شبكة الإستخبارات الإسلامية

"They plot and plan but ALLAH also plans and ALLAH is the best of Planners." Qur’an VIII – 30

‘’ويمكرون ويمكر الله والله خير الماكرين ‘’: قال الله عزَّ وجل

سورة الأنفال

رضيت بالله ربا و بالإسلام دينا و بمحمد صلى الله عليه و سلم نبيا رسولا لا إلـه إلا اللـه ... محمد رسـول اللـه

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Tuesday, March 20, 2007

La France et la decapitation des moines de Tibherines

Toutes les preuves montrent que les moines de Tibherines ont ete victimes d'une operation de la DST en Algerie.

NDLR: Trois semaines apres les operations terroristes menees par l'Alliance Base au Maghreb (DST de Sarkosy, Grey Task Force de Cheney), les reseaux sionistes et gaullistes se battent pour le controle du gaz et du brut algerien. Une video qui circulera assurement sur internet montre que c'est bien la DST et les agents de sa filiale algerienne que l'on appele le DRS qui ont decapite les moines de Tibherines... Sarkosy pensait bien faire en proposant Khalifa a Boutef el Habli, histoire aussi de contenter ses maitres sionistes de Washington, et d'ecarter dans le meme temps les generaux membres des reseaux foccards de la DGSE... Ce qui explique pourquoi Rondot se dit pret a tout balancer, Sarkosy est encore et toujours le dindon de la farce...
Moines de Tibehirine: Un témoin bien encombrant
José garçon, Libération, 17 mars 2007http://www.liberation.fr/actualite/monde/241593.FR.php

L’histoire pourrait n’être qu’une cavale de huit ans entre Alger, Damas, Bangkok, Amman, Amsterdam et Paris, où elle risque de s’achever le 20 mars, date à laquelle il sera fixé sur son sort en France. La personnalité du fugitif, Abdelkader Tigha, lui confère pourtant une autre dimension : celle de trois raisons d’État qui, en France, au Vatican et en Algérie, se conjuguent pour occulter toutes les interrogations suscitées par l’assassinat des sept moines français de Tibéhirine en 1996. Leur exécution fut à la mesure des violences qui ont ensanglanté l’Algérie pendant la décennie 90 : seules leurs têtes furent retrouvées et on ignore tout des circonstances de leur mort, que l’Algérie attribue aux GIA (Groupes islamistes armés).

Fin 1999, trois ans après leur exécution, l’irruption d’Abdelkader Tigha dans cette affaire a cependant permis aux services secrets français d’en savoir plus. Venant de déserter l’Algérie, ce cadre du DRS (Département du renseignement et de la sécurité, l’ex-Sécurité militaire algérienne) commence sa cavale. Il passe en Tunisie, puis en Libye avant de débarquer à Damas, où il contacte l’ambassade de France et se dit « prêt à aider contre le terrorisme en échange d’un asile politique en Europe ». Il est envoyé à Bangkok, car il est « risqué pour les agents français de l’interroger en Syrie ». C’est là que, en janvier 2000, trois agents de la DGSE le débriefent. Les réseaux du DRS et des GIA en Europe les intéressent. Les moines de Tibéhirine aussi. Un dossier sur lequel Tigha a beaucoup à dire : de 1993 à 1997, années les plus dures de la « sale guerre » contre les islamistes, il était chef de brigade au Centre territorial de recherche et d’investigation (CTRI) de Blida, haut lieu des opérations d’infiltration des maquis islamistes par l’armée. C’est là que, au matin du 27 mars 1996, il voit arriver à son grand étonnement les moines qui viennent d’être enlevés. Selon Tigha, les otages seront remis à Djamel Zitouni, le chef des GIA de l’époque, dont il est de notoriété qu’il était déjà « retourné » par les services algériens.
Silence. A Bangkok, la DGSE veut des détails sur les moines ; Tigha, des garanties sur son asile. Impossible en France, car « cela créerait des problèmes avec Alger », lâchent les agents français. Tigha se fâche. Fin de l’épisode DGSE. Trois mois plus tard, son visa expire et il est arrêté et emprisonné au centre de détention de l’immigration de Bangkok pendant deux ans. Sans feu vert du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), les détenus ne peuvent partir, une fois leur peine accomplie, que pour une seule destination : leur pays d’origine. Ce que Tigha refuse évidemment. Entre-temps, il a rendu public ce qu’il sait sur les moines et son histoire avec la DGSE (Libération du 23 décembre 2002).En dépit de ces révélations qui recoupent des interrogations présentes au sommet de l’État quant au rôle des services algériens , le silence officiel français est assourdissant. Mais, en 2004, la famille de Christophe Lebreton, l’un des moines, porte plainte contre X auprès du tribunal de Paris « car trop de questions sont restées sans réponse ».
Auditions. Tigha échoue, lui, à Amman. Mais les Jordaniens l’avertissent qu’ils ne « pourront pas faire longtemps la sourde oreille aux demandes d’extradition de l’Algérie ». L’ex-agent se retrouve alors en Hollande, où l’asile lui est refusé, le CICR craignant qu’il se soit rendu coupable de violation des droits de l’homme au CTRI de Blida. Mis en demeure de quitter les Pays-Bas début février, il débarque à Lille, puis à Paris. Assisté de Me Dominique Noguère, vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme, Tigha tente d’obtenir le document lui permettant de demander l’asile politique. En vain. Convoqué ce 20 mars à la préfecture de police, il sera fixé.
En charge de l’instruction sur l’assassinat des sept moines, le juge Bruguière a procédé à quelques auditions, parmi lesquelles celles de Philippe Rondot et du patron de la DGSE de l’époque. Mais il n’a entendu aucun des ex-militaires algériens qui témoignent de l’infiltration des GIA par les services algériens. Alors que Tigha était aux Pays-Bas, le juge affirmait ne pas obtenir de commission rogatoire internationale pour l’y interroger. Mais aujourd’hui il est à Paris. « Il n’y a donc en principe plus de problème pour l’entendre », estime Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme. Sauf à penser que la justice française, à l’instar de Paris, ne veut rien savoir sur l’assassinat des moines. Et préfère tabler sur l’expulsion d’un homme qui affirme avoir vu ces derniers dans une caserne de Blida après leur rapt.
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Monday, March 19, 2007

Les terroristes en Irak, c'est nous les américains

Les terroristes en Irak, c'est nous les américains


Témoin d'un viol collectif de femmes irakiennes par ses supérieurs, un déserteur américain avoue que l'armée de son pays est composée de terroristes !

www.iraqirabita.org
16/03/07

Témoin d'un viol collectif de femmes irakiennes par ses supérieurs, un déserteur américain avoue que l'armée de son pays est composée de terroristes ! Ce témoignage est du soldat déserteur Ky, dans son livre « j'ai fui l'armée américaine ».Ky est un jeune campagnard, analphabète qui vit en Oklahoma. Il a vu dans l'armée américaine et ses promesses- de la couverture sanitaire à la formation professionnelle- la voie toute tracée pour l'ascension sociale et une vie meilleure. En 2002, il n'avait pas encore 24 ans, mais il était marié et père de deux enfants. Il s'engagea alors dans l'armée.
Il raconte que l'officier recruteur lui avait promis de ne pas l'envoyer à l'étranger, mais au bout d'un an seulement, il était en Irak. Après 24 heures de son arrivé en Irak, il a commencé à se poser des questions sur les raisons de sa présence avec ses camarades, dans ce pays. Au mois de décembre 2003, il rentre au pays pour une permission de deux semaines mais ne revient pas en Irak. Il disparaît dans la nature et se cacha jusqu'au mois de mars quand il passe la frontière canadienne avec sa famille, tout près des chutes du Niagara. Le premier jour à Ramadi, j'étais terrorisé. Aussitôt que l'aviation avait cessé de bombarder ces gens, nous avons quitté nos véhicules et commencions à ratisser les rues, à pieds. Je me déplaçais comme une vache, tant mon paquetage, mes armes, mes munitions et autres équipements, pesant près de 100 livres, me courbaient le dos. Notre unité se composait d'une vingtaine d'éléments se déplaçant dans des rues pleines d'irakiens. Je n'ai pu m'empêcher de penser qu'à tout moment un sniper pouvait m'abattre du haut d'un toit de n'importe quelle maison. Les enfants irakiens m'entouraient de toute part comme un essaim d'abeilles, tendant les mains pour quémander à boire et à manger. Les dernières paroles de ma femme, alors que je montais dans l'avion, me revenaient en mémoire: « ne laisse pas ces terroristes t'approcher, même si c'étaient des enfants. Tues les avant qu'ils ne te tuent ». Ce soir là, j'ai été réveillé à 3 heures du matin et on m'a ordonné de quitter le lit parce que dans une heure nous allions faire une descente dans une maison pleine de terroristes !!!
Le Capitaine Cond et d'autres officiers et sous-officiers du grade de sergent, nous ont montré à moi et à mes camarades, une carte satellite et un plan intérieur d'une maison. Notre mission était de faire exploser la porte et de nous introduire dans la maison, très rapidement, pour tout fouiller, à la recherche d'armes et de tout signe d'activités terroristes, puis d'arrêter le plus vite possible les hommes parce que plus notre présence durait dans la maison, plus nous étions exposés aux tirs de mortier et des roquettes. En fait je n'avais aucune idée de ce qui pourrait nous arriver. Dois-je me précipiter par la porte en risquant de me faire écrabouiller par une grenade ? Il y aurait-il quelqu'un qui me ferait exploser le derrière par une rafale de Klachnikof au premier pas dans la maison ? Il y aurait-il un enfant de 6 ans qui aurait reçu une formation de deux jours au maniement des armes et qui m'abattrait alors qu'il est assis sur sa chaise ? Des minutes passèrent alors que j'espérais que l'heure se passe pour en finir avec l'attente. Un ou deux soldats firent quelques mouvements de musculation avant de partir. J'ai emprunté un lecteur CD portable à Masson et je me fis exploser le tympan par le rythme de Ozzie Osbourne. La musique m'aida un peu. J'étais prêt et mon moral était bon. J'ai regardé ma montre en espérant qu'elle avance plus vite.
J'ai pris une cigarette au goût de Bourbon entre les lèvres. On ne peut pas fumer correctement une cigarette quand on a entre les mains un fusil M249. Ces cigarettes sont les meilleures dans ces conditions même si elles rendent la bouche noire comme le pêché et que leurs résidus empoisonnent l'haleine. C'était ma dose de nicotine indispensable avant l'assaut. J'avais retenu ma leçon et appris les ordres. Je connaissais tous les recoins de la maison et la porte que nous devions faire exploser, le nombre d'étages et la mission de chacun de nous lors de l'assaut. J'étais le 3ème à la porte ce qui voulait dire que j'étais le 2ème homme à recevoir les balles s'il y avait quelqu'un à la maison pour nous tirer dessus. Il me fallait me diriger vers la gauche. J'avais toujours ce classement dans les assauts : le 2ème à entrer et à me diriger à gauche. J'ai agrippé mon arme …Elle peut tirer 2000 coups à la minute, mais théoriquement seulement. En fait on ne peut pas garder le doigt sur la détente pendant tout ce temps. Quand on tire des rafales, la chambre se transforme en véritable braise et si l'on continue à tirer plus longtemps, la chaleur risque de détruire l'arme. J'ai fini avec Johns de mettre la charge de plastic sur la porte en 30 secondes. Puis nous nous sommes enfuis d'un côté et de l'autre de la porte pour éviter de nous faire griller.
Après l'explosion, nous nous sommes jetés à 6 dans la maison. Johns était le premier à rentrer. C'était un jeune homme mince, aux cheveux roux. Il était originaire de l'Ohio et toujours très enthousiaste. Nous nous sommes précipités derrière lui à l'intérieur de la maison, solidement armés, avec nos gilets pare-balles, nos mitraillettes automatiques et nos bottes de combat…et la peur au ventre. Je ne suis jamais rentré auparavant dans une maison irakienne. Nous sommes rentrés dans la cuisine en premier. Notre commandant Padella avait ordonné qu'on fouille tout et c'est pour cela que j'ai ouvert le frigidaire dans l'espoir d'y trouver des armes ou des grenades. Rien du tout ! Tout ce que j'ai vu dans le frigidaire, c'était un peu de nourriture et, dans le frigo, des planches de viande à découvert et sans même des sacs de plastic. Juste de la viande congelée. Nous avons couru vers le salon où il y avait des matelas, un à chaque mur. Il y a avait aussi deux enfants, une adolescente et une femme. Ailleurs, dans la maison, il y avait 2 garçons, un adolescent et un jeune d'une vingtaine d'années. Ils étaient frères. Nous avons crié et juré. J'ai craché mon tabac par terre. Mes cris se mêlaient à ceux de mes camarades. Je savais que les gens de la maison ne comprenaient rien mais je criais quand même « à terre, à terre, fermez vos gueules maudites » !
Ils ne comprenaient pas ce que voulait dire Get Down, alors on a frappé les 2 frères jusqu'à ce qu'ils se mettent par terre, on leur a mis les genoux sur le dos puis tiré les mains derrière et en un clin d'œil, nous les avons menottés avec du fil de plastic. Ces menottes serrent encore plus quand les gens bougent les mains et n'ayant pas de clé, il faut les couper au couteau pour démenotter. Nous avons poussé les deux frères à l'extérieur où il y avait 12 de nos camarades. Les 2 frères ont été amenés à un centre américain d'interrogatoire. Je ne sais pas où il se trouve ni comment il s'appelle. Tout ce que je sais c'est qu'on y envoie les mâles de plus de 5 « pieds » de hauteur qu'on trouve dans les maisons que nous fouillons. Je n'ai jamais revu, dans les zones que nous ratissons régulièrement, les gens que nous envoyons dans ces centres. A l'intérieur nous avons continué à mettre la maison sens dessus dessous. Quand on ne trouve rien, ni armes ni choses suspectes, nous nous acharnons à fouiller un peu plus et à mettre tout sens dessus dessous. Nous avons vidé les tiroirs, éventré les matelas et les sommiers, fouillé trois chambres à coucher au deuxième étage puis nous sommes montés au troisième. Nous avons tout fouillé et détruit tous les meubles d'une manière systématique pour chercher des armes et des munitions et tout ce qui peut attester d'une activité terroriste ou la présence d'armes de destruction massive. Nous n'avons rien trouvé à l'exception d'un CD d'un discours de Saddam Hussein. A peine avons-nous terminé de fouiller les entrailles de la maison et de tout casser, un autre groupe a pris la relève pour casser un peu plus, généraliser le désordre, cherchant des armes ou autre chose suspecte qui auraient échappé à notre attention. A l'extérieur de la maison, on m'a chargé de surveiller les femmes et les enfants. On ne les a pas appréhendés mais on ne les laissait aller nulle part et personne ne pouvait aller chez les voisins. Personne ne pouvait rentrer dans la maison non plus. Tous devraient rester là où ils étaient alors que nous dévastions leur maison.
C'est à ce moment là que la jeune adolescente a commencé à fixer des yeux. J'ai essayé de l'ignorer mais elle m'adressa la parole. A l'intérieur, alors que nous leur crions et jurions, à elle et aux siens, il m'a semblé que personne ne connaissait un mot d'anglais. Mais cette jeune fille a commencé à me parler en Anglais alors que ses yeux me perçaient le corps. Elle était si chétive, une peau et des os, ne pesant pas plus de 100 livres. Elle n'était pas une femme accomplie, mais quelque chose en elle était si fort et si dérangeant. Quelque chose en elle me faisait peur et j'espérais pouvoir m'en éloigner rapidement, mais mon devoir était de rester pour l'empêcher de bouger. Mon arme était prête. Elle portait une chemise de nuit bleue et couvrait ses cheveux avec un foulard blanc. Elle ne se couvrait pas le visage si bien que je pouvais la regarder. Ses yeux étaient d'un noir charbon et remplis de haine. Elle m'a demandé en Anglais : « vers où prenez-vous mes frères »? J'ai répondu « je ne sais pas mademoiselle ». Pourquoi vous les prenez ? Je ne peux pas le dire. Quand est-ce que vous nous les ramenez ? Je ne peux pas vous répondre. Pourquoi vous nous faites cela ? Je n'ai pas pu répondre.
Je ne voulais pas qu'elle fasse un scandale, qu'elle commence à crier de sorte que cela attire l'attention de mes camarades dont certains seraient prêts d'user de la crosse de leur fusil pour lui casser les dents. Je n'avais pas passé plus de 24 heures en Irak que j'ai commencé à me poser des questions et à avoir de drôles d'impressions. Premièrement j'étais exposé au danger et je n'aimais pas cela. Je savais qu'avec tous ces soldats et tous ces équipements, j'étais à tout moment et n'importe où, exposé…N'importe quel irakien, avec un fusil, un mur derrière lequel se cacher et une bonne vue, pouvait m'abattre plus rapidement qu'un aigle ne puisse se ruer sur une gerboise. Deusio, depuis mon premier pas dans cette guerre, j'ai senti un malaise et j'ai considéré qu'il y avait une erreur dans notre présence dans ce pays. Nous n'avons rien trouvé dans la maison de cette jeune fille mais nous l'avions dévasté en 30 minutes et arrêté ses deux frères. A l'intérieur, il y avait encore des soldats qui fouillaient la maison. Je ne me sentais pas bien à demeurer garder cette jeune fille dans le garage par le froid de l'aube de ce mois d'avril à Ramadi. Les questions de cette jeune fille m'ont profondément bouleversé et je ne veux pas être dans la position de quelqu'un qui ne peut pas répondre. ..même en mon for intérieur. Les descentes et les fouilles des maisons, de fond en comble, sont l'essentiel des missions auxquelles j'ai participées en Irak.
J'ai participé à près de 200 descentes de ce genre, tout au long de ma mission en Irak et nous n'avons trouvé dans aucune d'elles, ni armes ni preuves de terrorisme. Je n'ai rien trouvé qui puisse justifier la terreur que nous provoquions chaque fois que nous faisions exploser la porte de la maison d'un civil, que nous détruisions tout ce qu'il possédait, que nous battions et interpellions les hommes. Mais le pire c'était ce que nous avions commis lors d'une de ces descentes. C'était une belle maison de deux étages située dans une zone un peu à l'écart. J'ai mis, comme d'habitude, la charge explosive sur la porte et l'avons fait exploser. Aussitôt, nous nous sommes rués dans la maison. Les femmes trébuchaient en sortant des chambres et trois jeunes adolescentes se mirent à crier en nous voyant. Certains de mes camarades les ont maîtrisées de leurs armes alors que d'autres se sont rués à l'intérieur de la maison. On n'avait pas trouvé d'hommes du tout, mais seulement six autres femmes qui avaient entre 20 et 30 ans. Encore une fois mes camardes n'ont pas trouvé trace d'armes ou d'autre chose de suspect et cet échec les a poussés à dévaster un peu plus la maison, à détruire ses meubles, à éventrer les matelas et les sommiers et à jeter par terre le contenu des tiroirs et des armoires. A l'extérieur j'ai trouvé le soldat Hiz avec une femme au garage. Il pointait sa tête de son arme, mais elle n'arrêtait pas de crier pourquoi on leur faisait cela. Hiz lui ordonna de se taire mais elle continua à crier « nous ne vous avons rien fait ». Hiz était fou de colère. Je m'adressai à la femme pour lui dire que nous ne faisons qu'exécuter des ordres et que nous ne pouvions lui parler. Mais elle continua de crier de plus beau : « vous êtes des gens ignobles, vous autres américains. Vous vous prenez pour qui, pour nous faire cela ? ». Hiz lui a asséné alors un coup de crosse à la figure et elle s'est affalée sur le sol, le visage en sang. Elle ne bougea plus. J'ai écarté Hiz en lui disant qu'est ce que tu fais là ? Tu as une femme et deux enfants, tu ne dois pas la frapper ainsi. Il me regarda avec des yeux haineux comme s'il voulait me tuer. Mais il ne toucha plus à la femme.
Cet incident avec Hiz m'a perturbé parce que je ne l'avais jamais vu perdre son calme tout au long de mon travail avec lui en Irak. J'ai eu la sensation que s'il avait perdu son calme et frappé cette femme, c'est que nous sommes tous confrontés à connaître un jour ce genre de réaction. Il s'est passé par la suite quelque chose que je vois depuis dans mes cauchemars. Les femmes ont été introduites par la suite à l'intérieur de la maison et on nous a demandé de surveiller à l'extérieur. Quatre militaires sont entrés et se sont enfermés avec les femmes. Nous n'avons rien vu des fenêtres et je n'ai pas su qui étaient les militaires ni de quelle unité. Mais je sais qu'ils étaient plus gradés que nous et au moins du grade de lieutenant et plus, parce que Joice, qui était une femme lieutenant de notre unité, était avec eux. Sa présence ne les avait pas dérangés du tout. D'habitude quand nous faisions une descente dans une maison, cela durait 30 minutes et même moins, du début à la fin. Nous n'avions aucun désir de rester longtemps dans le même lieu, de peur de subir des attaques au mortier. Mais nos chefs nous ont ordonné de rester à l'extérieur de la maison pendant une heure. Les femmes ont commencé à crier, avec les militaires à l'intérieur et les portes closes. Cela a duré longtemps. Les hommes sortirent enfin et nous intimèrent l'ordre de partir.
C'est alors que je me suis aperçu que les terroristes, c'étaient nous, les soldats américains qui terrorisent les irakiens. Nous les terrorisons, nous les battons, nous détruisons leurs maisons et peut-être que nous les violons ! Celui que nous ne tuons pas, nous lui donnons toutes les justifications du monde pour qu'il se transforme en terroriste ! Qui leur en voudrait de vouloir nous tuer et tuer tous les américains avec tout ce que nous leur faisons subir ? Cette conclusion bouleversante s'est transformée dans mes entrailles à quelque chose qui ressemble à un cancer généralisé qui m'a perturbé au quotidien, tout au long de ma présence là-bas ! Les terroristes en Irak, c'est nous les américains !

Traduit de l'américain en arabe par Boutheina Nassiri et en français par Ahmed Manai
www.tunisitri.net

http://www.alterinfo.net/Les-terroristes-en-Irak,-c-est-nous-les-americains_a7529.html?PHPSESSID=1a99f3b0e0d548c4b1e3b881421d8785
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Sunday, March 18, 2007

Le témoignage d'Olmert (qui a fait l'objet de fuites) révèle l'objectif réel de la guerre contre le Liban


Le témoignage d'Olmert (qui a fait l'objet de fuites) révèle l'objectif réel de la guerre contre le Liban



Son témoignage (qui a fait l'objet de fuites) devant la Commission Winograd (chargée d'enquêter sur les failles du gouvernement israélien tout au long de cette offensive d'un mois), indique qu'il se préparait, en vue de cette guerre, déjà quatre mois, au minimum, avant le casus belli officiel lui ayant servi de prétexte : la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah, le 12 juillet 2006, à un poste frontière. La dévastation du Liban avait apparemment pour objectif d'administrer une leçon tant au Hezbollah qu'à l'ensemble des Libanais.


Ce nouveau témoignage d'Olmert apporte un peu de clarté, pour la première fois, dans la litanie abracadabrante des justifications officielles de la guerre, égrenée depuis son déclenchement.Tout d'abord, on nous a dit que la capture des soldats était un "acte de guerre" du Liban, et qu'une campagne "choc et horreur" était nécessaire afin d'en garantir l'élargissement. Ou encore, comme l'expliqua à l'époque le chef d'état major Dan Halutz - qui avait pris le temps de revendre ses actions avant la chute de la bourse que la guerre qu'il s'apprêtait à déclencher n'allait pas manquer de provoquer -, ses pilotes d'avion allaient "faire retourner le Liban vingt ans en arrière".Par la suite, l'armée israélienne affirma qu'elle s'efforçait de mettre un terme aux frappes des roquettes du Hezbollah. Toutefois, sa campagne de bombardements ne cibla pas les seuls lanceurs de roquettes, mais la quasi totalité du territoire libanais, y compris Beyrouth. (Bien entendu, on passa sous silence, de manière expédiente, le fait que les roquettes du Hezbollah étaient une réplique aux bombardements israéliens, et non le contraire !)Enfin, on nous a gratifiés de variations sur un thème qui tint bon, quant à lui, jusqu'à la fin du conflit : la nécessité de repousser le Hezbollah (ainsi, incidemment, que des centaines de milliers de civils libanais) loin de la frontière septentrionale d'Israël.Ce fut le mobile de la résolution 1701 de l'Onu, qui entraîna la fin officielle des hostilités, à la mi-août.


Tout aussi suspecte sembla la raison pour laquelle Israël décida, au dernier moment, de balancer jusqu'à un million de petites bombes - de vieux stocks américains de bombes à sous-munitions, au taux de "long feu" (d'échec) particulièrement élevé - , lesquelles, aujourd'hui, gisent dans les champs, les terrains de jeu et les cours des maisons du Sud Liban, attendant de déflagrer.Ce qu'il y avait de notable, avant les dernières révélations olmertiennes, c'étaient les récriminations du commandement militaire, qui tenait à se distancer du fiasco que fut, pour Israël, l'agression contre le Hezbollah.Après avoir démissionné, Halutz fit retomber le blâme sur l'échelon politique (c'est-à-dire, au premier chef, Olmert), tandis que ses subordonnés blâmaient à la fois Olmert et Halutz. L'ancien chef d'état major s'était fait avoir principalement en raison du fait, a-t-il été avancé, qu'appartenant à l'armée de l'air, il aurait surestimé la capacité présumée de ses pilotes à « neutraliser » les fusées du Hezbollah.Vu ce contexte, Olmert s'est montré particulièrement coopératif, dans son témoignage devant la commission Winograd. Non seulement il a assumé son entière responsabilité dans la guerre, mais, si on doit en croire les médias israéliens, il a même assuré la publicité de ses déclarations, en organisant lui-même des fuites.


Olmert a déclaré à la commission Winograd que, loin de faire la guerre sur un coup de tête, en réponse à la capture de deux soldats (principal circonstance atténuante de la furie agressive d'Israël), il avait lui-même planifié une attaque contre le Liban, depuis - au bas mot - le mois de mars 2006.Son témoignage est plus que plausible. Des allusions à des plans préexistants d'une invasion terrestre du Liban avaient été effectivement faites dans la presse israélienne, à cette époque. Ainsi, par exemple, au premier jour de la guerre, le Jérusalem Post écrivait : "Voici quelques semaines, seulement, c'est toute une division de réservistes qui a été mobilisée à des fins d'entraînement, en vue d'une opération similaire à celle que l'armée israélienne est en train de mettre en pratique en réplique aux attaques du Hezbollah contre elle, mercredi matin, à la frontière nord (d'Israël)".Olmert a justifié ces préparatifs devant la Commission, arguant du fait qu'Israël s'attendait à ce que le Hezbollah capture des soldats, à un moment ou un autre, et qu'il voulait, dans cette perspective, être prêt pour une réponse impitoyable. La destruction du Liban dissuaderait le Hezbollah d'envisager une opération du même type, à l'avenir.


Mais il existait une route alternative, qu'Olmert et ses commandants auraient pu emprunter : ils auraient pu chercher à diminuer la menace d'attaques à la frontière Nord en éliminant les principales causes de conflit entre Israël et le Hezbollah.D'après le témoignage d'Olmert, il était à la recherche, précisément, d'une solution analogue au principal problème : un petit corridor de territoires connus sous le nom de Fermes de Shebaa, revendiquées par le Liban, mais occupées par Israël depuis 1967. Résultat de l'occupation de la région des Fermes de Shebaa : le Hezbollah a pu arguer du fait que le retrait israélien du Sud Liban, en 2000, n'avait pas été un retrait complet, et que le territoire libanais devait toujours être libéré.L'assertion d'Olmert, toutefois, ne résiste pas à l'examen critique.En janvier, les médias israéliens avaient révélé qu'au moins depuis deux ans, le dirigeant syrien Bashar al-Asad se prosternait littéralement devant Israël au cours de négociations en coulisses visant à la restitution à la Syrie du Golan, aujourd'hui sous occupation israélienne. En dépit du fait que ces pourparlers offrissent à Israël les conditions les plus favorables qu'il pût espérer (y compris la décision de faire du Golan un parc naturel de la paix, accessible aux Israéliens), Sharon, puis Olmert - avec le soutien des Etats-Unis - avaient refusé d'encourager Damas dans cette voie.Un marché conclu avec la Syrie, à propos du Golan, aurait presque certainement signifié la restitution des Fermes de Shebaa au Liban.


Si Israël, ou les Etats-Unis, l'avaient bien voulu, ils auraient pu avancer considérablement, sur ce front.L'autre sujet de tensions majeures, c'étaient les violations répétées de la frontière Nord par Israël, complétées par les propres violations du Hezbollah, même si celles-ci étaient moins fréquentes. Après le retrait de l'armée israélienne, en 2000, des observateurs de l'Onu avaient enregistré des violations quasi quotidiennes de l'espace aérien libanais par les avions de guerre israéliens. Des survols étaient effectués, de manière répétée, jusqu'au-dessus de Beyrouth, où les pilotes utilisaient des bombes soniques afin de terrifier la population locale, tandis que des drones israéliens surveillaient la plus grande partie du territoire libanais. Là encore, eût Israël cessé ces violations de la souveraineté libanaise, la violation de la souveraineté israélienne perpétrée par le Hezbollah en attaquant le poste frontière aurait été bien difficile à justifier.


Enfin, le Hezbollah ayant effectivement capturé les soldats, Israël avait encore une possibilité de négocier leur libération et leur retour. Dès le début, le Hezbollah avait déclaré qu'il voulait échanger ces soldats israéliens contre une poignée de prisonniers libanais toujours détenus dans les geôles israéliennes. Mais, bien entendu, comme le laisse entendre le témoignage d'Olmert, Israël n'était pas intéressé par de quelconques discussions, ni par une halte dans sa campagne de bombardements. Cela ne faisait pas partie, en effet, du projet.Nous sommes désormais en mesure de rassembler les éléments de la raison de cet état de fait.D'après les fuites, Olmert a discuté de préparatifs en vue d'une guerre contre le Liban dès le mois de janvier, ce après quoi il avait demandé des projets détaillés, en mars.De manière aisément compréhensible, au vu des conséquences, le témoignage d'Olmert a été fustigé par les principaux dirigeants israéliens. Effi Eitam a fait observer que la version d'Olmert reflète dans une large mesure celle du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lequel affirme que sa formation savait qu'Israël voulait attaquer le Liban, de toutes les manières.Yuval Steinitz, quant à lui, argue du fait que, puisqu'une guerre était attendue, Olmert n'aurait pas dû approuver une large coupe dans le budget de la défense, seulement quelques semaines auparavant. L'explication peut toutefois en être trouvée avec quelque plausibilité dans des prévisions portant sur l'issue de la guerre, dont Halutz et certains ministres avaient fait état en conseil des ministres.


Halutz, a-t-il été rapporté, pensait qu'une campagne aérienne permettrait de vaincre le Hezbollah en deux ou trois jours, après quoi l'infrastructure du Liban pourrait être démolie en règle, sans encombre. Certains ministres, semble-t-il, pensaient même que la guerre serait terminée en moins de temps encore.De plus, un flagrant délit a été offert par l'état major, dont les commandants affirment aux médias israéliens qu'ils avaient été tenus à l'écart de toute décision par le Premier ministre. Si Olmert préparait effectivement une guerre contre le Liban, affirment-ils, il n'aurait pas dû les laisser dans un tel état d'impréparation.C'est là, en l'occurrence, une assertion étrange et peu convaincante : avec qui Olmert parlait-il donc de ses préparatifs de guerre, sinon avec son état major ? Et comment pouvait-il planifier le déclenchement de cette guerre, si l'état major n'était pas intimement impliqué dans ces préparatifs ?Les dates mentionnées par Olmert sont particulièrement intéressantes. Sa première discussion au sujet d'une guerre contre le Liban aurait été tenue le 8 janvier 2006, soit quatre jours après sa nomination au poste de Premier ministre après l'hémorragie cérébrale et le coma de Sharon. Olmert tint sa réunion suivante, sur le même sujet, en mars, sans doute immédiatement après sa victoire aux élections. Il y eut, apparemment, d'autres conversations sur le même thème en avril, en mai et en juillet.Plutôt que l'impression, volontairement donnée par Olmert, d'un Premier ministre maladroit et novice sur le plan militaire "décidant tout seul" d'une offensive militaire majeure contre un pays voisin, c'est un scénario plus vraisemblable qui commence à prendre forme à nos yeux.


Ce scénario suggère que, dès la prise de pouvoir par Olmert, celui-ci fut peu à peu mis dans la confidence de l'armée, timidement, tout d'abord, en janvier, puis plus franchement après son élection. Il fut alors autorisé à connaître les plans secrets - et déjà très avancés - du haut commandement militaire, concernant une guerre - des plans à l'avancée desquels nous pouvons supposer que son prédécesseur, Ariel Sharon - un ancien général - avait été profondément impliqué.Mais quel intérêt pourrait bien avoir Olmert, aujourd'hui, à endosser la responsabilité du fiasco guerrier, s'il l'a simplement approuvé, et non pas formulé ? C'est sans doute parce qu'Olmert, qui est apparu faible et inexpérimenté sur le plan militaire aux Israéliens, ne veut pas donner raison à ses détracteurs. Et c'est sans doute aussi parce que, son capital politique étant quasiment épuisé, il serait bien incapable de survivre à une bataille pour la conquête des cours et des esprits des Israéliens, contre l'armée (laquelle est - les sondages d'opinion sont unanimes à ce sujet - l'institution la plus respectée de la société israélienne), au cas où il s'aviserait de rendre les militaires responsables du fiasco de l'été dernier.Halutz étant parti, Olmert n'avait pratiquement plus d'autre choix que de faire son 'mea culpa'.Quelles sont les preuves d'une guerre déjà préparée par les généraux israéliens ?Tout d'abord, un article du San Francisco Chronicle, publié peu après le déclenchement de la guerre, a révélé que l'armée israélienne se préparait depuis des années en vue d'un assaut de grande ampleur contre le Liban, et qu'elle avait déjà un projet spécifique portant sur une "Guerre des Trois Semaines", que les responsables militaires israéliens avaient partagé avec des boîtes à idées et des responsables américains."


Voici de cela plus d'un an, déjà, un haut responsable de l'armée israélienne avait commencé à donner des présentations PowerPoint, de manière rigoureusement non-officielle, à des diplomates américains (mais pas seulement), à des journalistes et à des boîtes à idées, lesquels documents semblaient préfigurer l'opération militaire actuelle d'une manière frappante", écrit ainsi le reporter Matthew Kalman.Cette hypothèse a été confirmée, cette semaine, par un officier supérieur ayant requis l'anonymat, qui a fait savoir au quotidien israélien Ha'aretz que l'armée israélienne disposait d'un plan bien arrêté en vue d'une invasion terrestre de grande ampleur au Liban, mais qu'Olmert avait hésité à le mettre en pratique : "Je ne sais pas si Olmert connaissait ce plan dans les détails, mais tout le monde savait que l'armée israélienne avait un projet d'opération terrestre prêt à l'emploi, n'attendant que le feu vert pour sa mise en oeuvre."Par ailleurs, il y a cette interview, dans les médias israéliens, de Meyrav Wurmser, épouse d'un des plus hauts responsables de l'administration Bush, David Wurmser, lequel est le conseiller ès Moyen-Orient du vice-président Dick Cheney. Meyrav Wurmser, citoyenne israélienne, est elle-même intimement associée à la Memri, une compagnie, connue pour ses liens consanguins avec les services secrets israéliens, qui "traduit" des discours (qui massacre , surtout, la traduction.) tenus par des dirigeants et responsables arabes.Cette dame a fait savoir au site ouèbe du plus grand quotidien israélien, Yediot Aharonot, que si les Etats-Unis ont (tellement) traîné les pieds pour imposer un cessez-le-feu, durant l'offensive israélienne contre le Liban, c'est parce que l'administration Bush escomptait que la guerre serait étendue à la Syrie."


La Maison Blanche est en colère, et sa colère est due au fait qu'Israël n'a pas livré bataille aux Syriens. Les néocons sont responsables du fait qu'Israël a disposé de tellement de temps et d'espace : ils étaient absolument persuadés qu'il fallait laisser à Israël le temps de remporter cette guerre.Cela est dû, en très grande partie, à cette idée qu'Israël se devait de combattre les véritables ennemis : les pays qui soutiennent le Hezbollah. Il était évident qu'il était totalement inenvisageable de livrer bataille directement à l'Iran. Mais l'idée, en gros, c'était qu'il fallait frapper l'allié stratégique, l'allié important de l'Iran ; j'ai nommé la Syrie."Autrement dit, le tableau en train d'émerger est celui d'un plan de l'armée israélienne, établi de longue date, approuvé par les plus haut responsables états-uniens, préconisant une guerre éclair contre le Liban - suivie par de probables frappes d'intimidation contre la Syrie - en utilisant le prétexte d'un incident transfrontalier impliquant le Hezbollah.


Le réel objectif, pouvons-nous supposer, était d'affaiblir ceux qui sont vus, par Israël et les Etats-Unis, comme des alliés de Téhéran, avant de frapper l'Iran lui-même.C'est la raison pour laquelle ni les Américains, ni Israël ne voulaient négocier (ils semblent d'ailleurs toujours enclins à le refuser) avec Assad sur le Golan, ni rechercher un accord de paix qui aurait pu - une fois n'est pas coutume - changer la carte du Moyen-Orient - en mieux.Malgré quelques signes de fléchissement, dans les relations de Washington avec l'Iran et la Syrie, ces derniers jours - un fléchissement motivé par le besoin désespéré des Etats-Unis de cesser de s'enfoncer plus profondément dans le bourbier irakien -, Damas est inquiète, et on le serait pour moins.Les postures continûment agressives des Etats-Unis et d'Israël ont suscité une réaction prévisible de la Syrie : elle a commencé à renforcer ses défenses tout au long de sa frontière avec Israël. Mais dans ce véritable monde d'Alice au pays des merveilles qu'est le renseignement militaire israélien, cette réponse est en train d'être interprétée - ou d'être instrumentalisée - dans le sens d'une attaque militaire, de la part de la Syrie.


C'est, par exemple, ce que pense Martin Van Creveld, un professeur israélien d'histoire militaire (pourtant décrit, habituellement, comme éminent et fiable, doté de contacts impeccables au sein de l'establishment militaire israélien), lequel a publié, récemment, un article dans l'hebdomadaire juif américain The Forward.Dans cet article, Van Creveld suggère que la Syrie, bien loin de désirer négocier au sujet du Golan - ce que tout, pourtant, semble indiquer -, serait, en réalité, en train de planifier une attaque contre Israël, au cours de laquelle elle utiliserait vraisemblablement des armes chimiques, en octobre 2008, afin de tirer parti du brouillard et des pluies abondantes en cette saison. L'objectif de cette attaque ? Apparemment, dit le professeur, la Syrie veut "infliger des pertes" à Israël, et s'assurer que le régime de Jérusalem "jettera bien l'éponge".Quelles preuves de ces noirs desseins syriens le professeur Van Creveld détient-il ?Le fait que l'armée syrienne s'est livrée à une fringale de shopping d'armements en Russie, récemment, et aussi celui qu'elle soit en train d'étudier les leçons retirées de la guerre au Liban.Van Creveld prédit (attention : en ce qui concerne la Syrie, et non Israël !) ce qui suit : "Quelque incident sera généré et utilisé comme prétexte pour ouvrir des tirs de missiles contre les Hauteurs du Golan et la Galilée." Puis il conclut : "Dans l'ensemble, le plan syrien en train d'émerger est excellent, et il a relativement des chances de réussir."Et qu'est-ce qui pourrait bien arrêter les Syriens ?"Certainement pas des négociations de paix", argumente Van Creveld. "A l'évidence, beaucoup dépendra des événements en Irak et en Iran.


Une brèveoffensive américaine en Iran, pour peu qu'elle soit couronnée de succès, pourrait persuader Assad du fait que les Israéliens, dont l'essentiel du matériel militaire lourd est américain, ou dérivé de matériels américains, ne sauraient être contrés, en particulier pas dans les airs. A contrario, un retrait américain d'Irak, combiné à un statu quo américano-iranien dans le Golfe persique, contribuerait grandement à délier les poings d'Assad."Air on ne peut plus connu. L'Iran veut vitrifier Israël, et la Syrie veut que Jérusalem "jette l'éponge" - c'est tout du moins ce que les néocons et les idiots utiles du "clash des civilisations" voudraient nous donner à accroire. La crainte est donc, désormais, qu'ils obtiennent ce qu'ils veulent, et qu'ils poussent Israël et les Etats-Unis dans une énième guerre préemptive - et peut-être même deux !


Traduction : Marcel Charbonnier
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Saturday, March 17, 2007

Pourquoi les enfants Palestiniens ne sourient pas ?


Pourquoi les enfants Palestiniens ne sourient pas ?


Le député Issa Qaraqeh- Traduction CPI


Le rapport publié par le centre d’orientation psychologique et social de la femme à Bethléem concernant l’impact des arrestations sur la famille palestinienne et plus précisément sur les enfants, a permit d’importantes révélations qu’aucune institution populaire ou gouvernementale n’avait précédemment énoncé, concernant le danger que ces arrestations constituent sur la vie et le futur de nos générations et notre société palestinienne.


Les résultats publiés par le centre se basent sur une étude effectuée sur un échantillon de 360 familles palestiniennes de prisonniers. Ils révèlent l’impact psychologique et social de ces arrestations sur les enfants de ces familles, dont les réactions se partagent ainsi :


- Comportements agressifs = 15%
- Difficultés de nutrition = 10%
- Difficultés pour dormir = 13%
Urinations involontaires = 21%
- Isolation et repli sur soi = 7%
- Baisse du niveau académique : 27%
- Cas de peur = 28%
- Cauchemars = 21%

Cette recherche a par ailleurs indiqué que les arrestations ont eu également des effets négatifs sur les enfants majeurs issus de ces familles :

- Agressivité = 14%
- Comportement asocial = 13%
- Inquiétude = 46%
- Difficulté pour dormir = 44%
- Nerveux dans leurs relations avec autrui : 41%

Le centre révèle que plus de 110 de ces enfants furent transférés aux institutions sociales et psychologiques spécialisées pour recevoir les soins appropriés. Parmi ces cas, 31% ont besoin de traitement médical.

Ainsi, non seulement le prisonnier souffre de sa détention, mais celle-ci constitue un réel danger de destruction pour la famille et les enfants du prisonnier à bien des dimensions : social, psychologique, économique et humaine.

Cette recherche débouche sur la question du futur des enfants des prisonniers palestiniens, atteint de traumatismes, de phobies, et de troubles, qui se sont transformés d’anges rêveurs en créatures effrayées, repliées sur elles-mêmes, aux rêves brisés, et craignant le futur.
Les enfants éveillés par les soldats à 3h du matin, les yeux innocents toujours ensommeillés, qui virent des soldats hurlants accompagnés de chiens enragés faire irruption dans leurs chambres, utiliser des armes et des bombes à son, mettre la chambre son dessus dessous, sortir la famille pieds et poings liés, et emmener le père et le frère au centre de détention après les avoir ligotés et leur avoir mis un sac noir sur la tête. Toutes ces agressions se déroulent souvent en face des autres membres de la famille.

C’est une scène qui ne laisse pas seulement d’amers souvenirs, mais aussi de profondes entailles dans l’âme et la mémoire, ainsi que de tristes questions auxquelles l’enfant ne peut répondre.
J’ai eu connaissance des cris des enfants de Qahirah al Sâadi, faite prisonnière chez elle après minuit… Les petits continuèrent à l’appeler alors que leur mère, enchaînée, avait été emmenée vers une direction inconnue.

C’est pourquoi il n’est pas étonnant que le représentant de l’UNICEF en Palestine Dan Roman a qualifié 2006 de l’année la pire pour les enfants palestiniens.

Il n’est pas non plus étrange que les résultats d’une investigation effectuée par le centre de la santé psychologique sur 944 enfants palestiniens âgés de moins de 19 ans à Gaza, ont montré que 97% des enfants palestiniens souffrent de maladies et de chocs psychologiques.

L’ensemble des observateurs remarque qu’il existe un phénomène répandu parmi les enfants palestiniens, c’est l’inhabilité à sourire.

Comment peuvent-ils sourire quand le père, qui apportait les cadeaux et l’espoir, est maintenant dans les geôles, et a été violemment traîner lors de son arrestation, pendant la nuit. Tout cela reste gravé dans l’esprit de ses enfants.

Une soirée arrive, une autre s’écoule… les fêtes se succèdent, et le père n’arrive pas encore, alors que les enfants attendent toujours, et passent la nuit effrayé à l’idée d’entendre quelqu’un frapper à la porte.

Il y a une frayeur cachée derrière la fenêtre de ces maisons, des enfants qui ont perdu la protection et la chaleur, qui ont perdu la joie de vivre, de jouer, d’étudier et la possibilité de dormir… ils n’ont plus de sentiments d’amour et ne se développent plus, ils restent repliés sur eux-mêmes, refusant par là une société qui ne les a pas protégée des menaces, ils ont appelé à l’aide, mais personne n’est venue les secourir…

La détention, c’est ce qu’il y a de plus difficile dans la vie de l’être humain, et c’est la pratique la plus terroriste et la plus dangereuse de l’occupation, puisqu’elle atteint l’identité personnelle et psychologique de la famille du prisonnier palestinien, et provoque des mutations de la société, qui la font sortir du cadre des développements prévus dans le futur.

C’est une manière d’implanter l’oppression, l’agression, et les troubles dans les générations futures, qui grandiront dans la culture de la peur, le déclin de leur humanité les rendront agressives, douteuses de tout, elles garderont dans leur cœur de nombreuses questions sans réponses. Voilà ce que planifient les israéliens, eux-mêmes reconnaissent que l’arme la plus effrayante dans la guerre psychologique israélo-palestinienne reste les enfants.

Nos enfants remplissent le marché du travail – le travail des enfants – alors qu’on ne les voit plus dans les écoles, les jardins, les salles de jeux, ou les bibliothèques, vu l’absence d’un cadre légal qui les protège du travail, de l’exploitation et de la pauvreté, et qui leur octroi les soins psychologiques, l’éducation, et la bonne orientation.

Nos enfants ne sourient pas… un mur dépeint leur visages… la nuit de l’arrestation occupe leur mémoire innocente. Des soldats durs, hautains, arrogants et dépourvus de sentiments leur volent leurs rêves et les abandonnent dans leurs cris de désespoir…


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Les criminels de guerre sionistes fuient le combat

"Israël" : 4 mille tentatives de suicide dont 400 cas se concrétisent

Al-Nassira – CPI

Une étude réalisée par une université israélienne a déclaré que l'Entité sioniste connaît annuellement quatre mille tentatives de suicide dont 400 arrivent à se concrétiser ; 30% sont des jeunes.

Ces chiffres montrent que le niveau du suicide parmi les Israéliens est trois fois plus important qu'en Occident. Et ce sont les Juifs éthiopiens qui souffrent le plus de ce phénomène, à cause du racisme pratiqué contre eux pour la couleur de leur peau.

La Knesset (le parlement israélien) a même mis en place une commission spéciale pour étudier le problème du suicide, notamment parmi les jeunes, et les raisons poussant à un tel acte.
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La fin des croises sionistes au Moyen Orient

La fin des croises sionistes au Moyen Orient

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Monday, March 12, 2007

L’institution d’Al-Aqsa : les israéliens se préparent pour démolir la mosquée d’Al-Aqsa


YA AQSA
envoyé par abdel1970


Al-Quds occupée – CPI

L’institution d’Al-Aqsa pour l’embellissement des lieux saints islamiques, a appelé, hier lundi 5/3, toutes les organisations islamiques officielles et populaires dans la ville d’Al-Quds, notamment l’organisation des Waqfs islamiques à prendre toutes ses dispositions et ses précautions pour empêcher les groupes sionistes d’exécuter leur plan en prétendant de présenter des offrandes dans les esplanades de la mosquée d’Al-Aqsa à l’occasion des fêtes juives pendant le mois d’avril prochain.

L’organisation a affirmé dans un communiqué de presse dont le centre palestinien d’information a reçu une copie que des groupes juifs continuent leurs préparations en vue de construire le prétendu temple sur les ruines de la mosquée d’Al-Aqsa après sa destruction.
L’organisation a su que les préparatifs se poursuivent de façon rapide tout en soulignant que le présumé Yisraël Ariel, responsable de l’institut du temple a dit que le « conseil des Sanhédrins », haut conseil religieux juif a décidé d’acheter une étable de moutons pour la présenter comme des sacrifices lors des fêtes juives à l’intérieur d’Al Aqsa après la construction de ce temple.
Elle a poursuivi que l’institut du prétendu temple mène, actuellement, une large campagne au sein des sionistes pour rassembler des dons qui vont être utilisés à l’achat des outils et instruments nécessaires pour la construction de ce prétendu troisième temple juif.
Elle a ajouté qu’il est évident après l’insistance des autorités de l’occupation israélienne de continuer leurs travaux de destruction à la porte des Maghrébins et la destruction de deux chambres de la mosquée d’Al Aqsa ainsi que leur annonce d’un nouveau plan pour construire une synagogue à la place des décombres d’une école située à l’intérieur de la mosquée d’al Aqsa; tout ceci dévoile que les sionistes ont décidé vraiment de construire leur prétendu 3ème temple.
Enfin, l’organisation a appelé le monde arabe et musulman et le peuple palestinien à faire de la question d’Al Aqsa leur priorité et de lancer des campagnes de sensibilité sur les dangers réels qui menacent la mosquée d’Al-Aqsa dans le but d’empêcher tout assaut ou agression contre la bénie mosquée.
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Sunday, March 11, 2007

Pour masquer leur défaite les sionistes organisent dans la guerre civile

Videos de la Résistance Islamique d'Iraq







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Pas de paix pour les Palestiniens, qu'ils soient vivants ou morts !


Pas de paix pour les Palestiniens, qu'ils soient vivants ou morts !


Par Abdussalam Mohamed


Le Centre Simon Wiesentham de Los Angeles a recueilli au poins 200 millions de dollars, en majorité de la part de donateurs américains, pour construire un Musée de la Tolérance sur le Cimetière Ma'am Allah, site où reposent les restes de douzaines des compagnons du Prophète Muhammad, ainsi que ceux de milliers de musulmans jérusalémites.


Le 3 mai 2004, le Gouverneur Arnold Schwarzenegger a posé la première pierre, lors d'une cérémonie à laquelle participaient des responsables israéliens, dont le Vice Premier Ministre Ehud Olmert et l'ambassadeur US Daniel Kurtzer.


Dans un communiqué de presse, le Rabbin Marvin Hier, fondateur et Doyen du Centre Simon Wiesenthal, a déclaré : "Il (le musée) est dédié à la transmission de leçons de respect mutuel et de responsabilité sociale, et le besoin d'unité et de solidarité parmi les Juifs eux-mêmes, aussi bien qu'entre les Juifs et leurs voisins non Juifs."

Ce projet de centre a été perçu comme un outrage parmi les Musulmans et les non Musulmans, qui disent que le musée piétine les idéaux mêmes sur lesquels il est fondé.
"C'est tout simplement hypocrite et risible", dit Durgham Seif, avocat de Jérusalem qui dirige l'association Karamah, et qui a pris la tête d'une bataille juridique pour protéger le cimetière. "C'est un exemple des dirigeants juifs américains qui prêchent la compassion et la tolérance et font exactement l'inverse."

Ekrima Sabri, imam de la Mosquée Al-Aqsa, a exprimé sa colère à l'idée de la construction d'un musée de la tolérance sur un cimetière musulman. "Est-ce qu'on oserait construire quoi que ce soit sur les tombes des Juifs ou des Chrétiens ?", a-t-il demandé, lors d'un entretien téléphonique. "Comment un organisme qui prétend prôner la tolérance peut-il construire sur des restes musulmans ?".

Cependant, les avocats du Centre ont affirmé que le site, donné au Centre par le gouvernement israélien et la municipalité de Jérusalem, a été un parking public pendant 30 ans et n'a jamais été désigné comme un cimetière.

Seif, qui représente également une famille dont les bien-aimés sont enterrés dans le cimetière, a dit que ces affirmations étaient ridicules. "Le site a toujours été un cimetière", dit-il. "Il a toujours fait partie du Waqf, ou Croyance islamique. Le cimetière a toujours été là et de même pour les morts qui y sont enterrés", a-t-il ajouté.

Seif a déclaré que selon un document de 1938, la dimension du cimetière était de 134 dunham (134,560m). Elle sera réduite à 28 dunham (27,790m) puisque le Cimetière prévu prendra 11 dunham (10, 860m).

L'imam Sabri a dit qu'au cours des années passées, Israël a illégalement construit un parking d'autobus (9 dunham), un parking public (63 dunham), d'autres bâtiments sur le côté du cimetière et même une décharge et un réseau électrique sur la propriété, endommageant ainsi des douzaines de tombes. "Toutes ces constructions sont illégales", dit l'imam Sabri. "Quiconque déclare que c'est un parking ou un espace public conforte l'illégalité de ce vol de terre", ajoute-t-il.

Le cimetière est situé dans ce qui est devenu Jérusalem Ouest, le côté israélien de la ville. Après la guerre de création d'Israël en 1948, les autorités l'ont déclaré "propriété vacante". Seif n'est pas d'accord. "Ce qu'ils appellent "propriété vacante" est en fait "propriété confisquée illégalement". "Après qu'Israël ait occupé Jérusalem, ils ont exproprié des propriétés palestiniennes privées, y compris les propriétés du Waqf comme le cimetière".

Un autre argument propagé par le Centre Wiesenthal est que le cimetière est "abandonné". L'imam Sabri est ébahi."Même s'il était abandonné, est-ce que ça veut dire qu'il est légal d'y creuser ou de construire dessus ?". Puis il ajoute : "Les Juifs et les Chrétiens ont eux aussi de vieux cimetières, mais personne ne se les approprie ou construit sur les tombes, sous prétexte que le cimetière est abandonné !".

Un porte-parole du Centre Wiesenthal dit : "A aucun moment le gouvernement d'Israël ou la ville de Jérusalem n'ont désigné le site comme étant un cimetière musulman".
Saif dit que cet argument est complètement faux. "Sur les cartes des Israéliens, le site est marqué "Cimetière musulman". Il a toujours été là", ajoute-t-il.

L'imam Sabri appuie cet argument : "Comme entité d'occupation, Israël n'a pas le droit de posséder une propriété islamique et déclarer qu'elle lui appartient, ni de la donner à un organisme étranger."

Un porte-parole de l'Autorité des Antiquités israéliennes, Osnat Goaz, argumente que construire sur des cimetières juifs, chrétiens ou musulmans arrive tous les jours en Israël. "Il y a en Israël plus d'antiquités que n'importe où ailleurs au monde". "Si nous ne construisions pas sur d'anciens cimetières, nous ne pourrions rien construire en Israël."

L'avocat Seif rejette cet argument. "Construire sur une parcelle de terre et ne pas savoir que c'est un cimetière est une chose", dit-il. "Construire sur une cimetière existant réellement, et sur une terre qui appartient à quelqu'un d'autre est complètement différent. C'est illégal, immoral et inconscient."

D'autres critiques du projet affirme qu'en insistant sur la construction du musée, le Centre Wiesenthal non seulement déçoit ses donateurs, mais se rend complice du gouvernement israélien qui travaille dur pour effacer l'identité palestinienne à Jérusalem.

La construction sur le site a commencé en décembre 2005. L'Association Aqsa pour la Défense des Lieux Saints a porté plainte auprès de la Cour Suprême israélienne en janvier 2006 mais la Cour a refusé d'émettre un ordre d'injonction. L'association de Seif, Karamah a alors porté plainte auprès de la Cour de la Sharia (la Cour islamique) en Israël (à cause de la juridiction légale) au nom de 3 familles palestiniennes puis une plainte auprès de la Cour Suprême. Après l'audition des deux plaintes, la Cour Suprême a émis, le 22 février 2006, un jugement d'arrêt de la construction sur le site.

Le Centre Wiesenthal a retardé la construction d'un seul jour et a ensuite repris la construction, en attendant le jugement final de la Cour Suprême. Seif estime que jusqu'à maintenant, les excavations ont endommagé plus d'un millier de tombes et il précise qu'initialement, le musée devait être construit sur une zone appelée "French Hill", puis la construction a été transférée sur le site du cimetière musulman.

Les critiques fortes sont venues du Mémorial israélien de l'Holocauste Yad Vashem, dont les directeurs ont déclaré qu'un autre musée sur l'Holocauste à Jérusalem n'était absolument pas nécessaire. Le Centre Wiesenthal a réglé le différend avec Yad Washem par la signature une lettre certifiée promettant de ne pas traiter de l'Holocauste dans son nouveau musée à Jérusalem mais des critiques prétendent que le principal musée à Los Angeles diffuse son message de tolérance essentiellement par des expositions sur l'Holocauste. "Par quels autres moyens le musée de Jérusalem enseignerait-il la tolérance ?", ajoutent ces critiques.
Les travaux continus sur le site ont révolté les organisations musulmanes et ont également attiré de lourdes critiques de la part des députés juifs de partis de toutes tendances politiques en Israël. Colette Avital, député de la Knesset pour le parti travailliste de gauche, a déclaré : "Nous demandons aux autres religions de prendre en considération et de respecter nos lieux saints. Nous, Juifs, devrions aussi avoir de la considération pour les sentiments religieux des autres." David Azoulay, membre de la Knesset pour le parti ultra-orthodoxe Shas, partage ces sentiments et a ajouté que les Juifs protestent toujours et expriment leur colère chaque fois qu'un cimetière juif est profané. "Pourquoi ce serait différent pour les cimetières musulmans ?".
Le Centre Wiesenthal a proposé de payer pour le transfert des restes musulmans dans un autre endroit mais les groupes musulmans ont refusé. Le parlementaire de la Knesset Reuven Rivlin était furieux : "Pourquoi le Musée de la Tolérance se trouverait-il sur un cimetière, bon sang !". "Si mes parents étaient déterrés pour glorifier la tolérance, je serais très en colère", s'est-il exclamé.

Les deux parties attendent maintenant le jugement final de la Cour Suprême d'Israël. Seif espère qu'elle prenne la bonne décision. L'imam Sabri a appelé tous les Musulmans à soutenir le cimetière par des protestations pacifiques contre les projets du Centre Wiesenthal de poursuite de la construction. "Nous devons savoir si ce musée concerne vraiment la tolérance. Cette tolérance ne sera pas construite sur les tombes des Musulmans", dit-il.


Source : Wa3ad


Traduction : MR pour ISM

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LEs sionistes avouent enfin leur défaite au Moyen Orient


Les « habiles » insurgés surpassent les USA





Les généraux supérieurs étasuniens font cet aveu de choc pendant que le leader irakien demande avec les pays voisins de sceller leurs frontières

Par Paul Beaver et Peter Beaumont, le 11 mars 2007


L'armée des USA est à la traîne tactiquement derrière les insurgés irakiens dans une guerre que les officiers supérieurs disent être le plus grand défi depuis la Corée il y a 50 ans.

La sombre estimation lors d'une conférence aux USA la semaine dernière est arrivée pendant que les officiers supérieurs US et irakiens s'asseyaient hier avec des officiels d'Iran, de Syrie, de Jordanie et d'Arabie Saoudite à Bagdad pour persuader les voisins de l'Irak de les aider à boucler ses frontières contre l'entrée de combattants, d'armes et d'argent. Pendant la conférence les délégations US, iraniennes et syriennes ont rapporté avoir eu des « échanges animés ».
Lors d'une lugubre analyse, les officiers supérieurs ont décrit les combattants qu'ils avaient en face en Irak et en Afghanistan « comme habiles, agiles et astucieux ».

Au Viêt-nam, les USA ont été en fin de compte défaits par une société bien armée, étroitement dirigée et fortement militarisée qui avait des tanks, des véhicules blindés et des sources extérieures de production militaire et d'acquisitions. Ce qui est plus dévastateur maintenant c'est que la seule superpuissance du monde est en danger d'être repoussée par quelques dizaines de milliers d'hommes de troupe irrégulières à l'armement léger, qui ont développé une tactique capable de détruire des véhicules et des avions de plusieurs millions de dollars.
Par contraste, les militaires US sont dits lents à relever le défi du combat contre une insurrection. Les officiers supérieurs ont décrit des insurgés capables de s'adapter rapidement pour exploiter les règles d'engagement des USA afin de les retourner contre leurs forces, et de se disséminer rapidement de manières à détruire ou neutraliser les véhicules blindés.

Les militaires sont aussi entravés dans leurs tentatives de disperser les groupes d'insurgés à cause de leur structure de commandement « horizontale » dans une collaboration de réseaux de petits groupes, rendant difficile de déterminer une hiérarchie dans l'insurrection.
Les remarques ont été faites par les généraux supérieurs US parlant au meeting de l'Association de l'Armée US à Fort Lauderdale en Floride et dans des conversations avec The Observer. Les généraux voient la « guerre contre le terrorisme » comme le plus important test des soldats US en 50 ans.

« L'Irak et l'Afghanistan pompent les ressources à une vitesse plus grande que nous l'avions prévu, » a dit le général trois étoiles. Les « guerriers US ont besoin de la dernière technologie pour défaire un ennemi habile, agile et astucieux -- des trucs que nous n'attendions pas des soviétiques. » (sic)

D'autres officiers ont dit que les règles d'engagement de la coalition avaient été utilisées contre les forces combattant l'insurrection. « Ils savent quand nous pouvons et ne pouvons pas tirer, et ils utilisent cela contre nous, » a dit un officier, reflétant les commentaires des soldats US sur le terrain. Un autre a dit que le séquence vidéo récente d'une embuscade de convoi, signalée sur Internet, était la preuve que les insurgés filmaient les incidents pour enseigner les autres groupes au sujet des contre-mesures étasuniennes.

Des soucis ont émergé pendant que le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, publiait le sévère avertissement : qu'à moins que les voisins de l'Irak -- comprenant l'Iran et la Syrie -- s'unissent pour aider à arrêter les réseaux fournissant les extrémistes sunnite et chiites, l'effusion de sang sectaire de l'Irak engloutira le Moyen-Orient.
Parlant au début de la conférence des puissances régionales et internationales à Bagdad, Maliki a averti : « L'Irak est devenu la ligne de front d'un champ de bataille. Il a besoin de soutien dans cette bataille, qui menace non seulement l'Irak, mais se répandra aussi dans tous les pays de la région. » Peu de temps après qu'il parle des obus de mortier ont atterri près du site de la conférence et une voiture bombe a éclaté dans un bastion chiite de l'autre côté de la ville.
Maliki a demandé de l'aide en arrêtant l'assistance financière, la contrebande d'armes et le « couvert religieux » pour les incessantes voitures bombes, les massacres et les autres attaques qui de plus en plus sont infligés sur l'Irak, pendant que la minorité sunnite, qui a dominé le pays sous Saddam Hussein, combat la majorité chiite qui dirige maintenant le gouvernement.
Le terrorisme, dit Maliki, « est une épidémie internationale, dont le prix est payé par le peuple de l'Irak ». Il a aussi averti la Syrie et l'Iran de ne pas employer l'Irak comme champ de bataille par procuration contre les USA : « L'Irak n'accepte pas que ses territoires et villes deviennent un champ où se règlent des conflits régionaux et internationaux. »

Maliki a dit qu'il espérait que la conférence d'aujourd'hui puisse être un « tournant dans le soutien au gouvernement faisant face à cet énorme danger ». Le rassemblement d'une journée est aussi vu comme une opportunité pour des dialogues en marge entre l'Iran et les USA sur l'approfondissement de la crise nucléaire iranienne -- ouvrant la voie pour terminer l'impasse diplomatique de 28 ans entre les USA et l'Iran depuis la crise des otages US. Le chef de la délégation US a laissé la porte ouverte à de possibles échanges face à face au sujet de l'Irak.


Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
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