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Thursday, April 21, 2011

Egypte : A la croisée des chemins, 54 ans apres les propos de Sayed Qutb raisonnent comme d'actualité dans le monde Musulman




 «Jalons sur la route» 

Quelques extraits du livre : «Jalons sur la route», écrit par le martyr Sayed Qotb (Que Dieu lui accorde Sa miséricorde)…

 Poète, essayiste, critique littéraire et militant «islamiste» égyptien, membre des Frères Musulmans, Sayed Qotb (1906-1966) est un géant du vingtième siècle. Son livre «Jalons sur la route de l’Islam» fut rédigé en prison en 1964 en pleine répression nassérienne. Il fut arrêté en 1954 suite à une tentative d’assassinat de Nasser. Il subit toute sorte de torture jusqu’à sa condamnation à mort le 30 août 1965 avec plusieurs autres militants islamistes. Après le verdict, Qotb dit : «Louange à Dieu, depuis 15 ans, je travaille pour gagner le martyr». Le régime nationaliste du Caire tenta plusieurs fois de convaincre Qotb via des intermédiaires, de revenir sur ses écrits et son appel à un Etat Islamique, afin de bénéficier d’une grâce présidentielle immédiate. En particulier, on envoya sa soeur Hamida Qotb le convaincre d’avouer qu’il avait tort quant à ce qu’il a dit et rédigé, mais sa réponse était : «Ils ne peuvent me faire ni du mal ni du bien, et la vie des créatures, c’est Dieu, leur Créateur, qui en dispose. Eux, ne peuvent absolument rien pour moi ni contre moi». La dernière tentative était juste avant l’exécution au moment de monter à l’échafaud, le bourreau lui demanda de s’excuser auprès de Nasser pour son appel à appliquer la Charia pour avoir une grâce, il répondit : «Je ne m’excuserai jamais d’avoir travaillé pour Dieu», il dit : «Sachez que cet index qui témoigne de l’unicité de Dieu à chaque prière, refuse d’écrire un seul mot pour plaire à unTâghout (tyran)». Ensuite, on lui dit : si tu refuse de t’excuser, alors demandes la grâce auprès du président ! il répondit : «pourquoi demanderai-je la grâce ? Si j’ai été condamné pour une raison, moi je me contente de ce verdict, sinon, je suis plus grand pour demander pardon auprès de celui qui m’a condamné pour ce [crime]». Après l’échec de toutes ces tentatives, on a demandé à Sayed Qotb de prononcer la chahada avant sa mise à mort, il répondit : «Toi aussi, tu viens pour finir la scène théâtrale ici. Mon frère, vous, vous mangez du pain avec [la ilaha illa Allah], et nous, on nous exécute pour [la ilaha illa Allah]»… Que Dieu accorde Sa Miséricorde au martyr de l’Islam Sayed Qotb, que le Paradis soit sa demeure éternelle avec les prophètes, les justes, les martyr et les saints. Et quels excellents compagnons que ceux-là !


Chapitre : la lutte dans le sentier de Dieu

L’Imam Ibn al-Qayyim a résumé dans un chapitre intitulé «Lutte menée par le Prophète contre les incroyants et les faux croyants» dans son livre Zâd El-Ma’âd, évoquant ainsi la lutte pour implanter l’Islam, a écrit ce qui suit :

(La première révélation de Dieu qui fut révélé au Prophète (PBSL) était Iqrâ : «lis». C’était le commencement de prophétie. Dieu a commandé au Prophète d’imposer ceci d’abord à son coeur. Le commandement de prêcher n’était pas encore révélé. Alors Dieu a revelé : «Oh! Prophète, relève toi et mets les gens en garde».

Ainsi, la révélation «Iqrâ» était sa nomination à la Prophétie, alors que «relève toi et mets les gens en garde» était sa nomination en tant que Messager. Dieu a inspiré le Prophète d’avertir d’abord ses parents proches, puis sa tribu, puis les Arabes qui étaient de son entourage, puis de toute l’Arabie et finalement le monde entier. Ainsi pendant treize années après le commencement de la révélation, il a appelé les gens à Dieu par la prédication, sans combattre ou demandé de Jizyah [l’impôt prélevé par les Musulmans aux incroyants]. Alors lors de cette période il lui a été recommandé de se retenir et de pratiquer la patience et la mansuétude.

Dieu lui a commandé alors d’émigrer et ainsi prendre le chemin de l’exile, puis la permission de combattre. Alors il lui a été enjoint de lutter contre ceux qui l’ont combattu, et de ne pas livrer bataille à ceux qui ne lui font pas fait la guerre. Puis plus tard il lui a été ordonné de combattre les polythéistes jusqu’à ce que la religion de Dieu ait été entièrement établie.

Après que le commandement du Djihad fut révélé, les non-croyants se divisèrent en trois catégories, ceux avec qui il était en paix, le peuple avec qui les musulmans étaient en guerre et pour finir les Dhimmis. [Littéralement cela signifie «responsabilité», Dhimmis se rapporte aux peuples non Musulmans résidant dans un état Islamique pour lequel la protection était donné suite à certains accords et dont le gouvernement Musulman était responsable].

On lui a commandé de respecter les non-croyants avec qui il avait un traité de paix et qui honoraient leurs engagements, il devait mettre en application les articles du traité. Mais si ils rompaient ce traité, alors il devait donner la notification du rejet de se pacte et devait les combattre. Quand la Sourate «le Repentir» fut révélé c’était pour expliqué et décrire les détails du traitement qui devait être appliqué à ces trois catégories de non-croyants. On lui a également ordonné que la guerre devrait être déclarée contre les «Gens du Livre» [chrétiens et juifs] qui déclarent leur hostilité de manière ouverte, jusqu’à ce qu’ils acceptent de payer la Jizyah ou d’accepter l’Islam.

Pour ce qui concerne les polythéistes et les hypocrites, le Djihad devait être déclaré contre eux et ils devaient être traités de manière impitoyable. Le Prophète a combattus les infidèles par le sabre. Comme le Djihad fut portée contre les polythéistes par le combat, il fut porté contre les hypocrites par la prédication et l’argument.

Une autre classe avec qui un pacte temporaire fut signé. À cet égard, les personnes avec qui il y avait des traités ont été divisées en trois catégories, la première, sont ceux qui ont rompus les accords, il les a donc combattus et fut victorieux. La seconde était ceux avec qui le traité a été fait pour une limite de temps indiquée, ont respectés le traité et n’ont apportés aucunes aides à ceux qui combattaient le Prophète. Pour ce qui les concerne, Dieu a commandé que leur pacte soit accompli jusqu’à son terme.

La troisième et dernière catégorie fut celle de ceux avec qui le Prophète n’avait pas d’accords et avec qui il n’était pas en conflit [ou ceux avec qui aucune limite d’expiration de pacte n’a été annoncée]. Pour ce qui concerne ces derniers, on lui a commandé que leur soient données le préavis de quatre mois, à terme ils seraient considérées comme des ennemis et devaient être combattues. Dieu ordonna au Prophète d’honorer celui qui respecte l’alliance pendant la période prescrite. Les gens de cette classe sont qualifiés de «Dhimmis» ou de protégés de l’Islam. Dieu imposa la capitation « Jizyah » à tous ceux qui embrassaient l’Islam avant l’échéance du pacte.

Ainsi, après la révélation de la Sourate «le Repentir», la situation avec les incroyants à l’égard de l’Islam était claire. Ils étaient divisés là aussi en trois catégories, les adversaires dans la guerre, les personnes avec traités et les Dhimmis. Les personnes avec qui il y eu des traités sont par la suite devenues Musulmans et le Prophètes n’eu plus affaire qu’aux ennemis directe et à ses alliés. Le Prophète était très craint par ses ennemis. Les personnes soumises par le Djihad sont celles qui étaient le plus effrayés.

Donc (dans l’évolution des choses) les personnes qui se sont dressés contre le Prophète étaient de trois sortes :

- Les musulmans qui ont cru en lui et en sa mission (hypocrites).
- Ceux avec qui il y eu un pacte de paix et soumis par les armes.
- Les adversaires qui ont continué à le combattre.

En ce qui concerne les hypocrites, Dieu a commandé le Prophète d’accepter leur conversion et de laisser la sincérité de leurs intentions à Dieu, et de continuer le Djihad contre eux par arguments et persuasions. Il a été obligé au Prophète, d’autre part, de ne pas prier sur leurs tombes et s’il lui arrive de demander pardon à Dieu pour leurs péchés, Dieu ne le fera pas, car leur affaire était avec Lui. Ainsi était la conduite, en quelque sorte, du Prophète à l’égard de ses ennemis parmi les «non-croyants et les hypocrites».

Dans cette description nous trouvons un résumé des étapes concernant le Djihad présentées d’une excellente façon. Et nous y trouvons aussi toutes les caractéristiques distinctives et de grande ampleur du mouvement actif de la vraie religion. C’est une voie qui mérite une longue médiation, mais au sujet de laquelle nous ne pouvons faire ici que quelques remarques.
D’abord, la méthode de cette religion est très pratique et procède un sérieux réalisme. Ce mouvement fait face à la réalité humaine, et emploie les ressources qui sont conformes aux conditions de la réalité de l’existence. Ce mouvement se dresse en conflit avec la Jâhiliyyah et l’idolâtrie, sur laquelle se tient une réglementation réaliste et une pratique de l’autorité politique soutenue par le pouvoir des forces matérielles. Ce mouvement Islamique a dû produire des moyens adéquats pour affronter les obstacles de la Jahiliyyah. Tantôt par l’Appel à l’Islam et l’explication de la foi et des conceptions de cette croyance. Tantôt par l’emploi de la force physique, c’est-à-dire du Djihad pour supprimer les organismes et les autorités du système de la Jâhiliyyah qui empêchent les personnes de se reformer dans leurs idées et leurs croyances, mais surtout afin d’abattre les régimes et détruire les forces qui les soutiennent en empêchant les gens de voir clair et de ne plus être soumis aux hommes mais à Dieu Tout Puissant. L’Islam était un mouvement qui ne se contentait pas seulement de pratiquer le dialogue et la dialectique avec le pouvoir matérialiste et n’employait pas la force matérialiste pour conquérir les coeurs et les individus.

Ces deux principes sont également importants dans la méthode de cette religion. Son but est de libérer les gens qui souhaitaient être délivrés de l’asservissement aux hommes de sorte qu’ils puissent servir seulement Dieu.

Le deuxième aspect de la religion Islamique est que c’est un mouvement pratique qui progresse petit à petit, et à chaque étape elle fournit des ressources selon les besoins pratiques de la situation et prépare le monde à sa prochaine progression. Elle ne fait pas face à des problèmes pratiques avec des théories abstraites, ni ne confronte ces diverses étapes par des moyens rigides.

Ceux qui exhibent les textes Coraniques comme des preuves contre le Djihad en Islam (l’Islam dans sa lutte) ne tiennent pas compte de ses aspects et ne distingue ni sont caractère, ni ne comprennent la nature des diverses étapes par lesquelles ce mouvement (l’Islam) se développe. Ainsi, quand ils parlent au sujet du Djihad, ils parlent maladroitement et se mélangent et s’induisent ainsi en erreur. Ils prêtent un sens erroné aux textes, aux principes et aux règles définitives du concept théorique du Djihad, déviant ainsi ces dits principes. C’est parce qu’ils considèrent chaque versets du Coran comme si c’étaient le principe final de cette religion. Ce groupe de penseurs (d’exégètes), qui ne sont qu’un produit de l’état corrompu d’une branche musulmane, n’ont rien de musulmans mais possèdent seulement l’étiquette de l’Islam et disent avec l’amer défaitisme dans l’âme et le coeur, aux jeunes générations, qui quant à elles aujourd’hui, ne conservent de cette religion que le titre : «L’Islam ne lutte que pour assurer sa défense!».

Ils croient lui rendre service en lui ôtant ainsi son propre rôle qui est l’abolition de toutes les dictatures de la surface de la terre. L’Islam ne force pas les personnes à accepter sa croyance, mais il veut fournir un environnement libre dans lequel elles auront le choix de croyances. Tout cela après l’abolition des régimes politiques ou après les avoir soumis à la rançon (Jizyah) et à l’engagement solennel de permettre à leurs propres citoyens de décider librement si ils accepteront l’Islam ou pas.

Le troisième aspect de cette religion est les nouvelles ressources ou méthodes qu’elle emploie dans son mouvement progressif. Dès le premier jour de sa révélation, cette religion qui s’adressait aux proches du Prophète, à la Tribu Quraish, à tout les Arabes ou au monde entier, tenait le même propos dans son appel. Elle les a appelés à la soumission à un Dieu Unique et au rejet de la domination (seigneurie) d’autres hommes. Selon ce principe il n’y a aucun compromis ni aucune flexibilité. Pour atteindre ce but, le Prophète procéda selon un plan bien déterminé suivant des étapes précises et chaque étape avait ses nouvelles méthodes, comme nous l’avons décrit dans le chapitre précédent.

Un quatrième aspect est que l’Islam fournit une base juridique dans le rapport entre la communauté Musulmane et d’autres groupes cela a bien été défini par le magistral résumé qui se trouve dans le livre «Zâd Al-Ma’âd». Cette définition est basée sur le principe que l’Islam [c’est-à-dire, la soumission à Dieu] est un message universel se fait de Dieu, Qui est à l’origine du monde et de l’humanité. Idée avec laquelle la totalité de l’humanité devrait se mettre en accord et accepter. On doit Lui obéir, ou à la rigueur ne pas lui manifesté d’hostilité à Son égard, par le moyen d’un système ou d’une puissance politique, ou même par des forces matériels mis en places pour faire obstacles au droit de prêcher l’Islam et permettant chaque individus du libre chois pour accepter ou rejeter l’obéissance qui Lui est dus. Si quelqu’un fait cela et manifeste son hostilité, alors c’est le devoir de l’Islam de le combattre jusqu’à ce qu’il tombe ou soit tué, ou jusqu’à ce qu’il déclare sa soumission et dépose les armes.

Quand les défaitistes écrivent au sujet du Djihad en Islam pour réfuter ces accusations, ils confondent volontairement comme un prétexte pour embrasser la foi, avec le reste des autres directives Islamiques, «Il n’y a aucune contrainte en religion».1 C’est-à-dire alors la destruction des forces politiques matérialistes qui empêchent les gens de s’affranchir librement et qui les soumettent à un joug oppresseur et leur interdisent de reconnaître le Pouvoir suprême de Dieu [que d’autre part ils essayent d’annihiler par toutes ces puissances politiques et matérielles qu’ils détiennent]. Il y a là deux données distinctes, qui ne souffrent pas de confusions.

1 Sourate al-Baqarah (la Vache), verset 256

Néanmoins les défaitistes essayent de mélanger les deux aspects et de vouloir confiner et limiter le Jehad à ce qui aujourd’hui s’appelle « la guerre défensive ». Or, le Jehad Islamique n’a aucun rapport avec la guerre moderne et contemporaine, dans ses causes ou dans la manière dont elle est conduite.

Les causes de ce Jehad devraient être cherchées dans la nature même de l’Islam et de son rôle dans le monde, dans ses principes élevés qui lui ont été donnés par Dieu et pour la réalisation de ce que Dieu Lui-même a ordonné au Prophète en tant que messager et que sa mission soit la conclusion final et avoué de toutes les missions Prophétiques précédentes.
Cette religion est vraiment une déclaration universelle de la libération de l’homme de son asservissement par d’autres hommes, mais aussi de la servitude à ses propres désirs, qui est également une forme d’esclavage humain. C’est une déclaration qui ne se reconnaît que dans la souveraineté du Pouvoir unique et absolue de Dieu, Le Très-Haut.

Reconnaître l’Unicité divine absolue est un défi à tous les genres et toutes les formes de systèmes qui sont basés sur le concept de la souveraineté de l’homme par l’homme. En d’autres termes, il déclare la guerre la où l’homme a usurpé l’attribut divin. N’importe quel système dans lequel les décisions finales ont été appropriées par l’être humain pour ses besoins personnels et non dans l’autorité divine. Il est le rejet de toutes situations dominées par le pouvoir sur d’autres humains, sous quelques formes que ce soit, sur la terre. Cette reconnaissance signifie la méconnaissance et la spoliation du Pouvoir de Dieu, spolié, au lieu de le rendre à Dieu. On chasse les usurpateurs qui dominent les gens par des législations qu’ils ont conçues pour eux-mêmes. En se prenant pour des dieux, ils considèrent leurs prochains comme des esclaves… En d’autres termes, cela signifie la négation totale de la souveraineté humaine sur les hommes et son remplacement par le règne de Dieu sur terre.

«C’est lui qui est Dieu dans et Dieu sur terre ; et c’est Lui le Sage, l’Omniscient!».2
2 Sourate az-Zukhruf (l’Ornement), verset 84
3 Sourate Joesph, verset 40

«Le pouvoir n’appartient qu’à Dieu. Il vous a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas».3

Le principe de l’établissement du règne de Dieu sur terre n’est pas la reprise des pouvoirs par quelques religieux [les prêtres ou le shiisme], comme cela a été fait sous le règne de l’église, ni de la détention du pouvoir par ceux qui disent parlé au nom de Dieu Tout-Puissant et deviennent gouverneurs, de même que dans le cas d’une «théocratie». Établir la règle de Dieu signifie que ses lois soient imposées par l’authentique Pouvoir de Dieu à Qui la décision finale de toutes les affaires instaurés selon les règles qu’Il a conçues d’avance.

L’établissement de la domination de Dieu sur terre, la suppression du pouvoir humain, extraire la souveraineté de ceux qui l’on usurper pour le rendre à Dieu Seul en faisant valoir la suprême Autorité de la Loi divine (Charia) et de l’abolition des lois synthétiques que les hommes ont imposé, mais cela ne peut pas être réalisés uniquement par la révélation et la prédication car ils ne s’en dessaisiront pas. Ceux qui ont usurpé l’autorité de Dieu et oppriment les créatures de Dieu ne vont pas renoncer à leur puissance simplement par le prêche, si il avait été ainsi, la tache des Prophètes de Dieu aurait été facile. Au contraire l’histoire des Prophètes abonde de difficultés évidentes, ainsi que l’histoire de la lutte pour la religion vraie avant de se propager à travers les générations.

Cette déclaration universelle de la libération de l’homme de toute autre autorité sur terre, sauf celle de Dieu, et la déclaration de la souveraineté du Dieu Unique le Seigneur de l’univers, n’est pas simplement une proclamation théorique, philosophique et passive. C’est un message positif, pratique et dynamique en vue de provoquer l’exécution de la Charia de Dieu et les soustraire a toute autre domination que celle de Dieu, Celui qui n’a pas d’égale. Ceci ne peut pas être atteint à moins que l’Islam adopte le caractère d’un mouvement en coexistence avec son caractère persuasif. C’est pour qu’il puisse traiter la réalité humaine sous tous les angles et par des moyens appropriés qui seront nécessaires à chaque situation rencontrée.

Puisque cette religion proclame la liberté de l’homme sur la terre sur toute autre autorité sauf celle de Dieu, elle est confrontée à chaque période de son histoire à l’obstacle des croyances et des concepts, des puissances physique et des structures politiques, sociales, économiques, raciales et de classe. En outre, la croyance et les superstitions corrompues se mêlent avec cette religion, fonctionnant côte à côte avec elle et prenant racine aux coeurs des peuples.

Si la persuasion par la prédication est habilitée à traiter des croyances et des conceptions, le mouvement quant a lui se charge de son côté, du reste des obstacles matériel. En premier lieu celui du pouvoir politique qui repose sur des éléments, des mythes du racisme, de la lutte des classes sociales et économiques très compliqués. Ainsi ces deux concepts — prédication et le mouvement – lorsqu’ils sont unis se confrontent et se dressent contre ces aspects de «la situation humaine» avec toutes les méthodes et les moyens nécessaires, conformes à ses composants. Pour l’accomplissement de la libération de l’homme soumis aux hommes [de toute l’humanité aussi] il est nécessaire que ces deux méthodes devraient fonctionner côte à côte. C’est un point très important sur lequel il est nécessaire de mettre l’accent.

Cette religion n’est pas simplement une déclaration de la liberté des Arabes en tant que tel. Il n’est pas non plus une mission réservée aux Arabes seulement. Il s’adresse à la totalité de l’humanité, et son champ d’action est la terre entière. Car Dieu, Le Très Haut, n’est pas le Dieu des Arabes uniquement et Sa souveraineté n’est pas exclusivement à ceux qui croient en l’Islam. Dieu est le Dieu de l’humanité.

Cette religion veut rapprocher l’humanité toute entière à son Dieu et la libérer de la servitude d’autres créatures et de l’idolâtrie. Dans la conception Islamique, la pire des subordinations est celle qui consiste à obéir à des lois conçues par les hommes en vue de subjuguer d’autres hommes. Il ressemble à l’adoration qui est l’apanage du Droit Divin. Tous ceux qui y adhèrent tournent le dos à la religion de Dieu. Bien qu’ils puissent prétendre que les salutations et les bénédictions soient sur Lui.

Le prophète (PBSL) a clairement fait allusion selon la Charia, de l’inobservance de la religion. Cela équivaux à concevoir l’adoration conformément aux juifs et aux chrétientés incroyants, qui ont désobéi aux ordres reçues : de n’adorer que Dieu Seul.

L’Imam at-Tirmidhî a rapporté sous l’autorité du tenant Adey Ibn Hâtim : «Ayant entendu l’Appel du Prophète à l’Islam, Adey s’est enfui et s’est réfugié en Syrie (il avait accepté le christianisme avant le temps du prophète), mais, sa soeur et certaines personnes de sa tribu furent fait prisonniers de guerre. Le prophète (PBSL) a traité sa soeur avec respect et lui offrit des présents. Elle alla trouver son frère et l’invita à rejoindre l’Islam et lui conseilla de rendre visite au prophète paix sur lui. Alors, Adey fini par accepter. Les gens étaient très impatientes de le voir revenir à Medina. Il se rendit donc chez le Prophète avec autour de son cou une croix d’argent.

En entrant chez le Prophète (PBSL), il le trouva en train de lire le verset : «Ils (les gens du livre) ont pris leurs rabbins et leurs prêtres comme seigneurs à la place de Dieu!».4 Adey lui dit alors : «nous n’adorons pas nos prêtres». Le Messager de Dieu répondit, «Lorsque leurs prêtres et rabbins disent qu’une chose est permis, alors ils l’acceptent comme permise et lorsqu’ils déclarent une chose comme interdite, ils la considèrent comme interdit, c’est ainsi qu’ils les adorent».

4 Sourate at-Tawbah (le Repentir), verset 31

L’explication du Prophète (PBSL) a clairement indiqué que l’obéissance aux lois et aux jugements des hommes est une sorte de culte et celui qui fait cela est considéré comme hors de l’Islam. En d’autres termes c’est prendre d’autres hommes comme divinités et l’Islam lutte contre se genre de pratique pour libérer l’homme sur terre de toute autre sujétion que celle du Dieu Unique.

Ainsi la nécessité de diffusion pour l’Islam s’est-elle faite sentir pour enrayer une situation contraire à la déclaration générale, par le moyen de la persuasion et de l’action concomitante. C’est pour mieux assener les coups contre les forces politiques qui instaurent d’autres règnes que celui de Dieu. C’est-à-dire que ces règnes administrent les gens avec d’autres lois que celles de Dieu pour les hommes et qui empêchent les êtres convaincus et de s’adonner librement à la foi sans rencontrer d’obstacles de la part du pouvoir. La nécessité se fit donc sentir pour l’Islam d’instaurer un régime social, économique et politique permettant au mouvement de libération de se dégager effectivement après la chute de la force dominante. La force dominante étant à caractère purement politique ou empreinte de racisme, ou de lutte des classes au sein d’une même race.

Ce n’est pas l’intention de I’slam d’attirer les gens par la force, mais l’Islam n’est pas simplement une «croyance». Comme nous l’avons déjà précisé, l’Islam est une déclaration universelle de la libération de l’homme de toute servitude à d’autres hommes.

Ainsi son but était d’abord d’abolir les régimes et les gouvernements qui exercent l’exploitation de l’homme par son prochain. Ensuite l’Islam désire la libération effective des individus de cette oppression politique pour qu’ils puissent choisir librement la croyance qui leur convenait. Après l’énoncé de la vérité des choses. Cette liberté ne signifie nullement que les hommes doivent être les esclaves de leurs propres désirs, qu’ils acceptent d’être esclaves de leurs prochains ou qu’ils prennent les uns et les autres pour dieux en dehors du Dieu authentique !

Les bases du régime qui régit les êtres sur terre doivent nécessairement reposer sur l’adoration de Dieu Seul et l’acceptation exclusive des lois qu’Il a conçues pour les êtres. Ensuite et dans cette atmosphère du libre choix, chacun peut décider de la foi qu’il avait à choisir§ Et ainsi la religion relève de Dieu Seul avec tout ce qui s’y rattache du point de vue soumission, obéissance et adoration.

Étymologiquement, la notion de religion est certes plus étendue que la notion de foi. La religion, en faite, est la voie et l’organisation qui régissent la vie et elles reposent en Islam sur la foi. Mais la religion est plus étendue dans ses généralités que la foi. Il est possible en Islam que des généraux, qui reposent sur l’adoration du Dieu unique, même si ces groupements ne sont pas convertis à l’Islam.

Celui qui comprend le caractère particulier de cette religion comprendra également la nécessité de l’action par l’usage des armes en concomitance avec la persuasion par les idées, comprendra qu’il s’agit là d’une action défensive au sens stricte du terme actuel guerre préventive ou offensive. Alors que les défaitistes présentent l’Islam dans sa lutte autrement, sous couvert de la situation actuelle d’une part et les perfides attaques des orientalistes contre l’Islam d’autre part. C’était un mouvement de progrès dans l’élimination de la tyrannie et la libération de l’homme sur terre avec des moyens appropriés à la situation humaine lors d’étapes définies, qui ont utilisés des moyens proprement renouvelés.

Si il est toutefois in dispensable de qualifié l’Islam dans son mouvement de lutte par le terme «d’action défensive», il faut alors prendre en considération qu’il s’agit là d’une défense de l’être humain même contre tous ces facteurs qui limitent sa liberté et freinent son action. Ces éléments prennent la forme de croyance et de concepts. Aussi bien que ces systèmes politiques se basent sur des distinctions économiques, raciales ou de classe. Lorsque l’Islam fut révélé, le monde était plein de tels systèmes et aujourd’hui des séquelles demeurent au sein de nos sociétés et l’idolâtrie est encore présente de nos jours!

Avec l’extension du mot défense, nous pouvons saisir les mobiles profonds de la pénétration de l’Islam dans le monde par la lutte et comprendre la nature même de l’Islam par la lutte et comprendre la nature même l’Islam. L’Islam est un serment solennel pour la libération de l’être humain du joug de son prochain et son pouvoir sur le monde. Il est la fin du règne du vice de l’arrogance et de l’égoïsme de l’homme et le triomphe de la Charia ici bas.

Quant à la recherche d’une justification au Djihad, au sens strict du mot, par l’emploi contemporain du terme défensif, il n’y a là qu’une tentative dénotant la méconnaissance de la nature même de cette religion et du rôle qui lui échoit dans ce monde [Considérant la péninsule Arabe comme étant la seule patrie de l’Islam]. Le même sens vaut quant à la tentative de vouloir prouver que la lutte pour la foi islamique ne limitait qu’à repousser l’agression des forces coalisées et des puissances voisines. Cette tentative accepte, volontairement, la défaite, devant la pression des événements actuels, et la perfide attaque des orientalistes contre le Djihad en Islam.

Supposons qu’Abu Bakr, ‘Omar ou ‘Othman (que la paix soient sur eux) étant convaincus de l’impossibilité d’une attaque de la part des puissances romaines et persanes sur la péninsule Arabique, s’étaient abstenus, malgré cela, de promouvoir le message de l’Islam qui c’est propagé dans le monde entier? Comment le message de l’Islam pourrait-il avoir été propager si ils auraient agi alors contre des barrières matérielles dressées par le régime de l’état, le système socio-économique et par des structures raciales soutenue par la puissance matérielle et militaire du gouvernement? Barrières instaurées pour empêcher la progression de la nouvelle religion.

Il serait fallacieux de supposer qu’un appel lancé pour libérer l’humanité, quel qu’il soit sois stoppé par ces obstacles, en leur livrant de pure rhétorique! L’usage du langage et de la persuasion n’est valable que lorsqu’on lui permet de pénétrer la masse ou les masses pour les éclairer que lorsqu’ il y a liberté de communication et que les gens sont libres de toutes influences. Dans ce cas, il est juste de dire qu’il n’y a pas de contraintes en religion. Mais quand il n’y a pas de tels obstacles et de pareilles influences matérielles dressés, il est indispensable de les éliminer par la force, pour pouvoir dialoguer directement avec les coeurs et les âmes sans aucune entrave limitant leurs libertés et leurs actions.

Puisque l’objectif du message de l’Islam est une déclaration décisive de la liberté de l’homme, pas simplement par un survole philosophique mais également selon les conditions de la vie réels, il doit alors utiliser le Djihad. Peu important si la patrie de l’Islam [le sens véritable est Dar Ul- Islam] soit en état de paix ou si elle est menacée par ses voisins.

Lorsque l’Islam recherche la paix, son objectif n’est pas cette paix superficielle et précaire consistant à garantir la paix uniquement à l’intérieur du territoire, où vivent ceux qui ont embrasser la foi musulmane. Mais il cherche la paix qui implique que toute religion est l’apanage de Dieu et non le commencement et ensuite le développement de l’Appel à l’Islam. Ces étapes ont fini, comme l’a indiqué l’Imam d’Ibn al-Qayyim, dans la relation que nous avons dépeint dans ce chapitre, au classement des incroyants en trois catégories bien distinctes [les adversaires dans la guerre, les personnes avec qui il y avait des traités et les Dhimmies]. Ce sont des attitudes logiques de la quintessence de l’Islam et de ses buts, non pas les allégations frauduleuses des défaitistes face à la situation actuelle et devant les attaques sournoises des orientalistes!
«Dieu épargna aux Musulmans de faire la guerre à la Mecque ainsi que durant la première période après l’émigration vers Médine. Il leur fut dit : «Pas d’hostilité accomplissez la prière et pratiquez la charité (Zakat)».5 Puis la permission de combattre fut donné par Dieu : «Autorisation est donné aux victimes d’agressions de se défendre, car elles sont vraiment lésées et Dieu est certes Capable de les secourir».6
5 Sourate an-Nissâ (les Femmes), verset 77
6 Sourate al-Hajj (le Pèlerinage), verset 39
7 Sourate al-Hajj (le Pèlerinage), verset 40
8 Sourate al-Hajj (le Pèlerinage), verset 41
9 Sourate al-Baqarah (la Vache), verset 190
10 Sourate at-Tawbah (le Repentir), verset 36
11 Sourate at-Tawbah (le Repentir), verset 29


«Elle fut donnée à ceux qui ont été expulsés injustement de leurs foyers pour avoir simplement dit : « Notre seigneur est Dieu ! » Si Dieu ne repoussait pas les hommes les uns aux autres, les ermitages seraient démolis ainsi que les synagogues, les oratoires (églises) et les mosquées, où le nom de Dieu est fréquemment invoqué. Certes Dieu secoure ceux qui aident au triomphe de sa cause, car Dieu est en vérité, Fort et Puissant».7

«Elle est accordée à ceux qui, si nous consolidions leur pouvoir sur terre, accompliraient la prière, s’acquitteraient de l’aumône légale, ordonneraient toute bonnes actions et dénonceraient toutes actions répréhensibles. A Dieu appartient en dernier, l’issue de toute chose».8 Ensuite, il fut ordonné de combattre leurs belligérants et d’épargner le reste : «Combattez pour la cause de Dieu ceux qui vous combattent…».9 Puis il leur fut ordonné de combattre tous les infidèles : «Combattez tous les polythéistes comme ils vous combattent».10

Il leur fut dit aussi : «Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu, ni au jour dernier et ne s’interdisent pas ce que Dieu et Son envoyé ont prohibé. Combattez également ceux parmi les gens du Livre, qui ne professent pas la religion de la vérité, à moins qu’ils ne versent la capitation directement (Jizyah) et ce en toute humilité».11

Ainsi, selon l’explication par Imam Ibn al-qayyim, les musulmans ont été gardés de combattre au début puis l’autorisation divine leur fut donnée. Après, il ordonné de lutter contre les agresseurs et finalement elle fut commandée de lutter contre tous les polythéistes.

La haute valeur des versets coranique concernant le Djihad, l’importance des Hadiths Prophétiques qui incitent à entreprendre cette guerre et le sérieux des événements rendant nécessaire cette lutte, survenus au début de l’Islam et tout au long de son histoire, tous ces éléments ne nous permettent pas de nous laisser duper. Les défaitistes pourraient, nous induire en erreur, par des interprétations erronées devant les impératifs de la situation actuelle et devant les attaques sournoises des orientalistes au sujet du combat que mène l’Islam.

Quel genre d’homme peut être celui qui, après avoir écouté le commandement de Dieu et les traditions du Prophète (PBSL), après avoir pris connaissance des événements qui ont déclenché la lutte Islamique, pense toujours que c’est une injonction provisoire liée à des conditions passagères et qu’elles ne concernent seulement que la défense des frontières ?
Dieu en déclarant aux croyants dans les premiers versets de Coran qu’il les autorisés à entreprendre le combat sous certaines conditions, les a informés des buts la lutte, menée ici bas : et ainsi remédié aux méfaits commis sur terre.

Ainsi, cette lutte n’est pas une phase provisoire mais un état éternel [un état éternel, comme la vérité et le mensonge ne peuvent coexister sur cette terre]. L’islam s’est engagé solennellement à faire triompher le Pouvoir unique de Dieu sur terre et de délivrer l’homme de la dépendance d’autrui et de délivrer les hommes de la servitude de ceux qui ont usurpé l’autorité divine sur terre. Pourtant ceux qui s’étaient attribué le pouvoir de Dieu, ne pouvaient rester les bras croisés à l’égard de l’Islam. Quant à lui, il s’acharnera de son coté afin de délivrer les hommes du pouvoir usurpé par une poigné de charlatans. La lutte éternelle pour la liberté de l’homme continuera jusqu’à ce que la religion soit entièrement vouée à Dieu.

La fin de la guerre à la Mecque n’était qu’une étape de la longue stratégie. Le début de l’exode «Hijra» à Médine en fut une autre. Les raisons qui ont incité les groupements Musulmans de Médine, après la première période, à combattre, n’ont rien à faire avec la garantie de paix accordée à la ville. Puisque la garantie de paix en faveur de la ville est un premier résultat des étapes suivis par le mouvement et non pas le résultat final. Ce résultat, en effet, le déclenchement du processus en garantissant la base de départ : départ vers la libertin de l’homme et l’élimination des obstacles qui l’empêchaient de s’y libérer de ses propres handicaps.

La recommandation faite aux croyants d’arrêter les combats à la Mecque est claire, car la liberté d’expression était possible, au dirigeant du mouvement, le Prophète Mohamed, de faire appel à sa tribu, les Béni Hâchim, pour le soutenir dans sa mission. Ainsi il pouvait s’adresser directement aux coeurs et à l’âme des gens. Il n’y avait plus, à ce moment, d’autorité politique organisée qui aurait empêché de faire entendre sa voix, ou qui aurait interdit aux gens de l’écouter ! Il n’était donc plus nécessaire, à cette époque, de faire usage de la force, que pour d’autres impératifs qui existaient à cette époque, et dont j’ai donné un aperçu dans l’étude (Tafseer) «A l’ombre du Coran» dans l’explicatif du verset : «As-tu remarqué le comportement de ceux à qui naguère, il fut dit: « Pas d’hostilité, accomplissez la Salat et donnez la Zakat».12

12 Sourate an-Nissâ (les Femmes), verset 77 la est motivé, peut-être, par le fait que la période Mecquoise est une période d’éducation et de préparation, préparation dans un environnement particulier et pour un milieu bien déterminé, destinée à certaines gens. Les buts poursuivis par l’éducation étaient la préparation d’un tel milieu. C’est-à-dire habituer l’Arabe à la patiente envers l’oppression et supporté l’injustice infligées à sa personne ou à ceux qui se trouvent sous son autorité pour qu’il puisse se libérer par lui-même. Enfin libérer sa personne et celle de ses subordonnés qui ne seront plus pour lui le pôle d’attraction et le promoteur essentiel de sa vie. On l’habituait, à cette époque, à savoir se dominer, en freinant ses penchants, et sa propre nature. On l’habituait à vivre au sein d’une société organisée, qui a une direction à laquelle il doit se référer au sujet de tous se qui touche sa vie. Il doit se conformer aux directives de cette direction quelles qu’elles soient, même si elles contraient sa nature et ses habitudes.

C’était là, la base sur laquelle reposait la personnalité de l’individu arabe, la construction de la société Musulmane soumise à une direction dirigée, une société civilisée progressiste, une société détachée de l’anarchie et du tribalisme sauvages qui régnait.

Il se peut aussi, qu’étant dicté par un appel pacifique, cela a plus d’effet et d’efficacité dans un milieu comme celui de Quraïsh, connu pour son ferme attachement à ses origines et son recours facile aux armes. En gager le combat avec Quraïsh, dans une pareille époque aiderait à rehausser le ton, et à provoquer une série de représailles et de vengeances comme celle qui a déclenché les guerres de Dahesse, El-Ghabraâ et El-Bassous. Ces guerres ont duré de longues années, au cours desquelles des tribus entières furent décimées. Des nouvelles vendettas seraient toujours liées, dans l’esprit et les souvenirs à l’Islam et ne pourraient jamais prendre fin L’Islam, au lieu d’être la révélation d’une religion, serait alors une série de représailles vindicatives et se détournerait de sa vocation essentielle, alors qu’il n’est qu’à son début. Cela risquerait de le vouer à l’immobilisme pour toujours !

Une autre raison aussi que l’on voulait éviter de semer la graine de la discorde en déclenchant des luttes sanglantes au sein de chaque maison. En effet, s’il n’y avait pas d’autorité publique, qui se chargerait de punir et corriger les convertis. Cette tâche reviendrait à ce moment-là aux chefs de chaque famille qui devaient martyriser et corriger ceux qui veulent abandonner le cadre de l’autorité familiale. Dans ces circonstances, la permission de combattre signifierai une le début d’une ère de discorde et chaque maison seraient devenue un champ de bataille. Le peuple aurait dit «Voilà ce que signifie l’Islam!». On a même dit cela au sujet de l’Islam, alors que le combat n’était pas encor autorisé !

Quraïsh a, en effet, mené une campagne de dénigrement contre le Prophète. Au sein des délégations des tribus arabes venues pour le pèlerinage ou pour le commerce, on a prétendu que Mohamed sème la discorde entre le père et son fils, en plus de la discorde qu’il a semé au sein de son peuple et de sa propre famille ! Comment serait devenue la situation alors, si cela aurait été le cas et si il avait donné aux fils de devenir des parricides? Au tuteur de tuer son pupille, au sein de chaque maison ?

Cela résultait aussi, peut être par le fait que Dieu savait que certains contradicteurs, au début de l’Islam empêchaient les croyants d’observer leur religion, après les avoirs combattus et martyrisés. Dieu savait peut être que ces contradicteurs finiraient donc par renforcer les rangs de l’armée des convertis et se classer parmi ses dirigeants, comme ce fut de Omar Ibn al-Khattâb !

C’était aussi, à cause du courage et de la noblesse du caractère arabe au sein du milieu tribal. Les arabes avaient tendance à se porter au secours de toute victime d’injustice qui supporterait son infortune avec stoïcisme, surtout lorsque la victime est noble. De nombreux faits on, en effet, prouvé l’authenticité de cette thèse. Ibn Dagnah, par exemple, n’a pas accepté de laissé Abu Baker de quitter le Mecque et de s’exiler. Il avait considéré sa décision comme une honte pour les Arabes, et il lui a même proposé sa protection. La dernière marque de ce processus est l’abolition de l’acte du boycottage des Béni Hâchim, dressé contre la tribu d’Abî Tâleb, très longtemps assiégée à tel point qu’elle faillit périr de faim. Dans un autre milieu de l’ancienne civilisation s’il avait refusé la soumission, l’acceptation de l’injustice serait de nature à provoquer l’humiliation et le mépris du milieu et un sentiment de vénération envers l’injustice et l’oppresseur!

Cela était, peut être, à cause du petit nombre de musulmans à cette époque et de leur concentration à la Mecque, car la nouvelle religion ne s’était pas encore propagée sur toute la péninsule arabique. Même si elle s’était répandue c’était par brides d’informations vagues et sans continuité. Les tribus arabes s’étaient tenues à l’écart d’une bataille qu’ils considéraient comme limitée, entre les Quraïsh et quelques uns de leurs fils. Elles attendaient, avant d’agir, de connaître l’aboutissement de la situation. En pareilles circonstances, il est possible que la bataille ait un terme et me querelle domestique du Quraish. Dans ces circonstances, si on avait permis le combat, cette guerre limitée aurait eu comme conséquence l’annihilation complète des musulmans et ce même si ils auraient tué un grand nombre de leurs adversaires. L’idolâtrie aurait continué et l’aube de la naissance d’un système musulman ne se serait jamais produite et n’aurait jamais atteint son zénith, alors que l’Islam est indiqué pour être un message universel destiné au monde.
Pendant la période Médinoise le combat n’était pas encor prescrit là aussi, car le Prophète (PBSL) avait signé un pacte avec les juifs de Medina et avec les Arabes incroyants (ainsi que ceux des environs de Médine), une action qui était nécessaire à ce stade de la révélation.

D’abord, parce qu’il y avait une occasion ouverte pour la prédication utile à la propagation de l’Islam. Il n’y avait aucune force politique qui entravait cette possibilité et la liberté des populations a accepté les préceptes Islamiques. Tout le monde avait reconnus l’existence du nouvel état Musulman et l’autorité de son chef, le Prophète Dieu, Mohamed paix et salut sur lui, pour ce qui concernait les affaires politique de cet état. Il a été convenue par tous les parties, dans la convention signée, que personnes ne feraient de traité de paix ou déclaration de guerre ou même établiraient des relations avec l’étranger sans permission exprès et l’accord préalable du Prophète (PBSL). Ainsi, la vraie puissance de Medina était aux mains de l’idéologie politique islamique. Les portes étaient également grande ouvertes à la prédication et il y avait une grande liberté de croyance.

Ensuite, à ce stade la Prophète (PBSL) a voulu conserver tous ses efforts dans le combat contre Quraïsh, dont l’opposition implacable était un grand obstacle dans la propagation de l’Islam de au sein d’autres tribus qui attendaient pour voir les résultats finals de la lutte. C’est pourquoi le Prophète (PBSL) s’est empressé d’envoyer des groupes de prédicateurs et de combattants pour libéré les zones influencées par Quraïsh. Le premier régiment était celui commandé par Hamza Ben Abdel Mouttaleb, partit au mois du Ramadhan, sept mois seulement après l’exode (Hijra).

Puis, les contingents se succédèrent, neuf mois a peine après l’exode, en suivirent d’autres au treizième, puis au seizième et enfin au dix-septième mois. Le régiment commandé par Jahash d’Abdullah fut le premier à affronter l’armé ennemi qui avait lancé une expédition contre eux. Ceci s’est produit pendant le mois de Rajab, qui a été considéré un mois sacré. A ce sujet Dieu fit descendre le verset de la Sourate La Vache suivant

«Ils vous interrogent au sujet du combat en mois sacrés. Dis : Y combattre est un péché grave, mais il est plus grave encore auprès de Dieu de faire obstacle au sentier de Dieu, d’être impie envers Dieu et la Mosquée sacrée, et d’en expulser ses habitants. L’association est plus grave que le meurtre».13

13 Sourate al-Baqarah (la Vache), verset 217
14 Sourate an-Nissâ (les Femmes), verset 74
15 Sourate an-Nissâ (les Femmes), verset 75

Pendant le Ramadan de la même année, la bataille de Badr eu lieu et la Sourate al-Anfâl fut révélée pour relater cette bataille. L’Etude approfondie des circonstances qui ont engendré cette situation ne permet pas d’affirmer si oui ou non le mouvement islamique repose sur la notion de défense dans le sens stricte du terme, comme veulent le faire croire les défaitistes en face de la situation actuelle, et devant les sournoises attaques de la part des orientalistes!

Ceux qui ont tendance à rechercher de vagues raisons défensives nécessaires à caractère défensif dans l’histoire du d’expansion Islamique, ne résisteraient pas un instant à l’attaque des orientalistes, au moment où les musulmans ne disposaient plus de forces matérielles, et n’avaient même pas la foi. Sauf ceux que Dieu a voulu sauvegarder et qui persistaient à observer le serment solennel de l’Islam par la libération de l’être humain sur terre de toute domination autre que celle de Dieu. Ceux là cherchaient des justifications littéraires à lutte menée par l’Islam
Mais le mouvement islamique n’a besoin d’aucun argument pris des littératures autres que ceux contenues dans les versets coraniques :

«Qu’ils combattent donc sur le sentier de Dieu, ceux qui troquent la vie présente contre la vie future. Et quiconque combat dans le sentier de Dieu, tué ou vainqueur, Nous lui donnerons bientôt une énorme récompense».14

«Et qu’avez vous à ne pas combattre dans le sentier de Dieu, et pour la cause des faibles: hommes, femmes et enfants qui sont opprimés et qui appellent “Seigneur ! Faites-nous sortir hors de cet cité dont les personnes sont des oppresseurs, et assigne nous de Ta part un allié, et assigne nous de Ta part un secoureur».15

«Ceux qui croient combattent pour la cause de Dieu, tandis que ceux qui ne croient pas le combattent pour la cause du Taghût (tyrannie). Eh bien, combattez les alliés de Satan. En effet, la ruse du Diable est faible».16
16 Sourate an-Nissâ (les Femmes), verset 76
17 Sourate al-Anfâl (le Butin), verset 38
18 Sourate al-Anfâl (le Butin), verset 39
19 Sourate al-Anfâl (le Butin), verset 40
20 Sourate at-Tawbah (le Repentir), verset 29
21 Sourate at-Tawbah (le Repentir), verset 30
22 Sourate at-Tawbah (le Repentir), verset 31
23 Sourate at-Tawbah (le Repentir), verset 32

«Dis à ceux qui ne croient pas que, si ils cessent, on leur pardonnera ce qui c’est passé. Et s’ils récidivent, (ils seront châtiés); à l’exemple de ceux qui les ont précédés».17
«Et combattez les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion (la foi) soit entièrement (dédiée) à Dieu. Puis, s’ils cessent (ils seront pardonnés car) Dieu vois ce qu’ils font».18

«Et s’ils tournent le dos, sachez alors que Dieu est votre Maître. Quel exellent Maître et quel exellent Protecteur!».19

«Luttez contre ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et Son messager ont interdit, et que ne professent pas la véritable religion, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils payent la Jizyah de leurs propres mains et soient soumis».20

«Les juifs disent : «Uzayr est le fils de Dieu», et les chrétiens disent : «Le Messie est le fils de Dieu». Tel est leur parole provenant de leurs bouches». Ils imitent les dires des mécréants qui les ont précédées. Que Dieu les anéantisse ! Comment se sont-ils pervertis!».21

«Ils ont pris leurs rabbins et leurs prêtres, ainsi que le Messie fils de Marie comme seigneur en dehors de Dieu, alors qu’on ne leur a commandé que d’adoré un Dieu unique. Pas de divinité à part lui ! Gloire à lui ! Il est au dessus de ce qu’ils [Lui] associent».22

«Ils veulent éteindre avec leurs bouches la lumière de Dieu, alors que Dieu ne veut que parachever Sa lumière, quelque répulsion qu’en aient les mécréants».23

Les raisonnements concernant le Djihad qui ont été décrits dans les versets ci-dessus sont d’établir l’autorité de Dieu, de bannir les pratiques méchantes et diaboliques, d’abolir du règne des individus qui consistait à dominer leurs semblables, alors qu’ils devraient tous se soumettre au pouvoir Divin de Dieu le Très Haut. Cela est largement suffisant pour confirmer le principe «pas de contrainte en religion». C’est-à-dire pas de contrainte pour la foi et la conversion à une religion quelconque après l’affranchissement de l’esclavage. Et pour confirmer le principe du Pouvoir unique de Dieu.

Le Djihad en Islam est justifié dans le but d’une libération complète de chaque homme dans le monde de la servitude vis-à-vis d’autres êtres humains de sorte qu’ils ne puissent servir que Dieu l’Unique sans lui accorder aucun associé. C’est en soi une raison suffisante qui existait déjà dans le coeur des musulmans lorsqu’ils entreprirent leurs conquêtes. Toutes les fois où on leur posait la question : «pourquoi combattez-vous?» aucun ne répondait : «mon pays est en danger et ce combats pour sa défense» ou que «les Persans et le Romains nous ont envahis» ou pour finir «nous voulons instauré notre domination et voulons faire tombé les corrompus».

Les musulmans répondaient plutôt qu’ils voulaient suivre les exemples de Rab’î Ibn Amer, de Hudayfa Ibn Mohsen et de Moghîra Ibn Châaba, lorsqu’ils répondaient à Rostom le chef de l’armée Persane. Qui lors de la bataille de Qâdisiyyah, s’est enquit auprès d’eux trois jours durant sur les raisons qui les poussaient à combattre. Ils répondaient «Dieu nous à envoyé pour épargner ceux qui le désirent, de l’adoration de leurs semblables et leur permettre de ne vénérer que Dieu, de les libérer d’une vie limitée pour une vie plus large, de l’injustice des croyances à la justice de l’Islam. Pour cette raison, Dieu a chargé son Envoyé de révéler Sa religion aux gens. Ceux qui accepteront la religion de Dieu, auront la vie sauve, garderont leurs terres et leurs biens, mais ceux qui refuseront la religion de Dieu subiront la guerre. Nous ne mettrons fin à cette guerre que lorsque nous soyons victorieux ou Martyres».

Ce sont les raisons inhérentes à la nature même de cette religion. De même, que le message universel d’une libération. Sa manière pratique de combattre et de faire face à la situation et aux conditions humaines par des méthodes appropriées et perpétuellement renouvelées. Cette auto justification a existé dés le début même de l’Islam, alors qu’aucune attaque contre la terre d’Islam et aucune menace contre les Musulmans n’existait. C’est une justification qui réside dans la nature même de la méthode du message et dans son réalisme, face aux obstacles effectifs dressé par les groupements humains. Et non pour des raisons défensives limitées dans l’espace et le temps ! Il suffit que le Musulman entreprenne le combat avec toutes ses forces et tous ses biens pour faire triompher le règne de Dieu et ces hautes valeurs dont il ne tire aucun profit personnel. Aucun profit personnel ne l’aurait incité à entreprendre un pareil combat.

Le Musulman, avant d’entreprendre la lutte par les armes avait certainement mené le grand combat contre lui-même, Satan, ses propres désirs et ambitions. Contre ses intérêts personnels, de sa famille ou de sa nation, contre tout ce qui est contraire à l’Islam. Et contre tous les obstacles qui barrent le chemin à l’adoration de Dieu et à l’exécution de Son autorité sur terre, bannissant ainsi le pouvoir des dictateurs qui se sont attribués le pouvoir divin.

Ceux qui disent que le Djihad en Islam n’est que «défense de la patrie de l’Islam», diminuent la grandeur de la façon de vivre la religion islamique et la considèrent moins importante que leur «patrie». Ceci n’est pas le point de vue islamique et est complètement étrangère à la conscience de la religion islamique.

Il y a là, en effet, un nouveau point de vue, étranger à la nature de l’Islam. La foi et la méthode représentent cette nature et la société régie par cette méthode, sont les seuls aspects de la nature de la religion Musulmane. Quant à la terre et la patrie n’a en soi aucune valeur ou poids ! Du point de vue islamique, la seule valeur que la terre peut avoir provient du seul fait que Dieu y exerce sa Souveraineté. Elle n’a de valeur que si elle considéré de la sorte. La terre pouvait être le bastion et la maison de l’Islam, mais aussi le point de départ pour la libération des hommes.
Naturellement, dans ce cas la défense de la «patrie de l’Islam» constitue en quelque sorte la défense de la foi islamique, de cette religion et de la communauté qui la compose. Cependant, sa défense n’est pas l’objectif final du mouvement islamique dans le Djihad. Car la défense de «la maison de l’Islam» est un facteur pour faire triomphé le règne de Dieu et considéré cette défense comme point de départ pour transmettre le message a toute l’humanité. Car le genre humain est l’objet de la religion Musulmane, la terre entière étant son champ d’action !

Comme nous l’avons décrit précédemment, il y a beaucoup d’obstacles pratiques pour l’établissant des règles de Dieu sur terre, telle que la puissance matériels de l’état, des organismes et des milieux sociaux. L’Islam emploie la force seulement pour anéantir ces obstacles. De sorte qu’aucune entrave ne se dresse pour l’empêcher d’adresser son message aux foules et ainsi touché leurs coeurs et leurs âmes en leurs laissant la liberté de choisir.

Nous ne devons pas être trompés ou effrayés par les idées véhiculées par les attaques des orientalistes sur les origines du Djihad. Il ne faut non plus perdre confiance et faire notre propre autocritique face aux pressions des grandes puissances du monde, et que nous nous mettions à essayé de trouvé des justifications sur les raisons du Djihad. D’ailleurs ce genre de justifications est contraire et étranger aux règles de la nature même de la religion Islamique. Elles revêtent des formes défensives provisoires. La lutte Islamique frayera son chemin décisif, avec ou sans justifications!

En considérant les événements historiques, nous ne devrions pas négliger les considérations particulières de la nature de l’Islam, de son message universel et surtout de sa méthode réaliste. Nous ne devons pas confondre ces derniers avec les impératifs de sa défense provisoires.

Aucun doute cette religion ne doit se défendre que contre des agresseurs. Puisque le fait de défendre le Pouvoir de Dieu et la libération de l’homme, des dominations autres que celle de Dieu, peut détenir le pouvoir absolu et suprême, et représenter tout cela dans un mouvement d’action de celle de l’idolâtrie, et la naissance d’une société indépendante et distincte que renie le pouvoir des créatures et croit que Dieu, Seul, est l’existence d’une pareille religion sous cette forme est de nature à inciter les sociétés idolâtres qui entourent la société musulmane à l’anéantir et garantir ainsi la défense de leur propre existence, et la société musulmane ne peut à son tour que réagir et se défendre.

Cette situation était inévitable. Elle a débuté avec la naissance de l’Islam même. Cette bataille fut imposée à l’Islam, donc il n’y avait pas de choix. Il y là une lutte naturelle entre deux sociétés qui ne peuvent coexister indéfiniment. Tout cela est donc vrai. A partir de ce point de vue, il est indispensable pour l’Islam de se défendre, et de livrer une bataille défensive. Il peut se produire que les ennemis de l’Islam s’accordent des moments de répit à l’égard de l’Islam et si celle-ci les laisseraient à l’abri derrière leurs frontières géographiques pour que certains hommes continuent leur assouvissement sur d’autres et ne s’insurgerai pas en prolongeant pas son message et sa déclaration universelle de liberté à l’intérieur de leur domaine!

Mais l’Islam ne peut pas être d’accord sur ce point à moins qu’ils ne se soumettent à son autorité en payant la Jizyah, qui fera office de garantie que leurs portes sont ouvertes à la prédication de l’Islam sans entraves matérielles ou politique de la part des autorités. Ceci est la vraie nature de cette religion et de sa mission, car c’est une déclaration solennelle de la souveraineté de Dieu sur toute la création et de la liberation de l’homme à l’idolâtrie.

Il y a une grande différence entre ce concept de l’Islam et l’autre, qui le considèrent confiné aux limites géographiques et raciales, et ne prend des mesures uniquement dans le but de se défendre, que lorsqu’il subi une agression. Dans ce dernier cas, tout son dynamisme inhérent est perdu. Pour comprendre le dynamisme de l’Islam avec la clarté et la profondeur, il est nécessaire de se rappeler que l’Islam est une façon de vivre pour l’homme prescrit par Dieu. Ce n’est pas un système synthétique, ni une idéologie d’un groupe de personnes donné a une race particulière.

Nous ne pouvons pas justifier les raisons externes du Djihad que dans le cas où nous ne pouvons plus posséder dans notre nature cette vérité irréfutable. En sachant que la question fondamentale qui se pose ici est la souveraineté de Dieu et de l’obéissance de ses créatures a Son unicité, il est impossible qu’une personne se rappelle cette grande vérité et recherche encore des justifications à la lutte Islamique.

L’Islam fut contraint d’engager une bataille inévitable pour sauvegarder son existence, alors que les autres sociétés idolâtres devaient nécessairement l’attaquer. L’Islam devait progresser dès le début et engager la bataille.

Aux premières étapes du mouvement islamique il est difficile de distinguer entre ces deux concepts, parce que dans l’un ou l’autre cas l’Islam devait engager la bataille. Cependant, aux étapes finales, quand les batailles initiales furent gagnées, la distance et la différence entre les deux concepts furent grands, elles changeraient les sentiments et les conceptions du but et de la signification du message Islamique. Et c’est ici que se trouve le danger.

Il y a également une grande différence dans l’idée d’Islam en tant que Voie divine et dans l’idée que c’est un système géographiquement délimité. Selon la première idée, l’Islam a hérité de ce monde pour établir les règles de Dieu sur terre, inviter toutes les personnes vers le culte de Dieu, et pour faire une réalité concrète de son message sous forme de communauté islamique dans laquelle les individus sont libres de la servitude des hommes et sont soumis ensemble à Dieu, pour ne suivre seulement que la Charia de Dieu. Cet Islam a un droit et est tenus de faire disparaître tous les obstacles qui lui barrent la route pour s’adresser aux coeurs et aux âmes des êtres, sans l’interférence et l’opposition artificielles des régimes politiques des états. Dans une seconde idée, l’Islam est un système national dans un territoire bien déterminé qui ne prend sont droit de se défendre que lorsqu’il est attaqué ! Certes, dans ces deux conceptions bien distinctes, l’Islam doit oeuvrer et lutter. Mais ses buts et ses résultats sont entièrement différents, que ce soit dans le concept ou dans la pratique.

En effet, l’Islam a le droit de prendre des initiatives et progresser. Ce n’est pas l’héritage d’un pays particulier, c’est la religion de Dieu et elle est destinée au monde entier. Elle a le droit d’évoluer et de détruire tous les obstacles sous forme d’ordre établis et de traditions qui limitent la liberté de l’homme d’avoir le choix. Elle ne s’attaque pas aux individus gratuitement ni ne les force à accepter cette croyance. Par contre elle s’oppose par la force aux régimes et aux traditions pour libérer les êtres humains de ces influences néfastes entravent l’homme dans sa liberté de choix.

C’est le droit de l’Islam de libérer l’humanité de la servitude à une minorité d’êtres humains de sorte qu’elle puisse se mettre qu’au service de Dieu seul. Ainsi il réalise son serment solennel qui consiste à faire respecter le règne de Dieu. Ce règne ne peut être valable que sous l’égide d’un régime Islamique établi par Dieu à l’intention de tout les homme qu’ils soient gouverneurs ou gouvernés, noirs ou blancs, riches ou pauvres, ignorants ou instruits. Sa loi est homogène pour tous, et tous les êtres humains en sont également responsables. Dans tout autre système, les êtres humains obéissent à d’autres êtres humains et suivent des lois synthétiques. La législation n’incombe qu’à Dieu Seul, tout homme qui s’octroie le privilège de décréter des législations pour se rendre maître d’autrui, se serait considéré comme Dieu dans les prérogatives et dans pratique, que ces intentions soient révélées ou cachées.

L’Islam n’est pas simplement une croyance, restreinte uniquement à la prédication et au prêche, mais c’est une voie représentée par un mouvement d’action qui agit en vue de libéré l’humanité, c’est une façon de vivre. Les autres sociétés ne lui donnent aucune occasion d’organiser la vie de leurs administrés selon sa propre méthode. Par conséquent c’est le devoir de l’Islam de détruire de tels systèmes, car se sont des obstacles à la liberté universelle et à faire régner le pouvoir de Dieu sur terre.

Les exégètes musulmans contemporains se sont allés au défaitisme étant soumis à la pression de la situation actuelle et aux attaques sournoises des orientalistes, ils sont génés lorsqu’il s’agit de reconnaître cette vérité. Les orientalistes ont dépeint un tableau de l’Islam comme mouvement violent et oppresseur qui a imposé sa croyance aux gens par l’épée. Or ils savent que cela est totalement faux et savent très bien que l’Islam est loin de conception, ce.n’est qu’une manière machiavélique de porté atteinte aux mobiles réels de la lutte islamique. Mais nos savants musulmans, ces défaites, ne font que se justifié et n’argumentent que par des propos défensifs ! Ils sont ignorants de la vraie nature de l’Islam.

Ils omettent ainsi le tempérament et la fonction authentiques de l’Islam et son droit d’oeuvrer, dés le début, pour la libération des hommes. Ces savants contemporains et défaitistes ont adopté la conception occidentale de la « religion » Islamique. L’interprétation occidentale soutient que la religion Islamique n’a aucun rapport avec l’organisation politique de la vie pratique, de sorte a faire croire que la lutte Islamique est déclenchée pour imposer cette religion aux gens ! Mais ce n’est pas le cas, car l’Islam est une façon de vivre ordonnée par Dieu pour toute l’humanité. Elle consiste à ne se soumettre à aucune autre conception qu’à la souveraineté de Dieu. Le Djihad en Islam a été instauré pour rendre cette manière de vivre dominante dans le monde. En ce qui concerne la croyance, elle dépend clairement de l’opinion personnelle, sous la protection d’un système général dans lequel tous les obstacles à la liberté de croyance personnelle ont été supprimés. C’est une question entièrement différente et elle jette une lumière complètement nouvelle sur la lutte Islamique.

Dès le moment où une société islamique voit le jour et reflète la Voie Divine, Dieu lui concède le droit d’action pour prendre le pouvoir et instauré une autorité politique propre à elle. Ce qui se fait en écartant la question de la foi pour la confier au domaine émotionnel et à la liberté de conviction individuelle. Si Dieu a dispensé les musulmans de combattre pendant une certaine période, c’était une question de stratégie plutôt que de principe, c’était une question de méthodes et non de principe, une question soulevée par les exigences du combat et non de la foi. C’est à lumière de cette explication que nous pouvons comprendre les versets du Saint Coran qui concernant les diverses étapes de ce mouvement. En lisant ces versets, nous devrions toujours maintenir à l’esprit qu’une de leurs significations est liée aux étapes particulières du développement de l’Islam, alors qu’il y a une autre signification générale qui est liée au message inchangeable et éternel de l’Islam. Nous ne devrions pas confondre ces deux aspects.
Chapitre : la nationalité du croyant, c’est sa foi

L’Islam est venu à l’humanité par l’intermédiaire d’une nouvelle conception qui concerne les relations et les sentiments, le jour même où l’Islam a voulu traiter le fond même des principes et des considérations, et celui d’où on recueille ces mêmes principes et ces mêmes considérations. L’Islam est venu pour ramener l’être humain à son Créateur et pour faire valoir le seul pouvoir du Créateur sur toute la terre, cette terre à laquelle il retournera par ses liens, ses sentiments; il est sorti d’elle et c’est à elle qu’il retournera. L’homme est venu ici-bas pour décider par la volonté de Dieu qu’il y a un lien entre lui et son Créateur; si ce lien était brisé, il n’y aurait ni amour ni continuation.

«Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Dieu et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Dieu et à Son Messager, fussent-ils leur pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu».24

24 Sourate al-Mujadalah (la Discussion), verset 22
25 Sourate An-Nissâ (les Femmes), verset 76
26 Sourate al-An’am (les Bestiaux), verset 153
27 Sourate al-Mâida (la Table Servie), verset 50
28 Sourate al-Jathia (l’Agenouillée), verset 18
29 Sourate Jonas, verset 32

Il n’y a en effet qu’un seul parti et c’est celui de Dieu le très haut; il est unique; tous les autres partis appartiennent au diable et au tâghoût (rebelle) : «Les croyants combattent dans le sentier de Dieu, et ceux qui ne croient pas combattent dans le sentier du Taghoût. Eh bien, combattez les alliés du Diable, car la ruse du Diable est certes, faible».25 D’autre part il n’y a qu’une seule voie qui mène à Dieu le très haut; quant aux autres voies, elles mènent toutes, ailleurs et jamais à Dieu : «Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu’Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété».26

Il n’y a qu’une seule organisation, qui est l’organisation islamique, les autres organisations ne mènent qu’à l’idolâtrie. «Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur que Dieu, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?».27 Il n’y a qu’une seule et unique institution, c’est la religion de Dieu le très haut; toutes autres institutions ne sont en réalité que purs mensonges. «Puis, au sujet du Commandement, nous t’avons mis sur un grand chemin. Suis-le donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas».28

Il n’y a qu’un seul droit qui ne se multiplie pas; tout autre droit n’est qu’usurpation: «Au delà de la vérité qu’y a-t-il donc sinon l’égarement? Comment alors pouvez-vous, vous détourner?».29

Il n’y a qu’une seule maison; c’est celle de l’Islam dans laquelle se tient un Etat musulman, où règne la religion de Dieu dont les règles y sont de cours et où les musulmans veillent les uns sur les autres. Toute autre maison n’est qu’hostilité pour le musulman et son rapport avec elle ne devrait être que la guerre ou un armistice lié à des conditions; elle ne peut guère être considérée comme la maison de l’Islam et la bonne entente n’existera point entre ses habitants et les musulmans :

«Ceux qui ont cru, émigré et lutté de leurs biens et de leurs personnes dans le sentier de Dieu, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et secours, ceux- là sont alliés les uns des autres. Quant à ceux qui ont cru et n’ont pas émigré, vous ne serez pas liés à eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent. Et s’ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de leur porter secours, mais pas contre un peuple auquel vous êtes liés par un pacte. Et Dieu observe bien ce que vous oeuvrez. Et ceux qui n’ont pas cru sont alliés les uns des autres. Si vous n’agissez pas ainsi [en rompant les liens avec les infidèles], il y aura discorde sur terre et grand désordre. Et ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier de Dieu, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et porté secours, ceux-là sont les vrais croyants: à eux, le pardon et une récompense généreuse. Et ceux qui après cela ont cru, émigré et lutté en votre compagnie, ceux-là sont des vôtres».30

30 Sourate al-Anfâl (le Butin), versets 72-75
31 Sourate An-nissâ (les Femmes), verset 1

C’est avec cette parfaite clarté et cette irréfutable efficacité que l’Islam est venu ; pour relever l’homme et le libérer des attaches qui le tient à la terre et à l’argile et qui le lient à la chair et au sang qui sont eux-mêmes des attaches à la terre et l’argile. Le musulman ne peut avoir donc de patrie que celle où règne la religion de Dieu; les liens qui le lieront aux autres citoyens seront basés sur les liens qui le lient à Dieu. Le musulman d’autre part ne peut avoir de nationalité que celle de sa foi qui fait de lui un membre de la (nation musulmane) dans la (maison de l’Islam).
L’unique parenté que peut avoir le musulman est celle qui émane de sa foi en Dieu et qui le lie aux autres musulmans qui partagent sa foi… Donc la parenté pour un musulman n’est pas celle qui le lie à son père, à sa mère, à son frère et à son épouse, si la première parenté qui le lie à Dieu n’est pas réalisée.

«Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créé d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Dieu vous observe parfaitement».31

Cela n’empêche pas de traiter les parents avec égard s’ils ont une foi différente, à condition que cette foi n’aille pas à l’encontre de la voie musulmane, dans ce dernier cas on ne doit tenir compte ni de parenté ni faire preuve d’égard, et l’exemple d’Abdallah Ibn Abdallah illustre avec précision ce cas : On relate que Jérir a raconté d’après Ziad que le Messager de Dieu le très haut a appelé une fois Abdallah ben Abdallah ben Abi (que Dieu soit satisfait de lui) et lui a dit : (As-tu entendu ce que dit ton père?) -. L’autre répondit : (que dit-il?) -. Le Prophète lui a dit : (Ton père raconte qu’au cas où nous serions de retour à Médine, le supérieur chassera de la ville l’inférieur). Abdallah répondit : (Oui, en effet, il a raison, vous êtes le supérieur; il est l’inférieur, et sachez bien Ô Messager de Dieu qu’étant à Médine j’étais l’être le plus attaché à ses parents et si Dieu et son Prophète veulent que Je leur apporte la tête de mon père, je n’hésiterai pas une minute à le faire). Le Prophète lui conseilla de ne pas agir ainsi et une fois que tout le monde est arrivé à Médine, Abdallah sorti son sabre, alla voir son père et lui dit: (N’est-ce pas toi qui as dit que le supérieur allait chasser de la ville l’inférieur? Par Dieu, je vais vous prouver lequel entre vous deux, le Prophète et toi, est le supérieur; vous n’allez rester à Médine qu’avec l’autorisation de Dieu et de Son Prophète). Le père d’Abdallah répondit : (Quel malheur, mon propre fils me chasse de ma maison !). Les gens allèrent trouver Abdallah qui leur dit que son père ne pouvait rester en ville qu’avec l’autorisation du Prophète; alors les gens se dépêchèrent et mirent le Prophète au courant de la situation; il leur répondit : (Allez trouver Abdallah et dites-lui qu’il n’empêche pas son père de rentrer chez lui) Ce qu’ils firent. Et Abdallah dit : (Si telle est la volonté du Prophète, qu’il en soit ainsi).

Il est clair donc, que si le lien de foi existe entre les musulmans, ils ne peuvent être que des frères, même s’il n’y a ni parenté, ni alliances qui les lient, car (tous les musulmans sont des frères). «Ceux qui ont cru, émigrer et lutter de leurs biens et de leurs personnes dans le sentier de Dieu, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et secours, ceux-là sont alliés les uns des autres».32
32 Sourate al-Anfâl (le Butin), verset 72
33 Sourate al-Hashr (l’Exode), versets 9-10

C’est une parenté qui va au-delà de la seule génération et se transmet d’une génération à une autre; elle lie les tout premiers membres de cette nation aux tout derniers par le lien de l’amour, de l’amitié, de la bonne considération et des meilleurs sentiments. «Il [appartient également] à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs coeurs aucune envie pour ce que [ces immigrés] ont reçu, et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant: Seigneur, pardonnes-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux».33

Dieu donne l’exemple aux musulmans par le cortège de la foi qui a marqué tous les temps, cortège composé par les méritants de ces Prophètes qui les ont devancés.

«Et Noé invoqua son Seigneur et dit : Ô mon Seigneur, certes mon fils est de ma famille et Ta promesse est vérité. Tu es le plus juste des juges. Il dit : Ô Noé, il n’est pas de ta famille car il a commis un acte infâme. Ne me demandes pas ce dont tu n’as aucune connaissance. Je t’exhorte afin que tu ne sois pas au nombre des ignorants. Alors Noé dit : Seigneur, je cherche Ta protection contre toute demande de ce dont je n’ai aucune connaissance. Et si Tu ne me pardonnes pas et ne me fais pas miséricorde, je serai au nombre des perdants».34

34 Sourate Houd, versets 45-47
35 Sourate al-Baqarah (la Vache), verset 126
36 Sourate Maryam (Marie), verset 48
37 Sourate al-Mumtahana (l’éprouvée), verset 4
38 Sourate al-Kahf (la Grotte), versets 13-16

«[Et rappelles-toi,] quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu’il les eut accomplis, le Seigneur lui dit: Je vais faire de toi un exemple à suivre pour les gens. - Et parmi ma descendance ? demanda-t-il. - Mon engagement, dit Dieu, ne s’applique pas aux injustes[Sourate Al-Baqarah 1 : 124] Et quand Abraham supplia : Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu de sécurité, et fais attribution des fruits à ceux qui parmi ses habitants auront cru en Dieu et au Jour dernier, le Seigneur dit : Et quiconque n’y aura pas cru, alors Je lui concéderai une courte jouissance [ici-bas], puis Je le contraindrai au châtiment du Feu [dans l’au-delà]. Et quelle mauvaise destination !».35

«Abraham se sépare de son père et de ses familiers lorsqu’il les voit persister dans l’ignorance : Je me sépare de vous, ainsi que de ce que vous invoquez, en dehors de Dieu, et j’invoquerai mon Seigneur. J’espère ne pas être malheureux dans mon appel à mon Seigneur».36

Dieu donne Abraham comme bon modèle et un exemple à suivre : «Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Dieu, seul».37
Et les jeunes gens de la Grotte qui se sont séparés de leurs familles et leurs parents et ont quitté leurs terres pour se consacrer à la foi de leur Dieu et Lui vouant leur entière fidélité. Lorsqu’ils ne purent pratiquer cette foi au milieu des leurs.

«Nous allons te raconter leur récit en toute vérité. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur; et Nous leurs avons accordé les plus grands moyens de se diriger [dans la bonne voie]. Nous avons fortifié leurs coeurs lorsqu’ils s’étaient levés pour dire : Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre: jamais nous n’invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles. Voilà que nos concitoyens ont adopté en dehors de Lui des divinités. Que n’apportent-ils sur elles une preuve évidente? Quel pire injuste, donc que celui qui invente un mensonge contre Dieu? Et quand vous vous serez séparés d’eux et de ce qu’ils adorent en dehors de Dieu, réfugiez-vous donc dans la caverne: votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort».38 L’exemple de la femme de Noé et celui de la femme de Loth illustrent pour ceux qui mécroient comment Dieu les a séparées de leurs époux lorsqu’elles n’ont pas partagé leur foi.

«Dieu a cité en parabole pour ceux qui ont mécru la femme de Noé et la femme de Lot. Elles étaient sous l’autorité de deux vertueux de Nos serviteurs. Toutes deux les trahirent et ils ne furent d’aucune aide pour [ces deux femmes] vis-à-vis de Dieu. Et il [leur] fut dit: Entrez au Feu toutes les deux, avec ceux qui y entrent».39

39 Sourate at-Tahrîm (l’Interdiction), verset 10
40 Sourate at-Tahrîm (l’Interdiction), verset 11
41 Sourate al-Mujâdalah (la Discussion), verset 22

Quant à l’exemple de la femme de Pharaon, il illustre la foi en Dieu : «et Dieu a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauves-moi de Pharaon et de son oeuvre; et sauves-moi des gens injustes».40

Ainsi nous avons divers exemples sur toutes les natures de parentés et de liens; l’exemple de Noé illustre le lien des parents; l’exemple d’Abraham Paix sur lui illustre le lien filial, et de la patrie; l’exemple des jeunes gens de la Grotte illustre à la fois le lien de la famille et celui de la patrie; les exemples des épouses de Noé, de Loth et celle de Pharaon illustrent le lien matrimonial. Et le cortège magnanime continu à concevoir l’authenticité des liens et des parentés jusqu’au moment où la nation du juste milieu arrive, trouve ce patrimoine d’exemples, de modèles et d’expériences et suit la voie divine de la nation croyante.

Le même peuple peut se disperser et le même foyer peut se disloquer lorsque la foi diffère. Dieu qualifie la caractéristique des musulmans par les justes termes suivants :

«Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Dieu et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Dieu et à Son Messager, fussent-ils leur pères, leur fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs coeurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Dieu les agrée et ils L’agréent. Ceux-là sont le parti de Dieu. Le parti de Dieu est celui de ceux qui réussissent».41

On connaît le lien de parenté entre Mohammed et son oncle Abou Lahab et son cousin Amr Ibn Hicham (Abou Jahl); on sait aussi que les exilés ont été acculés à combattre leurs familles, leurs proches parents et qu’ils les ont même tués le jour de Badr… Alors que le lien de foi ne faisait que raffermir les relations entre les exilés et les gens de Médine qui les ont soutenus; ce qui a fini par les rendre parents et frères. Les liens de foi entre les musulmans arabes et leurs frères non arabes, tels que Souhaib Erroumi, Bilal l’Ethiopien et Soulayman le Persan, ont fait éloigner d’eux le sentiment tribal, le sentiment de racisme et l’appartenance à une patrie quelconque. Le Messager de Dieu a dit en effet : «Bannissez le racisme car il est crasseux». Dans d’autres cas il leur a dit : «Nous n’avons pas de gens qui appellent au racisme et nous n’avons pas de gens qui combattent pour le racisme et nous ne perdons jamais de gens qui luttent en faveur du racisme».

Le Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui) a mis ainsi un terme à cette tendance crasseuse qui n’a pas eu de lendemain et à partir de ce jour la patrie du musulman n’était plus la terre, mais (la maison de l’Islam). La maison qui est soumise à sa foi et sur laquelle règne l’unique législation de Dieu; la maison dans laquelle il s’abrite et qu’il défend et pour laquelle il meurt; c’est là réellement (la maison de l’Islam) qui est la maison de tous ceux qui croient à la religion de Dieu et ceux qui se soumettent aux institutions islamiques. La terre sur laquelle ne règne pas l’Islam et qui n’est pas soumise à ses institutions est considérée par le musulman comme une maison ennemie à laquelle il doit livrer combat même si cette terre est son pays natal et dans laquelle se trouvent des parents de sang et d’alliance et même s’il possède sur cette terre des biens et des intérêts.

C’est ainsi que Mohammed, (Paix et Bénédiction sur Lui), a livré la guerre à la Mecque qui est sa ville natale et dans laquelle se trouvent sa famille et ses proches, comme sa maison et les maisons de ses amis et leurs biens. Il n’a considéré la Mecque comme une terre d’Islam qu’à partir du moment où elle fut soumise à l’Islam et qu’elle appliqua sa religion.

C’est cela l’Islam; il n’est ni un vain mot qu’on prononce sur le bout de la langue, ni une naissance sur la terre qui porte une banderole et un titre Islamiques! Ni l’héritage d’une naissance dans une maison aux parents musulmans : «Non!… Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence]».42

42 Sourate an-Nissâ (les Femmes), verset 65
43 Sourate an-Nasr (la Vixtoire), versets 1-3

L’Islam consiste uniquement en cela et il ne s’agit là que de (la maison de l’Islam) seule. Il ne s’agit ni de la terre, ni de la race, ni de liens de parenté, ni d’alliances, ni de tribu, ni de proches. L’Islam a libéré l’homme de son lien avec l’argile pour aspirer au ciel; il l’a libéré du lien du sang qui n’est autre qu’un lien animal pour l’élever à un niveau supérieur. La patrie à laquelle aspire le musulman et qu’il défend, n’est guère une parcelle de terre. La nationalité par laquelle on détermine le musulman n’est pas la nationalité d’un pouvoir; la famille à laquelle le musulman appartient et qu’il défend ne se caractérise pas par un lien de sang, et la bannière qui fait l’honneur du musulman et pour laquelle il se sacrifie n’est pas celle d’une tribu, et la victoire pour laquelle vibre le musulman et pour laquelle il loue son Dieu n’est pas celle d’une armée mais elle se résume dans les propos dans lesquels Dieu a dit :

«Lorsque vient le secours de Dieu ainsi que la victoire, et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion de Dieu, alors, par la louange, célèbres la gloire de ton Seigneur et implores Son pardon. Car c’est Lui le grand Accueillant au repentir».43

C’est une victoire remportée exclusivement sous l’unique bannière de la foi et c’est une lutte menée pour le secours de la religion de Dieu et Sa législation et non pour un quelconque autre but que ce soit, elle est entreprise pour la défense de (la maison de l’Islam) avec les définitions auxquelles nous avons fait allusion et non pour la défense d’aucune autre maison. Elle est armée par la foi en Dieu et non par un quelconque espoir de bénéfice ou de réputation. Elle n’est pas menée pour défendre la terre, la famille, les enfants si ce n’est pour les éloigner de l’égarement: Abou Moussa, que Dieu lui pardonne ses péchés, relate qu’une fois une personne est venue demander au Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui) : «Qui a plus de mérite? L’homme qui combat avec courage, celui qui combat par appartenance ou celui qui combat par pure flatterie». Le Prophète répondit «Celui qui a plus de mérite est l’homme qui combat pour faire régner la loi de Dieu».

La «Chahada» (le martyr) est uniquement dans ce cas elle ne peut être que lorsque la guerre est faite pour servir Dieu.

Toute terre qui combat la foi du musulman, l’empêche de se vouer à sa religion et détériore l’action de sa législation ne peut être qu’une maison ennemie, même si elle abrite sa famille, ses proches, ses familiers, ses biens et son commerce. Et toute terre qui abrite sa foi et dans laquelle règne sa législation peut être considérée comme une maison de l’Islam même si le musulman n’y a ni famille, ni proches et même s’il n’y possède ni biens, ni commerce. La patrie est une maison que commande une foi, une méthode de vie et une législation instituée par Dieu; c’est là la patrie digne de l’homme. Quant à la nationalité, elle est aussi une foi et une méthode de vie et c’est la conception digne des êtres humains. L’appartenance qu’elle soit tribale, raciste, de couleur, ou même à la terre est une appartenance de petite proportion et sous-développée.

C’est une appartenance idolâtre que l’humanité a conçue pendant les périodes les plus basses de son histoire spirituelle; et que l’Envoyé- Messager de Dieu a qualifié d’appartenance crasseuse, qualification qui dégage le dédain et le refus. Lorsque les Juifs ont prétendu être le peuple privilégié et choisi par Dieu, le Créateur a démenti leur mensonge et a soumis l’échelle des valeurs à la notion de foi uniquement, en passant par toutes les générations et sans considérations ni de peuples, ni de races, ni de patries.

«Ils ont dit : Soyez Juifs ou Chrétiens, vous serez donc sur la bonne voie. - Dis: Non, mais suivons la religion d’Abraham, le modèle même de la droiture et qui ne fut point parmi les Associateurs. Dites : Nous croyons en Dieu et en ce qu’on nous a révélé, et en ce qu’on n’a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur: nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis. Alors, s’ils croient à cela même à quoi vous croyez, ils seront certainement sur la bonne voie. Et s’ils s’en détournent, ils seront certes dans le schisme! Alors Dieu te suffira contre eux. Il est l’Audient, l’Omniscient».44 Quant au peuple réellement privilégié de Dieu, c’est la nation musulmane qui arbore la bannière de Dieu, avec toutes ses différentes races, ses peuples, ses couleurs et ses patries : «Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, vous

44 Sourate al-Baqarah (la Vache), versets 136-137

ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Dieu. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers».45

45 Sourate Âl ‘imran (la Famille d’Imrane), versets 110
46 Sourate at-Tawbah (le Repentir), verset 24

La nation dont ont fait partie du premier groupe qui la composait : Abou-Bakr l’Arabe; Bilal l’Ethiopéen; Souhaib le Romain; et Soulayman le Persan et d’autres encore parmi leurs valeureux frères et dont les différentes générations ont merveilleusement pris la relève; sa nationalité est sa seule foi, et sa patrie est la maison de l’Islam, et Celui qui la commande est Dieu, et sa constitution est le Coran.

Cette haute conception de la maison, de la nationalité et de la parenté est la seule qui doive valoir dans les coeurs des partisans de l’Appel à la religion de Dieu et elle doit être nette au point de ne pas admettre la confusion avec les conceptions idolâtres intruses, ni permettre aux images athées de s’y infiltrer: l’athéisme de la terre, celui de la race, celui du peuple, celui de la parenté et celui des petits intérêts urgents, toutes ces formes d’athéisme que Dieu place dans un plateau de la balance et place dans l’autre plateau la foi et ses exigences et laisse aux gens le libre choix :

«Dis: Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, vos clans, les biens que vous gagnez, le négoce dont vous craignez le déclin et les demeures qui vous sont agréables, vous sont plus chers que Dieu, Son messager et la lutte dans le sentier de Dieu, alors attendez que Dieu fasse venir Son ordre. Et Dieu ne guide pas les gens pervers».46

Pareillement, il n’est pas permis que les doutes superficiels au sujet de la véracité de l’idolâtrie et de l’Islam, au sujet de la qualité de la maison ennemie ou celle de l’Islam puissent s’infiltrer jusqu’aux âmes des partisans de l’Appel à l’Islam… Il est certain qu’il n’y a pas d’Islam dans une terre qui ne commande pas l’Islam et cette terre ne peut avoir de religion ni de (maison musulmane) si elle n’applique pas les règles et la méthode islamiques et il n’y a derrière la foi que l’esprit, et il n’y a d’opposé à l’Islam que l’idolâtrie et là où n’est pas la vérité, c’est l’égarement.

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