le déficit de culture démocratique en France qui fait qu'un Président au plus bas des sondages dans l'histoire de la République décide d'engager son peuple sans consulter l'avis de son peuple et  sans  se poser la question si les parlementaires qui le soutiennent sont-ils démocratiquement représentatifs? La France contre le droit international et sous la bénédiction d'une ONU devenue chambre d'enregistrement des puissants iniques  ne se comporte pas comme un soutien objectif et humaniste contre un dictateur soutenu par une minorité, mais elle apporte son soutien selectif d'une partie de la population en arme contre une autre partie de la population en arme, ce qui est de l'ingérence, de la Fitna et un parti pris entre deux belligérants armés. La France n'a pas la culture humaniste mais colonialiste et elle s'enlise dans des partis pris en Afrique qui annonce la fin de son déclin et de son arrogance...

{Laisse-Moi donc avec quiconque traite de mensonge ce discours; Nous allons les mener graduellement par où ils ne savent pas! Et Je leur accorde un délai, car Mon stratagème est sûr!} Al Qalam 44

L’action militaire en Libye et en Côte d’Ivoire reflète l’attitude colonialiste agressive de la France  en Afrique où elle se trouvent confrontée à une concurrence de plus en plus rude, pour l’obtention de ressources de la part de la Chine et d’autres économies émergentes comme la Turquie et le Brésil. La Journaliste si elle soucieuse des intérêts de son pays que de la complaisance envers son excellence l'ambassadeur de France aurait posé des questions sur la préoccupation du peuple algérien sur l'unité de l'Algérie,  son refus des visées impérialistes et sa position vis à vis des nouvelles Croisades menées en Afrique.

Les enjeux stratégiques que la tendance de Liberté conjuguant la berbérité et la francité dans l’algérianité ne veut pas voir dans la déception catastrophique de son excellence l’Ambassadeur est la conjugaison de l’islamité, de l’arabité et de l’africanité de la politique de Kadhafi qu’il faut abattre par l’Islam, l’Arabe et l’Africain dont fait partie l’identité algérienne. L’Algérie est un pays vassalisé mais il lui reste l’ultime fierté ou l’ultime peur : ne pas subir la castration et devenir énuque. Son excellence l'ambassadeur est désolé de savoir que l'Algérie sait que la France n'a pas les moyens d'engager ses  gueguerres à la fois au Maghreb et en Afghanistan pour le compte des américains. Les Algériens, certes vassaux mais pas  cons, pouront-ils lui apporter un soutien alors que personne dans le bloc occidental fissuré ne prévoit clairement les retombées géopolitiques et économiques de cette agression et qu'en Occident même le rôle de la France est décrié?  
L’absence de géostratégie, d’ambition à la mesure d’un grand pays et d’une grande révolution contre le colonialisme français soutenu par l’OTAN  a empêché les Algériens de se consacrer sérieusement à l’édification tant de leur pays qu’à celle du Maghreb et tourner la face vers leur identité et leur géographie. Ne peut comprendre la tragédie ressentie par son excellence l’Ambassadeur de France que celui qui a connu l’amour et la peur de perdre l’amour ou son bien aimé, de se voir détourné ou de le voir se détourner comme le dit la  poésie arabe avant qu’elle ne se transforme en art de séduction par les courtisans et les rentiers de ce monde  :

Celui qui a vécu sans ivresse en ce monde, certes, il n'a pas vécu!
Celui qui ne meurt pas de cette ivresse
A manqué de courage en ce monde où il a passé.
Qu'il pleure donc sur lui-même,
Celui qui s'est désisté de son droit au long de sa vie:
Le droit de goûter à ce Vin, la part qu'il a rejetée!

Ceci nous amène à nous poser deux dernières questions pour brosser un tableau presque complet du tableau.
 Les « Commis » de l’État algérien qui se font petits devant les remontrances  de son excellence l’Ambassadeur et qui adoptent un profil bas sur les événements qui secouent l’Algérie et le monde musulman ne m’ont jamais soutenu dans mon effort de gestionnaire soucieux de l’avenir de l’entreprise publique que je dirigeais, de la prospérité du pays dont je croyais être un citoyen. L’Algérie disposait d’accords de pêche illimités en Libye, en Mauritanie, au Vietnam, en Guinée et l’Administration algérienne m’a empêché d’exercer mon métier et de faire valoir ces accords pour le bénéfice du peuple algérien qui mange très peu de poissons ainsi que  pour le développement des relations économiques entre l’Algérie et l’Afrique. Cette administration est-elle au service des intérêts de l’Algérie.  Les médias algériens sont-ils au service de l’amour de leur pays. Connaissent-ils l’ivresse de la quête de la vérité, de la droiture, des intérêts bien compris de leur peuple, des finalités de l’héroïsme des martyrs.

La seconde question est celle relative à l’amour qu’un homme peut porter pour sa nation  sur la mesure de cet amour que ne peut qu’être à la mesure du sang, des larmes et de la sueur qu’il a donné lui et sa famille pour cette nation. Si le berbériste francophile a l’excuse de son amour qu’il a la liberté de placer où il veut quel est l’excuse de celui qui a menti sur l’Islam et qui a fait grandir une génération sur un hadith authentique mais dont le sens a été falsifié, trahi :

« L’amour de la patrie fait partie de la foi »

Il est vrai que le Prophète a dit que « Hob al Awtan min al Iman » mais de quel Awtan s’agit-il ? L’Arabie, l’Algérie, le Bled, le douar, la tribu, la France ou le Royaume de Dieu et ses Janatanes. Quel sens donné à notre amour, à nos relations, à notre lutte, à notre patriotisme si Allah dit :

{Dis : « Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre clan, des biens que vous avez acquis, un commerce dont vous craignez la stagnation ou des demeures qui vous plaisent, vous sont plus chers qu’Allah, son Messager, et une lutte pour Sa Cause, alors attendez jusqu’à ce qu’Allah Fasse régir Son  Ordre ! Allah ne Guide point les gens pervertis.} At Tawbah 24

{A quiconque aura craint la présence devant son Seigneur (le Jugement dernier) : deux Paradis} Ar Rahmane 46

Nous avions la géographie et l’histoire mais il nous a manqué la mentalité sociale et les élites intellectuelles pour que l’Algérie, la Libye, le Maghreb et l’Afrique ne soient plus à Scipion l’Africain le légionnaire romain mais aux Africains. Scipion n’a pu détruire Carthage et empêcher la renaissance de Hannibal que parce qu’il bénéficiait de la complicité des traitres de l’Afrique du Nord, la Numidie à l’époque.

Nous aurions pu faire de ce continent le pays d’Abel et  en Hommes Libres y gouter aux préludes des deux Paradis, le Paradis de l’Éden et le Paradis de la Félicitée mais nous n’avons ni voulu ni su construire l’Homme adéquat qui dicte sa volonté à une terre mise à sa disposition par Allah. En récompense de nos œuvres inefficientes et de nos vilaines   pensées son excellence l’Ambassadeur de France nous exprime sa consternation et au lieu de la recevoir comme un crachat sur le visage nous en faisons l’éloge et la diffusion témoignant ainsi qu’Allah As Satar a retiré Son voile protecteur et dévoile nos petitesses et notre Wahn.

http://liberation-opprimes.net/index.php?option=com_content&view=article&catid=&id=881:omar-mazri-liberte-et-lambassadeur-de-france-a-constantine-

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