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Tuesday, August 30, 2011

Le mythe de l’État palestinien au secours du sionisme (1ère partie)

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, reçu à l'Élysée par Nicolas Sarkozy le 21 février 2010.Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, reçu à l'Élysée par Nicolas Sarkozy le 21 février 2010.Le mythe de l’État palestinien au secours du sionisme (1ère partie)
Les manœuvres diplomatiques de Messieurs Sarkozy et Kouchner

En février 2010, le Ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Bernard Kouchner, et le Président de la République française Nicolas Sarkozy lançaient une offensive « diplomatique » prônant la création d’un « État » palestinien.

Dans un entretien donné au Journal du Dimanche le 19 février 2010, M. Kouchner déclarait : « On peut envisager la proclamation rapide d’un État palestinien et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières. Je serais tenté par cela ». Parlant des autres pays européens, il ajoute : « Je ne suis pas sûr d’être suivi, ni même d’avoir raison ».

Même si par la suite le Premier Ministre François Fillon a quelque peu tempéré les propos de M. Kouchner (comme devait le faire également M. Sarkozy), l’idée d'un État palestinien est à nouveau dans l’air. Cela correspond au programme pour la création d’un État palestinien en 2011 présenté par le Premier ministre de l’Autorité palestinienne Salam Fayyad.

En résumé, l’idée était la suivante : convaincre les 27 États de l’Union européenne de reconnaître un État palestinien d’ici à 18 mois, et cela même en dehors du cadre des négociations entre l’Autorité palestinienne et Israël. M. Kouchner avait d'ailleurs précisé : « avant même la négociation sur les frontières ». Pour donner plus de consistance à l’affaire, le Ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, fut associé au projet (voir la tribune dans le quotidien Le Monde du 22 février 2010, et intitulée « A quand l’État palestinien ? »).

Pour mieux appuyer ses propos, M. Kouchner ajoutait : « La France forme des policiers palestiniens, des entreprises se créent en Cisjordanie ». Sur le site du Monde Diplomatique daté du 22 février 2010, on apprenait par une dépêche AFP qu’un haut responsable israélien, sous couvert d’anonymat, avait déclaré que l'État hébreu s’opposait à la proposition de M. Kouchner.

Les naïfs ainsi que les adeptes de la théorie des « deux États démocratiques vivant côte-à-côte » vont sans doute penser que la politique française au Moyen-Orient retrouve une position plus équilibrée, moins alignée sur la politique israélienne, la réaction négative de Tel Aviv servant à faire croire qu’il y aurait opposition entre le Quai d’Orsay et l’entité sioniste… Mais voyons cela de plus près, et cherchons à situer cette manœuvre – car il s’agit bien là d’une manœuvre – dans le contexte international actuel. Voici les principaux traits de la situation :

‣ Crise économique et financière systémique, durable, qui va en s’aggravant : augmentation du chômage et de la pauvreté aux États-Unis et dans l’Union européenne, avec une Grèce en faillite (peut-être le premier maillon de toute la zone Euro…).

‣ Enlisement des États-Unis et de ses alliés en Afghanistan, où tout le monde sait qu’aucune solution militaire n’est envisageable.

‣ Montée en puissance de la Chine sur les plans économique et politique, ainsi que de la Russie devenue essentiellement exportatrice d’hydrocarbures et d’armements.

‣ Enfin, et c’est sans doute un élément déterminant : renforcement continuel, tant politique que militaire, du Front de la Résistance au sionisme (Iran, Syrie, Venezuela, Hezbollah, et Hamas dont l’influence s’étend en Cisjordanie aux dépens de l’Autorité palestinienne).

Dans cette conjoncture, l’entité sioniste est affaiblie tant sur le plan politique, économique, moral que militaire. Cet affaiblissement permanent conduit nécessairement le sionisme à chercher son salut dans une fuite en avant, c’est-à-dire une agression contre la République Islamique d’Iran et ses alliés dans la région. Une telle agression soulèverait des problèmes considérables. En effet, une attaque contre l’Iran, pour être efficace, risque fort d’être nucléaire avec des conséquences militaires, politiques et morales incalculables. Sans préjuger du rôle de la Russie et de la Chine. Des frappes contre l’Iran pourraient engendrer un tsunami politique, balayant tous les régimes arabes complices du sionisme.

Il faut donc anesthésier l’opinion musulmane, en lui proposant une compensation. Et c’est là que la manœuvre de la diplomatie française prend tout son sens. Depuis que l'obamania a échoué au Proche-Orient et dans l’opinion publique mondiale (continuation de la colonisation israélienne malgré les « avertissements » de M. Obama, renforcement de l’aide militaire américaine à Israël, et menaces d’agression de plus en plus précises contre l’Iran), c’est en partie sur l’Union européenne et sur les dirigeants arabes dits « modérés » (mais en réalité complices du sionisme) que l’entité sioniste cherche à s’appuyer. Les États-Unis, quoique affaiblis, demeurent en arrière-garde. Cette alliance – Israël, Union européenne et pays musulmans complices – a déjà fonctionné lors de l’agression sioniste contre la population de Gaza. Souvenons-nous des allers-retours Paris - Le Caire - Tel Aviv de M. Sarkozy en janvier 2009, afin de permettre aux sionistes de continuer leur œuvre de destruction massive à Gaza. Pendant ce temps, M. Obama, déjà élu mais non encore investi à la Maison Blanche, s’était distingué par son silence…

La précipitation avec laquelle les dirigeants français veulent la création d’un « État » palestinien participe de la même logique : isoler le Hamas, seule force combattante de la Résistance palestinienne, ainsi que l’Iran en vue d’une agression. Nous reviendrons dans un article ultérieur, plus en détail, sur le véritable but de cette manœuvre diplomatique de la France…

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

URL : www.partiantisioniste.com/articles/860

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